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mercredi 7 juillet 2021

Stéphane Marsan démissionne de la présidence de Bragelonne

Coup de tonnerre dans le petit milieu de l'édition française: mis en cause dans l'affaire de harcèlement sexuel révélé par Médiapart (voir l'article de ce blog du 26 avril), Stéphane Marsan démissionne de la présidence de Bragelonne, ainsi que de son poste d'administrateur. Le communiqué de presse a été publié notamment sur le compte Facebook de Bragelonne le 6 juillet 2021. Une annonce qui a un goût de revanche pour les personnes qui ont eu à subir ce harcèlement, et qui a dû être accueillie par l'incrédulité des gens qui pensaient Marsan indéboulonnable (parfois les mêmes personnes, d'ailleurs). 

Oui, cela vaut la peine de se battre ! Non, les affaires de type #metoo ne servent pas qu'à brasser du vent ! Nul, dans le milieu de l'édition, ne peut se prétendre tout puissant. C'est un peu la leçon qu'il y a à retenir de toute cette affaire. 

Il faut savoir qu'aucune plainte n'avait été déposée contre Stéphane Marsan. Le sentiment étant, dans le milieu de la Fantasy, que quel que soit le nombre de témoignages, cela ne suffirait pas à "faire tomber" Marsan. Des décennies de femmes victimes de violences verbales ou physiques impunies, et ce en dépit de plaintes légalement déposées mais qui ont abouti à des non lieu, ont forgé la conviction que les prédateurs s'en tiraient toujours. 

L'affaire Weinstein n'a pas encore suffi à changer les mentalités, en France. 

En plus de cela, les enjeux pour les autrices qui ne souhaitaient pas se griller dans le milieu étaient très forts: l'écriture est à la fois une passion et un art de vivre. Dans cette sphère de l'édition traditionnelle, on a l'impression qu'un simple pas de travers sera irrémédiablement sanctionné. Rien ne fait plus peur à un auteur ou une autrice traditionnelle que l'idée de figurer sur une liste noire des éditeurs. 

C'est pourquoi on ne peut que rendre un vibrant hommage aux huit autrices qui avaient décidé de ne plus travailler avec Bragelonne tant qu'une enquête interne ne serait pas menée, et qui, ce faisant, ont fait bouger les lignes. Enfin! Voici l'article d'Actualitté à ce sujet.  

On peut penser que Marsan a vécu et est mort (symboliquement) sur cette idée de liste noire. Il devait user de cette épée de Damoclès pour remporter les rapports de force l'opposant aux autrices (principalement) et auteurs. Mais par ses abus répétés, il s'est mis de lui-même sur cette liste noire. 

Même si vous êtes président d'une maison d'édition, si plus personne ne veut travailler avec vous dans un milieu professionnel, il y a de fortes chances que vous finissiez par être débarqué. 

Au Moyen-Age, le seigneur local qui abusait du droit de cuissage pouvait finir avec sa tête au bout d'une pique. Toutes proportions gardées, c'est un peu ce à quoi on a assisté avec Bragelonne: l'équivalent d'une révolte paysanne. La justice ne semblait pas avoir les armes pour gérer des cas comme celui de Marsan. Peut-être parce qu'il faut croire un minimum en la justice pour qu'elle devienne un outil efficace.

Pour autant, est-ce que tout est réglé? Que nenni! Dans le communiqué de presse de Bragelonne, la maison d'édition évoque son "engagement en faveur de la lutte contre toute forme de discrimination en entreprise", et parle d'évaluation "des risques psychosociaux dans l'entreprise". A aucun moment ne sont mentionnées celles qui ont rendu tout cela possible: les autrices. 

On a l'impression que le problème est uniquement interne, alors qu'il provenait essentiellement des rapports entre le président d'une maison d'édition et des autrices. Il est vrai qu'il est difficile de trouver une qualification administrative aux autrices et auteurs: personnes en CDD renouvelables, prestataires ponctuels, intermittents du spectacle? 

Il n'empêche qu'une maison d'édition n'est rien sans ses autrices et auteurs. Mais comme les unes et les autres n'ont pas d'appellation administrative précise, le résultat c'est que sur le papier, elles et ils cessent d'exister. Ce qui est plutôt ironique, étant donné notre profession.

On peut aussi se poser une ou deux questions sur l'avenir de Bragelonne. Bernard Chaussegros, le nouveau président, n'a pas toujours laissé de bons souvenirs là où il est passé. Expert comptable, économiste, homme de l'audiovisuel, il a fait de la politique et c'est avant tout un homme de pouvoir, de réseau et d'influence. Est-ce le cursus indispensable pour être président d'un groupe éditorial? On a l'impression qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des compétences propres au milieu de l'édition. Comme s'il suffisait juste d'être un nabab pour occuper un poste de nabab, en quelque sorte. Et de préférence, d'être un homme.

Pour le moment bien sûr, là n'est pas l'essentiel pour nombre d'autrices, qui doivent pousser un gros soupir de soulagement.  

Autres articles sur le même sujet :

- Stéphane Marsan, de Bragelonne, mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel

- Carriérisme

- Le tort tue 

lundi 26 avril 2021

Stéphane Marsan, de Bragelonne, mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel

Les sites Médiapart, ActuaLitté, Actu SF, Livres Hebdo et Elbakin ont tous répercuté l'info: Stéphane Marsan, le patron de Bragelonne a été mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel. Médiapart a recueilli le témoignage et les documents d'une vingtaine de femmes, autrices, éditrices, étudiantes ou stagiaires, la plupart du temps sous le couvert de l'anonymat. Stéphane Marsan a réagi avec un droit de réponse sur Médiapart, mais aussi en homme de pouvoir, en menaçant ceux ou celles qui voudraient le dénoncer d'un possible procès en diffamation. 

Aux dernières nouvelles, le Syndicat des Ecrivains de langue française vient (le lundi 26 avril 2021) de réagir de la sorte:

Le 21 avril dernier, Mediapart a publié un article au sujet de Stéphane Marsan, éditeur chez Bragelonne. Une longue enquête, au cours de laquelle les journalistes ont rassemblé de nombreux documents et témoignages, a montré que monsieur Marsan serait coutumier d’actes s’apparentant à du harcèlement sexuel et/ou moral, le plus souvent sur des jeunes femmes.

Ce n’est pas une surprise. Des adhérentes du SELF avaient déjà évoqué en privé des faits similaires qu’elles avaient subis de sa part, et nous les avions alors assurées de notre soutien.

Nous répétons aujourd’hui cette affirmation publiquement : le SELF soutient toutes les personnes qui ont eu le courage de témoigner, mais aussi celles qui n’osent pas le faire.

SELF

L'article d'où tout est parti, de France Info, librement accessible.

L'article original de Médiapart du 21 avril, réservé aux abonnés. 

L'article sur AcutaLitté, avec les dernières mises à jour.

Le droit de réponse de Stéphane Marsan sur ActuaLitté, librement accessible.

L'article sur Actu SF. 

L'article sur Livres Hebdo. 

L'article sur Elbakin. 

Mon article Carriérisme, où j'évoquais ce mois-ci, le 13 avril précisément, le cas d'une romancière française victime de harcèlement. Je peux maintenant vous dire que la maison en question était bien Bragelonne, et le personnage Stéphane Marsan. En revanche, je ne révélerai le nom de la romancière que si elle m'y autorise. Bien qu'étant auteur autoédité et non traditionnellement publié, je m'associe donc au communiqué du SELF.

En toute transparence, étant moi-même auteur de Fantasy, je ne suis bien sûr pas impartial. Et d'autant moins que Bragelonne est un éditeur qui a refusé l'un de mes manuscrits au bout de 6 mois de demande, alors même que j'avais été en contact direct avec Marsan (nous nous sommes rencontrés plusieurs fois), à une époque où mon épouse était enceinte. 

J'ai sur les derniers mois de ma relation avec Bragelonne été traité avec un irrespect total. Il va sans dire que je n'ai jamais plus acheté un roman des éditions Bragelonne après cela. C'est bien sûr un choix personnel.

Autres articles sur le même sujet :

- Carriérisme

- Le tort tue 

- Stéphane Marsan démissionne de la présidence de Bragelonne

vendredi 14 avril 2017

Prix Fantasy des Booktubers: le gagnant

Le gagnant du prix Fantasy des Booktubers organisé par Bookelis est Les Fils de la Terre, de Barrabino. Je remercie Bookelis d'avoir ouvert ce concours à tous les auteurs autoédités, et les booktubeuses, pour leur travail! 




Vous pouvez retrouver les Fils de la Terre, de Stéphanie Barrabino, en vente sur la Fnac ou Amazon. Je félicite bien sûr la lauréate!

J'ai suivi la sympathique discussion en live qui a annoncé le vainqueur, et j'ai été heureux d'apprendre que l'une des booktubeuses, Bulledop, a placé mon livre en tête. Franchement je ne m'y attendais pas! 

Si vous êtes booktubeuse ou blogueuse (y compris de sexe masculin! ;) ) et que vous souhaitiez chroniquer en format numérique l'un des trois tomes du cycle d'Ardalia (je conseille de commencer par le premier), ou bien mon thriller Le Vagabond, ou encore mon recueil de Science-Fiction Les Explorateurs, vous pouvez me contacter à l'adresse suivante: alan1spade at gmail.com.  

Je remercie au passage l'une des booktubeuse (Nine je crois) d'avoir mentionné en réponse à un internaute qu'Amazon pouvait aussi avoir du positif, en ce sens qu'il s'agit de l'un des seuls moyens de diffusion large que possèdent les auteurs autoédités, dont les livres sont très peu représentés en librairie -- en dehors des séances de dédicace. 

jeudi 13 avril 2017

Troisième vidéo du Prix Fantasy des Booktubers: Lili bouquine

Après cette troisième et avant-dernière vidéo du Prix Fantasy des Booktubers, avant le "live" qui désignera le 14 avril le vainqueur, il n'y a plus, pour moi en tout cas, beaucoup de suspense. C'était déjà une très bonne surprise d'être dans les trois finalistes. Mais je vous laisse vous faire votre opinion.



Retrouvez le lauréat ce soir à partir de 21h sur la page Facebook du Prix Fantasy des Booktubers Bookelis.

mercredi 12 avril 2017

Deuxième vidéo du Prix Fantasy des Booktubers: Bulledop

La deuxième vidéo du Prix Fantasy des Booktubers, celle de la très enjouée Bulledop, vient de sortir. Il apparaît que les descriptions jouent un rôle important dans ces deux premières vidéo, ce qui semble handicaper mon livre, Le Souffle d'Aoles. 


Un avis très bien construit, tout comme dans la première vidéo. Bulledop n'est pas la première à regretter le manque de descriptions, c'est un écho que j'ai aussi de pas mal de lecteurs.

Tous ne sont cependant pas gênés par cet état de fait. L'un de mes objectifs a été de jouer sur les sonorités des mots pour faire surgir des images dans la tête des lecteurs.

Pour ceux d'entre vous qui voudraient appréhender un peu mieux mon univers, je vous dirige vers cette page de mon site (faire baisser l'ascenseur) ainsi que vers l'ebook Une brève histoire d'Ardalia, pour l'aspect historique.


mardi 11 avril 2017

Première vidéo du prix de Fantasy des Booktubers: les lectures de Nine

La première vidéo du prix de Fantasy des Booktubers, organisé par Bookelis, celle de Nine Gorman, vient de sortir. J'avoue que je suivais jusqu'à présent très peu de chaînes Booktube, mais le travail réalisé par des blogueuses telles que Nine est vraiment méritoire. 



A noter que Nine Gorman est elle-même l'autrice du Pacte Sanguinaire, dont vous pouvez retrouver le prologue sur Wattpad.

Prochaines vidéos:

- Bulledop, le mercredi 12 avril
- Lili bouquine, le jeudi 13 avril
 
Le gagnant sera annoncé le 14 avril. Suspense! 

jeudi 9 mars 2017

Le Souffle d'Aoles finaliste du Prix Fantasy des Booktubers de Bookelis

Mon roman Le Souffle d'Aoles, premier tome de la trilogie Ardalia, est l'un des trois finalistes du Prix Fantasy des Booktubers 2016! Il se retrouve en lice aux côtés de Thormäe - Le Cantique du Soleil, livre 1, de William Rivelake, et de Les Fils de la Terre, de Barrabino. Terre, Soleil et Vent, donc. Le gagnant sera annoncé le vendredi 14 avril.



Amazon   La Fnac   Kobo   Apple


Bookelis, qui organise ce prix, est un site d'aide à l'autoédition dont Cyril Godefroy, auteur de l'ouvrage 82 Questions sur l'autoédition, me disait récemment le plus grand bien. Je n'utilise pas Bookelis pour mes livres, mais le concours était ouvert à tous les romans de Fantasy autoédités de plus de 100 000 signes. 
C'est l'occasion pour moi de saluer les deux autres finalistes, en vous donnant les liens vers les romans: 


Voilà en tout cas une annonce qui arrive à point nommé, au moment où j'écrivais l'article "Nous sommes nos propres labels de qualité" ! ;)

Je disais dans cet article: quand j'ai vu que Bookelis, site de bonne réputation d'aide à l'autoédition, lançait cette année, pour la deuxième année le Prix Fantasy des Booktubers, j'ai sauté à pieds joints: un prix de la Fantasy pour les auteurs indés, et qui ne soit pas organisé par Amazon? Bien sûr que l'on peut compter sur moi! 

J'espère que cette formidable initiative de Bookelis sera suivie par d'autres, qui toucheront à terme tous les genres littéraires. 

Je rêve aussi d'un Grand Prix de la Blogosphère pour les auteurs indés. Qui sait, tout peut arriver. Autant de prix, autant de possibilités de visibilité accrue pour les auteurs!

Cette nomination est évidemment valorisante, puisqu'il y avait plus de 300 participants à cette édition 2016. Je n'oublie tout de même pas, que, s'il existe des critères objectifs de qualité, ne serait-ce que la grammaire, l'orthographe et la syntaxe pour parler des plus basiques, passé un certain niveau de qualité, c'est avant tout le coup de cœur du moment qui va désigner un lauréat. Tout ce qu'il y a de plus subjectif donc. 

Les livres vont être chroniqués sur trois chaînes You Tube comportant 90 000 abonnés: 

- Les lectures de Nine, le mardi 11 avril
- Bulledop, le mercredi 12 avril
- Lili bouquine, le jeudi 13 avril

De vraies passionnées de lecture, ce qui fait bien plaisir! 

Ce sera intéressant d'évaluer les retombées d'un tel prix pour un roman. 

J'ai beaucoup de chance d'avoir été choisi, mais ça ne changera rien à ma philosophie: ne pas se fier à la chance, mais avant tout au travail. C'est tout le sens de ma démarche en tant qu'auteur autoédité, et c'est ce qui devrait me permettre, dès cette année, de dépasser le seuil des 3000 exemplaires papier du Souffle d'Aoles vendus depuis sa parution en mars 2010 (j'en suis actuellement à 2970 papier, plus environ 800 ebooks). 

vendredi 4 novembre 2016

The Ardalia Trilogy

After The Flames of the Immolated, released as an ebook and a paperback book, The Ardalia Trilogy is now live. The book is available on Kindle Unlimited. 


US Link:  Amazon

UK Link: Amazon


A hooded silhouette was outlined on an overhanging rock in the blue lunar light of Tinmal and Hamal. Motionless, the individual was tracking his every movement.
Pelmen shivered.
 He looks more like a protodactyl ready to fall on its prey than anything else. Not wishing to find himself alone in the presence of the unnerving stranger for a moment longer than necessary, with no further thought to what Komel was doing, he hurried back to the relative safety of the hut.


A fantasy novel set in a prehistoric world


Pelmen hates being a tanner, but that’s all he would ever be, thanks to the rigid caste system amongst his people, the hevelens. Then he meets Master Galn Boisencroix and his family. The master carpenter opens up a world of archery to young Pelmen, who excels at his newfound skill. But Pelmen’s intractable father would have none of it, and tries to force Pelmen to stay in the tannery.

One day, however, Pelmen’s best friend and Master Galn's son, Teleg, disappears. Lured away by the prospect of untold riches through mining amberrock, the most precious substance in the world, Teleg finds himself a prisoner of the Nylevs, fierce fire-wielding worshippers of the god of destruction.

Now Pelmen must leave all he knows behind, overcome his fears and travel across the land, in search of his childhood friend. Along the way, he will ally himself with strange and fantastic beings: a shaman who controls the Breath of Aoles, or the power of the wind, a krongos, a creature of the mineral realm who can become living rock, and a malian, adept at water magic.

The most complete version of the Ardalia universe


This ebook includes the trilogy three books, The Breath of Aoles, Turquoise Water and The Flames of the Immolated, along with A brief History of Ardalia, which will help you go deeper into the universe imagined by the author, a map of Ardalia, and a glossary. You will also find pronunciation suggestions for the peculiar words of Ardalia and the characters' names.


What readers are saying


"Forget elves, dwarves, trolls and dragons. In Ardalia, you have all sorts of alien species that fit well into the ecosystem of a low-magic world, which is sort of elemental in its own way. The originality is excellent here." —Awesome Indies

"I absolutely loved this book. It is phenomenal. The power of the author’s imagination and his use of language really make it a brilliant read. It's complex but you get used to it and really start to enjoy it." —Paige

"The story is great. Lots of adventure, action, some romance. The main character's coming of age is great to follow. He is overcoming the arrogance of youth, and realizing other cultures often have much to offer." —Mike

"This story was really good. It drew me in from the first few pages and was packed with adventure, excitement, and danger. The main character, Pelmen, is just an ordinary tanner at the bottom of the “totem pole”, wishing to escape for a better life at the start. But instead of escaping with his friend for a better life, he is thrown into a dangerous world where he has to learn to fight in order to survive." —Dakota 
Paperback: there is no paperback version of the boxset. The books need to be bought individually as paperback books.
For the moment, the boxset ebook version is being sold exclusively on Amazon.

samedi 13 août 2016

Ardalia: The Flames of the Immolated (Book Three)

The third and last book of the Ardalia trilogy will be released on August 29, and is on preorder. It was a fantastic experience to write this book. I am glad I received suggestions from my readers, who helped me to make the universe of my book more accessible, and especially glad about the working relationship with my editor, Dawn Lewis. 

The great hunt had begun, and the hevelens were the prey. When would it end, and how? Impossible to predict…

With the malian army defeated, the forces of Destruction are laying siege to the Gate of the Canyons and spreading out over the Windy Steppes. For every child of the wind or the water captured and hurled into the Great Rift, a Nylev, a fire-being, is born. Pelmen, Laneth, Lominan and Elisan-Finella must convince the krongos to join them in their desperate struggle, but only a handful of the mineral creatures remain, and Valshhyk, the Immolated, seems unstoppable…

The Flames of the Immolated is the third and final book of the Ardalia trilogy. It includes a map of Ardalia and a glossary, with a description of the various creatures peculiar to its universe, and suggestions for the pronunciation of some words.



  
You can pre-order the ebook at $0.99 or £0.99. It will remain at this price for the whole month of September, before going to its normal price of $5.49 for the US or £4.49 for the UK:





My editor wrote a review of the book and even interviewed me! :) You can find her blog post here.

You may also discover The Flames of the Immolated on Goodreads

Have a Good Read!

mercredi 10 août 2016

Avatar, le dernier maître de l'air

Dès 2010, année de sortie du Souffle d'Aoles, premier tome de la trilogie Ardalia, des lecteurs m'ont signalé une série (d'ailleurs adaptée en cette même année 2010 en film) de type manga, Avatar, le dernier maître de l'air, offrant apparemment de nombreuses similitudes avec Ardalia. Je ne me suis pas renseigné sur le sujet car à cette époque, j'étais en pleine écriture du deuxième tome et je ne souhaitais pas me laisser influencer. Mais aujourd'hui, 10 août 2016, je suis tombé par hasard sur le 17ème épisode de la saison 1 sur France 4, et je confirme que les similitudes sont bien présentes. 

Télégraphie Mentale, c'est le terme utilisé par Mark Twain pour expliquer le processus par lequel deux créateurs peuvent concevoir dans la même période des créations similaires. Ces créations de l'esprit peuvent aussi bien être des œuvres de fiction que des inventions. 

Un peu comme si l'on puisait dans la même source d'inspiration, ou que l'on exploitait le même filon ou la même veine à distance, sans s'être jamais rencontrés en tant que créateurs. 

C'est ce que j'expliquais aux lecteurs que je rencontrais: n'ayant jamais vu aucun épisode d'Avatar, le dernier maître de l'Air, le manga, je ne pouvais pas m'en être directement inspiré. 

L'épisode que j'ai vu aujourd'hui m'a semblé de qualité. J'étais plutôt content que la trilogie soit comparée à cette série, même si l'adaptation en film a apparemment été très décevante. 

Attention, la suite contient des SPOILERS sur mon livre et la série. Si vous préférez vous réserver la surprise de la découverte de l'un ou de l'autre, mieux vaut cesser de lire ici.

J'ai pu constater qu'une première similitude était physique: 


Dans la série Le Maître de l'air à gauche, la tonsure fait penser à celle des moines, et le héros m'a d'ailleurs fait penser dans un premier temps à un moine Shaolin. 

Dans le Souffle d'Aoles, le héros a en fait des cheveux, qui finissent par repousser tout au long des romans.

Les protagonistes ont 4 ans de différence: Aang, le dernier maître de l'air à 12 ans là où Pelmen, le personnage principal du Souffle d'Aoles en a 16.

On remarque une autre différence: les trois narines de Pelmen, à droite.

Si ses trois narines permettent à Pelmen de sentir le vent, ce qui lui est très utile pour toucher sa cible, et lui offrent un odorat plus développé, il est avant tout archer, et n'a aucun pouvoir propre sur le vent. 

En revanche, il rencontrera effectivement des shamans d'Aoles (en référence à Eole, dieu du vent) qui eux, ont des pouvoirs sur le vent. 

Dans le Souffle d'Aoles, on parle plus de vent que d'air, et de la manière dont les hevelens, le peuple du vent, a appris à tirer parti des veguer'en, des plantes spéciales, pour orienter le vent dans les canyons dans lesquels ils vivent. 

Ils parviennent ainsi à propulser des chariots à voile le long des défilés rocheux, mais aussi les ailes des moulins qui font office d'élévateurs, notamment dans la cité d'Alveg, bâtie à flanc de montagne. 

Les ailes d'Aoles de mon roman font penser aux deltaplanes utilisés dans le maître de l'air, et le temple de l'air Boréal, bâti sur une montagne, offre une vraie similitude avec la cité d'Alveg.... et aussi des différences. Ainsi, on ne retrouve pas de statues de type asiatique dans Alveg, et la cité où Pelmen se retrouve à partir du troisième chapitre est connue sous le nom de cité aux mille passerelles. Elle comporte aussi de vastes plates-formes qui lui confèrent un caractère totalement différent de la cité du maître de l'air.

La philosophie qui semble imprégner la série Avatar me semble de type asiatique, là où dans la trilogie Ardalia, c'est avant tout le rapport avec une nature sauvage que j'ai mis en avant - même si les dieux ont aussi leur importance. 

L'univers d'Avatar est aussi de type steampunk: il y a des chars en acier, la propulsion à vapeur a été inventée, ce qui n'est pas du tout le cas dans l'univers d'Ardalia, plus primitif. Le seul métal qui existe est peut être forgé est l'ambreroche, mais il est très rare.

Le peuple du feu est un peuple guerrier utilisant des machines dans Avatar, là où on a affaire à un peuple élémentaire voué à la destruction dans Ardalia. Les deux ont en commun de jouer le rôle du méchant. 

L'aspect complot/investigation/intrigues me semble plus développé dans mes livres (la guerre n'arrive pas tout de suite), là où j'ai vu quelque chose de beaucoup plus direct dans l'épisode d'Avatar. Mais bon, difficile de juger sur un seul épisode.

Dans la série Avatar comme dans la trilogie Ardalia, il y a un peuple de l'eau et de la terre en plus de ceux du feu et de l'air, avec chacun leurs pouvoirs propres. 

Il y avait donc suffisamment de similitudes pour que je m'intéresse à la date de création des deux univers. 

D'après le site Wikipédia, le premier épisode d'Avatar avait été prévu pour novembre 2004, ce qui me fait penser que la série a été créée en 2003 ou 2004. 

J'ai commencé à imaginer mon univers d'Ardalia en 2004, bien que le premier roman ne soit sorti qu'en 2010. On est donc très proche au niveau des dates, ce qui est plutôt troublant.

J'ai trouvé amusant de comparer ces deux expériences de création, et je dirais que les amateurs d'Avatar ne seront pas trop dépaysés en découvrant la trilogie

La trilogie me semble s'adresser davantage à des jeunes adultes qu'à un public de jeunes ado comme le dernier Maître de l'Air, ce qui est aussi une différence notable. Néanmoins, j'en conseille aussi la lecture à partir de 12 ans (et jusqu'à 112!).

En tout cas bonne lecture, ou bon visionnage! :)

PS: la couverture du Souffle d'Aoles a changé depuis 2010:

Couverture de 2010: 



 
Dernière couverture:  


mardi 19 avril 2016

Rencontre du troisième type

Il arrive parfois de faire des rencontres pour le moins inattendues en dédicace.

Il y a des moments, comme ça, où le destin vous envoie de petits signes. J'ai interprété le dernier comme une incitation à écrire un nouvel article de blog, celui que vous lisez en ce moment.

J'avais abordé un homme d'âge moyen pour lui parler de mes bouquins. "Justement, je suis réalisateur de films d'animations," me répond-il, "je travaille en numérique sur fond vert, tout ça."

Moi: "Vous ne travailleriez pas pour Luc Besson, quand même?"

Lui, "Si, justement si."

Il me raconte un peu son travail, il a l'air sympa. C'est typiquement le genre de personnes que j'aurais voulu rencontrer dans d'autres circonstances.

Mais voilà, il y a le récent procès remporté par les dessinateurs créateurs d'Arthur et les Minimoys, et la condamnation de Luc Besson pour contrefaçon. Je lui en parle parce que j'avais été choqué, non seulement par le fait que les dessinateurs n'aient pas touché les 0,3% qui leur étaient dus sur les recettes du film, ce qui ne me paraissait pas une revendication excessive, mais parce qu'ils avaient aussi été spoliés des droits sur les produits dérivés.

A ma surprise, il n'était pas au courant. Mais il me parle d'un autre procès de Luc Besson dont je n'avais pas entendu parler contre un autre réalisateur - le nom de ce dernier ne me dit rien, et je l'oublie aussitôt.

J'évoque ensuite devant lui le cas de Thomas Clément. Thomas Clément est un auteur qui avait failli signer avec les éditions Intervista, la maison d'édition de Luc Besson fondée à la fin des années 90 et qui a mis fin à son activité en 2011.

L'un des trois articles où Thomas Clément explique son aventure me semble avoir été tronqué, car je l'avais lu à l'époque de sa publication sur son blog, à l'époque où Thomas n'avait pas encore été publié par Le Diable Vauvert.  Il me semble bien qu'il disait que les gens d'Intervista, après lui avoir fait réécrire son œuvre, avaient carrément chargé des écrivains maison de le réécrire à nouveau, pour se l'approprier en toute illégalité.

Mais ma mémoire peut me jouer des tours, bien sûr. Thomas Clément n'a en tout cas pas été dépossédé de ses droits sur son livre, au final.

Bref. Je lui reparle un peu de mes bouquins, et lui laisse malgré tout mon email parce qu'il me fait bonne impression.

Il me lance en partant que "certains réalisateurs veulent devenir califes à la place du calife".

Même après coup, je ne regrette pas de lui avoir laissé mon email. Je ne travaillerai certes pas pour Europa Corp, mais on ne sait jamais, s'il se faisait débaucher par un studio aux Etats-Unis et qu'il repensait à moi... 

Un studio qui aurait pour productrice une femme de préférence, bienveillante envers ses artistes. Je parle d'un monde de bisounours? Un tel studio n'existe pas?

Il n'est pas interdit de rêver...

D'autant que de nombreuses personnes qui voient les couvertures de mes livres, et en particulier de la trilogie Ardalia, me demandent quand le film va sortir.

Et surtout, je sais qu'il est dans l'ADN de ma trilogie d'être adaptée en film, jeu vidéo ou BD, pour les raisons suivantes:

- mon père était dessinateur et nous avions une cave entière remplie de bande dessinées, que je fréquentais assiduement. Cela se ressent dans mon écriture, volontiers visuelle

- j'ai été critique de jeu vidéo, ce qui a déteint sur l'univers entièrement original d'Ardalia, lequel a un aspect ludique

- j'ai été influencé par les grands classiques de la science-fiction, de la fantasy, mais aussi du fantastique et de l'horreur, que ce soit en littérature ou au cinéma

- enfin et c'est sans doute le plus important, même si je n'ai pas la distance critique par rapport à mon œuvre, je pense y avoir insufflé suffisamment de moi-même et de ce que j'appréhende de l'univers pour rendre les relations entre les personnages intéressantes, et faire en sorte que le roman soit prenant, comme certaines critiques le laissent entendre.

J'ai conscience, cela dit, que les chances sont infimes que l'une de mes œuvres soient un jour adaptée. Le fait que mon sens de l'honneur, mon estime personnelle ainsi que mon sens de la préservation m'interdisent de signer un contrat de dupes ne fait que diminuer ces chances déjà maigres, bien sûr.

En rentrant chez moi, les paroles de ce réalisateur inconnu (je n'ai pas pris son nom) me sont restées à l'esprit. Je me demandais qui était cet autre réalisateur dont il m'avait parlé, et en quoi il avait pu vouloir devenir calife à la place du calife.

Armé de Google, j'ai donc mené une petite enquête. Le procès de ce réalisateur ne pouvait être celui gagné par Luc Besson contre Moebius (Giraud) et les Humanos Associés dans le cadre de la comparaison Incal/5ème Elément.

Je suis rapidement tombé sur le lien du procès gagné par John Carpenter contre Luc Besson. Néanmoins, je connais les films du réalisateur John Carpenter, et je m'en serais souvenu. Fausse piste.

Comme il s'agissait d'une question de pouvoir (histoire du calife), je me suis demandé s'il ne pouvait pas s'agir du procès perdu par Luc Besson contre Pierre-Ange Le Pogam.

En effet, Pierre-Ange Le Pogam était le bras droit de Luc Besson, qu'il avait licencié d'Europa Corp en 2010. Le Pogam avait créé sa firme en 2011, Stone Angels. D'après l'article de Gala, Luc Besson avait alors demandé 2,35 millions d'euros pour non respect de la clause de non concurrence et "dénigrement public".

C'était finalement Pierre-Ange Le Pogam qui avait gagné aux Prudhommes, le tribunal estimant qu'il n'y avait pas de motif "réel ni sérieux" à son licenciement pour faute lourde.

Problème, Pierre-Ange Le Pogam est producteur et acteur, et non réalisateur.

J'ai fini par tomber sur cet impressionnant article paru dans GQ. Et là, je crois que c'était bien la bonne pioche: il s'agirait de Julien Séri, le réalisateur de Yamakasi.

Pour résumer ce que j'ai compris, Luc Besson était le mentor de Julien Séri, ils avaient une relation étroite. Il lui a appris à voler de ses propres ailes, et surtout à ne jamais, en tant que réalisateur, céder aux exigences tyranniques d'un producteur.

Mais voilà, un jour, Besson a débarqué sur le tournage de Yamakasi. Il était mécontent d'un plan et tenait absolument à ce qu'il soit modifié. Julien Séri ayant refusé, il a été renvoyé pour "faute grave".  Luc Besson a ensuite, semble-t-il, remporté le procès aux prudhommes.

Cette affaire cadre complètement avec ce que m'a dit l'autre réalisateur.

Cela m'a rappelé l'armée. En tant que jeune appelé à l'armée (de l'air, opérateur téléphonique), j'avais eu à subir les blagues très désagréables d'autres appelés plus expérimentés.

Notamment, un coup de fil de l'un d'eux se faisant passer pour un haut gradé, et me passant un savon.

Lorsque, plus tard, j'étais devenu plus expérimenté, on m'avait incité à jouer ce type de tour aux nouveaux appelés.

J'avais alors essayé d'expliquer que mieux valait avoir une attitude bienveillante, ou au minimum neutre envers les autres appelés. Le but était de faire en sorte que cette pénible contrainte de 10 mois (à mon époque) se passe de manière cordiale, et le plus vite possible.

Tout le monde aurait été gagnant. Mais je n'ai pas été entendu. Trop de testostérone.

Je me suis demandé si la testostérone ne serait pas aussi en cause dans ce nombre assez incroyable de procès autour d'Europa Corp.

Après tout, un studio qui se fait poursuivre par un autre producteur avant même que son prochain film, Valérian, ne sorte, ce n'est pas courant, non?

Luc Besson serait-il sévèrement burné?



Ma femme, qui a la dent moins dure que moi, m'a fait remarquer que Luc Besson avait aussi créé la cité du cinéma à Saint Denis, avec une école gratuite (même si la sélection y est considérable).

L'homme aurait donc plusieurs facettes.

C'est tant mieux. Tout cela ne fait néanmoins que renforcer mon féminisme: oui, je crois qu'il faudrait plus de femmes à des postes d'influence, d'argent et de pouvoir. Dans le cinéma comme partout ailleurs. 

Vous me direz, les femmes aussi peuvent être corrompues. Et le sont.

Vrai. Mais la plupart des femmes ne visent pas ces postes où l'argent coule à flots, ce qui, selon moi, serait presque un prérequis: mieux vaut des personnes qui aient un style de vie simple et une certaine répugnance, ou une méfiance vis-à-vis du pouvoir et de l'argent, pour garantir plus d'équité et de négociation, plutôt que des personnes qui convoitent ces postes pour, notamment, faire subir aux autres ce qu'elles-mêmes ont subi.

Si ça ne marche pas avec les femmes, il sera toujours temps de faire appel à des algorithmes dans la gestion des richesses. Eux au moins, sont impartiaux. Tant qu'ils ne sont pas détournés... 

Pour conclure cet article sur une note plus légère, je dirais qu'après avoir vécu une rencontre du troisième type, je ne souhaite pas avoir un entretien avec un vampire...

vendredi 13 novembre 2015

Retour sur une promo réussie

Au moment où j'écris ces lignes, la trilogie Ardalia, roman de Fantasy, est n°6 sur le site de la Fnac après avoir été n°4 mardi 10 novembre, et n°1 en Fantasy sur le site de Kobo, suite à une promotion exceptionnelle la semaine dernière. Attention si vous êtes lecteur, vous allez avoir la même impression en lisant la suite que lorsqu'un illusionniste vous explique ses trucs, ou lorsque vous regardez des vidéos expliquant les effets spéciaux d'un film. Si vous êtes auteur ou responsable de la promotion sur les sites de la Fnac, Kobo, Google ou Apple, ceci pourrait toutefois vous intéresser...




Numéro 4 sur l'ensemble des ventes ebook Fnac, 
un moment historique pour moi 
(Cliquez pour agrandir)


Tout d'abord, il faut rendre à César ce qui est à César. Les deux facteurs primordiaux responsables du succès de cette promotion ont été la chance - une promo qui arrive au bon moment pour les lecteurs - et la collaboration active de Kobo et la Fnac en la personne de Camille Modifi (à présent remplacée par Laurie Baum, mais pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le présent article), responsable des relations avec les auteurs et éditeurs sur ces plates-formes. 

J'ai pendant longtemps rêvé de "faire mon trou" tout seul, par mes propres moyens, mais il faut bien reconnaître que la puissance promotionnelle d'un gros site de vente ne doit pas être prise à la légère... surtout puisque l'on parle en fait de deux sites, Kobobooks et la Fnac.  

Même chose pour Amazon: lorsque les algorithmes du site ont "repéré" que vous grimpez régulièrement, toute une machine promotionnelle se met en marche, qui n'a rien à voir avec ce dont bénéficie un auteur qui vendrait un ou deux ebooks par jour. 

C'est Azel Bury dans le podcast de Cyril Godefroy qui m'a fait prendre conscience que, dans ma volonté farouche de défendre les auteurs indépendants sur ce blog, j'avais peut-être tendance à me renfermer un chouïa sur moi-même - ce qui, j'en conviens, est assez paradoxal pour un auteur qui part chaque week-end à la rencontre de ses lecteurs, à l'occasion de séances de dédicaces sur la région parisienne. 

En écoutant Azel dans ce podcast si romantiquement intitulé De l'Amour et des Livres, j'ai compris qu'il était dans mon intérêt de me mettre ponctuellement en contact avec la ou les plates-formes de ventes à l'occasion d'opération promotionnelles.

Je l'ai d'autant mieux compris que l'auteur Philippe Saimbert m'avait laissé entendre à plusieurs reprises que Kobo s'ouvrait aux auteurs indépendants. 

J'avais aussi besoin de démontrer aux auteurs persuadés que les auteurs indépendants sont forcément des auteurs Amazon qu'il existe une autre voie possible.

Les lecteurs de ce blog savent que je ne suis pas en faveur de la politique actuelle d'Amazon, en particulier de sa politique d'exclusivité des œuvres des auteurs indépendants sur KDP Select.

Non pas que je déteste Amazon, bien au contraire: je leur ai même donné des conseils susceptibles de me redonner confiance, et de faire de cette plate-forme, non plus l'ennemi public n°1 de toutes les autres, mais quelque chose qui s'intègre un peu plus harmonieusement dans le paysage éditorial. 

J'ai donc contacté Camille, de Kobo/Fnac, en lui proposant carrément la promotion la plus importante que j'ai jamais faite sur ma trilogie Ardalia: 0,99 € sur une semaine, du 2 au 9 novembre, pour une trilogie de plus de 1200 pages en format ebook. 

J'ai mis en avant le fait que cette trilogie, reliée en un volume, n'est pas en vente sur Amazon (seuls les romans individuels le sont). J'ai aussi indiqué que je prévoyais un budget de 200 € de pub Facebook pour cette promo. 

Là encore, un budget jamais atteint pour aucune de mes modestes tentatives de pub sur Facebook. 

Quel autre géant, en effet, opposer à l'efficacité de Jeff Bezos et d'Amazon, si ce n'est quelqu'un de presque aussi riche que Jeff, Mark Zuckerberg? 

Camille a accepté, et contre toute attente, même après que je lui ai envoyé les éléments sur la pub que je comptais lancer, loin d'annuler la promo, elle m'a indiqué les dates du 2 au 9 novembre. 

Les trente personnes qui me suivent sur Facebook seront peut-être étonnées de l'apprendre, puisque je n'ai annoncé officiellement cette promo qu'à partir de mon billet du vendredi 6 novembre.

Cela faisait partie de ma stratégie de montée en puissance.

Publicités Facebook : chiffres et stats

Mes ventes étant quasiment au point mort auparavant, je savais aussi que, en me contentant de la promo Kobo sans faire appel à Facebook, le livre resterait invisible au début et ne ferait sans doute aucune vente tant qu'il n'y aurait pas de vraie mise en avant sur l'un des sites, Kobo ou la Fnac. C'était à moi de susciter les premières ventes. Mais je ne voulais pas le faire en annonçant la promo sur les réseaux sociaux et mon blog, ceci afin de tester de manière plus fine l'efficacité de Facebook. 

J'avais décliné deux publicités, une à destination du Québec, une de la France. Les deux ciblant le jeune public, jusqu'à 44 ans. J'ai mis cinq euros dans chacune le premier jour. Pour les spécialistes, je n'ai pas créé de pixel de ventes, c'est à dire d'outil me permettant de mesurer précisément qui, parmi ceux qui cliquaient sur les pubs, achetaient.

Le deux novembre, la trilogie s'est vendue à deux exemplaires (à 0,99€). Huit clics sur la pub française à destination du site de la Fnac. Aucune vente au Québec, j'ai donc ramené le budget Québec à 2 €/jour. Le 3 novembre, je passe à dix euros par jour sur la pub française, avec un seul exemplaire vendu pour 18 clics. Déception, donc. 

Je constate en regardant mes stats de vente qu'il n'y a aucun clic à partir de la tranche 34-44 ans. Je supprime donc cette tranche pour les deux pubs: elles s'adresseront dorénavant aux 13-34 ans.

Le 4 novembre, un mercredi, je passe à 20 €/jour pour la pub française (la pub québecoise restera à 2€ par jour, sauf le samedi et le dimanche, où elle passe respectivement à 5 puis 10€). Là, 12 ventes, 42 clics. 

J'avoue que je ne sais pas à quel moment la trilogie est rentrée dans le bandeau du "top 50" sur Kobo, ce qui, je le sais, aide les ventes. Mais ce n'était certainement pas avant cette journée du mercredi 4. 

Le 5 novembre, je reste à 22 €/jour pour les deux pubs: 6 ventes, 26 clics sur la Fnac.

Le vendredi 6 novembre, l'après-midi je passe à 32 €/jour et j'annonce la promo sur mon blog: 16 ventes, 89 clics.

C'est là que j'ai dérapé. Être auteur indépendant, cela veut dire avoir la capacité d'expérimenter et de faire preuve d'audace. Trop, parfois.

Je suis passé à 50€/jour le samedi 7 novembre (juste avant de partir le même jour en dédicace), ce qui était une très bonne manœuvre, mais j'ai cliqué sur le bouton "Instagram", ce qui était, comme on dit dans le Sud, "une vraie caguade".  

Instagram, c'est un réseau social très fréquenté par les jeunes, donc ça rentrait dans le cadre de la pub. Sauf que l'outil Facebook, à partir du moment où on le lie à Instagram, n'est plus du tout, mais alors plus du tout au point. 

Le 6 novembre, à 32 €/jour j'étais à 89 clics pour 16 ventes, et le 7 novembre à 55 €/jour, Jour Noir d'Instagram, je passe à 446 clics... ouah! Fantastique! Sauf que non, pas du tout: 12 ventes seulement. Le fait d'avoir mis la pub sur Instagram fausse complètement mes stats, et a grandement réduit mes ventes. 

Je n'ai pas pu m'en apercevoir dans la journée, étant en dédicace à Fosses.

Si je n'ai pas mis le soir, en rentrant, le statut Facebook: "Qu'est-ce que j'ai merdé aujourd'hui !", c'est que la trilogie Ardalia pointait à la troisième place du classement Fantasy sur Kobo. Ça aurait paru un peu contradictoire, peut-être.

Mais ce n'est pas fini: le samedi 7 novembre au soir, je décoche le perfide bouton Instagram...qui se venge: je ne m'en rendrai compte que le lundi 9 novembre, mais, par une bizarre alchimie, les pubs Facebook et Instagram sont liées: en retirant la pub Instagram, la moitié la plus percutante de mon argumentaire de vente sur la pub Facebook a disparu! Top délire!

Pourquoi ne m'en suis-je rendu compte que le lundi 9 novembre? Parce que le dimanche 8 novembre, Kobo met la trilogie en avant sur sa plate-forme, faisant d'elle l'ebook du jour, une mise en avant vraiment exceptionnelle. 

Résultat, 63 ventes dans la journée. C'est grâce à ce chiffre que la trilogie a pu arriver à la quatrième place. Mais elle aurait pu faire mieux si j'avais mieux maîtrisé l'outil Facebook.  Nettement mieux.




Je n'ai jamais suivi les cours complet des auteurs Mark Dawson ni de Nick Stephenson sur les pubs Facebook, juste quelques vidéos gratuites. 

Je n'ai jamais prétendu être un pro du marketing. Je glane quelques notions ici et là sur le net, mais j'ai fait des études de journalisme, pas de marketing. 

Cela signifie bien sûr que n'importe qui peut arriver au même niveau de résultat que moi, à condition de ne pas avoir peur d'investir sur soi-même.

Le dimanche 8 novembre, dont, 34 clics seulement pour 60 € investis. Gulp. Les 63 ventes semblent bien n'être dues qu'à Kobo/la Fnac. 

Le lundi 9 novembre, les ventes retombent. Très sèchement. Pire, alors que j'ai mis un budget de 22€ pour la journée du 9, le taux de clics par rapport aux ventes est très mauvais. C'est alors que je m'aperçois du délire concocté par le bouton Instagram, et que je rectifie le tir en modifiant de nouveau l'argumentaire de la publicité (perdant au passage tous les like et partages pour cette pub).

J'ai tout de même un peu remonté la pente dans la soirée du lundi en faisant 6 ventes (pour 20 clics). Puis, la trilogie est revenue à son prix initial. 

Je ne suis pas encore revenu sur les 230 € dépensés en tout, comme on le voit sur l'image ci dessous, mais je pense que l'exposition en valait la dépense, et devrait m'aider pour les séances de dédicace.


Le message que je voudrais adresser aux autres plates-formes, telles Google et Apple, c'est de ne pas prendre les auteurs autoédités de trop haut.

Pendant la période promotionnelle, j'ai fait une vente sur Google de la trilogie et une sur Apple.

Faites comme Kobo et la Fnac: embauchez une personne responsable des relations avec les auteurs indépendants et les éditeurs. 

Je tiens aussi à souligner que je m'inscris dans un collectif: mes posts sur Facebook ont été partagés par plusieurs auteurs, c'est pourquoi le succès que j'ai pu obtenir est avant tout un succès collectif. 

Comparaison avec Amazon

Les auteurs ayant bénéficié de l'offre éclair ne seront sans doute pas impressionnés par ces chiffres. Suite à la promotion dont j'ai bénéficié, j'ai voulu remettre les pieds sur terre en menant une enquête auprès de collègues auteurs ayant bénéficié de l'offre éclair Amazon. 

Il en ressort que l'offre éclair "a rapporté" en un jour entre 500 et 1000 ventes à ces auteurs, qui souhaitent conserver l'anonymat. Je n'ai absolument aucun doute quant à ces chiffres.

[EDIT 23/11/2015] Après consultations d'autres auteurs, la fourchette de l'offre éclair sur Amazon serait plus importante: entre 200 et 1000 ventes. 

Pourquoi une telle différence avec Kobo/la Fnac? 

Je suis persuadé que l'efficacité de l'offre éclairs tient à la base de données utilisateurs d'Amazon, et notamment à leur newsletter s'adressant aux personnes désireuses de bénéficier de ces offres éclairs.

La newsletter Amazon est parfaitement mise en valeur sur leur site, il est facile de s'y inscrire. Elle apparaît en haut de l'écran, juste au niveau des yeux. On ne peut pas la louper. 

Les "indispensables alertes Fnac" ne semblent pas si indispensables que cela, puisqu'elles apparaissent tout en bas du site, dans un bandeau difficilement lisible sur fond jaune vif. 

Quant à la newsletter Kobo... je n'en ai pas trouvé. Il y a une newsletter à destination des auteurs, mais je n'en ai pas vu pour les lecteurs, et je n'en ai pas vu pour les offres du jour. 

Mon chiffre de vente du dimanche 8 novembre, entièrement dû à la mise en avant Kobo (puisque ma pub n'était plus efficace à ce moment), prouve qu'il y a un vrai public sur la Fnac et Kobo. 

On va peut-être me traiter d'auteur ingrat (ce qui est faux, j'éprouve une vraie gratitude envers le fait que Kobo se tourne vraiment vers les auteurs autoédités, et j'ai conscience que les grands moyens ont été mis au cours de cette promo-ci), me reprocher de faire des critiques, mais j'estime que Kobo et la Fnac gagneraient grandement à entretenir une relation avec les lecteurs via une vraie newsletter.

Et continuez à soutenir les auteurs indépendants. Ils vous le rendront. Ma pub à destination de la Fnac et Kobo a été vue sur Facebook et Instagram par 82 282 personnes en l'espace d'une semaine.



EDIT 28/05/2017: Pubs Facebook: attention aux "j'aime" frauduleux!

vendredi 6 novembre 2015

Promo flash : la Trilogie Ardalia

Pendant tout ce week-end et la journée du lundi, la trilogie Ardalia, roman de Fantasy en format ebook, est en promo à 0,99 € seulement sur la Fnac/Kobo, Apple et Google Play. Au moment où j'écris ces lignes, la trilogie est classée n°29 au classement général Fnac des meilleures ventes ebook, et n°6 des meilleures ventes Fantasy sur la Fnac. 
 
Sur le site Kobobooks.com, la Trilogie Ardalia est n°7 en SF et Fantasy/Fantasy, n°3 en SF et Fantasy/Fantasy/Fantasy épique, et n°3 en Jeunesse/Ados et jeunes adultes/Fantastique et magie.

Elle a fait son apparition dans le fameux bandeau top 50 SF et Fantasy du site Kobobooks.

Jusqu'au lundi 9 novembre (inclus) vous pouvez vous procurer ces quelques 1200 pages de lecture à prix modique en cliquant sur l'un de ces liens (prix habituel: 12,99 €) :

La Fnac  Kobobooks   Apple iBooks   Google Play

Si vous possédez une liseuse Kindle, vous avez la possibilité d'acquérir l'ebook compatible sur mon :

Site d'Auteur (colonne de gauche)




Présentation :

Pelmen doit beaucoup à la famille Boisencroix. Jusqu’à sa rencontre avec Teleg, le fils, il avait pour seule perspective la découpe de peaux de bêtes à l’aide d’un silex à la tannerie nauséabonde de son village. C’est ce nouvel ami qui lui a fait découvrir le travail du bois. Mieux encore, Galn, le père de Teleg, l’a initié au tir à l’arc, et Pelmen s’est révélé tellement doué pour cet art qu’il a réussi à infléchir la course de son destin en devenant archer.

Mais un jour, de mystérieux individus entrent en contact avec Teleg dans une taverne. En lui proposant un fragment d’ambreroche, minerai précieux entre tous, et en lui promettant la richesse, les inconnus parviennent à le convaincre de s’exiler pour travailler dans une mine.

Lorsque Pelmen apprend que ces personnages sont des adorateurs du feu, ennemis héréditaires, il n’hésite pas à se lancer dans l’aventure. Pour retrouver son ami et le tirer des griffes des nylevs, serviteurs du dieu de la destruction, il lui faudra surmonter bien des appréhensions et s’allier avec des êtres étranges et fantastiques : un shaman maîtrisant le souffle d’Aoles, autrement dit le pouvoir du vent, un krongos, créature de la terre capable de s’incorporer à la roche, et enfin des malians adeptes de la magie de l’eau.

Le meilleur roman de fantasy autopublié de ces dernières années - Les Chroniques de l'Imaginaire, août 2013.

Cette version compilée du cycle d’Ardalia comprend les romans Le Souffle d’Aoles, Eau Turquoise et Les Flammes de l’Immolé.

Ce qu'en disent les lecteurs

"Ce qui m'a plu dans ce livre c'est la sensibilité de l'auteur qui transparait dans la narration. Le style est élégant sans être lourd, les descriptions sont riches sans être assommantes et on est totalement dépaysés par cet univers inédit peuplé de personnages étonnants." —Ayaquina 

"Vraiment excellent ! Parfaitement bien écrit, d'une richesse de personnages extraordinaire, une imagination débordante, un univers époustouflant de trouvailles. Pour ceux qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus et que les néologismes ne rebutent pas, à lire sans modération." —Monique

"Ce que j'ai vraiment aimé dans ce cycle, c'est que nous restons plongés dans l'histoire du début à la fin. Il est très difficile de décrocher avant d'avoir terminé et c'est très plaisant. Et encore une fois, c'est écrit avec une grande simplicité qui n'est pas là pour nous déplaire, bien au contraire!" —Flynn

vendredi 19 juin 2015

Promo Flash

A l’occasion de la Fête des Pères (jusqu’au dimanche 21 juin compris), j'offre l’ebook du troisième et dernier tome du Cycle d’Ardalia, Les Flammes de l’Immolé, roman de Fantasy. Plus de 500 pages d’épopée épique à télécharger gratuitement sur Amazon, La Fnac/Kobo, Apple et Google Play. Faites vite, le temps est compté!


La grande traque avait commencé, et les hevelens étaient le gibier. Quand se conclurait-elle ? Et comment ? Impossible de le prédire.

L’armée de Malia vaincue, les forces de la Destruction font le siège de la Porte des Canyons et se répandent dans les Steppes Venteuses. Pour chaque enfant du vent ou de l’eau capturé et précipité dans la Grande Déchirure, c’est un nylev, un être de feu qui naît. Pelmen, Laneth, Lominan et Elisan-Finella doivent convaincre les krongos de se joindre à leur lutte désespérée. Mais les êtres de pierre ne sont qu’une poignée, et plus rien n’entrave Valshhyk, l’Immolé…
 
Le meilleur roman de fantasy autopublié de ces dernières années - Les Chroniques de l'Imaginaire, août 2013.

Les Flammes de l’Immolé est le troisième et dernier tome du cycle d’Ardalia, roman de science-fantasy. 





vendredi 29 mai 2015

La trilogie Ardalia a son coffret

Il fallait un écrin à la trilogie Ardalia. C'est désormais chose faite, et de jolie manière je pense, avec ce coffret gaufré que je présenterai dès demain (30 mai 2015) en dédicace à Achères (78). Un cadeau sympa pour la Fête des Mères... 

Je crois savoir qu'un ou deux auteurs indépendants suivent ce blog. Si vous êtes dans ce cas, sachez que j'ai fait pour ce coffret appel à la société Boutaux Packaging.

Je suis très satisfait, d'abord du rapport qualité prix, mais aussi du délai d'exécution et de livraison, et de l'aide que j'ai reçue au moment de maquetter le coffret. 

Il faut savoir qu'il est plus complexe de réaliser la maquette d'un coffret tel que celui-ci que celle d'un roman. Merci beaucoup, donc, au service PAO de Boutaux, qui m'a donné un sacré coup de main sur cette affaire. 

Si vous êtes lecteur, je vous invite à visiter mon site d'auteur, et notamment les présentations du Souffle d'Aoles, d'Eau Turquoise, et des Flammes de l'Immolé. Vous y trouverez des liens vers les différentes revues de presse des ouvrages.

Et maintenant quelques photos: 








Vous noterez sur cette dernière image le gaufrage sur le titre (cliquez pour agrandir). J'avais toujours rêvé d'avoir des lettres en relief sur au moins l'un de mes titres, c'est chose faite! 

Et la vidéo. Un exercice difficile pour moi en raison de ma grande timidité, j'implore donc votre indulgence (il sera peut-être nécessaire de monter le son): 


Pourquoi, me direz-vous, vendre le coffret uniquement en séance de dédicace alors que je propose justement sur mon site une offre spéciale avec les trois romans à prix réduit (les ebooks sont offerts dans le cadre de cette offre)?

Eh bien, pour des raisons de logistique et de prix: je ne me vois pas aller au bureau de poste envoyer les coffrets au coup par coup, et cela ne me permettrait plus d'offrir comme je le fais sur mon site les trois ouvrages à 42 euros, frais de port compris. Le prix augmenterait forcément avec le coffret.

J'ai demandé, cela dit, à mon imprimeur, Lightning Source, d'envisager la possibilité de réaliser ce type de coffret. Cela résoudrait pour moi le problème de la logistique et permettrait sans doute de baisser le prix actuel du coffret, qui est de 66 euros.  Dans cette hypothèse, les coffrets vendus sur site ne seraient évidemment pas dédicacés, puisque partant directement des locaux de l'imprimeur pour le domicile des lecteurs. C'est à l'étude. 

Donc, pour l'instant, vous ne trouverez le coffret qu'en dédicace. Si vous n'êtes pas sur la région parisienne, sachez qu'il n'est pas rentable pour moi de me déplacer en province. Je le regrette. Je ne peux que vous inciter à profiter de l'offre à 42 euros, ou à acquérir les ebooks. 

Heureusement que le numérique fait du monde un village, finalement !

Mes prochaines séances de dédicace :

- samedi 30 mai (demain), 10h00-19h00 : Leclerc Achères, 3, avenue W.A. Mozart, Achères (78)

- vendredi 5 juin, 10h00-19h00 : Cultura Sainte-Geneviève-des-Bois, 4 Rue des Petits Champs, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)

- dimanche 7 juin, 10h00-19h00 : Cultura Gennevilliers, Avenue Charles de Gaulle, Gennevilliers (92)
- samedi 13 juin, 10h00-19h00 : Cultura Plaisir, 190 rue Henri Barbusse, Plaisir (78)
- samedi 20 juin, 10h00-19h00 : Auchan Taverny, ZAC du Bois de Boissy, Taverny (95)
- samedi 4 juillet, 10h00-19h00 : espace culturel Leclerc Fosses, ZI de Fosses, Fosses (95)
- vendredi 17 juillet, 10h00-19h00 : Auchan Vélizy 2 Avenue de l'Europe, Vélizy-Villacoublay (78)

- samedi 18 juillet, 10h00-19h00 : Cultura Carré Sénart, allée du Trait d'union, Lieusaint (77)
- vendredi 28 et samedi 29 août, 10h00-19h00 : Auchan Plaisir, 161 Chemin Départemental, Plaisir (78)