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mardi 20 février 2018

Mon ebook sur Kindle Unlimited sans exclu !

Après avoir intitulé cet article "Discriminé par Amazon", j'ai décidé de le modifier à la suite de l'inclusion de l'ebook dont il était question, la Trilogie Ardalia, au sein du service Kindle Unlimited. Cette intégration a finalement pu être possible grâce à Librinova et Amazon France, mais ne concerne, pour tous les auteurs qui y ont recours, que Kindle Unlimited France et Royaume Uni.

Le service Kindle Unlimited, qui permet au lecteur de télécharger, pour 9,99€ par mois, dix ebooks que l'on peut renouveler autant qu'on le souhaite, est pour moi ce qui se rapproche le plus, dans le privé, d'une bibliothèque d'ebooks. 

Cela permet de toucher des lecteurs voraces et qui ne veulent pas se ruiner, qu'on ne toucherait pas autrement. 

Ayant fait, sur l'un de mes ebooks anglais, l'expérience de la rémunération Kindle Unlimited, je peux attester que celle-ci reste intéressante. Infiniment plus, par exemple que ce que fait Deezer au niveau musical, pour ne pas même parler de Youtube (qui devrait être renommé Radin.com). 

La condition d'exclusivité restait quelque chose qui m'empêchait d'opter pour KDP Select. Jusqu'au jour où j'ai appris que Librinova préparait, avec 50 auteurs tests, une formule permettant de bénéficier d'une version de Kindle Unlimited quelque peu différente de celle que connaissent les auteurs autoédités. 

Une version, en gros, destinée aux éditeurs et à des prestataires comme Librinova. 

Librinova n'est pas un éditeur. Librinova est une entreprise d'aide à l'autoédition, qui peut se transformer en agent si vous vendez plus de 1000 livres. L'auteur qui y a recours garde tous ses droits. En dessous de 1000 livres, il faut s'acquitter du prix initial du pack, 75€ par an si votre ebook fait plus de 45 000 mots, 50€ s'il fait moins de 45 000 mots. On touche alors 100% du prix de vente des revendeurs en ligne, après déduction de leur marge, c'est à dire autant qu'un auteur autoédité. 

Si on vend plus de 1000 livres (emprunts KU non compris), Librinova se transforme en agent, et nous prend 15% sur les ventes. Il n'y a alors plus besoin de renouveler le paiement annuel des packs, et on peut publier avec Librinova de nouveaux romans sans "tarif d'entrée" autre que les 15%. 


Evidemment, ce prix d'entrée de 75 € par an au minimum était quelque peu rédhibitoire. Néanmoins, la perspective de contourner les conditions d'exclusivité d'Amazon, et ce en parfait accord avec la plate-forme, était pour moi assez séduisante. 

Je savais aussi que des auteurs passés par Librinova avaient pu bénéficier de la fameuse offre éclair d'Amazon, celle que la plate-forme réserve d'habitude aux utilisateurs de KDP Select et à des auteurs triés sur le volet.  

Bref, j'ai décidé d'utiliser ce service très tôt, en devenant le 51ème auteur test, en quelque sorte. 

Dès le 11 décembre 2017, Librinova a demandé l'intégration de l'ebook que j'avais choisi pour ce test, La Trilogie Ardalia, à Kindle Unlimited.

La formule de Librinova permet d'être distribué sur plus de 200 libraires en ligne, mais je savais que même des auteurs Librinova à succès, c'est à dire ayant vendu plus de 25000 ebooks, vendaient très peu en dehors des trois ou quatre plus grosses plates-formes, et je n'attendais vraiment pas grand-chose des autres librairies en ligne.

Je misais tout sur Kindle Unlimited, et d'autant plus que Librinova avait fait preuve de souplesse, en me permettant de continuer à distribuer moi-même sur Kobo, la Fnac, Apple et Google Play. 

Cette intégration a mis plus de trois mois à se faire, puisqu'elle a été effective le 26 février 2018 seulement. Cela a entraîné la parution initiale de cet article sous le titre "Discriminé par Amazon". En effet, j'avais lancé une campagne de promo en décembre, et l'absence sur la plate-forme d'emprunt m'a été préjudiciable, ainsi qu'au roman. 

Mes ventes, comme je l'avais prévu, se sont faites en très large majorité sur Amazon et non sur les 200 autres libraires en ligne (mais j'avais gardé la main sur la distribution Kobo/Fnac, Apple et Google Play). Elles n'ont jamais pu décoller, l'absence d'intégration à KU étant un handicap majeur pour ce qui concerne la plate-forme Amazon.

On va dire que le système était encore en rôdage. Si vous souhaitez souscrire à l'offre que Librinova a rendue officielle, et ouverte à tous, il y a peu, sachez que l'intégration se fait de manière manuelle chez Amazon. Il suffit d'en faire la demande par email à Librinova après avoir acquis l'un des packs.

Examinons maintenant les particularités, avantages et défauts du pack à 75€ de Librinova, avec intégration Kindle Unlimited.  

Tout d'abord, ce service n'est valable que pour les emprunts de votre ebook en France et au Royaume Uni. Le Kindle Unlimited US n'est pour l'instant pas proposé par Amazon à Librinova. Si vous êtes auteur anglo-saxon, ce service n'est donc vraisemblablement pas pour vous. 

Si vous êtes fan des relevés de vente quotidien, il vous faudra faire une croix dessus, sauf à opter pour le pack Liberté à 120€ par an, lequel ne vous donnera ces relevés de vente que pendant 6 mois. 

Concernant les fameuses "pages lues Kindle Unlimited", vous ne pourrez pas les repérer dans vos relevés de vente, parce que ça ne fonctionne pas ainsi. Votre ebook se retrouve bien sur KU, et vous bénéficiez du boost sur le classement à chaque fois qu'il est empruné, mais, comme le précise cet article de Librinova, "Un emprunt sur Kindle Unlimited est rémunéré 30% du PPHT dès que l’emprunteur a lu plus de 20% du livre." 

C'est à dire que c'est l'ancienne formule de Kindle Unlimited qui fonctionne: vous êtes rémunéré le même prix quel que soit le nombre de pages de votre ouvrage, ce qui favoriserait la publication de livres courts... si vous ne deviez payer un nouveau pack à Librinova pour chacun de vos ouvrages, chaque année. 

Si vous en vendez plus de 1000, en revanche, vous pourrez en publier autant que vous le souhaiterez sans ce coût d'entrée des packs, mais avec le prélèvement de 15% sur les ventes. 

Je pense que, si l'on ne tient pas compte du prix des packs, les gains KU pour l'auteur sont à peu près équivalents à ceux qu'un auteur autoédité KDP Select obtient, mais cela reste à confirmer. 

Une chose qui joue en faveur de Librinova est la souplesse et la réactivité de cet acteur, qui vous permet de garder la main sur les plates-formes de votre choix (il suffit de l'indiquer par email). 

Un autre avantage, pour les auteurs ne voulant pas s'embêter à publier sur de nombreuses plates-formes, est que tout est pris en charge et se fait rapidement: c'est comme si vous ne publiiez que sur une seule plate-forme. 

L'argument de la simplicité pour choisir KDP Select est en effet souvent utilisé. Avec Librinova, les choses sont tout aussi simples. 

Il y a aussi des défauts: avec le pack à 75€, vous n'avez droit qu'à un relevé de ventes tous les 6 mois, et vous n'êtes rémunéré que tous les 6 mois. Vous ne pouvez pas non plus, en principe, changer le prix de votre ebook en cours de route -- même si j'ai constaté une certaine souplesse de Librinova à ce sujet. 

L'une des contraintes que j'ai trouvé particulièrement ennuyeuses, c'est le nombre de caractères très limité pour la description Amazon. On ne peut pas jouer non plus sur l'interlignage et la présentation en gras, ni bénéficier de cette excellent outil en ligne pour la description de son livre.  

Bref, la description est extrêmement basique. Comparez l'ebook Le Souffle d'Aoles, que j'ai autoédité sur Amazon à celui de la Trilogie Ardalia édité par Librinova pour vous en convaincre. 

Par ailleurs, il me semble que l'on peut rentrer moins de mots-clés par rapport au roman qu'en publiant directement via KDP. 

Autre contrainte, vous devez envoyer votre manuscrit word ou open office, et c'est Librinova qui se charge de la transformation en ebook. Le travail est certes bien fait, mais ne vous permet pas de peaufiner l'ebook de manière professionnelle, comme le permet gratuitement le site Draft2Digital. 

Si vous vous demandez ce que je veux dire, n'hésitez pas à télécharger un extrait de mon dernier roman, Passager clandestin

Il faut donc abandonner énormément de contrôle. 

J'espère que mon article permettra à Librinova de remédier à ces défauts. Je pense en effet que leur formule, à condition d'être utilisée pour un ebook que l'on est sûr de pouvoir promouvoir, ne serait-ce qu'auprès d'une mailing list suffisamment importante, est rentabilisable. 

Cela comporte un risque, bien sûr. Mais en passant par Librinova, si vous avez une liste de lecteurs suffisamment nombreuse, des lecteurs lisant à la fois sur Kobo, Apple et Kindle, ou même ailleurs, vous êtes sûrs de pouvoir tous les contenter, tout en bénéficiant de l'aide non négligeable de Kindle Unlimited pour la montée en classement de l'ebook sur Amazon. C'est extrêmement appréciable et professionnel. 

Si vous avez une assise de lecteurs suffisante, cela vaut la peine d'essayer, avec par exemple juste un ebook pour commencer. 

Vous vous demandez peut-être pourquoi Amazon permet en toute légalité le contournement des règles d'exclusivité de KU. Je dirais que le fait qu'il faille payer un acteur privé pour bénéficier de ce contournement valorise d'autant leur service. 

Comme je le disais dans mes précédents articles, il faut néanmoins être prudent avec Kindle Unlimited, car le prix de l'emprunt (ou de la page lue, selon les cas) varie d'un mois sur l'autre puisqu'il dépend d'une sorte de pot commun qu'Amazon réactualise chaque mois. 

Même avec une super base de lecteurs pour vous aider à revenir sur le prix annuel du pack Librinova, il viendra peut-être un jour où cet article ne sera plus pertinent, c'est à dire que la rémunération KU sera trop faible pour vous permettre d'engranger des bénéfices intéressants sur une année. 

Pour l'instant, il y a moyen de limiter les risques pour un auteur expérimenté. 

[EDIT 06/03/2018] L'avis d'une romancière auto-publiée depuis plusieurs années avec l'aide de Librinova, sur le blog Vivre de ses Romans.

lundi 9 janvier 2017

Mutualisation de commentaires

En mars 2016, j'évoquais dans un billet intitulé Passerelles le fait que Google Books, via sa plate-forme Google Play, répercute sur ses pages d'ebooks en vente les commentaires publiés sur Babelio. Désormais, sachez que Google Play affiche aussi les commentaires parus sur le site de la Fnac. Dans ce contexte, il est extrêmement curieux que les commentaires du site Kobobooks, partenaire historique de la Fnac, n'apparaissent pas sur le site de la Fnac, et vice-versa. 



Si j'étais Michaël Tamblyn , PDG de Kobo, je serais extrêmement mécontent. Comme s'il ne suffisait pas que Kobo, et son site kobobooks.com, ait perdu son rattachement au site Goodreads et les millions de commentaires qui allaient avec, à présent, on se retrouve avec le géant Google qui récupère les commentaires que postent les clients de la Fnac sur son propre site de vente d'ebooks. 

Et ce, alors même que Kobo et la Fnac sont censés avoir un partenariat privilégié depuis l'arrivée de Kobo en France! Il y a là au minimum de quoi brouiller les cartes dans le jeu des alliances, et si l'on voit un peu plus loin, une opportunité manquée pour Kobobooks d'agréger des commentaires plus nombreux. 

La mutualisation des commentaires Fnac et Kobobooks me semble donc aller de soi, même si cela ne figurait pas dans le partenariat initial -- rien n'interdit de l'amender pour l'améliorer. 

L'Internet 2.0 progresse, et, je pense, va offrir des opportunités plus importantes pour les entreprises se montrant suffisamment agiles.

Dans l'article intitulé Passerelles, j'écrivais: "Kobo, (...), gagnerait sans doute à démarrer de nouveaux partenariats, cette fois avec des blogueurs."

Les conseils que je vais développer ici ne sont pas valables seulement pour Kobo, mais aussi pour les autres plates-formes comme Amazon ou Apple.

Une plate-forme ayant mis en place des contacts avec les auteurs indés et éditeurs est idéalement positionnée stratégiquement pour augmenter le flux des commentaires. 

En effet, la personne en lien avec les auteurs et éditeurs sur une plate-forme comme Kobo est en situation de leur proposer des partenariats livres ou ebooks gratuits en échange d'un commentaire honnête sur un blog, jouant ainsi le rôle de tierce personne si précieuse dans la relation auteurs-blogueurs.

Ce rôle de plate-forme organisatrice de relations entre blogueurs et auteurs, un site comme Livraddict l'a déjà brillamment mis en place, en proposant à des blogueurs des "pools" (groupement) de livres ou ebooks en partenariat, ce qui permet à ces blogueurs (souvent des blogueuses), de choisir les lectures les plus attrayantes, selon leur goût. 

C'est selon moi la formule la plus efficace, celle qui donne un véritable choix aux blogueurs, qui peuvent ainsi "venir faire leur marché" en toute quiétude.

Si un site de vente entrait dans ce cercle, à quel endroit les blogueurs viendraient-ils faire leur marché? Eh bien je verrais bien une section spéciale du blog Kobo, ou d'un blog Amazon par exemple. 

Je verrais bien les ingénieurs de la plate-forme de vente développer un code HTML que les blogueurs intégreraient dans leur article, code qui permettrait au commentaire de se retrouver directement sur la page du livre chroniqué sur le site de vente, en plus de figurer sur le blog.

En échange, les blogueurs qui intégreraient le code HTML auraient un lien direct vers leur blog dans la signature de leur commentaire sur le site de vente. 

Il faudrait bien sûr que la personne en lien avec les éditeurs ou auteurs vérifie que chaque blogueur réclamant un livre dispose bien d'un véritable blog de chroniques. 

Les points de tension à prévoir pour la personne chargée de la relation avec les éditeurs ou auteurs seraient bien évidemment les délais avant chaque chronique, ou le degré de satisfaction de l'auteur une fois la chronique/le commentaire posté.

Chaque acteur, auteur ou blogueur, aurait intérêt à se montrer le plus respectueux possible envers l'autre afin que l'expérience se pérennise, mais la présence du site de revente comme filtre entre les deux devrait permettre de modérer naturellement les choses.
Bon, je suis peut-être trop optimiste. Il y a peut-être, pour un site de vente, un conflit d'intérêt dans le fait de mettre en place de manière trop active un système de commentaires.

Ce conflit d'intérêt pourrait cependant être désamorcé au moins en partie par la fameuse phrase du blogueur/commentateur: "j'ai reçu ce livre gratuitement en échange d'un commentaire honnête." Ce serait en tout cas dans l'intérêt commun de tenter le coup, ne serait-ce que sur une période d'essai de six mois.
   

mercredi 24 août 2016

Les "Giveaways" Amazon... et le rôle de Twitter

Les "Giveaways" sont des tombolas offrant la possibilité aux participants de gagner des objets par tirage au sort, sur simple inscription gratuite. Pour les auteurs, le site offrant le plus de retombées en nombre de lecteurs (surtout avec un livre en anglais) est Goodreads, spécialisé dans les livres, en particulier papier. Mais Amazon Etats-Unis offre aussi aux auteurs de tous pays la possibilité de réaliser des "Giveaways" sur son site .com (mais pas sur le .fr) avec des livres papier. J'ai tenté, depuis mai 2016, de déterminer l'efficacité de ce type de démarche promotionnelle.

Ce qu'il faut tout d'abord savoir sur les Giveaways Amazon, c'est que seules les personnes ayant une adresse postale (physique, donc) aux Etats-Unis peuvent s'y inscrire en tant que participants. 

Ces Giveaways ne concernent pas seulement les livres, mais toutes sortes de produits vendus par Amazon sur son site américain. 

Amazon offre depuis quelques mois aux auteurs américains la possibilité de faire des giveaways sur leurs ebooks. Mais les autres auteurs au niveau international n'ont la possibilité d'offrir leur livre par tirage au sort que sous format papier, et que sur le site américain. 

Il ne faut pas forcément avoir un livre écrit en anglais pour l'offrir aux lecteurs d'Amérique du Nord: pour les auteurs ayant un livre imprimé par Createspace, il suffit d'aller sur la page de son livre broché sur Amazon France et de remplacer l'URL .fr par un .com pour accéder à la version américaine. 

Ensuite, ne restera qu'à faire défiler l'ascenseur (barre verticale) vers le bas pour voir apparaître le cadre "Set up a Giveaway": 


Vous devez alors choisir le mode de sélection des candidats. Le plus à gauche sur l'image ci-dessous est la sélection aléatoire, celle que j'ai utilisée pour mes Giveaways, mais vous pouvez aussi choisir "le nombre chanceux" (un vainqueur, par exemple, tous les 300 participants) ou "les premiers servis" (le ou les premiers qui cliquent gagnent).




On peut choisir d'offrir un ou plusieurs livres. Amazon fait payer aux auteurs qui offrent leurs livres les frais de port en plus du prix du livre.

Les livres que vous offrez, contrairement à ceux de Goodreads, ne peuvent être signés par l'auteur. C'est à la fois un inconvénient et un avantage, puisque les livres gagnés par les lecteurs sont directement fabriqués en impression à la demande par Amazon, et qu'Amazon se charge aussi de les envoyer à l'adresse du gagnant. 

Donc, moins de démarches à effectuer pour les auteurs, mais des livres moins personnalisés pour les lecteurs.

L'auteur va percevoir des royalties sur chaque livre qu'il offre. Bien sûr, l'opération, même en tenant compte des redevances d'auteur, reste un investissement pour l'auteur, car le paiement des redevances, lequel intervient deux mois après l'investissement, ne fait que réduire le coût global.

Mais il faut savoir que si vous choisissez l'une des deux premières options (par exemple pas de gagnant s'il n'y a pas au moins 300 participants) et que vous n'atteignez pas vos objectifs pour la durée du Giveaway, qui est d'une semaine au maximum, Amazon va vous rembourser, et vous ferez une opération blanche.

La "prise de risque" par rapport au nombre de participants escompté est donc minimale, et sur ce coup-là, je n'ai absolument pas eu l'impression qu'Amazon essayait de faire son beurre sur mon dos.

Mais le point crucial de l'affaire, c'est évidemment: quels sont les moyens mis en œuvre par Amazon pour faire connaître ce livre que vous tenez à mettre en avant?

Eh bien, c'est là malheureusement que le bât blesse: Amazon s'appuie avant tout sur Twitter pour mettre en avant ce giveaway. 

En effet, il est impératif de signaler le Giveaway sur Twitter à l'aide d'un hastag de type: #AmazonGiveaway. 

Or la page des Giveaways Amazon sur Twitter ne compte que 32 500 "followers", ou personnes intéressées. Pour tous les produits mélangés.

Quant à la page des Giveaways Amazon sur Facebook, c'est une plaisanterie: seulement 425 "j'aime"!

Alors, 32 500 followers sur Twitter, cela paraît beaucoup, mais il faut savoir qu'une star comme Beyoncé en comptabilise 14,5 millions! Amazon peut donc sans doute mieux faire à ce niveau.

Et à ce sujet, quand vous regardez les tweets de la chanteuse, vous vous apercevez qu'ils ne sont partagés ou aimés qu'entre 20 000 et 40 000 fois, ce qui donne une idée du niveau d'engagement des utilisateurs de Twitter (14,5 millions qui la suivent, mais 40 000 qui participent réellement). 

J'ai donc très vite compris que si je souhaitais mettre en avant mes livres traduits en anglais, il allait falloir que je me crée un compte Twitter exclusivement dédié à mes livres anglais, et que je fasse en sorte "d'engranger du follower", si vous me passez l'expression. 

En effet, j'ai lancé un Giveaway Amazon sur Turquoise Water juste après avoir créé mon compte Twitter, et je n'ai eu que 363 participants, malgré les trois exemplaires offerts. 



Ce qui n'est pas si mal, si l'on considère que les Giveaways de livres sont perdus parmi de nombreux autres produits offerts. 

Comme je demandais 500 participants minimum par livre envoyé (il faut savoir que sur Goodreads, j'ai entre 600 et 700 participants chaque fois que j'offre un livre en langue anglaise), Amazon m'a intégralement remboursé. 

Pour trouver des followers sur Twitter, je suis allé sur les comptes d'auteurs américains connus et moins connus de Fantasy, que j'ai suivis, et en explorant leurs pages, je suis tombé sur des lecteurs de Fantasy, que j'ai suivis lorsqu'ils habitaient aux Etats-Unis. 

Twitter est assez pratique parce que certains utilisateurs définissent leurs centres d'intérêt sur leur profil raccourci, ce qui fait gagner du temps. 

Sans avoir fait appel à aucun service payant, je me suis retrouvé avec plus de 500 followers le mois suivant. Même si j'avais l'impression que chaque auteur était sur Twitter uniquement pour sa promo, j'ai essayé d'animer ma page avec des sujets autres que mes livres pendant cette période (la plupart du temps en tout cas, puisqu'il fallait tout de même que je fasse connaître mes Giveaways). 

J'ai donc lancé un nouveau Giveaway que j'ai annoncé sur ma page Twitter, avec des hashtags non seulement vers Amazon Giveaway, mais aussi vers fantasy, ebooks... 

Le gain en nombre de lecteurs a été faible, alors que j'offrais 3 exemplaires de The Breath: 463 participants. 


Mais comme j'avais abaissé mes critères à un vainqueur pour 300 participants, j'ai tout de même eu un vainqueur.

Vous pouvez notamment mettre comme condition de participation pour les entrants au Giveaway qu'ils vous suivent sur Amazon, ou bien sur Twitter. 

Connaissant l'implication des utilisateurs de Twitter, j'ai plutôt choisi d'être suivi sur Amazon, afin que les participants soient informés de la sortie de mon troisième tome en anglais (qui sort d'ailleurs le 29 août). 

Vous avez aussi le droit d'écrire un message à tous les perdants, message que se chargera d'envoyer Amazon, car vous n'avez pas accès, contrairement à ce qui se fait sur le site Goodreads, aux profils des participants du Giveaway.

J'en ai donc profité pour les informer de l'existence de la version gratuite du livre (The Breath) sous format ebook, en pointant le lien sur lequel ils pouvaient cliquer. 

Malgré cela, le nombre de téléchargements de The Breath est resté stable les semaines suivantes. 

L'expérience a été intéressante dans l'ensemble, mais le fait de ne pas avoir accès au profil des participants du Giveaway est un vrai frein: impossible de tisser des liens avec des lecteurs qui seraient intéressés par votre livre, contrairement à ce qu'il est possible de faire sur Goodreads. 

Par ailleurs, les moyens mis en œuvre par Amazon pour faire la promo de ces giveaways sont dérisoires.

Ce sera malgré tout quelque chose à surveiller dans l'avenir, mais il faudrait qu'Amazon crée un compte Twitter et une page Facebook dédiés aux giveaways de livres (ou d'ebooks s'ils l'autorisent le don d'ebooks ailleurs qu'aux Etats-Unis), avec un nombre de followers ou de personnes qui aiment la page beaucoup plus important pour que ces giveaways puissent vraiment compter dans l'arsenal promotionnel de l'auteur. 

[EDIT 30/08/2016] Découvrez en cliquant sur ce lien un guide pratique en anglais sur les giveaways Amazon.

mercredi 2 mars 2016

Passerelles

Le saviez-vous? Il existe une passerelle entre les commentaires publiés sur le site Babelio et le site de ventes d'ebooks Google Play. Chaque commentaire publié sur Babelio se retrouve ainsi sur la page de l'ebook correspondant sur le site Google Play. Ce type de partenariat est à l'avantage à la fois des sites de ventes, des auteurs et des lecteurs, surtout lorsque l'on sait combien il est difficile, pour les auteurs, d'obtenir des commentaires directement sur le site de vente. 

Ce type de partenariat gagnerait sans doute à se voir élargi. On sait par exemple qu'Amazon possède le site Goodreads. Pour autant, les commentaires Goodreads ne sont pas transférés automatiquement sur Amazon. 

Pour les auteurs traduits en anglais ou anglophones, il est évident que le nombre de commentaires est plus important sur Goodreads que sur Amazon. 

La traduction anglaise du Souffle d'Aoles, The Breath of Aoles, a par exemple été commentée 54 fois sur Goodreads contre seulement 37 fois sur Amazon Etats-Unis.  

Il faudrait juste qu'Amazon soit capable de reconnaître dans quelle langue a été posté un commentaire sur Goodreads, afin d'envoyer ce commentaire sur les boutiques des pays parlant cette langue.

Donc, même si des liens vers les boutiques de ventes existent sur Goodreads, il est évident qu'un site comme Amazon vendrait encore plus d'ebooks avec des commentaires Goodreads se reportant automatiquement sur Amazon, comme cela se fait entre Babelio et Google Play.

Vous allez me dire, les personnes commentant sur Goodreads ne veulent pas forcément voir leur commentaire apparaître sur Amazon. Il suffirait alors de leur donner le choix, avec une case à décocher pour que leur commentaire n'apparaisse pas sur Amazon. 

Sur le site Kobobooks, il est maintenant très facile de laisser un commentaire ou une note. Kobo, qui avait justement initié ce type de partenariat/passerelle avec Goodreads à ses débuts (avant le rachat de Goodreads par Amazon), gagnerait sans doute à démarrer de nouveaux partenariats, cette fois avec des blogueurs. 

Les blogueurs ont la liberté de décider de copier/coller leur commentaire sur un site de vente. S'ils souhaitent que leurs chroniques soient davantage lues, cela peut d'ailleurs être un bon moyen. 

Mais pour des sites comme Kobo, il pourrait être stratégiquement bien vu d'offrir des réductions sur des ebooks, voire sur des liseuses électroniques, pour les blogueurs s'engageant à poster régulièrement sur leur site. 

Une chronique représente souvent une passion, mais aussi un vrai travail du moment qu'elle est sérieuse et argumentée. Je ne vois rien de choquant à ce qu'une forme de rémunération indirecte soit liée aux chroniques, à condition que cette rémunération provienne d'un site de vente et non d'un auteur ou éditeur en particulier, pour des raisons évidentes de conflit d'intérêt. 

On sait aussi qu'il existe des liens d'affiliation, qui permettent déjà aux blogueurs ou sites de regagner de l'argent sur les livres vendus sur les grands sites de vente. Mais l'un n'empêche pas l'autre, non? 

Un plus grand nombre de commentaires sur les sites de ventes, dans la mesure où ce sont des commentaires honnêtes, entraînera un plus grand dynamisme favorable aux ebooks. 

Même si Google Play est loin d'être le partenaire le plus généreux envers les auteurs indépendants, il faut bien le dire, ce que fait Babelio va donc dans le bon sens, et mérite d'être salué.

mardi 19 janvier 2016

La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

A présent que la poussière est quelque peu retombée, et que j'ai présenté mes excuses, je crois qu'il est temps de repartir vers quelque chose de beaucoup plus constructif et positif - comme je l'avais promis dès le départ. Cet article se divise en trois parties. Une pour les conseils aux auteurs et aux blogueurs, avec le concours très apprécié d'Elen Brig Koridwen. Une pour les sites ou blogs ne chroniquant que les livres papier. Et la dernière, pour les sites ou blogs chroniquant les livres quel que soit leur format. Les sites et blogs listés ici acceptent les ouvrages d'auteurs indépendants sans pour autant forcément militer pour ces ouvrages. Ils considèrent qu'un livre est un livre, quelle que soit sa provenance, et qu'il y a de bons et de mauvais ouvrages, quelle que soit la manière dont ils sont édités. 

Conseils aux auteurs et aux blogueurs

La plupart de ces conseils sont tirés du Petit Guide de Savoir Vivre entre Auteurs et Blogueurs d'Elen Brig Koridwen, et de son groupe Facebook. Je précise avoir rectifié l'article initial suite à des remarques que l'on m'a faites, et dans un souci d'apaisement.


1) Auteurs  



Elen : Amis auteurs, j'espère que de nombreux blogueurs s'inscriront ici pour vous chroniquer, mais le fait qu'ils soient a priori « volontaires » ne signifie pas qu'ils seront à votre disposition.

Pour commencer, merci de veiller à ne leur soumettre que des textes bien présentés, corrigés avec soin, et si possible dans une forme aboutie (lire un premier jet est rarement une expérience enthousiasmante, et votre but n'est pas de vous dévaloriser !)

Avant de demander à un blogueur le service (car c'en est un) de lire et chroniquer votre livre ou votre manuscrit, faites connaissance avec son blog. 

Vérifiez que ses goûts sont en adéquation avec le genre de votre roman. S'il n'aime que la fantasy alors que vous écrivez du polar, il y a peu de chance que cela fonctionne. 

Ne sollicitez que les blogueurs qui expriment clairement leur accord pour chroniquer des autoédités.

Ne harcelez pas les blogueurs ! S'ils ne répondent pas, ne donnent pas suite à un premier contact, tardent à rendre un avis ou une chronique, ne les relancez pas, soyez patients. Ils n'ont pas que votre œuvre sur le feu, et il n'est pas rare que leur « pile à lire » dépasse 300 ouvrages. Comprenez-vous, maintenant, l'exaspération de certains ?

Si une chronique ou un avis vous semble dur et vous blesse, restez fair-play ! Un avis négatif est un atout inestimable pour un auteur, même confirmé : il peut lui permettre de s'améliorer et de toucher davantage de lecteurs. 

Après avoir récupéré (ou non) l'avis espéré, soyez courtois : remerciez le blogueur de son attention en suivant son blog, en likant et commentant ses publications. Que son avis vous ait ou non été agréable, il ou elle a passé du temps et dépensé de l'énergie pour votre ouvrage. Cela mérite respect et reconnaissance.

Et bien sûr, si le blogueur est aussi auteur, rendez-lui à votre tour le même service ! Je ne parle pas d'un échange de commentaires de complaisance, attention... Il s'agit de suivre son profil, sa page, son blog, de liker ses commentaires, bref de vous intéresser à lui en retour. Même si l'on pense ne pas avoir le temps, il apparaît vite que cet échange nous fait découvrir des tas de choses intéressantes, et permet de très belles rencontres. Etre auteurs, c'est avant tout s'ouvrir au monde, me semble-t-il. Alors likons-nous les uns les autres... Mais bon, Mamie Elen ne va pas vous (re)faire la morale :)

Alan : Je sais qu'il peut être délicat de se présenter en tant qu'auteur indépendant auprès des blogueurs, mais l'on ne peut pas demander la transparence que dans un sens. 

Mieux vaut clarifier les choses dès le départ, que l'on sache où l'on va.
Quand c'est non, c'est non. Ne forcez surtout pas les choses.

Ne revenez pas sur une critique que vous n'avez pas appréciée. Ce n'est pas professionnel et cela vous nuira.
N'oubliez pas que les blogueurs prennent sur leur temps personnel en dehors de leur temps de travail pour assouvir leur passion. Soyez patients.

Et n'oubliez pas: respect, respect, respect!

2)  Blogueurs

Elen : Économisez aux auteurs et à vous-mêmes les contacts inutiles : en premier lieu, enregistrez dans la rubrique « fichiers » les genres que vous lisez ou non, et toute précision qui guidera vers vous les auteurs qui vous conviendront.

Afficher les mêmes restrictions dans la rubrique « contacts » de vos blogs vous éviterait peut-être bien des sollicitations inopportunes (je sais que des auteurs trop impétueux passent outre ; espérons que de tels comportements vont disparaître). 

Prenez soin d'avertir l'auteur d'un délai approximatif pour le rendu de votre chronique, en précisant bien que ce délai n'est pas un engagement ferme, et pourra être dépassé. 

Ayez la gentillesse de rendre des chroniques constructives, comme le fait l'immense majorité d'entre vous. On a vu parfois un blogueur « se payer » un auteur, et si tout le monde peut avoir un mouvement d'humeur, pensez que derrière l’œuvre qui vous a irrité(e), il y a un être humain sensible qui y a mis tout son cœur. Faire lire son ouvrage, même si c'est le but de tout auteur, est aussi difficile que de se mettre nu devant vos yeux. 

Avec de la bonne volonté et un peu d'organisation de part et d'autre, la blogosphère littéraire et le petit monde des « indés » sortiront de cette expérience plus forts, plus soudés, plus efficaces.

Bons échanges à toutes et à tous !

Alan :  J'ai des suggestions et conseils, mais en même temps je ne suis pas blogueur littéraire. Donc à vous de me dire dans la section "commentaires" si je fais fausse route.

Gardez à l'esprit que ces suggestions s'adressent avant tout à des blogueurs débutants.

Dans le formulaire de contact, une mention "je lis sous tous les formats, ebook ou papier", ou bien, "je lis uniquement en format papier" serait la bienvenue et vous épargnerait d'avoir à expliquer la chose.

De même, si vous ne souhaitez pas lire d'auteur indépendant, il serait utile de l'inscrire dans cette même rubrique "contacts", afin d'éviter toute malentendu.

Je sais que des auteurs outrepassent ces consignes. Je le sais. Mais j'ose espérer que ce n'est pas la majorité. Et puis vous ne le saurez pas tant que vous n'aurez pas essayé.

Si vous n'avez pas de formulaire de contact, vous pouvez reporter ces indications dans la rubrique "à propos de vous".

Si vous avez une page Facebook, vous avez moyen d'épingler une publication (cliquez sur la flèche en haut à droite du cadre, puis "épingler en haut"). Vous pourrez ainsi remettre votre message de bienvenue ainsi que les informations concernant les genres et formats que vous lisez sur la page Facebook.

Si vous êtes victime de spam sur votre page Facebook, vous avez moyen de la paramétrer pour être la seule personne à pouvoir y poster. Si un auteur vous harcèle, vous avez moyen de le bloquer ou de le signaler à Facebook. On préférerait tous éviter d'en arriver là, mais malheureusement parfois il n'y a pas d'autre choix. 

Concernant l'épineux problème du délai de rendu, je ne suis pas sûr qu'il soit toujours possible de l'indiquer. Certains blogueurs indiquent le nombre de livres qu'ils ont à lire, ce qui donne déjà une idée par rapport aux délais.


Je préconise d'utiliser une adresse électronique spécifique à votre blog ou site si vous avez beaucoup d'auteurs qui vous contactent.

Je préconise, lorsque vous voyez que vous avez un délai de lecture d'une nouvelle œuvre de trois mois ou plus, de ne plus accepter d'autres livres. Vous pouvez l'indiquer aux auteurs dans le formulaire de contact.

Vous pouvez aussi télécharger un logiciel de messagerie gratuit comme Thunderbird, et utiliser la fonction réponse automatique. Ce tutoriel vous expliquera comment faire avec les filtres.

Ainsi, vous n'aurez plus besoin de répondre à chaque auteur: l'email de réponse indiquant que vous ne prenez plus de livres pour le moment partira automatiquement tant que votre ordinateur restera allumé.

Vous pouvez par exemple indiquer : "Je ne prends plus de livres pour le moment. Si vous m'avez déjà envoyé le vôtre et êtes en attente d'une chronique, c'est moi qui me chargerai de vous recontacter dès la parution de l'article sur mon blog."

Si vous partez en vacances, c'est un peu plus compliqué, il vous faudra passer directement par le serveur mail ou utiliser un autorépondeur (payant). 

Vous êtes débordé(e) par le nombre de livres ou d'ebooks de manière très rapide et fréquente? C'est peut-être le signe que vous avez besoin de vous agrandir. 

Pourquoi ne pas faire un appel de candidatures pour de nouvelles chroniqueuses ou chroniqueurs sur votre blog? Il existe de nombreux forums de lecteurs, et vous pouvez aussi utiliser Goodreads ou Babelio pour relayer le message.

Goodreads a l'avantage de pouvoir être paramétré pour répercuter vos articles de blog: l'article de votre blog où vous ferez votre appel à candidatures sera ainsi vu par tous vos contacts Goodreads. Vous pouvez aussi créer un groupe Goodreads (ou Facebook) avec la mention "Recherche chroniqueuses/chroniqueurs".

Ne sous-estimez pas ce moyen: pas mal de personnes ne seraient pas contre d'écrire des articles sur des livres bénévolement sans pour autant avoir à tenir un blog. Votre blog en deviendra plus dynamique, les articles, plus nombreux. Votre audience devrait en principe s'en trouver accrue. 

Même si vous n'écrivez que pour le simple plaisir, sans chercher à faire de l'audience, vous diminuerez le stress lié aux multiples demandes. Après tout, si vous en avez beaucoup, c'est que vous êtes déjà populaire, en tout cas parmi les auteurs!

Autre possibilité: vous affilier à une communauté de blogueurs comme Livraddict. Cela a l'avantage de vous permettre de choisir vous-mêmes les œuvres qui vous conviennent le mieux au sein d'un forum.

Les listes

Toute personne souhaitant se désinscrire de ces deux listes peut le faire à tout moment en me le signalant en commentaire du blog. Même chose si vous n'avez pas été rangé dans la bonne catégorie et désirez en changer.

Liste des sites et blogs chroniquant des livres papier uniquement:

- Groupe Facebook Les Blogueurs qui lisent les Indés
- Groupe Facebook Auteurs cherchent avis, chronique ou beta-lecture
- blog Mo comme Mordue 
- blog Les livres de Maya 
- blog Les femmes qui lisent sont dangereuses 

- blog Nuages de mots 
- site Les Chroniques de l'Imaginaire (genres de l'imaginaire)
- site ArcaneSFantasy (SF et Fantasy)
- blog lecoindedominique.fr 
- blog Flynn SFF 
- blog Les lectures d'Eole
- blog Au boulevard du livre - Page Facebook
- blog Ma passion livresque - Page Facebook
- blog Lecture de Petite Plume 
- chaîne YouTube My books my passion (youtubeuse: Lou-Ann loutiamas@hotmail.fr )

 
Liste des sites et blogs chroniquant des livres papier et des ebooks:

- Groupe Facebook Les Blogueurs qui lisent les Indés
- Groupe Facebook Auteurs cherchent avis, chronique ou beta-lecture 
- blog ma bibliothèque bleue : Romans, polars, poésie (pas de SF ni de Fantasy) 
- blog Crocbooks 
- blog La lecture des livres

- blog Rê-v-alité 
- blog Chocolat Cannelle
- blog Mon tas de trucs
- blog CannibaLecteur  

- blog Les Vagabonds du Rêve
- blog Le petit monde d'Aniouchka

- blog Frédéric Gobillot   
- site Le salon de lecture d'IDBoox.com
- site La chaumière des mots 
- blog Chroniques aigues
- blog Inspirer et partager
- blog Des livres, des fils et un peu de farine
- blog Littérature et Français
- blog Rose lit, Rose écrit
- blog Chroniques de Mites
- blog Mes Rêves Eveillés
- blog Des livres et Moi
- blog Au bazaar des Livres
- blog Blog d'un mordu de livres 
- blog La Biblio de Sophie

Je souhaite que ces listes s'agrandissent peu à peu. Je comprends que l'on puisse me juger sévèrement suite à l'article qui a fait polémique, mais je crois qu'il y a eu un gros malentendu, et notamment des propos que l'on m'a prêtés par rapport aux SP ainsi que des interprétations erronées par rapport à la manière dont les auteurs doivent réagir en cas de refus d'un blogueur. 

Je ne suis pas l'auteur le plus représentatif de l'autoédition non plus. Il y a autant de sensibilités et de différences que d'auteurs eux-mêmes.

Si un autre auteur souhaitait reprendre le flambeau pour noter ces sites, et d'autres, sur son blog, je n'y verrais aucune forme de concurrence.

EDIT 19/05/2017 : Le blog L'évasion littéraire recense près de 200 blogs de chroniqueuses ou chroniqueurs qui lisent des auteurs autoédités. C'est une immense satisfaction pour moi! A noter aussi: Le site Simplement Pro, très efficace apparemment, pour proposer vos livres à des blogueurs sans les contacter directement.    

vendredi 15 janvier 2016

La liste des blogs et sites qui ne vous chroniqueront pas

Chaque action génère une réaction. A l'incroyable ouverture engendrée par l'autoédition, qui n'est pas sans engendrer ses propres excès (Charlie Hebdo existerait-il sans la liberté d'expression?), succède en s'amplifiant une vague de rejet de cette même autoédition. Rejet qui vient le plus souvent des auteurs, et parfois, paradoxe des paradoxes, des auteurs autoédités eux-mêmes! Plutôt que de s'entredéchirer, je crois qu'il serait plus constructif pour les auteurs comme pour les lecteurs de signaler les blogs qui font preuve de sectarisme intellectuel, en se cantonnant aux œuvres traditionnellement éditées. Ceci, afin de ne pas perdre son temps et son énergie à contacter des blogueurs qui non seulement n'auront aucun intérêt pour ce que vous écrirez, mais, du haut de leur tour d'ivoire, vous jetteront à la figure leur refus plein de morgue.  

Bookbub est un site américain qui s'est développé à l'international (notamment Canada et Royaume Uni), et qui envoie chaque semaine ses newsletters à plus de 4 millions de membres

Ses newsletters concernent des ebooks, ou livres numériques, dont ils recommandent la lecture. En 2014, 131 ebooks qui ont bénéficié d'une mise en avant sur Bookbub sont devenus des best-sellers du New-York Times. 

Eh bien devinez quoi? Bookbub a annoncé dans son dernier article de blog que la moitié des livres acceptés chaque année sont des œuvres indépendantes ou autoéditées. 

Quel est le premier gagnant? Le lecteur, bien sûr, qui bénéficie d’œuvres triées sur le volet par l'équipe de Bookbub, d'une très grande diversité. 

Je précise n'avoir jamais bénéficié d'une promo Bookbub. Ces promos, il faut le signaler, sont payantes pour l'auteur. Mais j'admire le travail qu'ils font. 

En France, pays où les institutions continuent à revêtir un aspect sacré là où l'initiative individuelle est fortement dépréciée - et se retrouve d'ailleurs matraquée en termes fiscaux, ce qui pourrait faire l'objet d'un autre article - de nombreux blogs ne chroniquent que des livres papier aux dépens des ebooks. 

Et parmi ces blogs, une foultitude ne chronique que des romans édités par la "grande" ou "petite" édition.

Quels sont les perdants? Les auteurs indépendants, bien sûr, qui y perdent très largement en termes de visibilité de leurs œuvres.

Mais aussi les lecteurs, qui eux, perdent en diversité de conseils de lecture. Eux sont souvent bien plus attachés à l'histoire qu'à des problèmes techniques ou stylistiques d'écriture.


Le raison du rejet des œuvres indépendantes vient souvent d'un manque de moyens de ces derniers auteurs, qui ne peuvent se permettre d'envoyer 150 de leurs œuvres en format papier à des blogs. 

C'est une démarche pro que de faire cela, et les petits éditeurs qui s'y emploient ont toute mon estime. 

Personnellement, je vis à temps plein de l'écriture, et mon expérience personnelle me fait dire que ce ne serait pas rentable pour moi d'avoir cette démarche. 

Mais voilà, il y a aussi les ebooks, qui sont de plus en plus adoptés en France (on parle de 17 ou 18% de lecteurs qui lisent de l'ebook je crois). Et qui plaisent en premier lieu aux dévoreurs de livres... qui sont souvent des blogueurs, et en particulier des blogueuses. 

J'ai été ravi de constater que certaines blogueuses de Livraddict ont récemment chroniqué mes ouvrages en format ebook. Même expérience positive avec Have a break, have a book.  

Cette ouverture d'esprit est un véritable rayon de lumière dans la forêt bien ténébreuse, il faut le dire, du sectarisme intellectuel.

A ce sujet, j'ai dernièrement secoué la tête en lisant l'article intitulé Je ne lis pas d'auto édition d'une blogueuse. 

La seule chose qui m'ait tiré un sourire a été cette citation du Manifeste Dada 1918 dans l'à propos du blog: Une œuvre d’art n’est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous. La critique est donc inutile, elle n’existe que subjectivement, pour chacun, et sans le moindre caractère de généralité. 

On aurait pu croire qu'une telle citation aurait incité la blogueuse en question à un peu plus d'humilité par rapport à l'extraordinaire richesse et diversité des œuvres autoéditées.

Je n'ai pas été étonné de constater que la personne affichant un tel rejet était elle-même auteur.

Elle n'est pas la seule dans ce cas. Bien sûr, elle est libre de son opinion, et elle a ses arguments, qui, de son point de vue, sont défendables. 

Mais ces blogueurs qui préfèrent systématiquement se maintenir dans le confort intellectuel, d'ailleurs tout relatif, étant donné que les œuvres traditionnellement éditées sont loin d'être irréprochables, sur le fond comme sur la forme par les temps qui courent, ces blogueurs sont une perte d'énergie et de temps pour nous autres auteurs qui cherchons à nous faire connaître.
  
Je propose donc de commencer ici une liste des blogs et sites qui rejettent systématiquement les œuvres indépendantes. Cette liste pourra être augmentée en fonction des blogs que l'on me signale (y compris par les auteurs des blogs eux-mêmes, d'ailleurs), et n'a pas de caractère définitif: elle pourra être retouchée en fonction des changements de politique des sites et blogs. 

On trouvera aussi dans cette liste certains sites qui m'ont déjà chroniqué lorsque je n'étais pas franchement engagé dans l'autoédition, mais ce sont dans un deuxième temps détournés. S'ils s'avèrent que ces sites continuent à chroniquer des auteurs autoédités sous format ebook, je les enlèverai de la liste.

- SophieLit, pour les raisons que l'on sait
- le blog de Fantasy accro Livrement : un seul auteur de Fantasy indépendant chroniqué, Hugh Howey 
- le site Sci-Fi Universe: partenariat rompu
- le site Actu SF: partenariat rompu
- le site Fantastinet: partenariat rompu 
- le blog Encore du Noir!
- le blog un papillon dans la lune
- le blog La Prophétie des ânes
- le blog Welcome to Nebalia
- le site Vampirisme.com
- le blog De Livres & d'Epices
- le blog Le Dragon Galactique
- le blog Book en Stock
- le blog l'affaire Herbefol
- le site MyInnershelf
- blog Books and iced coffee
- blog RSF blog
- blog Plume de Cajou
- blog Le monde fantastique de Chinmoku
- blog de Mirrorcle World
- blog By Kimysmile
- blog Lectures et Voyages
- blog Enjoy Books
- blog Les P'tits loisirs de Simi
- blog Snow White of the Moon
- blog Ombre lunaire
- blog Double Page
- blog Croq' livres
- blog / chaîne Booktube JessLivraddict
- blog Lire une passion
- blog April the Seven
- webzine Onirik.net
- blog Pomme's book 
- blog Ansible
- blog La Puce à l'oreille
- blog Les chroniques de Miawka
- blog Délivrer des livres
- blog Les petits mots de Saefiel
- blog Once Upon a Time  
- blog Enna lit, Enna vit
- blog Le Brocolis de Merlin
- site limaginaria 


Certains de ces blogueurs ont déjà chroniqué des autoédités, mais ont demandé à être rajoutés malgré tout.

La très grande majorité ne m'a pas été signalée, mais provient de blogueurs s'étant eux-mêmes désignés.

C'est leur choix, et je le respecte. Je souhaite que tous les auteurs respectent aussi leur choix, et les respectent eux avant tout, en tant qu'être humains. C'est primordial. Je vous renvoie aux commentaires pour plus de précisions.

Je déplore bien sûr le manque d'égards dû aux blogueurs au moment de les contacter qui a été signalé en commentaires. Manque d'égards qui aurait trop souvent tendance à se transformer en harcèlement, hélas.

Ces témoignages n'ont fait que me renforcer dans l'idée de l'utilité de cette liste, même si elle-même peut apparaître comme une insulte pour les blogueurs - ce n'était pas le but recherché.


Ceux qui souhaitent être désinscrits peuvent bien sûr me le signaler.

Les commentaires étant suffisamment nombreux, j'écrirai un nouveau billet, avec les sites ou blogs qui acceptent de chroniquer les auteurs autoédités sous format ebook, et un second pour ceux qui acceptent de chroniquer sous format papier.

[EDIT 17/01/2016]: cet article de blog est devenu viral, ce dont j'ai été le premier surpris.

J'ai exclu les blogs ne chroniquant que des livres papier: il était très maladroit de ma part de les inscrire dans ce contexte, certains étant réellement favorables aux autoédités. 

Je prie les personnes concernées de bien vouloir m'excuser de cette erreur. C'est entièrement ma faute.

Il est en revanche très important pour les auteurs indépendants de pouvoir distinguer les blogs n'acceptant que les livres papier de ceux ouvert au numérique. Cela fera l'objet de deux nouveaux articles, en fonction des remarques sur Facebook et dans les commentaires ici.

Articles liés: - Quelques précisions au sujet du précédent billet
- La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

vendredi 13 novembre 2015

Retour sur une promo réussie

Au moment où j'écris ces lignes, la trilogie Ardalia, roman de Fantasy, est n°6 sur le site de la Fnac après avoir été n°4 mardi 10 novembre, et n°1 en Fantasy sur le site de Kobo, suite à une promotion exceptionnelle la semaine dernière. Attention si vous êtes lecteur, vous allez avoir la même impression en lisant la suite que lorsqu'un illusionniste vous explique ses trucs, ou lorsque vous regardez des vidéos expliquant les effets spéciaux d'un film. Si vous êtes auteur ou responsable de la promotion sur les sites de la Fnac, Kobo, Google ou Apple, ceci pourrait toutefois vous intéresser...




Numéro 4 sur l'ensemble des ventes ebook Fnac, 
un moment historique pour moi 
(Cliquez pour agrandir)


Tout d'abord, il faut rendre à César ce qui est à César. Les deux facteurs primordiaux responsables du succès de cette promotion ont été la chance - une promo qui arrive au bon moment pour les lecteurs - et la collaboration active de Kobo et la Fnac en la personne de Camille Modifi (à présent remplacée par Laurie Baum, mais pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le présent article), responsable des relations avec les auteurs et éditeurs sur ces plates-formes. 

J'ai pendant longtemps rêvé de "faire mon trou" tout seul, par mes propres moyens, mais il faut bien reconnaître que la puissance promotionnelle d'un gros site de vente ne doit pas être prise à la légère... surtout puisque l'on parle en fait de deux sites, Kobobooks et la Fnac.  

Même chose pour Amazon: lorsque les algorithmes du site ont "repéré" que vous grimpez régulièrement, toute une machine promotionnelle se met en marche, qui n'a rien à voir avec ce dont bénéficie un auteur qui vendrait un ou deux ebooks par jour. 

C'est Azel Bury dans le podcast de Cyril Godefroy qui m'a fait prendre conscience que, dans ma volonté farouche de défendre les auteurs indépendants sur ce blog, j'avais peut-être tendance à me renfermer un chouïa sur moi-même - ce qui, j'en conviens, est assez paradoxal pour un auteur qui part chaque week-end à la rencontre de ses lecteurs, à l'occasion de séances de dédicaces sur la région parisienne. 

En écoutant Azel dans ce podcast si romantiquement intitulé De l'Amour et des Livres, j'ai compris qu'il était dans mon intérêt de me mettre ponctuellement en contact avec la ou les plates-formes de ventes à l'occasion d'opération promotionnelles.

Je l'ai d'autant mieux compris que l'auteur Philippe Saimbert m'avait laissé entendre à plusieurs reprises que Kobo s'ouvrait aux auteurs indépendants. 

J'avais aussi besoin de démontrer aux auteurs persuadés que les auteurs indépendants sont forcément des auteurs Amazon qu'il existe une autre voie possible.

Les lecteurs de ce blog savent que je ne suis pas en faveur de la politique actuelle d'Amazon, en particulier de sa politique d'exclusivité des œuvres des auteurs indépendants sur KDP Select.

Non pas que je déteste Amazon, bien au contraire: je leur ai même donné des conseils susceptibles de me redonner confiance, et de faire de cette plate-forme, non plus l'ennemi public n°1 de toutes les autres, mais quelque chose qui s'intègre un peu plus harmonieusement dans le paysage éditorial. 

J'ai donc contacté Camille, de Kobo/Fnac, en lui proposant carrément la promotion la plus importante que j'ai jamais faite sur ma trilogie Ardalia: 0,99 € sur une semaine, du 2 au 9 novembre, pour une trilogie de plus de 1200 pages en format ebook. 

J'ai mis en avant le fait que cette trilogie, reliée en un volume, n'est pas en vente sur Amazon (seuls les romans individuels le sont). J'ai aussi indiqué que je prévoyais un budget de 200 € de pub Facebook pour cette promo. 

Là encore, un budget jamais atteint pour aucune de mes modestes tentatives de pub sur Facebook. 

Quel autre géant, en effet, opposer à l'efficacité de Jeff Bezos et d'Amazon, si ce n'est quelqu'un de presque aussi riche que Jeff, Mark Zuckerberg? 

Camille a accepté, et contre toute attente, même après que je lui ai envoyé les éléments sur la pub que je comptais lancer, loin d'annuler la promo, elle m'a indiqué les dates du 2 au 9 novembre. 

Les trente personnes qui me suivent sur Facebook seront peut-être étonnées de l'apprendre, puisque je n'ai annoncé officiellement cette promo qu'à partir de mon billet du vendredi 6 novembre.

Cela faisait partie de ma stratégie de montée en puissance.

Publicités Facebook : chiffres et stats

Mes ventes étant quasiment au point mort auparavant, je savais aussi que, en me contentant de la promo Kobo sans faire appel à Facebook, le livre resterait invisible au début et ne ferait sans doute aucune vente tant qu'il n'y aurait pas de vraie mise en avant sur l'un des sites, Kobo ou la Fnac. C'était à moi de susciter les premières ventes. Mais je ne voulais pas le faire en annonçant la promo sur les réseaux sociaux et mon blog, ceci afin de tester de manière plus fine l'efficacité de Facebook. 

J'avais décliné deux publicités, une à destination du Québec, une de la France. Les deux ciblant le jeune public, jusqu'à 44 ans. J'ai mis cinq euros dans chacune le premier jour. Pour les spécialistes, je n'ai pas créé de pixel de ventes, c'est à dire d'outil me permettant de mesurer précisément qui, parmi ceux qui cliquaient sur les pubs, achetaient.

Le deux novembre, la trilogie s'est vendue à deux exemplaires (à 0,99€). Huit clics sur la pub française à destination du site de la Fnac. Aucune vente au Québec, j'ai donc ramené le budget Québec à 2 €/jour. Le 3 novembre, je passe à dix euros par jour sur la pub française, avec un seul exemplaire vendu pour 18 clics. Déception, donc. 

Je constate en regardant mes stats de vente qu'il n'y a aucun clic à partir de la tranche 34-44 ans. Je supprime donc cette tranche pour les deux pubs: elles s'adresseront dorénavant aux 13-34 ans.

Le 4 novembre, un mercredi, je passe à 20 €/jour pour la pub française (la pub québecoise restera à 2€ par jour, sauf le samedi et le dimanche, où elle passe respectivement à 5 puis 10€). Là, 12 ventes, 42 clics. 

J'avoue que je ne sais pas à quel moment la trilogie est rentrée dans le bandeau du "top 50" sur Kobo, ce qui, je le sais, aide les ventes. Mais ce n'était certainement pas avant cette journée du mercredi 4. 

Le 5 novembre, je reste à 22 €/jour pour les deux pubs: 6 ventes, 26 clics sur la Fnac.

Le vendredi 6 novembre, l'après-midi je passe à 32 €/jour et j'annonce la promo sur mon blog: 16 ventes, 89 clics.

C'est là que j'ai dérapé. Être auteur indépendant, cela veut dire avoir la capacité d'expérimenter et de faire preuve d'audace. Trop, parfois.

Je suis passé à 50€/jour le samedi 7 novembre (juste avant de partir le même jour en dédicace), ce qui était une très bonne manœuvre, mais j'ai cliqué sur le bouton "Instagram", ce qui était, comme on dit dans le Sud, "une vraie caguade".  

Instagram, c'est un réseau social très fréquenté par les jeunes, donc ça rentrait dans le cadre de la pub. Sauf que l'outil Facebook, à partir du moment où on le lie à Instagram, n'est plus du tout, mais alors plus du tout au point. 

Le 6 novembre, à 32 €/jour j'étais à 89 clics pour 16 ventes, et le 7 novembre à 55 €/jour, Jour Noir d'Instagram, je passe à 446 clics... ouah! Fantastique! Sauf que non, pas du tout: 12 ventes seulement. Le fait d'avoir mis la pub sur Instagram fausse complètement mes stats, et a grandement réduit mes ventes. 

Je n'ai pas pu m'en apercevoir dans la journée, étant en dédicace à Fosses.

Si je n'ai pas mis le soir, en rentrant, le statut Facebook: "Qu'est-ce que j'ai merdé aujourd'hui !", c'est que la trilogie Ardalia pointait à la troisième place du classement Fantasy sur Kobo. Ça aurait paru un peu contradictoire, peut-être.

Mais ce n'est pas fini: le samedi 7 novembre au soir, je décoche le perfide bouton Instagram...qui se venge: je ne m'en rendrai compte que le lundi 9 novembre, mais, par une bizarre alchimie, les pubs Facebook et Instagram sont liées: en retirant la pub Instagram, la moitié la plus percutante de mon argumentaire de vente sur la pub Facebook a disparu! Top délire!

Pourquoi ne m'en suis-je rendu compte que le lundi 9 novembre? Parce que le dimanche 8 novembre, Kobo met la trilogie en avant sur sa plate-forme, faisant d'elle l'ebook du jour, une mise en avant vraiment exceptionnelle. 

Résultat, 63 ventes dans la journée. C'est grâce à ce chiffre que la trilogie a pu arriver à la quatrième place. Mais elle aurait pu faire mieux si j'avais mieux maîtrisé l'outil Facebook.  Nettement mieux.




Je n'ai jamais suivi les cours complet des auteurs Mark Dawson ni de Nick Stephenson sur les pubs Facebook, juste quelques vidéos gratuites. 

Je n'ai jamais prétendu être un pro du marketing. Je glane quelques notions ici et là sur le net, mais j'ai fait des études de journalisme, pas de marketing. 

Cela signifie bien sûr que n'importe qui peut arriver au même niveau de résultat que moi, à condition de ne pas avoir peur d'investir sur soi-même.

Le dimanche 8 novembre, dont, 34 clics seulement pour 60 € investis. Gulp. Les 63 ventes semblent bien n'être dues qu'à Kobo/la Fnac. 

Le lundi 9 novembre, les ventes retombent. Très sèchement. Pire, alors que j'ai mis un budget de 22€ pour la journée du 9, le taux de clics par rapport aux ventes est très mauvais. C'est alors que je m'aperçois du délire concocté par le bouton Instagram, et que je rectifie le tir en modifiant de nouveau l'argumentaire de la publicité (perdant au passage tous les like et partages pour cette pub).

J'ai tout de même un peu remonté la pente dans la soirée du lundi en faisant 6 ventes (pour 20 clics). Puis, la trilogie est revenue à son prix initial. 

Je ne suis pas encore revenu sur les 230 € dépensés en tout, comme on le voit sur l'image ci dessous, mais je pense que l'exposition en valait la dépense, et devrait m'aider pour les séances de dédicace.


Le message que je voudrais adresser aux autres plates-formes, telles Google et Apple, c'est de ne pas prendre les auteurs autoédités de trop haut.

Pendant la période promotionnelle, j'ai fait une vente sur Google de la trilogie et une sur Apple.

Faites comme Kobo et la Fnac: embauchez une personne responsable des relations avec les auteurs indépendants et les éditeurs. 

Je tiens aussi à souligner que je m'inscris dans un collectif: mes posts sur Facebook ont été partagés par plusieurs auteurs, c'est pourquoi le succès que j'ai pu obtenir est avant tout un succès collectif. 

Comparaison avec Amazon

Les auteurs ayant bénéficié de l'offre éclair ne seront sans doute pas impressionnés par ces chiffres. Suite à la promotion dont j'ai bénéficié, j'ai voulu remettre les pieds sur terre en menant une enquête auprès de collègues auteurs ayant bénéficié de l'offre éclair Amazon. 

Il en ressort que l'offre éclair "a rapporté" en un jour entre 500 et 1000 ventes à ces auteurs, qui souhaitent conserver l'anonymat. Je n'ai absolument aucun doute quant à ces chiffres.

[EDIT 23/11/2015] Après consultations d'autres auteurs, la fourchette de l'offre éclair sur Amazon serait plus importante: entre 200 et 1000 ventes. 

Pourquoi une telle différence avec Kobo/la Fnac? 

Je suis persuadé que l'efficacité de l'offre éclairs tient à la base de données utilisateurs d'Amazon, et notamment à leur newsletter s'adressant aux personnes désireuses de bénéficier de ces offres éclairs.

La newsletter Amazon est parfaitement mise en valeur sur leur site, il est facile de s'y inscrire. Elle apparaît en haut de l'écran, juste au niveau des yeux. On ne peut pas la louper. 

Les "indispensables alertes Fnac" ne semblent pas si indispensables que cela, puisqu'elles apparaissent tout en bas du site, dans un bandeau difficilement lisible sur fond jaune vif. 

Quant à la newsletter Kobo... je n'en ai pas trouvé. Il y a une newsletter à destination des auteurs, mais je n'en ai pas vu pour les lecteurs, et je n'en ai pas vu pour les offres du jour. 

Mon chiffre de vente du dimanche 8 novembre, entièrement dû à la mise en avant Kobo (puisque ma pub n'était plus efficace à ce moment), prouve qu'il y a un vrai public sur la Fnac et Kobo. 

On va peut-être me traiter d'auteur ingrat (ce qui est faux, j'éprouve une vraie gratitude envers le fait que Kobo se tourne vraiment vers les auteurs autoédités, et j'ai conscience que les grands moyens ont été mis au cours de cette promo-ci), me reprocher de faire des critiques, mais j'estime que Kobo et la Fnac gagneraient grandement à entretenir une relation avec les lecteurs via une vraie newsletter.

Et continuez à soutenir les auteurs indépendants. Ils vous le rendront. Ma pub à destination de la Fnac et Kobo a été vue sur Facebook et Instagram par 82 282 personnes en l'espace d'une semaine.



EDIT 28/05/2017: Pubs Facebook: attention aux "j'aime" frauduleux!