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dimanche 1 mars 2020

Chronique Les Nouveaux Gardiens

La toute première chronique des Nouveaux Gardiens, quatre mois après sa parution, est celle des Chroniques de l'Imaginaire. J'espère que ce ne sera pas la dernière, mais j'avoue que je n'ai plus la motivation suffisante pour courir après des chroniques de blog. Si des chroniqueurs de Thrillers, Science-Fiction ou Fantasy souhaitent me contacter (à condition de tenir au minimum un blog, bien sûr), je réponds aux messages (alan1spade at yahoo.fr). J'ai cependant fait le choix de ne plus être proactif pour les chroniques ou les articles de blog de mes livres. Je me contente de déposer mes services presse sur le site Simplement Pro. Je tiens néanmoins à rendre hommage au site Les Chroniques de l'Imaginaire, avec lequel j'ai une collaboration depuis mes débuts. Je remercie toute l'équipe pour cela, et pour ce travail sur mon dernier roman Les Nouveaux Gardiens. Afin de témoigner ma gratitude, je publie ci-dessous l'intégralité de la chronique de la rédactrice, Soleil.

Ayant moi-même été journaliste, j'ai longtemps tenu à avoir une revue de presse suffisamment étoffée de mes livres, comme en témoigne mon site d'auteur.

J'ai cru à un certain moment que les blogs qui soutiennent les auteurs indépendants (largement plus de 200) seraient suffisants pour me permettre d'obtenir des chroniques, en déposant tout simplement mes services de presse sur le site spécialisé Simplement Pro.

Comment en effet s'assurer de la motivation de blogueurs (souvent des blogueuses) et éviter toute forme de harcèlement, si ce n'est en faisant en sorte que ce soient eux qui vous contactent, en passant par un intermédiaire? Pour moi, c'était la solution idéale.

En toute sincérité, depuis 2017, je n'ai bénéficié que de deux chroniques de livres grâce à Simplement Pro. Deux. Chroniques. J'ai refusé la dernière demande en date, puisque la personne ne tenait pas de blog littéraire, et ne parlait pas de livres sur sa chaîne You Tube. 
 
La loose, quoi. 
 
Ce n'est pas que les blogueurs soient méchants ou indifférents, c'est juste qu'ils sont débordés. Pour moi, le calcul entre les efforts à produire pour obtenir une chronique de la part de blogueurs et le gain en termes de notoriété ou de ventes n'est absolument pas rentable.

Même s'il m'arrive de m'appuyer sur des chroniques pour vendre en dédicace, je n'ai pas besoin des blogs pour vendre, c'est un fait. J'ai dernièrement dépassé le cap des 10 000 livres papier vendus depuis 2010. Et si mes romans ne méritent pas d'être chroniqués, tant pis pour eux.

Je reste sur Simplement Pro, parce que c'est une solution qui ne demande que très peu d'efforts de ma part. Mais je n'irai pas au-delà. Ne vous étonnez donc pas si à l'avenir, les articles sur mes romans sont très, très, très rares.  
 


Le boulot de détective privé en freelance connait des hauts et des bas, Vick Lempereur le sait bien. C'est pourquoi il n'hésite guère quand, après une mission réussie à San Francisco, il est contacté par une organisation à la recherche de recrues aux profils spéciaux. Les Nouveaux Gardiens annoncent agir pour le bien public, en rétablissant l'équilibre mis à mal par des entreprises trop ambitieuses. Outre les buts nobles et la paye avantageuse, le petit commando des Nouveaux Gardiens intervient de manière discrète et musclée (et bien souvent illégale) : ce parfum d'aventure et de danger achève de convaincre Vick, qui accepte immédiatement de rejoindre l'organisation.
Les missions de Vick s'enchaînent, sans temps mort. Les amateurs d'espionnage et de thrillers devraient y trouver leur compte, car on y trouve tout ce qui fait le succès du genre : les missions soigneusement préparées, les gadgets ultra-sophistiqués, le frisson d'adrénaline au moment clé, les méchants très méchants aux tortures raffinées...

Bien qu'il semble que les différentes missions aient un caractère très différent, elles sont pourtant liées entre elles par un vrai fil conducteur. Le premier chapitre, dont on ne comprend pas de suite ce qu'il vient faire ici puisqu'il ne se rapporte pas au héros, se révèle finalement un élément qui s'inscrit dans l'intrigue globale. La fin est joliment amenée et bienvenue, même s'il est dommage que la présentation de l'ouvrage en dévoile une partie, alors même que cela ne couvre que les trois derniers chapitres (sur quarante-huit).

Le surnaturel, s'il n'est pas au centre des péripéties, reste un aspect important du récit. Vick possède un don particulier : il voit les esprits des défunts et peut se faire posséder par eux, ce qui n'est pas toujours à son goût, d'ailleurs ; son patron direct, lui-même doté d'une sensibilité au surnaturel et de capacités spéciales, a choisi les membres de l'équipe en fonction. Ce côté fantastique est sympathique et s'intègre bien dans l'intrigue.

L'écriture est plaisante, très fluide, et on ne s'ennuie pas. J'ai un peu regretté l'omniprésence des messages en filigrane (danger des multinationales, nécessité de prendre soin de la planète...), ainsi que la moralité douteuse des protagonistes (la fin justifie les moyens). Rien de nature à réellement gâcher la lecture, cependant. 

N'étant pas à la base amatrice de thrillers, je n'ai pas entièrement adhéré, mais je pense que ce roman pourrait plaire sans souci aux lecteurs qui apprécient le mélange de thriller et de fantastique.

Soleil, le 29/02/2020 22:24
Note de l'auteur/éditeur : la présentation des Nouveaux Gardiens a changé depuis sa parution. La nouvelle présentation est la suivante:  

Au cours du conseil d’administration de la prestigieuse société de smartphones Bluenak, un cadre supérieur, filmé par l’un de ses pairs, se précipite sur l’un de ses collègues et essaie de l’étrangler, comme possédé. Il faudra sept hommes pour le maîtriser avant qu’il ne décède d’une crise cardiaque.

En se rendant en Californie pour enquêter sur une compagnie de biotechnologie, Vick Lempereur ne se doute pas qu’il va devoir affronter le plus redoutable adversaire qui ait jamais croisé son chemin, ni que cette piste va finalement le mener à Bluenak. Pour survivre, une aide aussi bien physique que surnaturelle ne sera pas de trop. Celle des Nouveaux Gardiens, et de leurs compétences très spéciales.

https://www.amazon.fr/Nouveaux-Gardiens-Alan-Spade/dp/B07ZLJ9VYG/ref=pd_rhf_se_p_img_1?_encoding=UTF8&psc=1&refRID=1JW9EQD4S491DP0S7M9X

mercredi 30 mai 2018

Prestation de services et commentaires

Les commentaires sur les sites de vente concernant les romans ou livres en général, s'ils ne suffisent pas à eux seuls à générer des ventes, sont un ingrédient quasiment incontournable pour l'auteur autoédité. Ces commentaires représentent donc un enjeu économique fort, non seulement pour les autoédités, mais aussi pour tous les acteurs du marché. Ces quelques lignes d'appréciation si précieuses surviennent rarement d'elles-mêmes. Pour l'auteur inconnu, en obtenir représente une débauche de temps et d'énergie considérable. Cet état de fait pourrait s'améliorer en France, à condition que des prestataires de service s'y prennent intelligemment. 

Je suis auteur depuis 2001, autoédité depuis 2006 (avec une brève parenthèse vers l'édition en 2009-2011). Mon but est de vivre de ma plume, ce que j'arrive à faire depuis 2014. On me pardonnera donc la portée utilitaire de mon propos, sachant que de nombreux blogueurs font preuve d'une bonne volonté admirable, et soutiennent activement les auteurs autoédités. 

J'ai conscience que tous les blogueurs, quels qu'ils soient, sont des êtres humains et non des outils au service des auteurs. 

Maintenant, voici ce que j'ai constaté au sujet des commentaires de livres : 

- les commentaires sur les blogs, hormis certains blogs très rares que l'on peut appeler "blogs prescripteurs", et qui sont assiégés par les éditeurs, n'ont pas d'effet direct sur les ventes
- un commentaire sur un blog, quel qu'il soit, peut néanmoins être utilisé de manière indirecte, par exemple à l'occasion d'une séance de dédicace, et se révéler utile pour l'auteur
- les commentaires sur les sites de vente peuvent générer des ventes, et/ou des "pages lues" (emprunts dans le cadre des abonnements Kindle ou KoboPlus)
- les ebooks classés dans les meilleures ventes suscitent nettement plus de commentaires, comme si certains lecteurs se sentaient obligés de donner leur avis (leur aval?) sur le dernier titre à la mode
- il est de plus en plus difficile, pour un auteur inconnu, d'obtenir un commentaire sur un site de vente
- on obtient nettement plus facilement un commentaire sur un site dédié ou un blog si on envoie le livre papier plutôt que l'ebook, que ce soit en passant par un site comme Goodreads, Livraddict ou Simplement pro
- un site comme Goodreads propose à présent d'envoyer des ebooks à des lecteurs moyennant paiement de l'auteur, dans le but d'obtenir des commentaires

On ne va pas se cacher les choses: envoyer un livre papier, pour l'auteur autoédité, représente d'autant plus un budget que les frais de port vont en augmentant, si on passe par La Poste. 

Donc, si l'on regarde les choses de manière lucide, les auteurs qui tiennent le plus à obtenir des commentaires sont prêts à investir de l'argent pour ce faire. 

On constate aussi, lorsqu'on a comme moi des romans traduits en anglais, que les sites qui, aux Etats-Unis, vous permettent d'être vus par des dizaines de milliers d'abonnés, ces sites payants qui vous permettent de faire la promo de vos ebooks, réclament au moins une dizaine de commentaires positifs pour accepter votre ebook. 

En conséquence, aux Etats-Unis, outre l'offre payante de Goodreads précédemment évoquée, un prestataire de service nommé Hidden gems books s'est mis en place. 

Il est intéressant de voir que ce prestataire a débuté uniquement avec des romances: les romances sont en effet le genre le plus actif de l'autoédition, et sans doute aussi le plus lu. Le service s'est par la suite ouvert aux autres genres. 

Amazon interdit à juste raison que l'on paye quelqu'un pour qu'il vous commente votre livre. J'ai toujours recommandé d'éviter ce genre de pratique. 

Hidden gems books (HGB) va jouer le rôle d'intermédiaire: c'est ce service que vous paierez, et non les commentateurs. Cela fait toute la différence, puisque HGB ne rémunère pas, d'après ce que j'ai pu voir, les commentateurs. 

Le site procède à une sélection de lecteurs souhaitant lire des livres gratuits en échange de commentaires, en évacuant au fil du temps les lecteurs qui ne commentent pas, ou bien dont le commentaire est trop succinct ou trop peu argumenté. Le site affirme qu'il obtient ainsi en moyenne 80% de commentaires, c'est à dire que si vous payez pour obtenir 50 commentaires, vous êtes sûr d'en obtenir une quarantaine. 

Les tarifs, 2$ par lecteur, m'ont semblé raisonnables compte tenu de la difficulté qu'il y a en temps normal à obtenir des commentaires, et du côté fastidieux, notamment, d'envoyer des livres papier - les commentaires sont faits sur des versions électroniques. 

Attention, ce que l'auteur paye, c'est la mise en relation avec le lecteur, ceci afin de ne pas enfreindre les règles d'Amazon. Le nombre de commentaires n'est donc pas garanti, et si un site se met en place, il devra veiller à ce que les lecteurs s'engageant à commenter des livres dans un délai imparti tiennent leurs engagements à 50% au minimum. En dessous de ce seuil, la déception des auteurs fera que le site ne sera plus viable.

Il faudra surveiller cela genre par genre: si les personnes qui s'occupent d'un tel site s'aperçoivent que seulement 2 commentateurs de roman de Fantasy sur 10 tiennent leurs engagements, là où 9 commentateurs sur 10 tiennent leurs engagements en romance, ça veut dire que la recherche de commentateurs intéressés doit davantage s'orienter vers des lecteurs de Fantasy. Ou vice-versa, bien sûr. 


Ce qui m'a décidé à essayer ce prestataire pour ma trilogie en anglais, c'est à la fois parce que le service avait plutôt bonne réputation auprès des auteurs, mais aussi parce qu'il arrive assez souvent que les commentaires obtenus par le biais de HGB ne soient pas élogieux. 

Masochisme? Eh bien, je me mets à la place du lecteur. En tant que lecteur, j'ai envie d'avoir des commentaires honnêtes, pointant aussi bien les failles du livre que ses qualités. Il est essentiel qu'un prestataire comme Hidden Gems Books puisse garantir l'impartialité des commentaires. 

Ce type de service, à ma connaissance, n'existe pas en France. Je trouve cela vraiment dommageable pour les nouveaux auteurs, ceux qui ont besoin des quelques premiers commentaires indispensables pour commencer à faire bouger les choses au niveau des ventes.

Indispensables, ces commentaires, mais pas toujours suffisants, nous sommes bien d'accord. D'autres efforts promotionnels seront tout aussi indispensables de la part de l'auteur (newsletter, pubs sur Facebook ou Amazon pour le marché anglo-saxon, dédicaces).

Donc, si vous connaissez quelqu'un qui a un projet de start-up dans l'univers de l'ebook et qu'il ou elle puisse mettre en place dans la francophonie quelque chose de similaire à ce que fait Hidden Gems Books, à la condition que les tarifs soient honnêtes et que l'impartialité des commentaires soit garantie, je pense que vous serez bien accueillis par les auteurs autoédités. 

En effet, tant qu'à mettre de l'argent sur de l'envoi de livres, pourquoi ne pas réserver ce budget à un prestataire qui simplifierait grandement les choses pour les auteurs? Un prestataire qui serait capable de garantir un certain nombre de commentaires en fonction d'une somme d'argent, et dans un temps donné.

La demande est là. Le succès d'un tel service dépendra bien sûr de sa capacité d'attirer aussi bien des lecteurs intéressés et sérieux, du côté des commentateurs, que des auteurs désireux de voir leur livre commentés sur les sites de vente. 

PS: A noter que Kobo propose déjà, dans ses "services pour les auteurs" la possibilité d'obtenir des commentaires de la part "d'un professionnel de l'édition de Publishers Weekly". Cela coûte cher, et n'a rien à voir avec ce que je propose, à savoir un service d'intermédiation entre les auteurs et les lecteurs/commentateurs. 

[EDIT 31/05/2018] : un auteur me parlait sur Facebook des "commentaires pourris qui nous flinguent les ventes". J'ai dernièrement reçu le commentaire 1 étoile suivant sur Kobo, pour mon dernier roman, Passager clandestin, qui s'intitule "A fuir." En voici le copier-coller:  "Completemnt nul ennuyeux a ne pas perdre son temps."  

Il est évident qu'après cela, mes ventes ont nettement baissé sur le site, et j'en suis dégoûté. Mais justement, un prestataire qui emploie des gens qui lisent vraiment le livre et le commentent évitera ce genre de commentaires. Ils ne seront pas acceptés, car pas assez argumentés. L'auteur qui commande des commentaires à un prestataire doit avoir au moins l'impression que les lecteurs rédigeant les commentaires ont lu le livre. C'est le principe de base. Mais oui, bien sûr, se faire commenter de manière honnête comporte toujours le risque de ne pas plaire. Il faut faire avec. 

lundi 9 janvier 2017

Mutualisation de commentaires

En mars 2016, j'évoquais dans un billet intitulé Passerelles le fait que Google Books, via sa plate-forme Google Play, répercute sur ses pages d'ebooks en vente les commentaires publiés sur Babelio. Désormais, sachez que Google Play affiche aussi les commentaires parus sur le site de la Fnac. Dans ce contexte, il est extrêmement curieux que les commentaires du site Kobobooks, partenaire historique de la Fnac, n'apparaissent pas sur le site de la Fnac, et vice-versa. 



Si j'étais Michaël Tamblyn , PDG de Kobo, je serais extrêmement mécontent. Comme s'il ne suffisait pas que Kobo, et son site kobobooks.com, ait perdu son rattachement au site Goodreads et les millions de commentaires qui allaient avec, à présent, on se retrouve avec le géant Google qui récupère les commentaires que postent les clients de la Fnac sur son propre site de vente d'ebooks. 

Et ce, alors même que Kobo et la Fnac sont censés avoir un partenariat privilégié depuis l'arrivée de Kobo en France! Il y a là au minimum de quoi brouiller les cartes dans le jeu des alliances, et si l'on voit un peu plus loin, une opportunité manquée pour Kobobooks d'agréger des commentaires plus nombreux. 

La mutualisation des commentaires Fnac et Kobobooks me semble donc aller de soi, même si cela ne figurait pas dans le partenariat initial -- rien n'interdit de l'amender pour l'améliorer. 

L'Internet 2.0 progresse, et, je pense, va offrir des opportunités plus importantes pour les entreprises se montrant suffisamment agiles.

Dans l'article intitulé Passerelles, j'écrivais: "Kobo, (...), gagnerait sans doute à démarrer de nouveaux partenariats, cette fois avec des blogueurs."

Les conseils que je vais développer ici ne sont pas valables seulement pour Kobo, mais aussi pour les autres plates-formes comme Amazon ou Apple.

Une plate-forme ayant mis en place des contacts avec les auteurs indés et éditeurs est idéalement positionnée stratégiquement pour augmenter le flux des commentaires. 

En effet, la personne en lien avec les auteurs et éditeurs sur une plate-forme comme Kobo est en situation de leur proposer des partenariats livres ou ebooks gratuits en échange d'un commentaire honnête sur un blog, jouant ainsi le rôle de tierce personne si précieuse dans la relation auteurs-blogueurs.

Ce rôle de plate-forme organisatrice de relations entre blogueurs et auteurs, un site comme Livraddict l'a déjà brillamment mis en place, en proposant à des blogueurs des "pools" (groupement) de livres ou ebooks en partenariat, ce qui permet à ces blogueurs (souvent des blogueuses), de choisir les lectures les plus attrayantes, selon leur goût. 

C'est selon moi la formule la plus efficace, celle qui donne un véritable choix aux blogueurs, qui peuvent ainsi "venir faire leur marché" en toute quiétude.

Si un site de vente entrait dans ce cercle, à quel endroit les blogueurs viendraient-ils faire leur marché? Eh bien je verrais bien une section spéciale du blog Kobo, ou d'un blog Amazon par exemple. 

Je verrais bien les ingénieurs de la plate-forme de vente développer un code HTML que les blogueurs intégreraient dans leur article, code qui permettrait au commentaire de se retrouver directement sur la page du livre chroniqué sur le site de vente, en plus de figurer sur le blog.

En échange, les blogueurs qui intégreraient le code HTML auraient un lien direct vers leur blog dans la signature de leur commentaire sur le site de vente. 

Il faudrait bien sûr que la personne en lien avec les éditeurs ou auteurs vérifie que chaque blogueur réclamant un livre dispose bien d'un véritable blog de chroniques. 

Les points de tension à prévoir pour la personne chargée de la relation avec les éditeurs ou auteurs seraient bien évidemment les délais avant chaque chronique, ou le degré de satisfaction de l'auteur une fois la chronique/le commentaire posté.

Chaque acteur, auteur ou blogueur, aurait intérêt à se montrer le plus respectueux possible envers l'autre afin que l'expérience se pérennise, mais la présence du site de revente comme filtre entre les deux devrait permettre de modérer naturellement les choses.
Bon, je suis peut-être trop optimiste. Il y a peut-être, pour un site de vente, un conflit d'intérêt dans le fait de mettre en place de manière trop active un système de commentaires.

Ce conflit d'intérêt pourrait cependant être désamorcé au moins en partie par la fameuse phrase du blogueur/commentateur: "j'ai reçu ce livre gratuitement en échange d'un commentaire honnête." Ce serait en tout cas dans l'intérêt commun de tenter le coup, ne serait-ce que sur une période d'essai de six mois.
   

lundi 24 octobre 2016

Commentaires Amazon : rétropédalage

Amazon lirait-il mon blog? Ou beaucoup plus simplement, Amazon se comporterait-il comme n'importe quel auteur autoédité qui se respecte, en menant des expérimentations sur son site? Toujours est-il que ce que je disais dans mon article intitulé: commentaires de lecteurs: ce qui va changer chez Amazon, n'est déjà plus d'actualité. Le site Amazon Etats-Unis est en effet revenu à l'état antérieur. Comme quoi, l'art de la prospective est un art difficile... 

L'article précédent sur mon blog, celui qui évoquait les changements dans la structure de commentaires d'Amazon Etats-Unis, a été vu 300 fois le jour de sa parution, et 600 fois depuis. 

Donc, non, je ne pense pas qu'Amazon ait lu mon article de blog, ni ait tenu compte de mon mécontentement! 

L'une des seules choses qui puisse modifier, de toute façon, la politique du site, c'est le chiffre de vente de livres et d'ebooks. Si le chiffre de ventes globales d'Amazon Etats-Unis a subi une baisse de ventes notables en raison de la nouvelle politique de commentaires, il est normal que les gens d'Amazon soient revenus à l'ancienne version. 

Car le site américain est en effet revenu au système précédent, à savoir un lien donnant accès à l'intégralité des commentaires, et non pointant uniquement sur les "achats vérifiés":



Et lorsque l'on clique sur ce lien, on arrive bien sur l'onglet "all reviewers" (tous les commentateurs) par défaut, et non sur celui indiquant "verified purchase only".

Enfin, les "achats vérifiés" n'apparaissent pas en premier, c'est toujours le nombre de votes sur chaque commentaire qui modifie l'ordre d'apparition.

Donc, nous sommes bien revenus dans la configuration initiale, avant le changement indiqué dans le billet précédent.

Je n'imagine pas Amazon privilégiant un système de commentaires qui lui fasse perdre de l'argent. Selon moi, on reste dans le cadre d'une "démocratie digitale", où ce sont les lecteurs qui influent sur la politique du site, en votant avec leur porte-monnaie. 

L'enjeu est de taille pour Amazon, parce que si le système de commentaires ne plaît plus, les lecteurs iront voir ailleurs. J'avoue que je suis plutôt soulagé que l'on revienne à l'état antérieur, même si je sais qu'il y a un pourcentage minoritaire qui ne commente pas de manière honnête, ou en ayant lu le livre. 

Sur certains livres, il est possible que le nombre de faux commentaires ne soit pas minoritaire (j'ai eu vent de certaines pratiques inavouables pour certains ouvrages, y compris chez des éditeurs soi-disant "respectables"), mais il me faudrait de solides preuves pour me persuader que la majorité des commentaires sur Amazon est malhonnête. 

[EDIT 25/10/2016] : une autre idée m'est venue pendant la nuit: qu'Amazon se serve des cookies, ces petits programmes espions, pour se souvenir de votre choix quand, par exemple, vous choisissez l'onglet "achats vérifiés seulement". A votre prochaine venue sur le site, Amazon serait ainsi capable de modifier les choix qui vous sont proposés, et de ne vous proposer que les achats vérifiés. J'ai testé ce matin et cela ne semble pas être le cas, mais peut-être y a-t-il une certaine période de latence.


 

Sur le même sujet: Commentaires de lecteurs: ce qui va changer chez Amazon

jeudi 13 octobre 2016

Commentaires de lecteurs: ce qui va changer chez Amazon

Avertissement préalable : je ne travaille pas pour Amazon, ni ne connaît personne qui travaille pour le site. Le contenu de cet article provient soit d'observations personnelles sur le site Amazon Etats-Unis, soit de ce que j'apprends d'autres auteurs sur le net. La manière dont les commentaires apparaissent sur Amazon France va bientôt changer, ce qui impactera tous les auteurs dont les livres ou ebooks sont sur Amazon. 

C'est un changement qui au premier abord peut paraître anecdotique sur le site Amazon US, mais qui devrait avoir des conséquences non négligeables pour tous les auteurs français, lorsque ce changement sera appliqué en France. 

Le site d'Amazon aux Etats-Unis est en effet en avance sur chaque changement qui y est opéré par rapport aux autres pays, probablement en raison de la question de la langue/traduction. 

Ce changement concerne aussi bien les livres papier que les ebooks. Il vise à contrer les faux commentaires, ou commentaires de lecteurs n'ayant pas lu le livre. Il a vraisemblablement été réclamé par de nombreux auteurs et éditeurs outre Atlantique. 

Il s'agit de faire apparaître les commentaires labellisés "verified purchase", ou "achats vérifiés", de manière proéminente pour les lecteurs s'intéressant aux commentaires.  

Pour cela, Amazon a modifié un simple lien. Il s'agit du lien cerclé de rouge dans les images ci-dessous. La première image provient du site américain, la seconde est celle toujours à l'honneur (mais plus pour bien longtemps, je pense), sur le site français (cliquer sur les images pour les agrandir): 







Lorsque vous cliquez sur "See all verified purchase reviews", voici ce qui apparaît désormais: 




Il faut savoir que sur la page de chaque livre, vous n'avez pas accès à la totalité des commentaires: pour mon livre The Breath of Aoles, seuls 5 commentaires apparaissent.

Si on en veut davantage, on est obligé de cliquer sur le lien.

Il est intéressant de constater qu'Amazon n'a pas banni complètement les commentaires non vérifiés, puisque certains de ceux qui apparaissent par défaut sur la page de The Breath ne sont pas vérifiés.
 
En bas de ces commentaires, on trouve désormais sur le site américain le lien suivant: "see all verified purchase reviews (newest first)", ce qui signifie que ce sont, là encore, les achats vérifiés qui sont mis en avant systématiquement.

Et sur la dernière image ci-dessus, on voit qu'en cliquant sur le lien, on aboutit uniquement aux "verified purchase": pour avoir accès à tous les commentaires, il faut cliquer sur un onglet, puis sur un lien spécifique. 


Bref, le site rend la navigation plus difficile à ceux qui recherchent l'exhaustivité des commentaires, pour privilégier les commentaires achats vérifiés. 

Si les achats vérifiés sont à ce point mis en évidence, cela complique évidemment la tâche des auteurs autoédités, puisque aucun des ebooks ou livres envoyés à des lecteurs ou blogueurs et commentés sur le site n'apparaissent sous ce fameux label.

Il existe à ma connaissance trois manières de contourner le problème:

- celle qu'Amazon préfère, puisque ça leur rapporte de l'argent: envoyer un coupon d'achat aux lecteurs ou blogueurs en échange d'un commentaire, ce qui s'assimile tout de même très nettement au fait de payer pour se faire commenter
- faire en sorte de mettre votre livre gratuit en le mettant gratuit sur les autres plates-formes, puis en demandant à Amazon France de s'aligner sur les prix, et ne demander qu'après-coup à des lecteurs ou blogueurs de le télécharger, puis de le commenter: quand un ebook gratuit est téléchargé, puis commenté, le commentaire apparaît en effet sous la mention "achat vérifié"
- utiliser les jours de gratuité KDP Select, ce qui revient à mettre votre ebook en exclusivité pendant au minimum trois mois sur Amazon, ce qui ravira Amazon mais pas forcément la concurrence

A titre personnel, vous l'aurez deviné, on ne peut pas dire que je sois satisfait du changement. 

Je comprends la nécessité de lutter contre les faux commentaires, mais j'aurais préféré qu'Amazon fasse apparaître les achats vérifiés en premier, sans pour autant nous forcer à aller dans l'onglet "tous les commentaires" ("all reviews") pour bénéficier de l'exhaustivité.

Là, on a l'impression qu'une bonne partie des commentaires sont purement et simplement rayés de la carte.

Et bien sûr, pour les lecteurs disant: "de toute façon, je ne lis jamais les commentaires", rien ne changera je pense: ils ne seront pas incités à en lire davantage.  


[EDIT 24/10/2016] : Amazon Etats-Unis est revenu à l'état antérieur pour ce qui est des commentaires. Merci de ne pas tenir compte des infos développées dans ce billet.

Article lié: Commentaires Amazon : rétropédalage

mercredi 24 septembre 2014

[Archive 24/09/2013] La guerre des commentaires aux Etats-Unis

La guerre des commentaires frauduleux sur les sites de ventes continue à faire rage aux Etats-Unis. On le sait, ces commentaires frauduleux touchent de nombreuses variétés de sites sur Internet, et les autorités new-yorkaises commencent à sévir sérieusement à ce sujet. Ce qui m'intéresse ici bien sûr, c'est avant tout les commentaires de livres et ebooks sur Amazon. Avec, en toile de fond, les manoeuvres de l'édition traditionnelle pour discréditer l'autoédition.



Dans un récent développement, l'auteur Hugh Howey, dont l'ouvrage Wool a été commenté plus de 6200 fois sur le seul Amazon, a décidé de s'expliquer sur son blog. Hugh Howey est l'un des auteurs indépendants les plus emblématiques, l'un des rares à avoir obtenu de l'un des cinq grands éditeurs aux Etats-Unis de garder ses droits sur ses ebooks. Et surtout, il a expliqué comment il a mené ses négociations. Le but ? Permettre aux auteurs d'obtenir de meilleurs contrats. Pour cela bien évidemment, je le respecte et l'admire énormément.



Pourquoi, alors, Hugh Howey a-t-il fait le serment sur sa vie (et sur Jolie, sa chienne préférée décédée), de n'avoir jamais acheté un commentaire ? Tout simplement parce qu'on l'accuse de l'avoir fait. Et pas seulement lui, de très nombreux auteurs autoédités également.



Et c'est là que le bât blesse : le site Amazon Alert : your guide to unethical authors (Alerte Amazon : votre guide des auteurs immoraux), se présentant comme un collectif de citoyens en ayant assez des commentaires faussés, ne liste que des auteurs autoédités ou issus de l'autoédition, comme Amanda Hocking. Y est aussi cité Joe Konrath, l'un des porte-paroles les plus en vue (et en voix) de l'autoédition.



Je l'ai vérifié personnellement, pratiquement tous les auteurs incriminés qui semblent être publiés par une maison d'édition de cette liste sont en réalité autoédités.



Quelle est la crédibilité de ces accusations ? Eh bien, du moment que le site ne livre aucune preuve, on serait tenté de répondre aucune. Lorsqu'on parcourt la liste des auteurs incriminés sur Amazon, il faut reconnaître qu'ils ont tous de nombreux commentaires, mais du moment que ce sont des auteurs qui vendent bien, il est normal qu'ils en aient. Amazon Alert parle aussi du pourcentage de commentaires favorables à Hugh Howey, très élevé, mais cela reste à vérifier.



Amazon Alert cite néanmoins deux sources intéressantes, le site Fiverr et le site qui a fermé, http://www.GettingBookReviews.com. C'est sur ce dernier site que l'auteur autoédité John Locke a reconnu avoir acheté des commentaires payants. Amazon Alert aurait obtenu les noms des auteurs qui ont eu recours à ce site, ainsi qu'à Fiverr.



Je l'avoue, ce que j'attendais avec impatience en parcourant cette liste, c'était de découvrir des auteurs publiés par de grandes maisons d'édition, qui ne soient pas des porte-étendards de l'édition indépendante, ou autoédition.



Eh bien il n'y en a pas.



Est-ce que cela signifie que toutes les grandes maisons d'édition qui publient des auteurs célèbres sont pures et innocentes comme l'agneau qui vient de naître ? Là, j'ai comme un doute, vous voyez.



Souvenez-vous de mon article S'acheter une place sur la liste des best-sellers. L'auteur Soren Kaplan disait que les manoeuvres consistant à faire acheter son livre en masse par des sociétés tierce pour qu'il apparaisse dans les premiers rangs sur la liste des best-sellers était une pratique courante dans les grandes maisons d'édition. Il ne parlait pas de commentaires payés, mais à partir du moment où vous vous achetez des places, la frontière éthique avec le fait de s'acheter des commentaires me semble tout de même très perméable.  



C'est bien là le talon d'achille de la vente sur Internet : de la même manière que les athlètes se dopent, lorsque vous n'avez plus que du virtuel, l'un des rares leviers à votre disposition pour faire progresser les ventes, ce sont les commentaires. Cela ne justifie bien sûr en rien le fait d'acheter les commentaires, de même que le dopage est injustifiable d'un point de vue moral.



Comment pourraient réagir les auteurs indépendants américains face à cette campagne menée contre eux ? Eh bien, en enquêtant à leur tour sur les pratiques moralement condamnables des grandes maisons d'édition, et en les dénonçant au grand jour. Le problème étant bien sûr que beaucoup d'auteurs, y compris autoédités, marchent sur des oeufs : ils ne veulent pas être blacklistés par les maisons d'édition traditionnelles dans l'espoir de vendre des livres papier, et ils ne souhaitent pas non plus que les fans d'auteurs publiés par des maisons d'édition traditionnelles et qui seraient mis en cause s'en prennent à eux à l'aide de "campagnes de commentaires 1 étoile" sur Amazon ou sur GoodReads.



Et il faut savoir que sur le site de lecture GoodReads (racheté par Amazon), justement, le règlement vient de changer et les commentaires axés sur le comportement des auteurs sont désormais supprimés. Et ce, pour tenter de limiter les commentaires qui ne soient pas axés sur les livres. Cela n'est pas arrivé comme ça, mais bien suite à de nombreuses campagnes de dénigrement et de lynchage online. Oui, la guerre fait rage aux Etats-Unis.



Je suis bien sûr contre le fait de payer des commentaires ou des ventes. On peut imaginer, comme Hugh Howey le fait sur son blog, que quelqu'un en voulant à un auteur autoédité à succès lui achète des commentaires (y compris des commentaires disant du bien de son livre) pour le décrédébiliser. Quel serait le moyen de se défendre, si l'auteur a déjà par lui-même obtenu plus d'une centaine de commentaires ?



Ces guerres qui sont menées ont pour but primaire ou secondaire de décrédibiliser la vente sur Internet, et en particulier sur Amazon. Au profit d'éditeurs qui maîtrisent le réseau de distribution physique des livres.



Il est très très difficile de se défendre lorsqu'on est accusé d'avoir acheté des commentaires. C'est l'une des raisons pour lesquelles le système de commentaires d'Amazon me semble être mis en péril par ce qui est en train de se passer.



A l'avenir, lorsqu'on vous dira que tel ou tel auteur a triché, méfiez-vous, regardez les pratiques de la concurrence, et surtout, lisez au moins les extraits de livre pour vous faire votre propre opinion. Ce sont les livres qui doivent parler pour les auteurs, pas les campagnes de dénigrement infondées sur le net.