Affichage des articles dont le libellé est promo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est promo. Afficher tous les articles

mercredi 4 février 2026

Artistes, auteurs et réseaux sociaux : visibilité ou invisibilité?

L'avènement d'Internet, puis des réseaux sociaux, semblait promettre aux artistes, parmi lesquels les auteurs, une visibilité quasi universelle, synonyme d'exposition pour nos œuvres, et bien sûr de rentrées financières importantes. Ou en tout cas suffisantes pour vivre de notre art. Et puis il y a eu la montée en puissance de Facebook, laquelle nous a confronté à la réalité. Facebook, c'est 3 milliards d'utilisateurs actifs par mois en 2024. On pourrait donc penser que la portée de nos publications y est exponentielle. En réalité, c'est allé dans l'autre sens: Facebook nous a invisibilisés. Dans mon précédent article de blog, je parlais d'un statut "viral" parce qu'il avait dépassé les 270 réactions, et qu'il devait donc avoir été vu par entre 3000 et 4000 personnes. Mais j'avais 3900 personnes qui étaient censées me suivre à l'époque où j'étais sur Facebook (mon compte y étant toujours suspendu)! Et le pire dans tout ça, c'est que si je parlais de "viralité", c'était en comparaison avec mes posts habituels, qui provoquaient dix fois moins de réactions, et touchaient de dix à cent fois moins de personnes! Alors, oui, il y a eu une forme d'insensibilisation des gens sur internet. De manque de réactivité. D'apathie. Néanmoins, on peut penser qu'une bonne part du problème actuel vient de la situation de quasi monopole de Facebook. Si Facebook était divisé en plusieurs entités qui se feraient concurrence pour offrir aux artistes la meilleure visibilité possible, il est évident que nous toucherions beaucoup plus de monde de manière organique, sans avoir à monétiser les choses. Malheureusement, l'administration Trump 2025 est celle qui ne lance aucun procès antitrust. Ce procès, dans le cas de Facebook, devrait déjà avoir eu lieu depuis un bon moment. 

Depuis août dernier et le décès de ma belle-mère, je me suis mis à utiliser beaucoup plus le site Leboncoin pour revendre la montagne de bricoles que celle-ci nous a légué. Avec, à la clé, un gain de près de 1400 €. 

J'ai le sentiment, depuis que je suis quelque peu monté en puissance sur ce site, de toucher bien plus de monde avec mes annonces que je ne touchais de monde sur Facebook. Ce qui signifie bien sûr une chose : il n'est pas nécessaire d'avoir un réseau connecté à plusieurs milliards de personnes pour toucher du monde. Quelques millions suffisent. Plus précisément, en 2024, Leboncoin a touché 28 millions d'utilisateurs uniques par mois. 

J'adore Leboncoin, parce que c'est de l'organique qui fonctionne. Les fonctions payantes ne se font pas, à ma connaissance, et jusqu'à nouvel ordre, au détriment de l'organique. Ce qui n'est bien sûr pas le cas de Facebook. 

Alors non, je n'utilise pas Leboncoin pour vendre mes livres, puisqu'il s'agit de seconde main, et que les livres que je vends en temps normal sont neufs. On peut trouver certains de mes romans sur Leboncoin, mais ce n'est pas moi qui les vend. Et je ne suis pas vendeur pro sur Leboncoin. Uniquement particulier.

Comme Facebook, Leboncoin fait de la vérification d'identité. Mais comme j'y utilise mon nom d'état civil et non mon nom de plume, je n'ai pas été expulsé du site. 

Réfléchissez, d'ailleurs, à l'absurdité de la suspension de mon compte sur le réseau social de Zuckerberg: toutes proportions gardées, c'est comme si Johnny Halliday avait, de son vivant, eu son compte Facebook suspendu parce qu'il employait un nom d'artiste. Alors qu'à ses débuts, Facebook était le concurrent de sites comme Myspace!

Cela dit, Johnny Halliday était rarement un artiste engagé, contrairement à votre serviteur. 

Lui ne dénonçait pas, en tout cas, les big techs en situation de monopole, et qui invisibilisent les gens qui ont le plus besoin de visibilité pour vivre, à savoir les artistes et auteurs. 

Car plus le nom d'Alan Spade, et son association en tant qu'auteur de Fantasy, de Thrillers et de SF se répand, plus il y a de chances que quelqu'un fasse une recherche sur ce nom sur Amazon, et y déniche mes livres en version papier, ebook ou audio. Ou sur Kobo, ou Apple, pour les ebooks. 

Et vous savez quoi?  Ce que j'ai dit au sujet de Facebook s'applique dans une large mesure à Amazon également. Si Amazon était scindé en plusieurs se faisant concurrence, il y aurait plus de chances que l'un d'eux rende les recherches organiques (et non monnayées) sur le site plus payantes, ce qui bénéficierait bien sûr aux auteurs.

Cette administration Trump ne permettra pas cela, car elle a été élue grâce aux Big Techs. C'est pourquoi le changement d'administration pour un gouvernement démocrate peut avoir un véritable impact pour nous autres auteurs. A condition bien sûr que la prochaine administration lance ces fameux procès antitrusts, qui permettront un renforcement de la classe moyenne et non plus des milliardaires.   

vendredi 19 mai 2017

De nouveaux blogs et services pour les auteurs

Le blog L'évasion littéraire recense près de 200 blogs de chroniqueuses ou chroniqueurs qui lisent des auteurs autoédités. C'est une immense satisfaction pour moi! A noter aussi: Le site Simplement Pro, très efficace apparemment, pour proposer vos livres ou ebooks à des blogueurs sans les contacter directement, via un service de presse qui accepte tous les auteurs. 

Le blog L'évasion littéraire, de Mélanie. 

Le site Simplement Pro.

J'ai bien sûr réactualisé mon article La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

Je n'ai pas réactualisé les deux sous-listes de l'article différenciant les blogs ne prenant que des livres de ceux acceptant aussi les ebooks: ça m'aurait demandé trop de travail. Je me suis contenté de mettre l'adresse vers le blog de Mélanie en bas d'article.

Le changement dans la blogosphère me semble aller dans le sens des auteurs autoédités, et c'est une très bonne chose. 

Même si les ventes ne suivent pas toujours, même s'il est indispensable que l'article soit impartial, vous pouvez imaginer le bien que peut faire un article comme celui-ci d'une chroniqueuse sur le moral d'un auteur.

lundi 17 avril 2017

Pourquoi mon roman n'aurait pas dû être finaliste du Prix Fantasy des Booktubeuses

Le légendaire Syndrome de l'Imposteur aurait-il encore frappé? Je ne pense pas. Le Prix Fantasy des Booktubeuses, pour lequel mon roman Le Souffle d'Aoles a été finaliste, en est à sa deuxième édition et se cherche encore. Je pense que la formule est à revoir en ce qui concerne le processus de sélection des œuvres finalistes. Dans quel objectif? Eh bien, afin de faire réellement de ce prix de Fantasy celui des Booktubeuses.

Plus de 300 ebooks ont été envoyés à Bookelis, l'organisateur du Prix Fantasy des Booktubeuses. L'auteur de Fantasy Olivier Gay a sélectionné les trois romans finalistes. Puis les trois Booktubeuses, Nine, Bulledop et Lili, ont réalisé une vidéo chacune concernant les trois finalistes, avant de désigner le lauréat, Les Fils de la Terre.

Je remercie Olivier Gay d'avoir sélectionné mon roman, mais je pense que ce sont les booktubeuses elles-mêmes qui auraient dû sélectionner les trois finalistes. Pourquoi? Regardez bien chacune des vidéos qu'elles ont posté : 

Première vidéo : les lectures de Nine, 11 avril


Deuxième vidéo : Bulledop, 12 avril


Troisième vidéo : Lili bouquine, 13 avril



Quel est le point commun, pour les trois romans finalistes, et pour chacune des booktubeuses? 

Cela me semble flagrant: elles ne sont rentrées dans aucun des trois livres. A chacune de leur lecture, il a fallu qu'elles s'accrochent. 

Même pour le roman lauréat, Les Fils de la Terre, le coup de cœur n'est venu que dans un second temps.

Je suis persuadé que si les trois booktubeuses avaient choisi elles-mêmes les finalistes, on aurait eu trois autres livres, des livres qui les auraient accrochées beaucoup plus tôt dans leur lecture. 

Si j'étais juste un lecteur qui suit les chaînes vidéo de Nine, Bulledop et Lili, je me féliciterais de l'impartialité de mes booktubeuses préférées, mais je me poserais la question : pourquoi avoir choisi ces romans-ci?

Parce que je saurais que ces booktubeuses ont déjà chroniqué des livres qui étaient vraiment leur chouchou, et que là on est loin du compte. 

Mais je n'écris pas ce billet en tant que lecteur. Je l'écris en tant qu'auteur participant, dont le roman, Le Souffle d'Aoles, a été finaliste. 

J'essaie de jouer un rôle en faveur de la communauté des auteurs autoédités, et je considère donc qu'il est de mon devoir d'évoquer les retombées de ma place de finaliste. 

Je le considère d'autant plus qu'à mon avis, la plate-forme Bookelis fait du bon travail dans son appui aux auteurs autoédités, et que ce prix de Fantasy mérite d'être optimisé pour les prochaines années. 

Au moment où j'écris ces lignes, la vidéo de Nine en est à 7260 vues, celle d'Emilie (Bulledop) à 4491 vues, et celle d'Allison (Lili) à 1747 vues. Donc, 13 500 vues cumulées. 

Sachez que je n'ai vendu qu'un seul ebook du Souffle d'Aoles entre le 10 avril et aujourd'hui, le 17 avril, sur la plate-forme Google Play. 

Voici par exemple mes ventes du Souffle sur Amazon pour la période du 18 mars au 17 avril:  



Une seule vente, mais le 30 mars, bien avant que les vidéos ne soient mises en ligne.

Malgré cette absence de ventes directes, je suis heureux que mon livre ait bénéficié d'un surcroît de visibilité grâce aux vidéos des booktubeuses, parce que chaque petite chose peut aider à la notoriété d'un livre, et que la notoriété peut favoriser des ventes ultérieures, et en particulier en dédicace. 

J'aurais tout de même apprécié que Nine, Emilie et Allison fassent figurer deux liens dans leurs vidéos pour chaque livre, un lien vers la page des ebooks sur la Fnac et l'autre sur Amazon. 

C'est ce que j'ai fait dans mon billet annonçant la gagnante du prix, Stéphanie Barrabino.

Posez-vous la question: pensez-vous que le prix Goncourt serait aussi prestigieux s'il ne générait aucune vente? 

J'ai le sentiment que les 400 000 ventes que permet le prix Goncourt ont un lien avec le prestige de ce prix. 

Je peux me tromper, bien sûr, mais j'irais jusqu'à dire qu'il est dans l'ADN d'un prix littéraire de favoriser les ventes. 

Tel qu'il est structuré, le Prix Fantasy des Booktubeuses aurait dû permettre au moins quelques ventes pour les trois finalistes. 

Maintenant, certains d'entre vous se demandent peut-être pourquoi Bookelis a fait le choix de faire sélectionner les trois finalistes par un auteur de Fantasy et non par les booktubeuses. 

Il faut savoir que le travail de sélection des œuvres prend beaucoup de temps. Or, l'une des booktubeuse, Nine Gorman, est elle-même romancière. Vous pouvez retrouver le prologue de son roman Le Pacte sanguinaire sur Wattpad

Les deux autres booktubeuses, Emilie (Bulledop) et Allison (Lili) sont des libraires, et Allison écrit également. Ce sont des lectrices éclectiques, mais pas forcément des spécialistes de Fantasy, comme vous le confirmera cette vidéo de présentation. Elles n'ont aucun préjugé à l'encontre des livres autoédités, même si leur fonction de libraire les amène à lire davantage de livres édités traditionnellement.

Lire trois livres prend donc beaucoup de temps, auquel vient s'ajouter leur métier, et le travail lui-même sur les chaînes Booktube.

Donc de prime abord, le choix de Bookelis de faire sélectionner les trois finalistes par un spécialiste de la Fantasy pouvait paraître sensé. 

Il me semble évident qu'en réalité, cette formule ne fonctionne pas.

Comme je voulais écrire un billet le plus constructif possible, j'ai réfléchi au moyen de faire en sorte que les booktubeuses puissent réellement s'approprier ce Prix, et les romans choisis. 

En plus de sa présentation de type quatrième de couverture, chaque roman devrait être accompagné d'un pitch en trois ou quatre lignes maximum. 

Le comité de lecture de Bookelis devrait faire une sélection des cinquante meilleurs romans parmi ceux qu'on leur envoie. 

Une fois ces romans choisis, ils seraient envoyés avec leur pitch et leur quatrième de couverture aux booktubeuses.

Nos trois booktubeuses devraient trier les cinquante pitchs qui les attirent le plus, par ordre de préférence. Elles devraient à ce stade se concerter une première fois pour bénéficier de la même liste, hiérarchisée dans le même ordre. 

Cela ne prendra pas trop de temps, puisqu'on parle de quelques lignes à lire à chaque fois.

Ensuite, elles devraient lire dans le même ordre les quatrième de couverture de chaque livre, puis les dix premières pages. 

Si l'une d'elle tombe sur un roman pour lequel elle va être accrochée dès les premières pages, elle prévient les deux autres. 

Si les trois sont d'accord avec son choix, elles conviennent d'aller plus loin. Dans ce cas, elles lisent la suite du roman, et ne stoppent que si elles sont arrêtées dans leur lecture parce qu'elles décrochent.

Elles continuent ensuite la liste pour le deuxième finaliste et le troisième. 

Si les choses se passent bien, en plus des trois romans finalistes, elles ne devraient avoir à lire qu'une centaine de pages. Le surcroît de travail par rapport à la formule actuelle ne me semble pas excessif.

Si l'on avait procédé ainsi, mon livre n'aurait pas été choisi, cela me paraît évident.

Mais peu importe: l'idée d'avoir trois finalistes, et des vidéos correspondantes, me paraît très bonne. Selon moi, il faut vraiment que les booktubeuses s'approprient ce prix, ainsi que les livres finalistes. Et tant pis si elles ne sont pas vraiment des spécialistes du genre, ce n'est pas le problème!

Cela irait complètement dans le sens de leurs chaînes Youtube, qui sont des chaînes de passionnées visant à faire partager leur passion, et à provoquer l'envie de lire. 

jeudi 9 mars 2017

Le Souffle d'Aoles finaliste du Prix Fantasy des Booktubers de Bookelis

Mon roman Le Souffle d'Aoles, premier tome de la trilogie Ardalia, est l'un des trois finalistes du Prix Fantasy des Booktubers 2016! Il se retrouve en lice aux côtés de Thormäe - Le Cantique du Soleil, livre 1, de William Rivelake, et de Les Fils de la Terre, de Barrabino. Terre, Soleil et Vent, donc. Le gagnant sera annoncé le vendredi 14 avril.



Amazon   La Fnac   Kobo   Apple


Bookelis, qui organise ce prix, est un site d'aide à l'autoédition dont Cyril Godefroy, auteur de l'ouvrage 82 Questions sur l'autoédition, me disait récemment le plus grand bien. Je n'utilise pas Bookelis pour mes livres, mais le concours était ouvert à tous les romans de Fantasy autoédités de plus de 100 000 signes. 
C'est l'occasion pour moi de saluer les deux autres finalistes, en vous donnant les liens vers les romans: 


Voilà en tout cas une annonce qui arrive à point nommé, au moment où j'écrivais l'article "Nous sommes nos propres labels de qualité" ! ;)

Je disais dans cet article: quand j'ai vu que Bookelis, site de bonne réputation d'aide à l'autoédition, lançait cette année, pour la deuxième année le Prix Fantasy des Booktubers, j'ai sauté à pieds joints: un prix de la Fantasy pour les auteurs indés, et qui ne soit pas organisé par Amazon? Bien sûr que l'on peut compter sur moi! 

J'espère que cette formidable initiative de Bookelis sera suivie par d'autres, qui toucheront à terme tous les genres littéraires. 

Je rêve aussi d'un Grand Prix de la Blogosphère pour les auteurs indés. Qui sait, tout peut arriver. Autant de prix, autant de possibilités de visibilité accrue pour les auteurs!

Cette nomination est évidemment valorisante, puisqu'il y avait plus de 300 participants à cette édition 2016. Je n'oublie tout de même pas, que, s'il existe des critères objectifs de qualité, ne serait-ce que la grammaire, l'orthographe et la syntaxe pour parler des plus basiques, passé un certain niveau de qualité, c'est avant tout le coup de cœur du moment qui va désigner un lauréat. Tout ce qu'il y a de plus subjectif donc. 

Les livres vont être chroniqués sur trois chaînes You Tube comportant 90 000 abonnés: 

- Les lectures de Nine, le mardi 11 avril
- Bulledop, le mercredi 12 avril
- Lili bouquine, le jeudi 13 avril

De vraies passionnées de lecture, ce qui fait bien plaisir! 

Ce sera intéressant d'évaluer les retombées d'un tel prix pour un roman. 

J'ai beaucoup de chance d'avoir été choisi, mais ça ne changera rien à ma philosophie: ne pas se fier à la chance, mais avant tout au travail. C'est tout le sens de ma démarche en tant qu'auteur autoédité, et c'est ce qui devrait me permettre, dès cette année, de dépasser le seuil des 3000 exemplaires papier du Souffle d'Aoles vendus depuis sa parution en mars 2010 (j'en suis actuellement à 2970 papier, plus environ 800 ebooks). 

jeudi 13 octobre 2016

Commentaires de lecteurs: ce qui va changer chez Amazon

Avertissement préalable : je ne travaille pas pour Amazon, ni ne connaît personne qui travaille pour le site. Le contenu de cet article provient soit d'observations personnelles sur le site Amazon Etats-Unis, soit de ce que j'apprends d'autres auteurs sur le net. La manière dont les commentaires apparaissent sur Amazon France va bientôt changer, ce qui impactera tous les auteurs dont les livres ou ebooks sont sur Amazon. 

C'est un changement qui au premier abord peut paraître anecdotique sur le site Amazon US, mais qui devrait avoir des conséquences non négligeables pour tous les auteurs français, lorsque ce changement sera appliqué en France. 

Le site d'Amazon aux Etats-Unis est en effet en avance sur chaque changement qui y est opéré par rapport aux autres pays, probablement en raison de la question de la langue/traduction. 

Ce changement concerne aussi bien les livres papier que les ebooks. Il vise à contrer les faux commentaires, ou commentaires de lecteurs n'ayant pas lu le livre. Il a vraisemblablement été réclamé par de nombreux auteurs et éditeurs outre Atlantique. 

Il s'agit de faire apparaître les commentaires labellisés "verified purchase", ou "achats vérifiés", de manière proéminente pour les lecteurs s'intéressant aux commentaires.  

Pour cela, Amazon a modifié un simple lien. Il s'agit du lien cerclé de rouge dans les images ci-dessous. La première image provient du site américain, la seconde est celle toujours à l'honneur (mais plus pour bien longtemps, je pense), sur le site français (cliquer sur les images pour les agrandir): 







Lorsque vous cliquez sur "See all verified purchase reviews", voici ce qui apparaît désormais: 




Il faut savoir que sur la page de chaque livre, vous n'avez pas accès à la totalité des commentaires: pour mon livre The Breath of Aoles, seuls 5 commentaires apparaissent.

Si on en veut davantage, on est obligé de cliquer sur le lien.

Il est intéressant de constater qu'Amazon n'a pas banni complètement les commentaires non vérifiés, puisque certains de ceux qui apparaissent par défaut sur la page de The Breath ne sont pas vérifiés.
 
En bas de ces commentaires, on trouve désormais sur le site américain le lien suivant: "see all verified purchase reviews (newest first)", ce qui signifie que ce sont, là encore, les achats vérifiés qui sont mis en avant systématiquement.

Et sur la dernière image ci-dessus, on voit qu'en cliquant sur le lien, on aboutit uniquement aux "verified purchase": pour avoir accès à tous les commentaires, il faut cliquer sur un onglet, puis sur un lien spécifique. 


Bref, le site rend la navigation plus difficile à ceux qui recherchent l'exhaustivité des commentaires, pour privilégier les commentaires achats vérifiés. 

Si les achats vérifiés sont à ce point mis en évidence, cela complique évidemment la tâche des auteurs autoédités, puisque aucun des ebooks ou livres envoyés à des lecteurs ou blogueurs et commentés sur le site n'apparaissent sous ce fameux label.

Il existe à ma connaissance trois manières de contourner le problème:

- celle qu'Amazon préfère, puisque ça leur rapporte de l'argent: envoyer un coupon d'achat aux lecteurs ou blogueurs en échange d'un commentaire, ce qui s'assimile tout de même très nettement au fait de payer pour se faire commenter
- faire en sorte de mettre votre livre gratuit en le mettant gratuit sur les autres plates-formes, puis en demandant à Amazon France de s'aligner sur les prix, et ne demander qu'après-coup à des lecteurs ou blogueurs de le télécharger, puis de le commenter: quand un ebook gratuit est téléchargé, puis commenté, le commentaire apparaît en effet sous la mention "achat vérifié"
- utiliser les jours de gratuité KDP Select, ce qui revient à mettre votre ebook en exclusivité pendant au minimum trois mois sur Amazon, ce qui ravira Amazon mais pas forcément la concurrence

A titre personnel, vous l'aurez deviné, on ne peut pas dire que je sois satisfait du changement. 

Je comprends la nécessité de lutter contre les faux commentaires, mais j'aurais préféré qu'Amazon fasse apparaître les achats vérifiés en premier, sans pour autant nous forcer à aller dans l'onglet "tous les commentaires" ("all reviews") pour bénéficier de l'exhaustivité.

Là, on a l'impression qu'une bonne partie des commentaires sont purement et simplement rayés de la carte.

Et bien sûr, pour les lecteurs disant: "de toute façon, je ne lis jamais les commentaires", rien ne changera je pense: ils ne seront pas incités à en lire davantage.  


[EDIT 24/10/2016] : Amazon Etats-Unis est revenu à l'état antérieur pour ce qui est des commentaires. Merci de ne pas tenir compte des infos développées dans ce billet.

Article lié: Commentaires Amazon : rétropédalage

mardi 6 septembre 2016

La Semaine des Auteurs Autoédités

Après Elisabeth Sutton du site Idboox et son initiative concernant l'été des auteurs autoédités, c'est à Cécile Quidé, du groupe Mordus de thrillers sur Facebook, que l'on doit une autre brillante idée pour mettre en valeur les auteurs autoédités. 

L'idée de Cécile est simple: que vous soyez auteur ou lecteur, pendant la semaine du lundi 5 septembre au dimanche 11 septembre, il s'agit de remplacer votre photo de profil Facebook (si vous utilisez ce réseau social) par une photo de livre d'auteur indépendant, ou autoédité. 

Mine de rien, c'est un investissement psychologique assez fort, comme je m'en suis rendu compte en modifiant, non seulement mon profil Facebook, mais aussi ma page d'auteur.

J'ai choisi de promouvoir Boris Tzaprenko et son superbe roman de SF Il Sera pour commencer, hier lundi.

Je continue aujourd'hui avec le brillant thriller d'Azel Bury, La baie des morts, dont l'action se situe en Ecosse, mais où les Vikings jouent aussi leur rôle... Je ne vous en dis pas plus, mais c'est haletant.

J'ai décidé en prime, à partir d'aujourd'hui, de pondre un petit laïus sur chaque livre mis en avant. Suivez ma page Facebook pour voir ce que j'en dis. 

Chacun peut interpréter cette idée "à sa sauce". L'autrice Elen Brig Koridwen a, par exemple, décidé de publier en photo Facebook un nouveau diaporama d'auteurs indépendants par jour. 

Mais comme je le disais, l'initiative n'est pas réservée aux auteurs, bien au contraire! Les lecteurs sont cordialement invités à témoigner de leur soutien sur le réseau social de leur choix! :)

Merci à Cécile pour sa brillante idée!

mercredi 24 août 2016

Les "Giveaways" Amazon... et le rôle de Twitter

Les "Giveaways" sont des tombolas offrant la possibilité aux participants de gagner des objets par tirage au sort, sur simple inscription gratuite. Pour les auteurs, le site offrant le plus de retombées en nombre de lecteurs (surtout avec un livre en anglais) est Goodreads, spécialisé dans les livres, en particulier papier. Mais Amazon Etats-Unis offre aussi aux auteurs de tous pays la possibilité de réaliser des "Giveaways" sur son site .com (mais pas sur le .fr) avec des livres papier. J'ai tenté, depuis mai 2016, de déterminer l'efficacité de ce type de démarche promotionnelle.

Ce qu'il faut tout d'abord savoir sur les Giveaways Amazon, c'est que seules les personnes ayant une adresse postale (physique, donc) aux Etats-Unis peuvent s'y inscrire en tant que participants. 

Ces Giveaways ne concernent pas seulement les livres, mais toutes sortes de produits vendus par Amazon sur son site américain. 

Amazon offre depuis quelques mois aux auteurs américains la possibilité de faire des giveaways sur leurs ebooks. Mais les autres auteurs au niveau international n'ont la possibilité d'offrir leur livre par tirage au sort que sous format papier, et que sur le site américain. 

Il ne faut pas forcément avoir un livre écrit en anglais pour l'offrir aux lecteurs d'Amérique du Nord: pour les auteurs ayant un livre imprimé par Createspace, il suffit d'aller sur la page de son livre broché sur Amazon France et de remplacer l'URL .fr par un .com pour accéder à la version américaine. 

Ensuite, ne restera qu'à faire défiler l'ascenseur (barre verticale) vers le bas pour voir apparaître le cadre "Set up a Giveaway": 


Vous devez alors choisir le mode de sélection des candidats. Le plus à gauche sur l'image ci-dessous est la sélection aléatoire, celle que j'ai utilisée pour mes Giveaways, mais vous pouvez aussi choisir "le nombre chanceux" (un vainqueur, par exemple, tous les 300 participants) ou "les premiers servis" (le ou les premiers qui cliquent gagnent).




On peut choisir d'offrir un ou plusieurs livres. Amazon fait payer aux auteurs qui offrent leurs livres les frais de port en plus du prix du livre.

Les livres que vous offrez, contrairement à ceux de Goodreads, ne peuvent être signés par l'auteur. C'est à la fois un inconvénient et un avantage, puisque les livres gagnés par les lecteurs sont directement fabriqués en impression à la demande par Amazon, et qu'Amazon se charge aussi de les envoyer à l'adresse du gagnant. 

Donc, moins de démarches à effectuer pour les auteurs, mais des livres moins personnalisés pour les lecteurs.

L'auteur va percevoir des royalties sur chaque livre qu'il offre. Bien sûr, l'opération, même en tenant compte des redevances d'auteur, reste un investissement pour l'auteur, car le paiement des redevances, lequel intervient deux mois après l'investissement, ne fait que réduire le coût global.

Mais il faut savoir que si vous choisissez l'une des deux premières options (par exemple pas de gagnant s'il n'y a pas au moins 300 participants) et que vous n'atteignez pas vos objectifs pour la durée du Giveaway, qui est d'une semaine au maximum, Amazon va vous rembourser, et vous ferez une opération blanche.

La "prise de risque" par rapport au nombre de participants escompté est donc minimale, et sur ce coup-là, je n'ai absolument pas eu l'impression qu'Amazon essayait de faire son beurre sur mon dos.

Mais le point crucial de l'affaire, c'est évidemment: quels sont les moyens mis en œuvre par Amazon pour faire connaître ce livre que vous tenez à mettre en avant?

Eh bien, c'est là malheureusement que le bât blesse: Amazon s'appuie avant tout sur Twitter pour mettre en avant ce giveaway. 

En effet, il est impératif de signaler le Giveaway sur Twitter à l'aide d'un hastag de type: #AmazonGiveaway. 

Or la page des Giveaways Amazon sur Twitter ne compte que 32 500 "followers", ou personnes intéressées. Pour tous les produits mélangés.

Quant à la page des Giveaways Amazon sur Facebook, c'est une plaisanterie: seulement 425 "j'aime"!

Alors, 32 500 followers sur Twitter, cela paraît beaucoup, mais il faut savoir qu'une star comme Beyoncé en comptabilise 14,5 millions! Amazon peut donc sans doute mieux faire à ce niveau.

Et à ce sujet, quand vous regardez les tweets de la chanteuse, vous vous apercevez qu'ils ne sont partagés ou aimés qu'entre 20 000 et 40 000 fois, ce qui donne une idée du niveau d'engagement des utilisateurs de Twitter (14,5 millions qui la suivent, mais 40 000 qui participent réellement). 

J'ai donc très vite compris que si je souhaitais mettre en avant mes livres traduits en anglais, il allait falloir que je me crée un compte Twitter exclusivement dédié à mes livres anglais, et que je fasse en sorte "d'engranger du follower", si vous me passez l'expression. 

En effet, j'ai lancé un Giveaway Amazon sur Turquoise Water juste après avoir créé mon compte Twitter, et je n'ai eu que 363 participants, malgré les trois exemplaires offerts. 



Ce qui n'est pas si mal, si l'on considère que les Giveaways de livres sont perdus parmi de nombreux autres produits offerts. 

Comme je demandais 500 participants minimum par livre envoyé (il faut savoir que sur Goodreads, j'ai entre 600 et 700 participants chaque fois que j'offre un livre en langue anglaise), Amazon m'a intégralement remboursé. 

Pour trouver des followers sur Twitter, je suis allé sur les comptes d'auteurs américains connus et moins connus de Fantasy, que j'ai suivis, et en explorant leurs pages, je suis tombé sur des lecteurs de Fantasy, que j'ai suivis lorsqu'ils habitaient aux Etats-Unis. 

Twitter est assez pratique parce que certains utilisateurs définissent leurs centres d'intérêt sur leur profil raccourci, ce qui fait gagner du temps. 

Sans avoir fait appel à aucun service payant, je me suis retrouvé avec plus de 500 followers le mois suivant. Même si j'avais l'impression que chaque auteur était sur Twitter uniquement pour sa promo, j'ai essayé d'animer ma page avec des sujets autres que mes livres pendant cette période (la plupart du temps en tout cas, puisqu'il fallait tout de même que je fasse connaître mes Giveaways). 

J'ai donc lancé un nouveau Giveaway que j'ai annoncé sur ma page Twitter, avec des hashtags non seulement vers Amazon Giveaway, mais aussi vers fantasy, ebooks... 

Le gain en nombre de lecteurs a été faible, alors que j'offrais 3 exemplaires de The Breath: 463 participants. 


Mais comme j'avais abaissé mes critères à un vainqueur pour 300 participants, j'ai tout de même eu un vainqueur.

Vous pouvez notamment mettre comme condition de participation pour les entrants au Giveaway qu'ils vous suivent sur Amazon, ou bien sur Twitter. 

Connaissant l'implication des utilisateurs de Twitter, j'ai plutôt choisi d'être suivi sur Amazon, afin que les participants soient informés de la sortie de mon troisième tome en anglais (qui sort d'ailleurs le 29 août). 

Vous avez aussi le droit d'écrire un message à tous les perdants, message que se chargera d'envoyer Amazon, car vous n'avez pas accès, contrairement à ce qui se fait sur le site Goodreads, aux profils des participants du Giveaway.

J'en ai donc profité pour les informer de l'existence de la version gratuite du livre (The Breath) sous format ebook, en pointant le lien sur lequel ils pouvaient cliquer. 

Malgré cela, le nombre de téléchargements de The Breath est resté stable les semaines suivantes. 

L'expérience a été intéressante dans l'ensemble, mais le fait de ne pas avoir accès au profil des participants du Giveaway est un vrai frein: impossible de tisser des liens avec des lecteurs qui seraient intéressés par votre livre, contrairement à ce qu'il est possible de faire sur Goodreads. 

Par ailleurs, les moyens mis en œuvre par Amazon pour faire la promo de ces giveaways sont dérisoires.

Ce sera malgré tout quelque chose à surveiller dans l'avenir, mais il faudrait qu'Amazon crée un compte Twitter et une page Facebook dédiés aux giveaways de livres (ou d'ebooks s'ils l'autorisent le don d'ebooks ailleurs qu'aux Etats-Unis), avec un nombre de followers ou de personnes qui aiment la page beaucoup plus important pour que ces giveaways puissent vraiment compter dans l'arsenal promotionnel de l'auteur. 

[EDIT 30/08/2016] Découvrez en cliquant sur ce lien un guide pratique en anglais sur les giveaways Amazon.

mercredi 10 février 2016

EbookGang, un nouveau site pour les lecteurs - et pour les auteurs

Pour les lecteurs en quête de nouveauté, trouver un ebook correspondant à leurs goûts et à leur liseuse, smartphone ou tablette sans se ruiner relève souvent du défi. Comment donc faire connaître aux lecteurs des ebooks de qualité en promotion, tout en permettant aux auteurs, traditionnellement édités ou indépendants, d’exposer leurs œuvres à la lumière? EbookGang fait partie de ces nouveaux sites visant à procurer des lectures satisfaisantes dans le maquis Internet. Bref, à relier enfin l’offre des auteurs à la demande des lecteurs. J’ai eu la chance de pouvoir m’entretenir avec l’auteur Cyril Godefroy, son créateur.

Alan : Bonjour, Cyril, et merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Cyril : C’est moi qui te remercie Alan, j’ai plutôt l’habitude que ça se passe dans l’autre sens, que ce soit moi qui pose les questions. Mais comme j’aime bien m’entendre parler, ou écrire, je pense que ça va bien se passer…

Alan : Pourquoi ce nom d’EbookGang? Ça a un côté frondeur, non?

Cyril : Un peu, mais c’est aussi que c’est très difficile de trouver un nom avec ebook à l’intérieur. Pour le côté frondeur, il y a du vrai, dans le sens où j’essaie (pour le moment, je suis seul) de trouver le maximum de promotions et d’opportunités d’avoir des ebooks sans rester dans les silos habituels des distributeurs.

iBooks va avoir sa page de promotions sur un thème, Kobo va aussi faire des opérations commerciales, avec un email ou pas, quant à Amazon, entre les offres éclair, les offres du mois etc, ils mettent le paquet.


Mais pour savoir quel livre est disponible moins cher en ce moment et le trouver sur toutes les plateformes, c’est plus difficile. Donc ebookgang cherche à aller au delà de ces silos, de briser les barrières.

Par ailleurs, si tu n’es pas dans les offres de promotion des distributeurs, tu n’existes pas : je veux dire que ta promotion n’a pas de visibilité. Une autrice me disait l’autre jour en regardant le site : oui, mais ce livre il est en promo mais on ne voit pas le prix barré. Pourtant le livre est bien en promo, je le sais car le prix habituel n’est pas 0,99 €.

La fronde est de proposer des promotions en dehors des circuits habituels de promotion des distributeurs de livres numériques.

Alan : Quel était ton objectif en créant ce site?

Cyril : J’en ai deux concomitants. Deux objectifs qui se tiennent la main.

  1. Fournir aux lecteurs l’opportunité de découvrir de nouveaux livres moins chers et ciblés sur leurs préférences.
    Quel est l’intérêt de recevoir des offres de réduction sur les romans, si ce qui t’intéresse ce sont les livres de recettes et de cuisine ? Quel est l’intérêt d’avoir des offres de romans policiers si tu es fan de fantastique ?

  1. Trouver des débouchés pour que les auteurs et les éditeurs puissent mettre en avant leurs livres sans se ruiner et avec un véritable retour sur investissement en termes de nombre de lecteurs.

En effet je regarde le panel d’offres, et à part casser sa tirelire pour s’offrir des affichages en relais H, faire des publicités sur Facebook et spammer les groupes facebook et son entourage, quand on est auteur, on a peu de moyens de promotion.

Alors évidemment, il y a d’autres axes que le prix pour faire des recommandations de livres, mais au bout d’un moment, cela reste un de ceux qui sont les plus efficaces.

Alan : Est-ce que tu t’es inspiré d’autres sites, et si oui, lesquels?

Cyril : Je peux te citer au moins cinq sites équivalents dans le monde anglo-saxon : Freebooksy, Fussy Librarian, Bookbub bien sûr, Book Gorilla, Book Sends, eReader news today et même eReaderIQ. Comme quoi, c’est un créneau qui mérite d’avoir de la diversité. J’ai mis en balance différents modèles, par exemple celui d’eReaderIQ contre Bookbub, Bookbub contre Fussy Librarian, et Bookbub est toujours ressorti comme vainqueur.

Je suis moi même abonné à Bookbub depuis 1 an et demi et j’ai profité de plusieurs offres qu’ils relayaient. 

Pourquoi est-il ressorti comme vainqueur ? Parce qu’ils arrivent à faire une sélection des livres, et proposer des ebooks dont on sait qu’ils vont plaire (forcément pas à tout le monde, et c’est tant mieux).

Ce n’est pas forcément le modèle le plus adapté au marché français actuel, car la gestion des promotions par les éditeurs et les auteurs n’est pas encore rentrée dans la stratégie, ou mal, et que beaucoup d’auteurs ont avant tout besoin de trouver leurs premiers lecteurs.

J’espère que d’autres services se développeront pour compléter ce que je fais avec eBookgang et permettront à tous les lecteurs et tous les auteurs de rentrer en contact les uns avec les autres, en fonction des affinités, des besoins. Je connais les fondateurs d’Hibooks Club par exemple.

Il y a forcément un peu de gêne entre nous, mais je pense qu’il faut la dépasser car nous sommes complémentaires d’une certaine façon.

Il y a combien de livres chez les distributeurs, combien qui mériteraient une mise en avant, par exemple en utilisant le ressort du prix ? Franchement, même s’il y avait 4 services distincts en France, on ne se sentirait pas à l’étroit.


Alan : Quels sont les genres que les lecteurs peuvent choisir?

Cyril : Aujourd’hui, j’ai fait une sélection assez large, peut être même un peu trop large. Et j’ai déjà commencé à rentrer dans les sous-catégories. C’est un pari, car je n’arrive pas à remplir toutes les catégories (même si ce n’est pas le but essentiel, ce serait bien). Par exemple, je parlais de cuisine et recettes, c’est une catégorie que j’ai mais je n’ai aucune promotion à mettre en avant.

Sur le choix des catégories il est arbitraire, et assez proche des choix de premier niveau des distributeurs de livres numériques. Et j’en ai pas mal : 23.

Dès que j’aurai des lecteurs et des éditeurs ou auteurs qui seront assez nombreux à demander une nouvelle catégorie ou sous-catégorie, je la rajouterai. Par exemple Romance peut ensuite être décliné en romance érotique, chick-lit, romance contemporaine. Policier, c’est un peu plat, non ? Si tu arrives avec Miss Maple, tu dois vraiment aller dans « policier » ?

Alan : En s’inscrivant, les lecteurs reçoivent-ils des ebooks en promo tous les jours dans leur boîte mail? Selon les genres qu’ils ont choisis?

Cyril : Ils reçoivent l’email qui met en avant des réductions s’il y a une réduction qui correspond aux genres qu’ils ont choisi. Donc, pour reprendre l’exemple cuisine et recette, je vais pas t’embêter si c’est ça qui t’intéresse. Moi, je reçois l’email tous les jours car j’ai choisi tous les genres. Mais quelqu’un de « normal » ne va pas forcément le recevoir tous les jours.

A terme, cela peut devenir vraiment quotidien, si cela correspond aux attentes des lecteurs et que les éditeurs et les auteurs y trouvent leur compte, avec plus de ventes, plus de lecteurs, des lecteurs qui lisent plus d’ebooks.

Je dois aussi faire fonctionner le mail hebdomadaire et mensuel, mais c’est plus difficile car les promotions sont rarement étalées sur d’aussi longues périodes. Je suis encore en phase de béta, de tests.

Alan : Le site est ouvertement multi plate-formes, puisque les lecteurs qui s’y inscrivent peuvent choisir parmi trois revendeurs, Amazon, iBooks (Apple) et Kobo (les choix multiples sont possibles). Pourquoi ces trois-là?

Cyril : Ce sont les trois seuls qui offrent aujourd’hui des programmes d’affiliation faciles à mettre en place, et me permettent de financer un peu des coûts du service. J’ai gagné 0,86 € en une semaine, je crois que ça fait la moitié du coût du serveur.

Blague à part, le principe est «les meilleurs ebooks aux meilleurs prix» pour tous les lecteurs d’ebooks. Si je peux intégrer d’autres boutiques et que l’effort rencontre du succès, c’est à dire que les lecteurs se dirigent vers cette plateforme, même si je n’ai pas de programme d’affiliation, et que je ne gagne pas 0,05 € quand un lecteur achète chez eux, je le ferai.

Mais ces trois là représentent 90% au moins du marché des livres numériques. Ce sont les trois qui sont les plus accessibles aux autoédités, et même si je n’ai rien contre les éditeurs (ce serait dommage, j’en suis un moi-même), je vais essayer de favoriser les autoédités. D’ailleurs, j’ai le front de croire que ce seront les autoédités qui pourront le plus bénéficier des promotions et des gratuités, donc que c’est eux qui vont appuyer le service.

Je signale aussi que sur les livres gratuits, évidemment, je ne gagne pas de commissions d’affilié.

Alan : Que réponds-tu à ceux qui estiment que ces sites ont recours à des formats propriétaires?

Cyril : Silo : c’est un mot que j’ai utilisé. Avant, dans la téléphonie mobile et sur les premiers portails internet, on parlait de « walled garden », de jardin muré. L’idée est d’avoir un utilisateur et de le garder chez soi. De lui rendre plus facile certes l’achat et l’utilisation des livres numériques, mais aussi de faire en sorte qu’il n’aille pas voir ailleurs.

Je ne vais pas revenir sur le débat sur les fichiers verrouillés par des systèmes de DRM, gestion des droits numériques. Pour moi c’est un verrouillage qui va à l’encontre des utilisateurs, et qui pose plus de soucis qu’il n’en résout.

Le problème à mon sens c’est qu’aujourd’hui le lecteur ne sait pas ce qu’il achète. S’il achète un livre qu’il pourra utiliser de manière étendue, passer à ses enfants ou à son conjoint, un livre qui survivra à la mort de son distributeur, à l’avancée de la technologie. Kindle le dit de manière pas très claire, et je crois que c’est le seul. [Note d’Alan: Kobobooks indique en fait les ebooks avec ou sans DRM, cela figure dans le pavé « Détails de l’ebook/Options de téléchargement »]

Sur iBooks, impossible de le savoir. De toutes façons, récupérer le fichier de ses livres sur iBooks, c’est la croix et la bannière. Et quand tu achètes un ebook interactif « conçu pour iBooks», tu es forcément limité…

Maintenant, je ne sais pas si l’évolution de la technologie, des distributeurs va permettre de casser ces jardins murés. Regarde l’évolution d’internet : il y avait Compuserve, puis AOL, puis les portails à la Yahoo. Et aujourd’hui ils sont tous moribonds, remplacés par… le groupe des 4 (Google Amazon, Facebook et Apple). Je suis donc assez pessimiste.


Alan : L’image de fond en page d’accueil suggère clairement qu’EbookGang propose aussi bien aux lecteurs des ebooks traditionnellement édités comme des ebooks d’auteurs indépendants. Peux-tu confirmer?

Cyril : Les meilleurs ebooks aux meilleurs prix. Qu’ils soient écrits par Maurice Druon de l’Académie Française chez Julliard ou par Françoise Jesaispasqui qui fait des romans à l’eau de rose dans l’exploitation agricole de son mari. Qu’ils soient édités par Bragelonne, Eyrolles, Fayard ou par l’auteur lui-même.

Alan : J’ai vu qu’il y avait un lien "Blog partenaires" en bas à droite de la page d’accueil. En tant qu’auteur, faut-il cliquer sur ce lien pour te signaler une promotion, et si oui, combien de temps à l’avance?

Cyril : Je parcours les promotions pour repérer celles qui sont les plus intéressantes. Pour fournir quotidiennement des offres intéressantes. Mais comme je l’ai dit, je ne veux pas être uniquement en réaction, surtout que la durée des promotions n’est pas toujours connue. Je ne veux pas être uniquement sur les mises en avant par les boutiques elles-même.

Si tu fais une réduction sur un de tes romans à un moment pour trouver de nouveaux lecteurs pour celui-ci et les autres, je t’invite à me prévenir à l’avance. Cela donnera le temps de planifier, de travailler ensemble sur une description plus appropriée que celle qui est chez le distributeur, de définir la durée de la mise en avant.

A terme, quand je pourrai dire qu’une mise en avant sur ebookgang rapporte à l’auteur tant de nouveaux lecteurs, tant de ventes, je passerai à un modèle payant, comme tout média qui vend de l’espace de pub. Donc ce sera le point d’entrée pour s’inscrire pour une promotion, pour planifier celle-ci le cas échéant, pour avoir les statistiques qui permettent à un auteur ou à un éditeur de se dire que ça a valu le coup ou pas.

Alan : As-tu l’objectif, comme Bookbub le pratique, de proposer 50% d’œuvres indépendantes et 50% d’œuvres publiées en maison d’édition?

Cyril : Je n’ai pas d’objectif chiffré. In fine, ce sont les lecteurs et les éditeurs, indépendants ou non, qui fixeront cette proportion. A l’inverse, je trouverai le moyen de rendre ce service plus accessible aux indépendants, parce que c’est une forme d’investissement dans les auteurs indépendants qui me plaît.

Alan : J’ai vu que le site était relié au blog EbookGang, peux-tu nous le présenter?

Cyril : Le blog est plus un blog « medias », dont l’objectif est de faire découvrir un panel de lectures possibles. Je sors complètement de ma zone de confort en faisant cela. Je ne suis pas chroniqueur, je n’ai certainement pas le temps de lire absolument tous les livres dont je parlerai. Si faire un blog de chroniques faisait partie de mes compétences, j’aurais probablement commencé par là ;-)

Il y a des livres qu’il faut découvrir ou redécouvrir, qu’ils soient en promo ou pas. Là encore, je n’ai pas trouvé d’équivalent en France, mais j’ai forcément mal cherché. En tout cas, dans la presse, des articles de ce genre, je n’en ai jamais vu. Pourtant, il y a plus dans les livres que les nouveautés, c'est un bonheur que de découvrir un "vieux" livre qu'on n'avait pas encore lu.

C’est aussi une forme de pénitence que je m'impose : je propose des livres à la lecture, par thématiques, sans tenir compte de leur prix.

Alan : On a parfois l’impression en tant qu’auteurs que les lecteurs sont entraînés à attendre des rabais sur les ebooks, ce type de sites ne risque-t-il pas d’accroître cette tendance?

Cyril : Oh si, désolé ! C’est le but : attirer le chaland avec des promos. Tu pourrais passer tes journées à ne lire que des livres gratuits ou en promo de toute façon. Pas besoin de moi pour les trouver, il « suffit » de les chercher.

A l’inverse, je vois mon attitude, mon habitude : je vois un livre en promo, par exemple Invasion, de Sean Platt et Johnny B. Truant sur Bookbub. Tu sais ce qui est terrible ? C’est qu’avec ce bouquin, ils m’ont entraîné dans Contact et que je vais probablement lire Colonization aussi.

J’ai acheté le dernier pavé de Jacques Vandroux (Projet Anastasis) quand il était en offre de lancement à 2,99 €, et ensuite j’ai acheté les autres (Les pierres couchées et Au cœur du solstice) sans me poser la question du prix, qui n’était pas très élevé, hein !

Ce site de promotion est une porte d’entrée vers de nouveaux lecteurs, vers de nouvelles lectures. Ce n’est pas une fin en soi.

Alan : Au-delà du fait qu’ils soient en promotion et sur les plates-formes adéquates, comment choisis-tu les ebooks que tu vas envoyer aux lecteurs?

Cyril : Mes critères de choix, car je choisis : des bonnes notes, une distribution la plus large possible, une réduction qui vaut le coup pour le lecteur.

Alan : Est-ce qu’il t’arrive de rejeter des offres d’ebooks en promo? Si oui, pour quelles raisons?

Cyril : La qualité perçue de l’ebook d’abord. Perçue par les lecteurs. Je mettrai très rarement des livres en avant pendant la phase de lancement, sauf si je suis sûr de la qualité du livre (par exemple parce que je l’édite).

Le planning ensuite : je ne veux pas que cela devienne une drogue, un moyen de faire des ventes et le seul. Donc au fur et à mesure, je réduirai les opportunités. Cela permettra aux éditeurs et aux auteurs de choisir ce qui est vraiment… de choisir leurs meilleurs titres pour ce genre d’opération.


Et j’ai déjà refusé de mettre en avant des promotions trouvées sur les sites.

Alan : Penses-tu mettre systématiquement le nombre de commentaires et notes obtenus par les ebooks sur les sites de ventes?

Cyril : Trop complexe. Et ce n’est pas la finalité du site. Si tu veux, tu peux faire un méta catalogue avec les infos de tout le monde. Techniquement, récupérer les notes sur Amazon, facile, iBooks un peu plus délicat, je n’ai pas vu de documentation dessus. Kobo encore moins, mais je ne me suis jamais penché sur la question. Les autres services, je n’en sais rien non plus. Mais avec leur mentalité de silo, je doute.

D’un autre côté, il ne faut pas oublier que c‘est un service publicitaire. Si le nombre de commentaires et la note permettent de mettre en avant un ebook en apportant ce que l’on appelle dans mon jargon « une preuve sociale », je le ferai.

En ce moment, il y a Les limbes, 4,8 étoiles sur 5 avec 132 commentaires sur Amazon au moment où je l’ai vu. C’est à mettre en avant.

Alan : T’es-tu fixé un nombre maximum d’ebooks en promo par jour? Si oui, lequel?

Deux ebooks par catégorie me semble un bon nombre. Quand je pourrai proposer 46 promotions quotidiennes ! Wow.

Alan : Entre le site et le blog que tu as créés, plus tes autres activités, cela fait beaucoup de travail pour un seul homme. Un grand bravo pour ton implication, d’ailleurs! Penses-tu, à terme, demander aux auteurs ou éditeurs souhaitant annoncer leurs promotions une participation financière?

Cyril : Ça fait peut être un peu trop, même. Je suis en train de payer le prix de trop longues heures devant mon ordinateur. Pas en tendinite et RSI comme je le croyais, mais plutôt avec ce qui ressemble fort à une hernie cervicale. Ecrire est un métier dangereux ! N’oubliez pas d’être actif, de vous déplacer, de marcher, de faire de l’exercice, très régulièrement.

Pour ce qui est de la participation, oui, comme je l’ai évoqué, à partir du moment où il permet aux auteurs et aux éditeurs de vendre plus de livres, réellement, je demanderai une participation proportionnelle.

Alan : Dans quel délai et de quel ordre?

Cyril : Le délai c’est à partir du moment où cela apporte un réel plus qui est économiquement viable pour les éditeurs et les auteurs. Prenons un exemple : en tant qu’auteur, en faisant une promotion sur 10 000 personnes d’un genre, sur une promo qui fonctionne bien, tu peux avoir 1% de ventes générées, soit 100 ventes. 

Sur une journée, c’est loin d’être négligeable aujourd’hui, et tu es assuré de rentrer dans le top 100 des ventes. Après, en fonction des prix, cela fait plus ou moins d’argent qui rentre dans ta poche. Je demanderai évidemment moins… et ce sera au forfait.

Quand je dis 10 000, ce n’est pas mon objectif. Mon objectif est d’avoir tous les lecteurs francophones assidus.

Alan : Le site vient tout juste d’être lancé et n’est donc pas encore connu, ni du grand public ni même des passionnés. Envisages-tu, s’il devient plus connu, de dévoiler le nombre total d’abonnés? Si oui, à partir de quel nombre d’abonnés penses-tu le faire?

Cyril : C’est un critère de choix pour les auteurs et les éditeurs. Quand tu vas voir tel ou tel magazine pour y placer une publicité, la régie doit pouvoir te donner la distribution ou la diffusion, le profil etc. On rentre dans un modèle économique qui est balisé par des années de pratique.

Et comme je l’ai dit en justifiant le fait qu’un jour le site devienne payant pour les éditeurs et les auteurs, je dirai aussi quels résultats on peut s’attendre. Enfin, je donnerai les statistiques de clics vers les différentes boutiques, parce que mesurer permet d’agir. Si je pouvais donner systématiquement le nombre de ventes générées, ce serait carrément parfait.

Aujourd’hui, après quelques jours seulement, on a 80 abonnés. On est très loin de mon objectif. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas me signaler si en tant qu’auteur vous faites une promotion dans les semaines qui viennent ! Le coût pour vous est presque nul (le temps de m’écrire un mail ou deux).

J’ai fait une opération de promotion à Noël, et on a vu qu’avec quelques centaines d’inscrits, on pouvait déjà commencer à générer quelques ventes et téléchargements. Un lecteur de plus, c’est toujours bien.

Alan : On sait que l’info relative à un site comme EbookGang circule très vite parmi les auteurs, notamment grâce à Facebook. Quelles opérations de communication envisages-tu afin de faire connaître le site des lecteurs?

Cyril : Je souhaite vraiment avoir une croissance organique par le biais des lecteurs qui conseillent le site à leurs amis, etc. Ce sera un meilleur moyen de grandir vite, mais aussi la marque de la qualité du service.

Reste la question de l’amorçage. Comment avoir les premiers utilisateurs pour amorcer un cercle vertueux ? Je ferai comme n’importe qui : de la pub, du marketing de contenu. 

J’ai déjà des pubs qui tournent sur Facebook, qui à mon goût est aujourd’hui le média le plus adapté pour la promotion de ce type de service, grâce à son ciblage par intérêts. Si la presse veut parler du service, je serais bien embêté, je n’ai pas préparé de dossier presse.

Alan : J’ai le projet en tant qu’auteur de parler de ton site dans une newsletter que j’enverrai à mes lecteurs, en leur présentant un lien direct. J’estime en effet que de nombreux lecteurs me seront reconnaissants de leur avoir fait découvrir un site d’ebooks de qualité à bas prix. Je crois aussi que cela peut être un moyen efficace de faire se rencontrer les lectorats entre auteurs. Que penses-tu de cette démarche?

Cyril : En parlant d’un outil qui permet aux auteurs de trouver des lecteurs, justement à des lecteurs, tu plantes la graine qui te permettra toi aussi de récolter des fruits dans le futur. On va essayer d’éviter que cela prenne autant de temps que les forêts de Colbert, hein ?

Sans parler d’un service public pour les auteurs, car faut pas se mentir, j’ai pas de subventions du SNE et je tiens à garder une forme d’indépendance dans les ebooks recommandés et mis en avant, je veux quand même faire un service et un outil qui rassemble auteurs et lecteurs autour du plaisir de lire et de découvrir.


Je ne peux pas te dire que c’est une mauvaise idée en fait. Surtout si tu as un lectorat ciblé et que j’ai déjà mis en avant des livres qui plairont à ton lectorat, ou que je peux le faire.

Alan : Pour un ebook donné, combien recommanderais-tu d’opérations promotionnelles par an?

Cyril : Je déconseille par principe de faire plus de deux promotions par an, justement pour éviter le côté « faut attendre la promo ». Et le site utilise aussi le ressort de l’immédiateté : profitez de la promo tant qu’elle dure.

Alan : Penses-tu ajouter à ton site une section "ebooks en gratuité permanente", pour les lecteurs?

Cyril : Non, et ce pour plusieurs raisons :
  • La culture de l’instant, de l’immédiat, de l’éphémère. Je ne vais pas me battre contre elle, je sais qu’elle est là. Je te l’ai dit, je vais plutôt la mettre en exergue.

  • La découverte. Je veux faire tourner les livres pour que les lecteurs les découvrent. Si j’ai toujours les mêmes livres, c’est beaucoup plus difficile de les faire tourner.

  • Le service fonctionne beaucoup par email. Si je ne fais pas tourner, pas besoin de faire d’email.

  • Il faudrait que je remette tout Gallica et tout le catalogue des livres gratuits des différents distributeurs. Franchement, aucun intérêt, aucune valeur ajoutée.

Alan : Pour terminer, je tiens à dire que ton site répond à un besoin réel, du côté des lecteurs comme des auteurs. Dans toute entreprise, le facteur chance intervient: il s’agit de ne se présenter ni trop tôt, ni trop tard, d’être repéré par les bonnes personnes au bon moment.

Je souhaite sincèrement le plus grand succès à ton site, car nous, lecteurs et auteurs, avons tous à y gagner, et c’est une très belle manière de faire vivre le livre.

Merci, donc, d’avoir répondu à mes questions, Cyril.

Cyril : Merci Alan, c’est un plaisir. J’attends avec impatience le jour où toi, et de nombreux autres auteurs, pourrez en tirer parti. 

Alan :

Pour découvrir ebookgang et vous inscrire vous aussi, ou signaler vos promotions, c'est ici : http://ebookgang.fr


Articles liés: