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mercredi 30 avril 2025

Les trois corruptions de l'entrepreneur

En tant qu'auteur autoédité, je suis un entrepreneur qui n'emploie que lui-même. Je noue bien sûr des partenariats artistiques et commerciaux. Même si je peux mettre en compétition différents prestataires, mon business repose avant tout sur la coopération. Cela me met de facto à l'abri des trois formes de corruption susceptibles de toucher l'entrepreneur. C'est d'ailleurs l'un des avantages de ma situation: me permettre de poser un regard critique sur le monde du travail. 

La première des corruptions dont est susceptible d'être victime l'entrepreneur disposant d'employés dans sa compagnie, c'est de se croire supérieur à ses employés parce qu'il les a embauchés. A partir du moment où leur niveau de vie ou leur statut (et notamment pour les cadres) dépend de lui, l'employeur va se sentir intrinsèquement supérieur. Ça n'arrive pas pour tous les employeurs, bien sûr, mais c'est une tendance qui les guette d'autant plus dans les périodes de crise où le chômage est élevé, et où ils sont en situation de monopole ou quasi monopole dans leur branche.
Même dans des cas où le rapport de force est plutôt favorable à l'employé, qui peut démissionner et retrouver du travail ailleurs, le salaire de l'employeur étant plus élevé que celui de l'employé, l'idée de supériorité du patron est toujours à l'arrière-plan. Et d'autant plus si lui-même a tendance à considérer ses employés comme des larbins plutôt que comme des membres de sa famille étendue. A faire preuve de malveillance plutôt que de bienveillance.

La deuxième des corruptions de l'entrepreneur, c'est de se croire supérieur à ses employés parce qu'il peut les virer. A partir du moment où un employeur prend plaisir à virer ses employés, par exemple en paradant dans ses locaux avec un évier comme Elon Musk, on peut être sûr qu'il est victime de cette corruption. Autre élément de preuve, le fait de licencier en si grand nombre que l'on est obligé de réembaucher derrière. Là, on est clairement dans la jouissance du pouvoir sur des vies et des destinées d'employés. Ce pouvoir est d'autant plus manifeste que les salariés se sentent démunis, sans possibilité d'avoir recours à des syndicats ou de démissionner. En d'autres termes, ce pouvoir ne provient que de ce que les salariés sont prêts à concéder à l'employeur. De leur soumission. Le pouvoir n'est jamais à sens unique. C'est un échange dynamique s'inscrivant dans la dialectique du maître et de l'esclave. 

La troisième des corruptions de l'entrepreneur, c'est de se croire supérieur non seulement à ses employés, mais aussi au reste de la société. Cela se manifeste par du chantage à l'emploi auprès du gouvernement afin d'améliorer ses marges bénéficiaires. La corruption est telle, à ce stade, que l'entrepreneur va s'engager dans des manœuvres de lobbying afin de faire pression pour, de manière classique, faire baisser les charges et impôts dont est redevable sa compagnie. Ce type d'employeur succombera aussi à la tentation de la collusion d'intérêts avec ses pairs pour fixer les prix à un certain seuil, aux dépens du consommateur. L'un des exemples qui vient à l'esprit est la collusion des éditeurs sur le prix des ebooks. 

Quant au chantage à l'emploi, les exemples sont multiples, mais l'un des plus flagrants est celui de l'un des hommes les plus riches du monde, Bernard Arnault, qui a menacé de faire migrer ses entreprises aux Etats-Unis. Imaginez la haute couture à la française, Dior sans aucun employé ou créateur français, mais que des Américains. Ça semble si absurde, la rupture de l'image de marque de ces compagnies serait si complète qu'on a envie de dire à Arnault: "vas-y, fais le mon grand ! Ton départ sera l'opportunité d'un futur concurrent."

Les moyens de lutter contre ces corruptions? Faire en sorte que les gouvernements eux-mêmes soient incorruptibles, et que les candidats à la présidentielle ne bénéficient que de dons de particuliers et non d'entreprises. Faire en sorte de casser tous les monopoles, afin de permettre aux employés de démissionner pour se faire employer par la concurrence dès qu'ils se sentent rabaissés. Favoriser les petites entreprises, auto entreprises et artisans via des charges allégées et un allègement considérable de la paperasse et des formalités. Donner à des agences gouvernementales comme Pôle emploi des compétences syndicales, de défense des employés afin de mieux protéger les travailleurs des PME et des grandes entreprises dépourvues de syndicats. Et pourquoi pas, d'ailleurs, en lien avec l'inspection du travail, la médecine du travail et la justice. 

Les entreprises ressemblent encore trop souvent à de mini dictatures où c'est le psychopathe ou le pervers narcissique qui est récompensé et promu. Où règne le harcèlement, parfois jusqu'à conduire des employés au suicide. Il y a énormément à faire pour promouvoir la démocratie en entreprise. Ça passe forcément par un moindre pouvoir, ou un pouvoir plus encadré de l'entrepreneur.

samedi 6 février 2021

Le Syndrome du Supertanker

De par ses origines et son évolution, l'être humain a à la fois des gènes de prédateur et de proie. Nous savons que nous avons la possibilité de traquer des proies, mais nous savons aussi que si nous traquons des proies trop grosses, trop puissantes, celles-ci ont la possibilité de se retourner contre nous et de nous dévorer. L'instinct grégaire nous permet de chasser en meute, mais quand ce n'est pas le cas, nous privilégions des tirs d'opportunité sur les cibles que nous jugeons les plus faibles. C'est ce que je nomme le syndrome du supertanker. 


Quand on sait qu'un supertanker, l'un de ces grands navires qui transportent du pétrole, va polluer autant qu'au moins un million de voitures, est-ce que vous avez l'impression que les médias, le gouvernement, et même les gens, se déchaînent autant contre les supertankers ou les supercontainers que contre les voitures individuelles à essence ou diesel? Entendons-nous bien: je milite pour les voitures électriques, j'en possède d'ailleurs une à laquelle j'ai consacré ce long article. Mais j'ai beau savoir que chacun doit mettre la main à la pâte pour faire avancer les choses, je ne suis pas dupe. Les principales puissances, celles à qui l'on devrait mettre le plus de pression pour faire changer les choses et enrayer le réchauffement climatique, sont celles qui reçoivent le moins de pression. Au contraire, ce sont les industries pétrolières qui se constituent en lobbies puissants pour que rien ne change, et continuer à recevoir des subventions. En plus de l'argent, elles ont pour cela une arme dont elles usent et abusent, le chantage à l'emploi.

Et pourtant de nos jours, le solaire et l'éolien coûtent de moins en moins cher, à tel point que le nucléaire lui-même n'est plus rentable. On se rend compte que les chocs pétroliers n'ont plus lieu d'être, et qu'ils devraient en toute logique être épargnés à nos enfants, si les bonnes mesures sont prises. Mine de rien, c'est assez rassurant pour l'avenir.

Le mécanisme pervers hérité de nos gènes qui veut que l'on n'ose pas s'en prendre au pouvoir, qu'il s'agisse du gouvernement, de la hiérarchie ou de grandes entreprises, mais que l'on privilégie les plus faibles comme proies potentielles est transposable à de nombreux niveaux dans la société. Vous connaissez le dicton "on ne prête qu'aux riches"? Ce n'est que l'une des illustrations de ce syndrome du supertanker.

Le chômage, par exemple. La connotation péjorative qui s'est attachée au mot "chômage" en fait presque un terme issu de la novlangue. C'est à dire un mot qui n'est pas neutre. Un mot qui culpabilise, qui vous pousse à faire des choix qui ne sont pas toujours en votre faveur. On sait aujourd'hui que les revenus du capital, mais aussi la production issue de machines, rapportent beaucoup plus que ce que coûte le chômage à la société. Mais là encore, l'être humain va identifier les proies les plus faibles. Il ne va pas s'en prendre aux trillions de taxes que ne paient pas les milliardaires, il va préférer qualifier de parasites les gens qui sont au chômage, au RSA, ou même les SDF dans la rue.

Ce syndrome du supertanker, les gens qui sont devenus les plus grands prédateurs dans la société le connaissent bien, et le mettent à profit. Dans les cours d'école, ils ont fait en sorte d'être les caïds qui terrorisent tous les autres, ou les amis de ces caïds. Dans leur vie professionnelle, ils ont le profil de sociopathes manipulateurs et incompétents. Ils sont incapables de prendre les bonnes décisions parce que tout tourne autour d'eux. Comment réussissent-ils? En s'entourant de gens qui ont une vraie conscience professionnelle. Ce sont ces personnes compétentes et consciencieuses qui vont avoir en main, très souvent, le destin de leurs entreprises. Les manipulateurs ont quant à eux un pouvoir de façade basé soit sur l'intimidation, soit sur l'intrigue et le fait de monter les gens les uns contre les autres. Ou les deux.

Ils intimident, parce qu'ils ont compris que pour être inamovibles, ils devaient être le supertanker. On ne s'en prendra pas à eux s'ils sont identifiés comme de gros prédateurs. Ce sont souvent, en réalité, des lâches et des faibles, qui pratiquent soit le harcèlement, soit la manipulation. Leur incapacité à éprouver de l'empathie fait qu'ils génèrent burnouts et arrêts de travail autour d'eux.  

Le chantage à l'emploi des gens puissants que j'évoquais en début d'article va faire de ces manipulateurs des bourreaux, et va favoriser la création du fameux triangle de Karpman qui fait des personnes en entreprise soit des bourreaux, soit des victimes, soit des sauveurs. Un triangle qui génère évidemment énormément de stress, de névroses et de situations malsaines. D'autant plus qu'en France, les gens ont souvent l'impression d'être très limités au niveau de la mobilité professionnelle, ce qui a tendance à faire exploser l'usage de psychotropes tels les antidépresseurs et antianxiolytiques. 

Si vous-même pensez être victime d'un manipulateur, vous aurez tout intérêt à dresser le profil psychologique de la personne en question, afin de mieux vous en prémunir. A cette fin, je ne saurais trop vous recommander de vous procurer au moins deux ouvrages, et de les lire: Les manipulateurs sont parmi nous, d'Isabelle Nazare-Aga, et Sortir de l'emprise et se reconstruire, de Julie Arcoulin. Attention, ces livres sont traditionnellement édités, c'est à dire qu'en version ebook, ils sont vendus avec des verrous numériques.

Autre article sur le même sujet: maladies mentales

vendredi 15 février 2019

Fiers de notre chômage !

Le chômage est-il un "problème endémique" de notre société, ou bien une évolution naturelle de celle-ci? Est-il une malédiction, un fléau, ou bien une chance, une opportunité à saisir? Si nous étions des fourmis, on pourrait parler de problème endémique. Oui mais voilà, nous sommes des êtres humains. 

S'il y a bien une chose dont nous devrions être fiers, c'est de notre chômage. Le chômage, le temps libre, sont les apanages d'une société technologiquement évoluée. C'est la preuve que nous commençons à nous affranchir des contingences matérielles.

La machine nous libère du travail purement primitif, du travail de force et nous donne davantage de temps. Ce temps libre, doit-il nécessairement être appelé chômage? Le chômage, l'inactivité telle qu'on la conçoit dans nos sociétés occidentales, doit-elle systématiquement signifier désœuvrement?

Là est, je crois, toute la question. Notons d'ailleurs que même le désœuvrement le plus pur, le farniente, n'est lui-même pas négatif, dans la mesure où il nous permet de nous poser et de réfléchir. Une société qui donnerait la priorité absolue à l'action sur la réflexion ne me paraîtrait pas engagée sur la bonne voie.

De là à vouloir faire du farniente un mode de vie, il y a un énorme pas que je ne suis pas prêt à franchir. Je pense en effet que le mouvement, c'est la vie, et que trop de farniente nous paralyserait. Mais à doses raisonnables, ce n'est pas une mauvaise chose. 

Et je n'assimile évidemment pas le travail intellectuel à du farniente. Le fait de nous libérer des tâches manuelles pour utiliser davantage l'organe le plus puissant que nous a donné la nature, notre cerveau, me semble être une chose très positive.

Le secteur tertiaire, l'ensemble des activités professionnelles de service, est le plus développé en France. Il comprend souvent du travail de bureau. Si vous avez déjà fait du travail de bureau, il serait étonnant que vous n'ayez pas vu, à un moment ou un autre, un collègue surfer sur des sites n'ayant rien à voir avec le travail. Un phénomène marginal en entreprise? Je ne crois pas. Cela signifie que de nombreux métiers existants recouvrent en réalité une inactivité partielle. Que cette inactivité, d'ailleurs, se produise un peu chaque jour ou bien sur certains mois spécifiques dans l'année. 

Oui, mettez-vous bien cela dans la tête, être en emploi, de nos jours, c'est souvent être en inactivité partielle. 

Etre en emploi dans le tertiaire, ce n'est pas comme être boulanger et devoir se lever à cinq heures du matin pour faire le pain. 

Cela dit... Ma femme a acheté une machine à pain et s'est mise à faire le pain. Pour en améliorer la qualité, elle ne le cuit pas dans la machine, mais dans le four. Résultat? Le pain qu'elle fait est meilleur que dans 80% des boulangeries! Et le coût de la machine est rentabilisé depuis plusieurs années déjà... 



La machine nous permet donc de nous délivrer des taches astreignantes, je le répète. 

La stigmatisation du chômage que pratique notre société n'a pas lieu d'être, sauf... Sauf dans le cas où ce chômage viendrait du fait que nous déléguons le travail difficile à d'autres humains, et non à des machines. 

Des humains qui sont hélas souvent des enfants. Je veux parler du secteur du textile, notamment. Et de toutes les industries pour lesquelles nous préférons importer des produits parce que les tâches sont trop pénibles. 

Là, effectivement, il y aurait une vraie réflexion à mener pour savoir comment se réapproprier ces tâches, comment éviter de faire d'une partie de l'humanité, au travers du commerce, des esclaves. En n'oubliant pas d'ailleurs, que les esclaves d'aujourd'hui seront peut-être les maîtres de demain. 

Donc là oui, il faudrait se réapproprier l'activité. Si nous y parvenons, par exemple au travers de nouvelles machines, cela entraînera de l'inactivité dans d'autres pays. Inactivité bien naturelle, puisque liée à un progrès. 

Inactivité qu'il ne faudra donc pas stigmatiser, mais qui devra permettre de favoriser les activités de l'esprit, et les différentes formes de créativité humaine. 

Ce qui signifie bien sûr une chose: le vrai problème endémique de notre société, ce n'est pas le chômage, mais la répartition des ressources de manière écologiquement durable sur cette planète. 

Nous ne sommes pas des fourmis.

Tout ceux qui essaient de vous faire croire le contraire ont une mentalité rétrograde qui ne tient pas compte des avancées de la société. 

dimanche 15 janvier 2017

Trois ans déjà

Trois ans déjà que j'ai quitté mon CDI au Pôle Emploi pour travailler à temps plein sur l'écriture. Je ne regrette rien, et j'ai de la gratitude envers mes proches, qui ont soutenu ma démarche, et envers mes lecteurs. 

Quand je pense à ma situation d'auteur autoédité, et à cette décision de tout lâcher pour m'efforcer de vivre à temps plein de l'écriture, au fait aussi que je ne m'endette pas suite à ce choix, je repense immanquablement à cette scène du film de Pulp Fiction, à partir de 1 minute 25 dans la vidéo: 


Je me sens comme les personnages joués par John Travolta et Samuel L. Jackson après qu'on leur ait tiré dessus -- incroyablement chanceux. 

J'avais pris cette décision en décembre 2013, pas totalement par moi-même, mais à la suite de la décision du déménagement de l'agence Spectacle parisienne du Pôle Emploi, à l'époque situé dans le XIème arrondissement (rue de Malte), pour aller dans le XVème. 

J'avais eu besoin de ce petit coup de pied aux fesses du destin pour prendre cette décision. Je me souviens de m'être dit qu'en étant au pied du mur, en n'ayant pas d'autre choix, je serai forcé de faire le nécessaire pour survivre. 

Je dois reconnaître aussi qu'à l'époque, j'étais dans une situation extrêmement privilégiée par rapport à de nombreux Français, n'ayant pas de loyer à payer, et ayant remboursé mon prêt immobilier suite à certains héritages (pas le genre d'héritages qui vous rendent riche à millions, mais de ceux qui vous permettent de compléter l'achat d'un pavillon). 

Depuis ce passage à temps plein dans mon activité d'auteur autoédité, j'ai écrit et publié un recueil de nouvelles, Le Vagabond et quatre autres thrillers, j'ai travaillé sur les corrections et la publication de la traduction du Souffle d'Aoles, The Breath of Aoles, et, avec l'aide précieuse de ma correctrice anglaise Dawn Lewis, j'ai assuré la traduction des deuxième et troisième tome, Turquoise Water et The Flames of the Immolated

Bref, j'ai réalisé un rêve. 

J'ai aussi vendu, la plupart du temps en dédicace, 975 livres papier en 2014, 1167 en 2015 et 1387 en 2016. 

Il faut bien vivre. 

Tout cela demande du travail. Ecriture, relecture, mise en page des exemplaires papier, création des ebooks, investissement sur les couvertures, sur les exemplaires auprès des imprimeurs, sur la correction, la traduction (pour le premier tome de ma trilogie), les déplacements, la promotion via les pubs Facebook ou sur des sites spécialisés. Investir toujours, prendre des risques calculés, et apprendre sans cesse, se former au marketing. Et bien sûr, les signatures dans les grands centres commerciaux, entre 10h00 et 19h00 chaque semaine.

Je pourrais estimer que chaque auteur qui travaille moins que moi ne mérite pas de travailler à temps plein sur l'écriture. Je pourrais estimer que le revenu universel inconditionnel est un renoncement par rapport à la valeur travail, qu'il va favoriser les fainéants et les parasites.


Mais ce serait oublier que quelqu'un comme Manuel Valls me considère peut-être bien déjà comme un fainéant et un parasite, du moment que je ne travaille pas 10 heures par jour à creuser des piscines. 

Ce serait oublier à quel point je me sens chanceux d'être dans ma situation. 

Le revenu universel inconditionnel est un vaste sujet, que je ne résoudrai pas en quelques lignes sur ce blog. 

Il faudrait s'arrêter dans un premier temps sur ce que l'on considère comme la "valeur travail", dans un pays où le secteur industriel a quasiment disparu. Le travail me semble beaucoup plus difficile à quantifier et à évaluer dès lors qu'il devient essentiellement intellectuel et non plus physique. 

Le président de Total n'extrait pas lui-même le pétrole avec ses petits bras musclés. Les ingénieurs et techniciens qui ont mis au point les machines d'extraction, les mathématiciens qui ont mis au point les formules et algorithmes permettant la création de robots, les professeurs qui ont enseigné les mathématiques aux grands hommes, ne contribuent-ils pas davantage au PIB que le président de Total?

Combien de métiers qui n'en sont pas dans notre société? Combien de métiers très bien payés à ne rien faire, à la fois dans les grandes entreprises et dans la fonction publique? 

Ce qu'il faut traquer, c'est le gaspillage de ressources, à la fois dans le public comme dans le privé. 

Avec le revenu universel, il faut absolument considérer le verre à moitié plein. C'est pourquoi il faut le mettre en place de manière à "protéger et à émanciper les individus"

Il faut le considérer comme un investissement sur l'avenir, sur chaque Français.

Il faut considérer que la dette de la France est organisée par les grandes entreprises qui ne payent pas leurs impôts comme elles le devraient

Il faut considérer que le chômage en France est organisé par les grandes entreprises, des multinationales dont dépendent le plus souvent les milliers de PME: il faut maintenir une tension sur le travail, il faut que le chômage reste une menace pour "motiver les troupes".

Il faut aussi considérer que l'effort pour que les entreprises s'acquittent de leurs impôts doit être fait au niveau mondial et non national. Puisque l'on a affaire à des multinationales.

Les vrais parasites ne sont pas ceux que l'on croit.