Avec 142 millions de livres pilonnés (entendez: détruits sans avoir été lus) en France en 2015 (source: Libération) un auteur ne peut aujourd'hui se considérer comme éco-responsable dans sa démarche professionnelle qu'en choisissant l'autoédition ou la petite édition... à condition que ni l'un ni l'autre ne soient vus comme des tremplins vers la grande édition.
Ce chiffre de 142 millions de livres pilonnés en une seule année est effarant. Monstrueux. Quelle autre industrie est aussi gaspilleuse que celle du livre? La question se pose.
Un autre article que celui de Libération, de 2009 celui-ci, de la librairie Monet, estime quant à lui à 20 millions de livres "seulement" le nombre d'ouvrage pilonnés: en effet, ce dernier article stipule: En France, on estime à environ 100 millions le nombre de titres qui sont
ainsi pilonnés chaque année, soit le cinquième de la production
annuelle. Nous n’avons pas les chiffres exacts pour le Québec, mais tout
porte à croire que le ratio est semblable. Les entreprises du livre ne
sont toutefois pas celles qui ont le plus recours au pilon. Le taux
serait de 30% pour la presse quotidienne et 50% pour le domaine de la
presse magazine.
30% de presse quotidienne + 50% de presse magazine, cela fait 80% des 100 millions d'exemplaires pilonnés par la presse, et donc, les 20% d'exemplaires restants, soit 20 millions, seraient des livres.
Quoi qu'il en soit, quel que soit le chiffre, 20 millions ou 142 millions, c'est beaucoup trop au XXIème siècle.
Dans le domaine de l'édition tradi, il faut savoir que les livres les plus pilonnés sont des livres d'auteurs bestsellers. Ces ouvrages, souvent pilonnés à plus de 50%, sont ceux que j'appelle les "bestsellers du gaspillage".
L'édition traditionnelle, il faut le savoir, est d'un cynisme et d'une cruauté sans nom. Les précieuses places en rayon de librairie, qui sont pour les livres papier ce que l'oxygène est pour l'être humain, ces précieuses places sont trustées, et notamment les têtes de gondoles, par des livres bestsellers, ou que l'on voudrait devenir bestsellers.
Le problème, c'est que ces livres que vous retrouvez un peu partout en librairie, en raison des accords commerciaux de location d'espace de vente entre les gros éditeurs et les libraires, ces livres sont beaucoup plus nombreux que ceux qui vont être vendus. Et les éditeurs le savent pertinemment.
Donc, oui, il y a de fortes probabilités que le Stephen King que vous voyez là soit pilonné. Des probabilités nettement plus fortes que pour un livre lambda. Pourquoi? Parce que, à partir du moment où un auteur a créé la surprise en ayant des statistiques de ventes merveilleuses par rapport au nombre de livres imprimés, en créant un bestseller, cet auteur sera considéré comme bestseller, et son prochain titre va faire l'objet d'une surproduction, à des fins, principalement, d'affichage et de publicité, mais aussi pour étouffer dans l’œuf la concurrence en s'appropriant les meilleurs espaces.
Et bien entendu, cette surproduction rend, en apparence, les livres de l'auteur bestseller moins chers pour l'éditeur que les livres de l'auteur moins connu. Jamais l'expression "cercle vicieux" n'aura aussi bien porté son nom.
Un éditeur tradi vous répondra, si vous lui en parlez, que des auteurs comme Stephen King, Musso ou Lévy sont des locomotives pour l'édition, et permettent à d'autres auteurs d'être publiés.
A quoi je répondrais: dans quelle mesure ces autres auteurs moins connus ne sont-ils pas que de simples faire-valoir, quand on sait que la grande majorité des nouveaux titres vont rester de un à trois mois en librairie avant de disparaître définitivement? Dans quelle mesure ce n'est pas du vanity publishing, que d'être publié par l'édition tradi?
Si un jour, l'un de mes enfants me dit: Papa, tu avais le choix entre l'édition traditionnelle et l'autoédition, et tu as fait le choix de l'édition traditionnelle, sachant qu'elle était la plus gaspilleuse qui soit, est-ce que je pourrais le ou la regarder en face et assumer ce choix?
Ma femme travaille dans une association de lutte contre la torture. Quand je lui ai expliqué le problème, elle m'a dit que son association, au lieu d'imprimer ses rapports à environ 700 exemplaires, va les tirer à 2000 ou 3000, parce que cela coûte moins cher. Résultat, l'un des salariés a passé l'été à mettre des rapports au pilon.
Et là, elle met le doigt, en effet, sur un aspect très pervers des économies d'échelle: à partir du moment où vous passez le cap des 500 exemplaires, il va être plus intéressant de passer en offset, qui va revenir moins cher que l'impression numérique entre 500 et 1000, pour un nombre supérieur d'exemplaires.
On imagine bien que la tentation du profit, ou en tout cas de l'économie, est irrésistible, pour toute association ou entreprise ayant une activité de presse. C'est là que le bât blesse.
Nous avons aussi notre responsabilité en tant que consommateurs. Les liseuses électroniques peuvent sembler plus écolo. Marion Feige-Muller, analyste pour le Basic, un organisme analysant l'impact environnemental de nos modes de production et de consommation, estime dans l'article de Libé que «Quand on regarde les émissions de CO2, il faut être un
très gros lecteur pour que ce soit rentable (12 livres par an pendant
vingt ans). C’est sans compter sur l’obsolescence programmée, les
minerais utilisés pour la construction, et la logique de concentration
qui est accentuée par rapport au livre papier».
Ce chiffre de 12 livres par an pendant 20 ans pour rentabiliser une liseuse correspond à 240 livres. Cela m'a surpris de lire cela, parce qu'auparavant, on m'avait assuré qu'il fallait lire 50 livres sur liseuse électronique pour la rentabiliser. J'aimerais bien savoir une bonne fois pour toutes ce qu'il en est, parce qu'à ce sujet, j'ai l'impression de me faire balader.
Je ne sais pas si je suis arrivé à 240 sur la mienne, cela dit, mais j'ai acheté ma Kindle Paperwhite en 2012 et elle ne donne pas de signe de faiblesse, à part deux ou trois pixels en moins qui ne gênent pas la lecture pour l'instant. Donc, déjà, pour l'obsolescence programmée, je trouve que Marion se fourvoie. Et ça me fait remettre en question son autre chiffre, du coup.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les gens lisent de plus en plus sur smartphone.
Il existe deux autres axes pour lutter contre le gaspillage de papier:
- l'analyse prédictive des ventes
- l'impression à la demande
L'acteur qui a développé la meilleure expertise pour l'analyse prédictive des ventes est Amazon. Cela n'a évidemment rien d'un hasard, puisque le nombre de clients d'Amazon a atteint un stade démographique, c'est à dire que chaque mois, l'équivalent de la population de pays entiers va y faire son shopping.
Quand vous avez autant de visiteurs, quand vous vous servez de logiciels espion pour traquer les habitudes des clients, quand vous mettez en place des précommandes, vous avez moyen de développer des algorithmes prédisant très finement les prochaines ventes sur le site. Les éditeurs peuvent donc savoir exactement ce qu'ils doivent envoyer en stock à Amazon, et se retrouver avec très peu de pilon de ce côté.
Evidemment, le problème de l'analyse prédictive est qu'il faut un très gros site pour que ça marche. Cela entraîne un déséquilibre dans les rapports de force qui n'est pas souhaitable dans le monde déjà excessivement concentré de l'édition.
L'impression à la demande est selon moi ce qui devrait être mis en place de manière massive en librairie. Elle est utilisée, mais encore beaucoup trop peu.
Des machines comme celles utilisées par Orséry, ou leur concurrent l'Espresso Book Machine, sont pour l'instant dédiées aux livres rares ou épuisés, ou à certains auteurs pratiquant l'autoédition, suivez mon regard...
La technologie, cela dit, ne nous sauvera pas à elle seule. Il faut que les lecteurs sortent de la logique des bestsellers, en se mettant bien dans la tête que ces livres que l'on retrouve un peu partout en librairie, sur plusieurs rayons je veux dire, sont les livres qui entraînent le plus de gaspillage.
[EDIT 27/09/2017]: J'ose espérer que dans son analyse de l'impact environnemental des liseuses électroniques face aux livres papier, le Basic prenne en compte les facteurs suivants:
- le rapport poids/énergie des livres papier, souvent plus pesants que les liseuses électroniques, donc plus coûteux à transporter
- les tonnes de gasoil dépensés pour le transport des livres, et notamment sur les lieux de leur destruction ou recyclage (impact direct sur le réchauffement climatique)
- le coût écologique du recyclage des livres, et notamment de l'encre
J'ose aussi espérer que ne sont pas assimilées aux liseuses électroniques des tablettes de type iPad, qui cumulent d'autres fonctions et ont un écran plus grand que la majorité des liseuses. Il faut comparer ce qui est comparable.
Ecriture, édition, livres numériques, science-fiction, fantasy et fantastique (thrillers/polars) sous toutes leurs formes : autant de sujets qui me passionnent et qui font l'actualité de ce blog.
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mardi 26 septembre 2017
lundi 15 mai 2017
Mes livres imprimés par Orséry
Vous vous souvenez de l'Espresso Book Machine, l'imprimante capable de fabriquer et sortir un exemplaire d'un livre en librairie, devant vous, en cinq à dix minutes? Eh bien, quatre des cinq livres des Editions Emmanuel Guillot sont maintenant disponibles chez le concurrent de l'Espresso Book Machine, Orséry. On peut les faire fabriquer au Cultura la Villette ou chez le libraire Une page de vie à Viroflay (78).
L'impression à la demande en librairie connaîtrait-elle le début d'un frémissement? J'ai en tout cas souhaité être à la pointe de la technologie, en permettant à mes lecteurs de faire fabriquer en une petite dizaine de minutes maximum par livre les quatre cinquièmes de mon catalogue dans ces deux points de vente, le Cultura la Villette et la librairie Une page de vie à Viroflay (78).
Il s'agit des titres:
- Le Souffle d'Aoles (Ardalia, premier tome)
- Eau Turquoise (Ardalia, deuxième tome)
- Les Explorateurs
- Le Vagabond
Seul manque à l'appel le troisième tome de la trilogie Ardalia, Les Flammes de l'Immolé, en raison d'une contrainte technique: la machine ne peut imprimer des livres au-delà des 400 pages, et ce tome en fait plus de 500.
J'ai eu entre les mains un exemplaire de test du Vagabond. Malheureusement, les pages sont très blanches à mon goût, je n'ai pas eu la possibilité d'obtenir des pages couleur crème comme c'est le cas d'habitude. La couverture est un peu plus souple que de coutume, mais solide.
J'ai donc signé un contrat avec Orséry, et je me réjouis de ce partenariat. Il ne s'agit pas tant, pour moi, d'espérer gagner beaucoup d'argent que de dépanner certains lecteurs.
En effet, je gagnerai entre 2 et 4 € par livre imprimé par ce biais, avec relevé de ventes et paiement une fois par an seulement, après l'établissement par l'éditeur/auteur d'une facture. Ça, c'est le côté un peu frustrant.
La rémunération de l'éditeur, ou dans mon cas, de l'auteur autoédité, est de 40% de la marge globale du livre, le reste étant réparti entre Orséry et le libraire.
Le coût hors taxe de fabrication pour un livre est de 4,20 € plus 0,013€ par page noir et blanc, 0,036€ par page couleur, et 0,330€ pour la couverture.
Pour un recueil de 224 pages comme Le Vagabond, le coût de fabrication serait de 3,24 + 4,20 = 7,44 € HT, soit 7,85 € TTC. Le recueil coûtant 14€ à l'achat, la marge globale du livre est de 6,56€.
Je toucherai donc 40% de ces 6,56 €, soit 2,62 € par exemplaire du Vagabond vendu.
La marge dépend donc du prix global de chaque livre et du nombre de pages.
On le voit, la vente de livres par ce biais ne rapporte pas beaucoup plus qu'un ebook, mais de nombreuses personnes étant encore attachées au livre papier, cela permet de rendre ce service directement en librairie.
S'il s'avère que j'écoule plus de 10 exemplaires d'Eau Turquoise, le tome 2 d'Ardalia, par an par ce biais (c'est à dire fabriqués par Orséry), alors je réaliserai la maquette d'un tome 3 et d'un tome 4 qui ne seront imprimés que par Orséry, et qui feront environ 250 pages chacun. Ces deux tomes correspondront au tome 3 actuel.
La réalisation de maquettes de livres prenant du temps, je préfère pour l'instant me consacrer à mon prochain roman, qui devrait sortir d'ici la fin de l'année.
J'espère en tout cas qu'Orséry pourra s'étendre dans tout le réseau Cultura, pourquoi pas dans les Espaces culturel Leclerc, et dans de nombreuses librairies!
L'impression à la demande en librairie connaîtrait-elle le début d'un frémissement? J'ai en tout cas souhaité être à la pointe de la technologie, en permettant à mes lecteurs de faire fabriquer en une petite dizaine de minutes maximum par livre les quatre cinquièmes de mon catalogue dans ces deux points de vente, le Cultura la Villette et la librairie Une page de vie à Viroflay (78).
Il s'agit des titres:
- Le Souffle d'Aoles (Ardalia, premier tome)
- Eau Turquoise (Ardalia, deuxième tome)
- Les Explorateurs
- Le Vagabond
Seul manque à l'appel le troisième tome de la trilogie Ardalia, Les Flammes de l'Immolé, en raison d'une contrainte technique: la machine ne peut imprimer des livres au-delà des 400 pages, et ce tome en fait plus de 500.
J'ai eu entre les mains un exemplaire de test du Vagabond. Malheureusement, les pages sont très blanches à mon goût, je n'ai pas eu la possibilité d'obtenir des pages couleur crème comme c'est le cas d'habitude. La couverture est un peu plus souple que de coutume, mais solide.
J'ai donc signé un contrat avec Orséry, et je me réjouis de ce partenariat. Il ne s'agit pas tant, pour moi, d'espérer gagner beaucoup d'argent que de dépanner certains lecteurs.
En effet, je gagnerai entre 2 et 4 € par livre imprimé par ce biais, avec relevé de ventes et paiement une fois par an seulement, après l'établissement par l'éditeur/auteur d'une facture. Ça, c'est le côté un peu frustrant.
La rémunération de l'éditeur, ou dans mon cas, de l'auteur autoédité, est de 40% de la marge globale du livre, le reste étant réparti entre Orséry et le libraire.
Le coût hors taxe de fabrication pour un livre est de 4,20 € plus 0,013€ par page noir et blanc, 0,036€ par page couleur, et 0,330€ pour la couverture.
Pour un recueil de 224 pages comme Le Vagabond, le coût de fabrication serait de 3,24 + 4,20 = 7,44 € HT, soit 7,85 € TTC. Le recueil coûtant 14€ à l'achat, la marge globale du livre est de 6,56€.
Je toucherai donc 40% de ces 6,56 €, soit 2,62 € par exemplaire du Vagabond vendu.
La marge dépend donc du prix global de chaque livre et du nombre de pages.
On le voit, la vente de livres par ce biais ne rapporte pas beaucoup plus qu'un ebook, mais de nombreuses personnes étant encore attachées au livre papier, cela permet de rendre ce service directement en librairie.
S'il s'avère que j'écoule plus de 10 exemplaires d'Eau Turquoise, le tome 2 d'Ardalia, par an par ce biais (c'est à dire fabriqués par Orséry), alors je réaliserai la maquette d'un tome 3 et d'un tome 4 qui ne seront imprimés que par Orséry, et qui feront environ 250 pages chacun. Ces deux tomes correspondront au tome 3 actuel.
La réalisation de maquettes de livres prenant du temps, je préfère pour l'instant me consacrer à mon prochain roman, qui devrait sortir d'ici la fin de l'année.
J'espère en tout cas qu'Orséry pourra s'étendre dans tout le réseau Cultura, pourquoi pas dans les Espaces culturel Leclerc, et dans de nombreuses librairies!
mardi 24 novembre 2015
Plus de 1000 livres papier vendus cette année
A la date du 24 novembre, j'ai vendu 1050 livres papier sur l'année 2015, principalement au cours de diverses séances de dédicace (44 dates dont 3 sur 2 jours). Un seuil symbolique que je n'avais jamais atteint précédemment, bien que je m'en sois fortement rapproché l'an dernier (2014), qui était ma première année à temps plein en tant qu'auteur indépendant.
J'ai décidé de mettre un terme à la bonne vieille tradition de mes bilans annuels. Cette tradition avait tendance à devenir contraignante d'une part, et mes ventes me semblent plutôt stables d'une année sur l'autre. J'étais à 975 livres papier l'an dernier, je vais terminer au-delà des 1100, à 1200 au maximum.
Je pense que je vais continuer à tourner entre 800 et 1200 livres papier par an, donc cela va vite devenir monotone.
Pour ce qui est des ventes d'ebook, je vais finir l'année 2015 aux alentours de 500.
Mon but n'était de toute façon pas de rendre des comptes année après année, mais de montrer qu'un auteur indépendant pouvait faire aussi bien qu'un micro éditeur, et surtout arriver à en vivre au bout d'un certain temps.
Mais je ne prétends pas non plus que cela soit chose facile. J'ai bénéficié de circonstances favorables dans ma vie, notamment d'héritages qui m'ont permis de m'affranchir, il y a deux ans, de mon boulot alimentaire.
J'ai récemment posé ma démission - je ne travaillais plus en tant que conseiller emploi depuis deux ans, mais étant dans l'administration, j'avais gardé sous le coude grâce à la mise en disponibilité une option de reprise - achevant ainsi de franchir une étape décisive pour moi.
Je bénéficie aussi du soutien de mon épouse, qui me permet de bénéficier de sa mutuelle de santé. Le soutien moral est bien sûr le plus important.
Et je ne prétend aucunement m'enrichir financièrement grâce à cette activité: j'étais prêt à abaisser mon niveau de vie, y compris en rognant sur les vacances pour vivre pleinement ma passion.
Cesser de travailler dans mon ancien boulot alimentaire était aussi pour moi une question de santé mentale, je tiens à le souligner. Eh oui, je suis un être fragile, comme tout le monde.
Ne croyez donc pas ceux qui vous diront que je suis une exception. C'est juste qu'ayant été journaliste, la plupart du temps pigiste, entre 1996 et 2004, je me suis entraîné à vivre de ma plume à plein temps.
Je voulais retrouver cela, et bien que je me sois aperçu en cours de route que la société considérait le métier d'auteur comme une activité annexe, ne pouvant se pérenniser non seulement qu'en passant par cette absurde roue de la fortune qu'est l'édition traditionnelle, mais surtout à condition de profiter d'une série invraisemblable de coup de chances, j'ai décidé que ces règles du jeu ne me convenaient pas. J'ai donc inventé les miennes.
Je crois n'être pas le seul dans ce cas. Je crois aussi qu'il y a de nombreuses autres personnes qui vivent grâce à l'écriture dans leur métier, qu'ils soient journalistes pigistes ou autres, et qui sont donc susceptibles de faire aussi bien, sinon mieux que moi en passant dans l'écriture de fiction.
Les outils se sont largement développés pour les auteurs indépendants dans les années 2000.
Je suis quelqu'un qui progresse par défis, le dernier consistant à traduire ma trilogie de Fantasy en anglais. Si l'on me demandait le secret de mon indépendance, je dirais que cela consiste à ne pas laisser d'autres personnes définir mes critères de succès.
J'ai décidé de mettre un terme à la bonne vieille tradition de mes bilans annuels. Cette tradition avait tendance à devenir contraignante d'une part, et mes ventes me semblent plutôt stables d'une année sur l'autre. J'étais à 975 livres papier l'an dernier, je vais terminer au-delà des 1100, à 1200 au maximum.
Je pense que je vais continuer à tourner entre 800 et 1200 livres papier par an, donc cela va vite devenir monotone.
Pour ce qui est des ventes d'ebook, je vais finir l'année 2015 aux alentours de 500.
Mon but n'était de toute façon pas de rendre des comptes année après année, mais de montrer qu'un auteur indépendant pouvait faire aussi bien qu'un micro éditeur, et surtout arriver à en vivre au bout d'un certain temps.
Mais je ne prétends pas non plus que cela soit chose facile. J'ai bénéficié de circonstances favorables dans ma vie, notamment d'héritages qui m'ont permis de m'affranchir, il y a deux ans, de mon boulot alimentaire.
J'ai récemment posé ma démission - je ne travaillais plus en tant que conseiller emploi depuis deux ans, mais étant dans l'administration, j'avais gardé sous le coude grâce à la mise en disponibilité une option de reprise - achevant ainsi de franchir une étape décisive pour moi.
Je bénéficie aussi du soutien de mon épouse, qui me permet de bénéficier de sa mutuelle de santé. Le soutien moral est bien sûr le plus important.
Et je ne prétend aucunement m'enrichir financièrement grâce à cette activité: j'étais prêt à abaisser mon niveau de vie, y compris en rognant sur les vacances pour vivre pleinement ma passion.
Cesser de travailler dans mon ancien boulot alimentaire était aussi pour moi une question de santé mentale, je tiens à le souligner. Eh oui, je suis un être fragile, comme tout le monde.
Ne croyez donc pas ceux qui vous diront que je suis une exception. C'est juste qu'ayant été journaliste, la plupart du temps pigiste, entre 1996 et 2004, je me suis entraîné à vivre de ma plume à plein temps.
Je voulais retrouver cela, et bien que je me sois aperçu en cours de route que la société considérait le métier d'auteur comme une activité annexe, ne pouvant se pérenniser non seulement qu'en passant par cette absurde roue de la fortune qu'est l'édition traditionnelle, mais surtout à condition de profiter d'une série invraisemblable de coup de chances, j'ai décidé que ces règles du jeu ne me convenaient pas. J'ai donc inventé les miennes.
Je crois n'être pas le seul dans ce cas. Je crois aussi qu'il y a de nombreuses autres personnes qui vivent grâce à l'écriture dans leur métier, qu'ils soient journalistes pigistes ou autres, et qui sont donc susceptibles de faire aussi bien, sinon mieux que moi en passant dans l'écriture de fiction.
Les outils se sont largement développés pour les auteurs indépendants dans les années 2000.
Je suis quelqu'un qui progresse par défis, le dernier consistant à traduire ma trilogie de Fantasy en anglais. Si l'on me demandait le secret de mon indépendance, je dirais que cela consiste à ne pas laisser d'autres personnes définir mes critères de succès.
vendredi 29 mai 2015
La trilogie Ardalia a son coffret
Il fallait un écrin à la trilogie Ardalia. C'est désormais chose faite, et de jolie manière je pense, avec ce coffret gaufré que je présenterai dès demain (30 mai 2015) en dédicace à Achères (78). Un cadeau sympa pour la Fête des Mères...
Je crois savoir qu'un ou deux auteurs indépendants suivent ce blog. Si vous êtes dans ce cas, sachez que j'ai fait pour ce coffret appel à la société Boutaux Packaging.
Je suis très satisfait, d'abord du rapport qualité prix, mais aussi du délai d'exécution et de livraison, et de l'aide que j'ai reçue au moment de maquetter le coffret.
Il faut savoir qu'il est plus complexe de réaliser la maquette d'un coffret tel que celui-ci que celle d'un roman. Merci beaucoup, donc, au service PAO de Boutaux, qui m'a donné un sacré coup de main sur cette affaire.
Si vous êtes lecteur, je vous invite à visiter mon site d'auteur, et notamment les présentations du Souffle d'Aoles, d'Eau Turquoise, et des Flammes de l'Immolé. Vous y trouverez des liens vers les différentes revues de presse des ouvrages.
Et maintenant quelques photos:
Vous noterez sur cette dernière image le gaufrage sur le titre (cliquez pour agrandir). J'avais toujours rêvé d'avoir des lettres en relief sur au moins l'un de mes titres, c'est chose faite!
Et la vidéo. Un exercice difficile pour moi en raison de ma grande timidité, j'implore donc votre indulgence (il sera peut-être nécessaire de monter le son):
Pourquoi, me direz-vous, vendre le coffret uniquement en séance de dédicace alors que je propose justement sur mon site une offre spéciale avec les trois romans à prix réduit (les ebooks sont offerts dans le cadre de cette offre)?
Eh bien, pour des raisons de logistique et de prix: je ne me vois pas aller au bureau de poste envoyer les coffrets au coup par coup, et cela ne me permettrait plus d'offrir comme je le fais sur mon site les trois ouvrages à 42 euros, frais de port compris. Le prix augmenterait forcément avec le coffret.
J'ai demandé, cela dit, à mon imprimeur, Lightning Source, d'envisager la possibilité de réaliser ce type de coffret. Cela résoudrait pour moi le problème de la logistique et permettrait sans doute de baisser le prix actuel du coffret, qui est de 66 euros. Dans cette hypothèse, les coffrets vendus sur site ne seraient évidemment pas dédicacés, puisque partant directement des locaux de l'imprimeur pour le domicile des lecteurs. C'est à l'étude.
Donc, pour l'instant, vous ne trouverez le coffret qu'en dédicace. Si vous n'êtes pas sur la région parisienne, sachez qu'il n'est pas rentable pour moi de me déplacer en province. Je le regrette. Je ne peux que vous inciter à profiter de l'offre à 42 euros, ou à acquérir les ebooks.
Heureusement que le numérique fait du monde un village, finalement !
Mes prochaines séances de dédicace :
- samedi 30 mai (demain), 10h00-19h00 : Leclerc Achères, 3, avenue W.A. Mozart, Achères (78)
Je crois savoir qu'un ou deux auteurs indépendants suivent ce blog. Si vous êtes dans ce cas, sachez que j'ai fait pour ce coffret appel à la société Boutaux Packaging.
Je suis très satisfait, d'abord du rapport qualité prix, mais aussi du délai d'exécution et de livraison, et de l'aide que j'ai reçue au moment de maquetter le coffret.
Il faut savoir qu'il est plus complexe de réaliser la maquette d'un coffret tel que celui-ci que celle d'un roman. Merci beaucoup, donc, au service PAO de Boutaux, qui m'a donné un sacré coup de main sur cette affaire.
Si vous êtes lecteur, je vous invite à visiter mon site d'auteur, et notamment les présentations du Souffle d'Aoles, d'Eau Turquoise, et des Flammes de l'Immolé. Vous y trouverez des liens vers les différentes revues de presse des ouvrages.
Et maintenant quelques photos:
Vous noterez sur cette dernière image le gaufrage sur le titre (cliquez pour agrandir). J'avais toujours rêvé d'avoir des lettres en relief sur au moins l'un de mes titres, c'est chose faite!
Et la vidéo. Un exercice difficile pour moi en raison de ma grande timidité, j'implore donc votre indulgence (il sera peut-être nécessaire de monter le son):
Pourquoi, me direz-vous, vendre le coffret uniquement en séance de dédicace alors que je propose justement sur mon site une offre spéciale avec les trois romans à prix réduit (les ebooks sont offerts dans le cadre de cette offre)?
Eh bien, pour des raisons de logistique et de prix: je ne me vois pas aller au bureau de poste envoyer les coffrets au coup par coup, et cela ne me permettrait plus d'offrir comme je le fais sur mon site les trois ouvrages à 42 euros, frais de port compris. Le prix augmenterait forcément avec le coffret.
J'ai demandé, cela dit, à mon imprimeur, Lightning Source, d'envisager la possibilité de réaliser ce type de coffret. Cela résoudrait pour moi le problème de la logistique et permettrait sans doute de baisser le prix actuel du coffret, qui est de 66 euros. Dans cette hypothèse, les coffrets vendus sur site ne seraient évidemment pas dédicacés, puisque partant directement des locaux de l'imprimeur pour le domicile des lecteurs. C'est à l'étude.
Donc, pour l'instant, vous ne trouverez le coffret qu'en dédicace. Si vous n'êtes pas sur la région parisienne, sachez qu'il n'est pas rentable pour moi de me déplacer en province. Je le regrette. Je ne peux que vous inciter à profiter de l'offre à 42 euros, ou à acquérir les ebooks.
Heureusement que le numérique fait du monde un village, finalement !
Mes prochaines séances de dédicace :
- samedi 30 mai (demain), 10h00-19h00 : Leclerc Achères, 3, avenue W.A. Mozart, Achères (78)
- vendredi 5 juin, 10h00-19h00 : Cultura Sainte-Geneviève-des-Bois, 4 Rue des Petits Champs, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
- dimanche 7 juin, 10h00-19h00 : Cultura Gennevilliers, Avenue Charles de Gaulle, Gennevilliers (92)
- samedi 13 juin, 10h00-19h00 : Cultura Plaisir, 190 rue Henri Barbusse, Plaisir (78)
- samedi 20 juin, 10h00-19h00 : Auchan Taverny, ZAC du Bois de Boissy, Taverny (95)
- samedi 4 juillet, 10h00-19h00 : espace culturel Leclerc Fosses, ZI de Fosses, Fosses (95)
- vendredi 17 juillet, 10h00-19h00 : Auchan Vélizy 2 Avenue de l'Europe, Vélizy-Villacoublay (78)
- samedi 18 juillet, 10h00-19h00 : Cultura Carré Sénart, allée du Trait d'union, Lieusaint (77)
- vendredi 28 et samedi 29 août, 10h00-19h00 : Auchan Plaisir, 161 Chemin Départemental, Plaisir (78)
mardi 2 septembre 2014
[Archive 11 août 2009] Un premier libraire acquiert l'Espresso Book Machine
La librairie Northshire Bookstore aux Etats-Unis dans le Vermont est l'une des toutes premières a avoir fait
l'acquisition de l'Espresso Book Machine.
L'Espresso Book Machine, ou EBM, n'est pas une machine à café mais bien
une sorte de
super-photocopieuse capable d'imprimer des livres à la demande. A
l'heure où l'on parle beaucoup de voitures vertes et de taxe carbone,
cette nouvelle merveille de la technologie pourrait bien
permettre aux libraires de se voir décerner eux aussi le label
écolo...
Le journaliste/blogueur Pierre Assouline nous en parlait le 16 mai dernier dans un billet justement intitulé "Demain, les livres seront inépuisables", eh bien cette nouvelle technologie qui laissait peut-être dubitatif dans un premier temps a donc déjà été adoptée par un libraire outre-Atlantique. Le prix, 80 000 dollars, nécessite évidemment un investissement assez lourd. Mais au moment où le reportage sur le site de Northsire Bookstore avait été tourné, la librairie, qui a fait cette acquisition en septembre dernier, avait déjà vendu 400 copies. Pour l'instant, seuls des livres d'auteurs autoédités ou libres de droit sont vendus dans cette librairie, mais le libraire attend avec impatience la livraison du logiciel qui lui permettra d'imprimer à la demande des livres sous copyright. Selon l'une des personnes interviewées, la machine "matérialise" le livre en dix minutes seulement, ce qui, pour le lecteur impatient d'avoir le livre que son libraire n'a pas en stock, est vraiment appréciable !
A titre personnel, je ne peux évidemment que rêver à la possibilité de voir les droits d'auteurs s'accroître, puisqu'avec une telle machine, les coûts liés à la distribution (un distributeur tel Calibre prend 13% sur le prix d'un livre, contre 8 à 10% pour l'auteur, rappelons-le) pourraient bien, à plus ou moins long terme, disparaître. Autre rêve que l'on peut à présent caresser, voir les piles de livres pilonnés dans les centres de recyclage s'amoindrir peu à peu...
Le journaliste/blogueur Pierre Assouline nous en parlait le 16 mai dernier dans un billet justement intitulé "Demain, les livres seront inépuisables", eh bien cette nouvelle technologie qui laissait peut-être dubitatif dans un premier temps a donc déjà été adoptée par un libraire outre-Atlantique. Le prix, 80 000 dollars, nécessite évidemment un investissement assez lourd. Mais au moment où le reportage sur le site de Northsire Bookstore avait été tourné, la librairie, qui a fait cette acquisition en septembre dernier, avait déjà vendu 400 copies. Pour l'instant, seuls des livres d'auteurs autoédités ou libres de droit sont vendus dans cette librairie, mais le libraire attend avec impatience la livraison du logiciel qui lui permettra d'imprimer à la demande des livres sous copyright. Selon l'une des personnes interviewées, la machine "matérialise" le livre en dix minutes seulement, ce qui, pour le lecteur impatient d'avoir le livre que son libraire n'a pas en stock, est vraiment appréciable !
A titre personnel, je ne peux évidemment que rêver à la possibilité de voir les droits d'auteurs s'accroître, puisqu'avec une telle machine, les coûts liés à la distribution (un distributeur tel Calibre prend 13% sur le prix d'un livre, contre 8 à 10% pour l'auteur, rappelons-le) pourraient bien, à plus ou moins long terme, disparaître. Autre rêve que l'on peut à présent caresser, voir les piles de livres pilonnés dans les centres de recyclage s'amoindrir peu à peu...
lundi 1 septembre 2014
[Archive 27 et 28/05 2014] Ingram, Createspace et la distribution globale
J'ai
récemment été averti par un auteur de deux vendeurs tiers de la place
de marché Amazon (Amazon marketplace) pratiquant des rabais inquiétants
sur mes livres papier neufs. Je savais déjà qu'Amazon avait la
possibilité de solder mon livre papier, et cela me va du moment que mes
revenus d'auteurs continuent à correspondre au prix que j'ai défini (ce
qui est le cas). Je ne suis pas un grand supporter du prix unique du
livre, parce que j'estime que cette loi est un moyen pour les éditeurs
de continuer à vendre leurs livres à des prix trop élevés pour une
grande partie des lecteurs (et là, je pense particulièrement à l'ebook).
Non, ce qui me gêne dans ce concept de livres neufs écoulés par des
vendeurs tiers, c'est la perte de contrôle que cela engendre pour
l'auteur autoédité.
Les deux vendeurs qui pratiquent ces remises sont livres_allemands et books_and_music. Si vous cliquez sur ce lien,
vous vous apercevez qu'amazon n'est plus le seul à vendre mes livres
papier à l'état neuf (l'onglet du dessus spécifie bien "neuf à partir
de"). Cela a été une surprise pour moi, puisque Amazon est le seul
vendeur en principe habilité à écouler mes livres papier fabriqués par
Createspace.
En
principe... car il m'est revenu que j'avais opté chez Createspace pour
la "distribution étendue" qui permet à mes livres papier d'être vendus
chez de grands libraires aux Etats-Unis. Createspace, afin de distribuer
mes livres papier aux Etats-Unis, fait appel à une grande société
spécialisée dans la distribution, Ingram.
Ingram a
la particularité de posséder des imprimeries à la demande parmi les plus
performantes au monde, et détient notamment la société Lightning Source
(dont j'utilise aussi les services pour des livres que je distribue et
vend moi-même), et Ingram Spark, qui s'adresse à des auteurs autoédités
(auquel je n'ai pas recours). Et Ingram fait appel à des partenaires
pour la distribution de livres.
Or, il se trouve que les deux vendeurs que j'ai cités en début d'article, livres_allemands et books_and_music,
après vérification de l'auteur qui m'avait alerté, (on peut retrouver
le numéro de TVA en cliquant sur le lien du vendeur chez Amazon, puis il
suffit de se rendre sur ce site
pour l'identification), correspondent à un prestataire nommé The
Paperback Shop. Prestataire qui n'est autre que l'un des partenaires
d'Ingram, comme l'atteste ce document.
Au passage, si vous vous intéressez à la création de jeux vidéos, n'hésitez pas à acheter l'ebook de l'auteur qui m'a prévenu.
Après mûre
réflexion, je crois avoir reconstitué les pièces du puzzle. L'auteur
qui m'a prévenu ne passe pas par Createspace, mais par Ingram Spark. Ma
théorie, c'est que The Paperback Shop, en tant que prestataire d'Ingram,
distribue à la fois les livres de Createspace et d'Ingram Spark sur le
territoire européen. The Paperback Shop est donc aussi comme on l'a vu
un vendeur tiers Amazon.
Pourquoi
Amazon permet-il à ces vendeurs de proposer des livres neufs sur son
site, sur les pages des auteurs faisant appel à Createspace? Tout
simplement pour favoriser la concurrence et rendre les livres plus
attractifs en faisant baisser les prix, y compris des ouvrages d'auteurs
autoédités.
A la suite
de divers échanges avec Createspace, il apparaît que ces livres vendus
par des vendeurs tiers, même à prix plus bas, donnent droit à des
revenus d'auteurs équivalents aux livres vendus par Amazon directement.
C'est aussi valable pour Ingram Spark. Je cite texto la réponse qui m'a
été faite chez Lightning Source: "You will always receive the same
publisher compensation, some of the third party sellers are our channel
partners and any that aren’t would still need to order through one of
our listed wholesale channels so we would always have record of any
sales." "Vous recevrez toujours le même revenu d'auteur, certains des
vendeurs tiers sont nos partenaires, et ceux qui ne le seraient pas
auraient tout de même besoin de commander par nos canaux où figurent vos
prix de vente, donc nous aurions une trace de chacune des ventes."
J'ai bien
réfléchi à la situation. Ces vendeurs tiers, à ma connaissance,
lorsqu'ils obtiennent une commande d'un client Amazon, ne permettent pas
une remontée en classement de mon livre sur le site d'Amazon. Seule une
vente par Amazon (j'en suis presque certain, mais cela reste à
vérifier) permet la montée dans le classement des ventes de mon livre.
La conséquence logique, c'est que je n'aurais conscience de cette vente
que lorsque Createspace la fera figurer dans mon tableau de droits
d'auteur sur son site.
Oserais-je dire, si Createspace
fait figurer cette vente sur le tableau de bord? En étant un peu
parano, on peut imaginer une société écran chargée de vendre au plus bas
prix sans que l'auteur ne soit tenu au courant d'une seule des ventes.
Qu'on me pardonne ma défiance, je suis romancier, j'ai de l'imagination.
Autre fait
troublant, lorsque je me suis inquiété de savoir ce que devenaient les
fichiers de mes livres (les fichiers qui permettent à l'imprimeur de les
fabriquer), voici ce que m'a répondu l'employé de Createspace: "If you
have made your title available through Expanded Distribution, your files
may be sent to the distributors with whom we have a relationship in
order to expedite order fulfillment. Please be assured that your files
will not be sent to additional outlets by CreateSpace or these
distributors. " "Si vous avez autorisé la Distribution Etendue, vos
fichiers peuvent être envoyés à des distributeurs avec lesquels nous
sommes en relation, afin de satisfaire la commande. Soyez je vous prie
assuré que vos fichiers ne seront pas envoyés à des organes additionnels
par Createspace ou ses distributeurs."
L'un de
nos défauts à nous autres autoéditeurs (en tout cas le mien), c'est que
nous aimons garder le contrôle. C'est l'une des raisons pour lesquelles
nous avons choisi de la jouer solo, nous haïssons l'absence de
transparence des éditeurs, l'absence de vision et la précarité qui en
résulte (ou en tout cas le sentiment de précarité).
Là, on se
rend bien compte que la distribution étendue génère toute une série
d'inconnues. Nos fichiers se mettent à se balader sur leurs petites
pattes électroniques, des vendeurs que nous ne connaissons ni d'Eve ni
d'Adam se mettent à faire le business quasiment à notre place, et les
moyens de contrôle ne dépendent que de la bonne volonté de partenaires
comme Createspace.
J'ai donc
pris à titre préventif la décision de ne plus passer par la distribution
étendue avec Createspace, pour tous mes livres sauf un: The Breath of
Aoles. J'ai gardé la distribution pour celui-là, me disant que je
pouvais sacrifier d'éventuelles ventes non répertoriées à une meilleure
visibilité chez des distributeurs en ligne comme Barnes&Noble,
visibilité qui pourrait être bénéfique à la vente d'ebooks, prédominante
dans le domaine de la Fantasy aux Etats-Unis.
Il faut
évidemment faire attention quand vous supprimez de la sorte un ou
plusieurs distributeurs, car si vous vendez, votre classement sur
d'autres plates-formes de vente va s'effondrer. Il n'est d'ailleurs pas
du tout évident que cette manoeuvre me permette de ne plus avoir ces
vendeurs tiers en lien sur chacun de mes livres papier. Nous verrons, ce
genre de changement prend un certain temps avant d'être effectif.
Si Amazon
et Createspace souhaitent me rendre plus confiants sur le sujet, à eux
d'amener un peu plus de transparence à propos de ces vendeurs tiers, en
me permettant par exemple de savoir sur mon tableau de bord d'où
provient une vente (à défaut du nom du client, au moins celui du
vendeur). Il serait bon que les ventes de livres neufs par des vendeurs
tiers fassent remonter le classement sur le site d'Amazon. Je veux bien
travailler avec d'autres gens qu'Amazon, Createspace ou Lightning
Source, mais il faut au minimum que les conditions d'une relation de
confiance soient établies.
28/05/2014 - Distribution étendue Createspace : une réponse d'Amazon
Suite à l'article d'hier intitulé Ingram, Createspace, Amazon et la distribution globale,
Amazon a envoyé une réponse à un autre auteur qui leur a posé des
questions après que je l'ai prévenu. Cette fois-ci, c'est l'équipe Amazon.fr
qui a répondu. La réponse contient un lien très intéressant qui permet
de signaler directement à Amazon des prix trop bas. Mes réflexions juste
après leur réponse. N'oubliez pas aussi de lire les commentaires du premier article.
Voici la réponse d'Amazon.fr non retouchée:
Bonjour,
Suite à votre email , je comprends que vous vous interrogez sur le prix de vos livres sur notre site Amazon.fr.
Tout d'abord, notre politique de prix se traduit par la pratique constante de prix bas sur toute notre gamme de produits, tout en maintenant le niveau de qualité de nos services qui fait notre réputation. Nous n’avons cependant pas de politique d’alignement de prix sur nos concurrents. Dès lors, il est possible que vous puissiez acheter un article à prix plus bas chez un autre commerçant.
J'ai effectué des recherches et vous informer que les livres dont vous m'avez envoyé les liens sont actuellement proposés sur la plateforme Marketplace d’Amazon à la fois par Amazon et par des vendeurs tiers.
Les livres vendus par des vendeurs tiers sur la plateforme Marketplace sont signalés avec le message « Disponible chez ces vendeurs » qui remplace l'indication du prix Amazon. Dans d'autres cas, ils sont listés sous le prix Amazon avec le mention "neuf" ou "d'occasion".
Les vendeurs collectent des livres d’occasion ou les achètent en gros chez les éditeurs.
Ils sont libres de fixer leurs propres prix. Les offres de la plateforme Marketplace ne peuvent pas être supprimées.
Néanmoins, si un de vos livres est vendu à l'état neuf par un vendeur et que la différence de prix est supérieur ou inférieur au prix fixé par l'éditeur, nous vous demandons de remplir le formulaire ci-desous :
https://www.amazon.fr/gp/help/reports/infringement
Ce formulaire est ensuite traité par notre équipe légale qui vérifiera si le vendeur viole ( ou non) la loi Lang sur le prix du livre. Je vous invite à bien préciser l'objet de votre demande dans la case "informations supplémentaires.
Suite à votre email , je comprends que vous vous interrogez sur le prix de vos livres sur notre site Amazon.fr.
Tout d'abord, notre politique de prix se traduit par la pratique constante de prix bas sur toute notre gamme de produits, tout en maintenant le niveau de qualité de nos services qui fait notre réputation. Nous n’avons cependant pas de politique d’alignement de prix sur nos concurrents. Dès lors, il est possible que vous puissiez acheter un article à prix plus bas chez un autre commerçant.
J'ai effectué des recherches et vous informer que les livres dont vous m'avez envoyé les liens sont actuellement proposés sur la plateforme Marketplace d’Amazon à la fois par Amazon et par des vendeurs tiers.
Les livres vendus par des vendeurs tiers sur la plateforme Marketplace sont signalés avec le message « Disponible chez ces vendeurs » qui remplace l'indication du prix Amazon. Dans d'autres cas, ils sont listés sous le prix Amazon avec le mention "neuf" ou "d'occasion".
Les vendeurs collectent des livres d’occasion ou les achètent en gros chez les éditeurs.
Ils sont libres de fixer leurs propres prix. Les offres de la plateforme Marketplace ne peuvent pas être supprimées.
Néanmoins, si un de vos livres est vendu à l'état neuf par un vendeur et que la différence de prix est supérieur ou inférieur au prix fixé par l'éditeur, nous vous demandons de remplir le formulaire ci-desous :
https://www.amazon.fr/gp/help/reports/infringement
Ce formulaire est ensuite traité par notre équipe légale qui vérifiera si le vendeur viole ( ou non) la loi Lang sur le prix du livre. Je vous invite à bien préciser l'objet de votre demande dans la case "informations supplémentaires.
A bientôt sur Amazon.fr
Voici maintenant mes réflexions :
- Il est
très étonnant qu'Amazon dise qu'il n'a pas de politique d'alignement des
prix sur la concurrence, alors que pour les ebooks, Amazon les aligne
automatiquement sur le prix le plus bas (peut-être la réponse ne
portait-elle que sur les livres papier). En même temps, comme je l'avais
signalé dans mon article, Amazon se bat (et est en train de se battre,
contre Hachette) pour obtenir la possibilité de pratiquer des remises
sur les ventes de livres et d'ebooks, tout en continuant à payer
l'intégralité du prix des livres aux éditeurs et autoéditeurs. C'est
dans leur ADN d'obtenir les prix les plus bas pour leurs clients
(l'équivalent de Leclerc chez nous, en quelque sorte).
- J'ai personnellement rempli le formulaire d'infringement pour tous mes livres
- Je ne
crois pas vraiment à l'explication "les vendeurs achètent les livres en
gros chez l'éditeur": cela ne m'est jamais arrivé qu'on m'achète des
livres en gros. Pour moi, il y a un danger très clair qu'un imprimeur à
la demande fabrique illégalement nos livres et les vende dans notre dos,
ou plutôt sous notre nez, sur le marketplace amazon. Ce danger
persistera tant que les rapports de vente ne feront pas état clairement
des ventes effectuées par les vendeurs tiers, et tant qu'Amazon ne fera
pas en sorte que les ventes par des vendeurs tiers sur son site
déclenchent la remontée en classement d'un livre.
- d'après
la réponse faite, j'en déduis que les liens d'achat marketplace ne
disparaîtront pas, mais qu'Amazon va demander un alignement des prix aux
vendeurs sur le neuf. A noter que pour l'auteur Jacques Vandroux
(voir les commentaires du premier article), les vendeurs tiers ont
disparu aussitôt qu'il a supprimé la distribution globale pour son livre
(réaction ultra rapide). Chez moi, un vendeur sur deux a été supprimé.
Pour mon dernier livre, Votre santé c'est notre avenir,
le vendeur tiers pratique 26% de réduction, ce qui le met à 11€! (En
fait, la réduction est bien moins importante si l'on tient compte des
frais de port. N'hésitez pas à en profiter si vous vous sentez de
l'acheter, mais dans ce cas, envoyez-moi un mail pour me prévenir, afin
que je puisse vérifier si la vente apparaît sur mon tableau de bord.)
-
la réponse d'Amazon lui permet de rester à peu près dans les clous par
rapport au prix unique du livre, mais on voit qu'il y a quand même pas
mal de contradictions. L'explication tient à ce qu'Amazon s'efforce de
rester dans la légalité tout en appliquant sa propre politique.
[EDIT 03/06/2014] : Problème réglé pour tous mes livres Createspace.
samedi 30 août 2014
[Archive 15/09/2012] Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb
Mercredi 12 septembre, j'ai reçu mon exemplaire du Souffle d'Aoles
en provenance de CreateSpace (commandé le 22 août). CreateSpace est à
la fois un imprimeur à la demande et un site internet relié à celui
d'Amazon, et qui permet désormais à des auteurs indépendants d'avoir
leur livre sur Amazon.fr,
tout en évitant de gérer du stock. Les livres sont en effet imprimés au
fil de chaque commande et envoyés directement par Amazon. Auparavant, Le Souffle d'Aoles était déjà sur Amazon.fr,
mais pour ce faire, j'utilisais le service payant de Cyber Scribe,
Ediweb/Ges Com, qui permet aussi de référencer ses ouvrages dans la base
de données libraires Dilicom.
Eh oui, Le Souffle d'Aoles est à présent référencé sur deux pages distinctes du site Amazon.fr, celle de Cyber Scribe (lien), et celle de CreateSpace (lien). Les connaisseurs auront remarqué que le numéro ISBN n'est pas le même pour chaque exemplaire : l'ISBN CreateSpace m'a été fourni gratuitement par CreateSpace au moment de la création du livre.
[EDIT] Sur la page Createspace d'Amazon.fr, il a fallu deux jours pour que le livre apparaisse comme disponible (en stock). Et contrairement à la page Cyber Scribe du Souffle d'Aoles, celle de CreateSpace affiche des frais de port gratuits.
Sur la page Cyber Scribe d'Amazon.fr, vous pouvez aussi noter l'absence de présentation de l'ouvrage: j'ai dû l'ajouter moi-même en commentaire. Je paye 90 € par an pour que Cyber Scribe me référence mon livre sur Amazon.fr, et il n'y a pas la description. Cette somme correspond aussi au référencement dans la base de données Dilicom des libraires, mais il faut savoir qu'aucun libraire n'est jamais passé par Dilicom pour me commander un ouvrage. Je n'ai eu que deux ou trois commandes de libraire, et cela s'est fait d'abord par un coup de téléphone ou un mail.J'ai eu en tout et pour tout 7 commandes Amazon.fr grâce à Cyber Scribe, et à une exception près, c'était à chaque fois pour le deuxième tome du cycle d'Ardalia, Eau Turquoise (qui ne bénéficie pas non plus de description sur sa page Cyber Scribe, sinon celle que j'ai rajoutée en commentaire).
Sur la page Createspace d'Amazon.fr, il y a bien la description.
Vous remarquerez aussi en cliquant sur ces deux liens de début d'article que l'image (vignette) n'est pas la même : coupée un peu plus près de mon nom et plus sombre pour celle de Createspace. L'image de CreateSpace sur le site d'Amazon.fr (envoyée directement par Createspace d'après le fichier PDF de couverture) est d'ailleurs moins fidèle que celle de Cyberscribe sur le site d'Amazon.fr, comme l'atteste la photo des deux exemplaires prise par votre serviteur (ci-dessous cette fois).
A gauche l'exemplaire imprimé par Lightning Source vendu par Cyber Scribe sur Amazon, à droite l'exemplaire CreateSpace
L'exemplaire CreateSpace est un peu plus sombre, mais aussi un peu plus rouge que celui de Lightning Source (LSI, imprimeur situé en Grande Bretagne). Ce n'est pas la seule différence sur la couverture.
Oui, là je crois que vous l'avez repéré : le trait sur la gauche du livre Createspace (livre de droite sur l'image) est bien un trait de pliure et de collage, une technique différente de celle employée par Lightning Source.
D'après
moi, la technique employée par Lightning Source est plus avancée et la
couverture est d'une qualité légèrement meilleure avec LSI. En tant que
lecteur, franchement, ces changements ne me gêneraient pas plus que ça,
que ce soit par rapport aux couleurs de couverture ou à la légère
pliure. Passons maintenant à l'intérieur du livre.
Grosse surprise en voyant le livre arriver : les pages intérieures de la version Createspace (à droite et en haut sur les deux images ci-dessus) sont blanches. Et non crème comme je croyais l'avoir demandé! La qualité d'impression est optimale pour les deux versions, et les feuilles sont suffisamment épaisses pour ne pas être transparentes.
Je suis
donc retourné sur mon projet Createspace, pour constater
qu'effectivement, la mention "blanche" était cochée par erreur pour les
pages. Sans doute une erreur de ma part. J'ai donc opéré un changement,
et j'ai resoumis la nouvelle version à l'équipe du site pour
approbation. C'est là qu'il y a eu un défaut de la part du site, puisque
le livre, contrairement au précédent, n'a pas été approuvé : on m'a
indiqué, ce qui était faux, qu'il y avait plus de deux pages blanches
consécutives.
Pour ne pas être victime de ce problème en cas de reprise d'un ancien projet, faites ce que j'ai dû faire: renvoyez le fichier PDF, même si c'est strictement le même que celui conservé dans les données de Createspace. Je sais, c'est idiot mais c'est comme ça. Par la suite, je me suis contenté d'approuver la version 3D du livre.
Eh oui, au moment de la validation finale, il y a un modèle 3D de votre livre qui tourne sur le site, et dont on peut déplier les pages à la manière de ce que propose Issuu ou Calaméo. Ça en jette. Malheureusement, même si vous avez choisi les pages couleurs crème, cela ne se voit pas à l'oeil nu sur ce modèle (tout est blanc).
La création du livre sur le site CreateSpace : en dehors du problème précédemment évoqué, cela a été un vrai bonheur étant donné que je disposais déjà des PDF de couverture et de texte. J'ai juste modifié un détail sur le PDF de couverture du livre : en effet, le code-barre avec le numéro ISBN fourni par Amazon figure sur la quatrième de couverture, en bas à droite, et il importe de préserver cet espace libre au moment de la création de la couverture. J'ai aussi modifié le PDF du texte, de manière à indiquer : "imprimé par CreateSpace" (en plus de la mention de dépôt légal). J'ai fait un ou deux petit changement de maquette comme la mention: Retrouvez Pelmen dans le deuxième tome du cycle d'Ardalia: Eau Turquoise pour la version CreateSpace.
Je n'ai pas précisé à dessein la ville où a été imprimé le livre Createspace, car je l'ignorais. Le carton qui m'est arrivé le 12 septembre mentionnait Francfort, je suppose donc que c'est dans cette ville qu'il a été imprimé (ce n'est pas indiqué sur leur site).
Cette page en photo ci-dessus ne figure bien entendu pas dans les versions vendues sur le site: c'est la page "Proof" correspondant à la version à approuver que m'a envoyée Createspace. Remarquez la mention "made in the USA, Charleston, SC", que je soupçonne ne pas être correcte puisque le carton venait d'Allemagne (Francfort).
Et maintenant... les prix !
Le livre lui-même chez Createspace, hors frais d'expédition, me revient à 5,24$ contre 4.83€ chez Lightning Source. En prenant le tarif d'expédition le plus économique, je suis à 10,12 dollars chez Createspace contre 10,44 euros pour Lightning Source. Le mode d'expédition que j'ai choisi était un peu plus cher : 13,23$ pour un livre (11,66€). Cela a mis 20 jours à arriver, mais je sais d'expérience qu'avec LSI, le mode le plus économique aurait pris un mois. Le tarif suivant que propose LSI, le tarif premium, me revient à 17,56€ le livre. Là, le livre est imprimé et expédié en trois jours.
Cela dit, dès que l'on imprime plus d'un livre à la fois, Lightning Source devient beaucoup, beaucoup plus avantageux. Par exemple, un tirage typique de 250 exemplaires pour le Souffle d'Aoles me revient à 4,45€ le livre, frais de port compris, avec les 12 cartons correspondant aux 250 livres qui m'arrivent en trois jours! Alors que chez Createspace, le prix à l'unité ne baisse pas.
C'est pourquoi je compte bien rester avec Lightning Source pour ce type d'impression en petits volumes.
Mais...mais, bien évidemment, je vais aussi travailler avec CreateSpace. Parce que comme on l'a vu plus haut, payer Cyber Scribe 90 € par an pour n'avoir aucune commande libraire de mes livres et les livres sans leur description sur Amazon.fr, c'est de la folie !
Dernière info, avec la distribution sur Amazon/CreateSpace, chaque livre vendu me rapportera 7,60 € net (oui, après la déduction de la marge Amazon). A titre de comparaison, quand j'envoie l'un de mes livres à 4,45 € tiré de mon stock de 250 exemplaires, cela me revient à 8,45 € en passant par la Poste. Mais Amazon ne me verse pas les 21 € que coûte le livre. Amazon me verse 16,82 € très précisément (après déduction de sa marge).
16,82€ - 8,45€ = 8,37€. Un livre tiré de mon stock de 250 me rapporte donc moins de un euro de plus que ceux imprimés par Createspace et envoyés directement. Et je dois me déplacer à chaque fois à la Poste pour les livres que j'ai en stock. Et je n'imprime pas tous mes exemplaires à 250 (pour les Eau Turquoise, je suis sur des tirages de 150). Et il faut rajouter à cela les 90€ par an de CyberScribe!
Je sais qu'il existe un programme d'Amazon en partenariat avec Cyber Scribe appelé Avantage, mais je soupçonne qu'il s'adresse aux éditeurs vendant davantage que moi. Pour le moment, c'est donc Createspace qui représente une solution incomparable en terme de souplesse (on peut enfin profiter du plus grand atout de l'impression à la demande, l'impression à l'unité), de facilité d'utilisation du site, de visibilité de mon livre sur Amazon.fr et pour une qualité générale tout à fait honorable.
Si vous êtes lecteur et que vous passez par Amazon.fr pour en commander, n'hésitez pas à me contacter sur ce blog s'il y a un problème ou si vous souhaitez me faire part de vos impressions.
[EDIT 12/05/2013] Si vous souhaitez ajouter un élément visuel qui comporte du texte (comme une carte, par exemple), sur une double page, je recommande d'éviter de mettre du texte à l'endroit de la pliure, sous peine de surprise désagréable (recadrage automatique de l'image). Vérifiez bien vos marges intérieures et ne mettez pas de texte à l'intérieur, même si le texte est intégré à une image.
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