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lundi 15 mai 2017

Mes livres imprimés par Orséry

Vous vous souvenez de l'Espresso Book Machine, l'imprimante capable de fabriquer et sortir un exemplaire d'un livre en librairie, devant vous, en cinq à dix minutes? Eh bien, quatre des cinq livres des Editions Emmanuel Guillot sont maintenant disponibles chez le concurrent de l'Espresso Book Machine, Orséry. On peut les faire fabriquer au Cultura la Villette ou chez le libraire Une page de vie à Viroflay (78).

L'impression à la demande en librairie connaîtrait-elle le début d'un frémissement? J'ai en tout cas souhaité être à la pointe de la technologie, en permettant à mes lecteurs de faire fabriquer en une petite dizaine de minutes maximum par livre les quatre cinquièmes de mon catalogue dans ces deux points de vente, le Cultura la Villette et la librairie Une page de vie à Viroflay (78). 

Il s'agit des titres: 
- Le Souffle d'Aoles (Ardalia, premier tome)
- Eau Turquoise (Ardalia, deuxième tome)
- Les Explorateurs
- Le Vagabond

Seul manque à l'appel le troisième tome de la trilogie Ardalia, Les Flammes de l'Immolé, en raison d'une contrainte technique: la machine ne peut imprimer des livres au-delà des 400 pages, et ce tome en fait plus de 500. 

J'ai eu entre les mains un exemplaire de test du Vagabond. Malheureusement, les pages sont très blanches à mon goût, je n'ai pas eu la possibilité d'obtenir des pages couleur crème comme c'est le cas d'habitude. La couverture est un peu plus souple que de coutume, mais solide. 

J'ai donc signé un contrat avec Orséry, et je me réjouis de ce partenariat. Il ne s'agit pas tant, pour moi, d'espérer gagner beaucoup d'argent que de dépanner certains lecteurs. 

En effet, je gagnerai entre 2 et 4 € par livre imprimé par ce biais, avec relevé de ventes et paiement une fois par an seulement, après l'établissement par l'éditeur/auteur d'une facture. Ça, c'est le côté un peu frustrant.

La rémunération de l'éditeur, ou dans mon cas, de l'auteur autoédité, est de 40% de la marge globale du livre, le reste étant réparti entre Orséry et le libraire. 

Le coût hors taxe de fabrication pour un livre est de 4,20 € plus 0,013€ par page noir et blanc, 0,036€ par page couleur, et 0,330€ pour la couverture. 

Pour un recueil de 224 pages comme Le Vagabond, le coût de fabrication serait de 3,24 + 4,20 = 7,44 € HT, soit 7,85 € TTC. Le recueil coûtant 14€ à l'achat, la marge globale du livre est de 6,56€. 

Je toucherai donc 40% de ces 6,56 €, soit 2,62 € par exemplaire du Vagabond vendu.

La marge dépend donc du prix global de chaque livre et du nombre de pages.

On le voit, la vente de livres par ce biais ne rapporte pas beaucoup plus qu'un ebook, mais de nombreuses personnes étant encore attachées au livre papier, cela permet de rendre ce service directement en librairie. 

S'il s'avère que j'écoule plus de 10 exemplaires d'Eau Turquoise, le tome 2 d'Ardalia, par an par ce biais (c'est à dire fabriqués par Orséry), alors je réaliserai la maquette d'un tome 3 et d'un tome 4 qui ne seront imprimés que par Orséry, et qui feront environ 250 pages chacun. Ces deux tomes correspondront au tome 3 actuel.

La réalisation de maquettes de livres prenant du temps, je préfère pour l'instant me consacrer à mon prochain roman, qui devrait sortir d'ici la fin de l'année. 

J'espère en tout cas qu'Orséry pourra s'étendre dans tout le réseau Cultura, pourquoi pas dans les Espaces culturel Leclerc, et dans de nombreuses librairies!

lundi 12 décembre 2016

L'Art intemporel de la Dédicace

On m'a récemment suggéré d'écrire un article à propos des séances de dédicace. En y réfléchissant je me suis dit: "qui suis-je pour donner des conseils sur les dédicaces?" Certes, depuis 2010, date de sortie du Souffle d'Aoles, j'ai signé plus de 5500 exemplaires de mes livres, mais je connais des auteurs francophones issus de petites maison d'édition qui font nettement mieux que moi. Pas des méga stars, des auteurs dont les problématiques sont très proches de celles d'un auteur autoédité. Je me suis alors souvenu d'un article d'un autre auteur que j'avais lu il y a quelques années. L'art de la dédicace étant intemporel, c'est cet article, toujours d'actualité, que j'ai décidé de traduire ici. L'auteur s'appelle Joe Konrath, et il a vendu 120 exemplaires en dix heures dans une librairie, là où mon record personnel est de 70 en deux jours (40 sur une journée). 

Oui, je sais. Vous allez me dire que Brandon Sanderson, auteur comme moi de Fantasy, a signé plus de 1000 exemplaires de A Memory of Light en une journée. Et il est possible que le recordman des dédicaces en ait signé plus sur une journée que moi en 7 ans (j'ignore quel est le record). 

Mais vous conviendrez que le cas de Brandon Sanderson est tout de même un peu particulier, puisque avec A Memory of Light, il mettait un terme à la série de Fantasy la Roue du Temps, de Robert Jordan, qui compte plus de 30 millions de lecteurs. C'est peu dire que l'ultime tome était attendu...

Joe Konrath en juin 2006, date de parution de l'article que je traduis ci-dessous, en revanche, était beaucoup plus proche du cas de figure d'un auteur autoédité. Il avait bien sûr un éditeur dans cette période, il n'avait pas à transporter les livres dans sa voiture, ni à les stocker dans son garage, mais c'était tout de même lui qui assurait l'essentiel du travail de promo.

Il y a peut-être des exemples d'articles de blog au sujet des dédicaces d'auteurs francophones, et qui ne soient pas des méga stars, plus efficaces que Konrath. N'hésitez pas à me signaler les liens en commentaire.

Je trouve personnellement que 120 livres papier vendus en dix heures par un auteur inconnu du grand public, c'est bien, mais peut-être que je me trompe.

Mes commentaires dans l'article ci-dessous apparaissent entre crochets. 

L'article en question étant un chouïa long, j'ai décidé de ne traduire que le cœur du sujet, intitulé: 

Comment faire d'une désastreuse séance de dédicace un succès - Joe Konrath

Nul aspect du boulot d'un écrivain n'offre plus d'occasion d'euphorie (et d'anxiété) que la signature de livres. Mais comment ces événements se déroulent-ils vraiment?

Le Rêve. Votre charmante hôtesse vous prend à l'aéroport et vous conduit en voiture à la plus grande librairie de tout l'état [Joe Konrath est un auteur américain, NDLT]. Elle vous apprend qu'ils ont annoncé l'événement dans trois journaux locaux et à la radio. Quand vous arrivez, il y a une centaine d'admirateurs qui attendent déjà. Vous rencontrez l'équipe excitée et vous asseyez derrière une table approvisionnée d'une énorme pile de livres, sous un poster géant en couleur de votre couverture. Vous lisez un chapitre à voix haute, recevez des applaudissements tonitruants, et faites un rapide Questions/Réponses avant de signer pendant une bonne heure et demie, les gens attendant patiemment le long d'une file infinie pour vous dire à quel point ils vous aiment.  

La Réalité. Vous arrivez dans la librairie avec dix minutes d'avance. Il n'y a pas de foule d'admirateurs -- il n'y en a pas même un seul. Pas de poster, pas d'indications, nulle table emplie de livres. Les employés vous dévisagent comme si un second nez vous avait poussé lorsque vous leur dites que vous êtes l'auteur et que vous êtes là pour signer. Finalement, vous persuadez quelqu'un de vous aider, et il ou elle déterre un carton de vos livres et vous installe une petite table à l'arrière de la boutique, à côté des toilettes. Vous restez assis là deux heures, chaque seconde durant une éternité. Les gens font de leur mieux pour éviter tout contact oculaire quand ils passent. Certains s'approchent et vous demandent où trouver le Da Vinci Code. Il y en aura toujours un pour venir et dire, "Donc vous êtes un auteur? J'ai plein d'idées. Que diriez-vous que je vous les communique, vous les écrivez, et on partage les millions?" Personne n'achète un livre. C'est rabaissant, humiliant, décourageant, et vous faites le serment de ne plus jamais refaire cela.

Le Plan. Mais ça n'a pas à se passer comme ça. Avec la préparation idoine, une touche de confiance en vous-même, vous pouvez très bien vous débrouiller en séance de dédicace, même si votre nom n'est pas Clancy. Voici comment.

Un mois avant l'événement. Réservez la séance vous même soit en appelant, soit en passant dans la librairie pour parler à un directeur ou à un coordonnateur d'événements [chef de rayon livres]. 

Souvent la librairie n'est pas très réceptive -- les événements avec des auteurs ne se passent jamais bien. Persuadez-les que ça marchera pour vous, parce que vous avez une manière différente de faire les choses. 

Si vous êtes avec un petit éditeur, vos livres peuvent être difficiles ou impossibles à commander. Offrez de leur apporter et donnez au libraire la marge standard de 40% [perso, je donne 20% aux grandes surfaces ne pratiquant pas la remise de 5%, et entre 25 et 30% aux autres].

Si vous êtes avec un gros éditeur, celui-ci peut refuser de payer à la librairie l'argent du placement en commun ["co-op"] (les éditeurs rémunèrent les libraires pour accueillir des événements, souvent entre cinquante et plusieurs centaines de dollars).

Si c'est le cas, la librairie ne sera pas autorisée à vous accueillir en signature. Dites-leur que vous ne ferez pas une signature officielle, mais que vous passerez juste pour signer des exemplaires en réserve. Assurez-vous alors d'avoir au moins vingt exemplaires disponibles. [Section non valable pour des auteurs autoédités, qui viennent avec leurs livres.]

Deux semaines avant l'événement. La publicité vous revient. Faites un flyer, ou prospectus, présentant la date et l'horaire de signature, la couverture de votre livre, et quelques citations élogieuses ou descriptifs [blurbs]. Envoyez 100 exemplaires de ces flyers au libraire. 

Indiquez l'événement sur votre site d'auteur et dans votre newsletter, avec l'adresse et le numéro de téléphone du libraire. 

Si ce n'est déjà fait, faites une grande affiche de votre livre et une indication "SIGNATURE D'AUTEUR AUJOURD'HUI". Souvent, votre éditeur le fera pour vous. Demandez-le lui simplement lorsque vous recevez l'image de couverture de votre livre. Vous pouvez aussi en faire faire des copies digitales [comme Poster XXL]. 

Trois jours avant l'événement. Appelez le libraire et assurez-vous qu'il ait des exemplaires de votre livre. Si ce n'est pas le cas, rappelez-lui que vous pouvez apporter vos exemplaires [ce qui sera de toute façon le cas si vous êtes auteur autoédité]. 

La plupart des auteurs obtiennent des exemplaires soldés par leur éditeur. Au lieu de cela, je vous suggère de vous rapprocher d'un libraire indépendant local, et de demander à la personne si elle peut vous vendre des exemplaires soldés à 40%. De cette manière, ils compteront en tant que droits d'auteurs. 

Comment devenir l'ami d'un libraire indépendant local? Faites-en votre base d'opérations, et faites en sorte que quiconque qui veut un exemplaire dédicacé passe par lui. Utilisez-le aussi pour le lancement de votre livre -- après cela il sera content de vous aider. 

Jour de l'événement. Assurez-vous d'avoir l'essentiel; 100 cartes de visite avec votre site d'auteur dessus, des prospectus présentant des descriptifs et critiques, des bonbons à la menthe (pour que votre haleine reste fraîche), de l'eau en bouteille (s'hydrater est important) et un porte-nom avec la mention "AUTEUR".

Habillez-vous. Tenue professionnelle décontractée ou mieux. Rasé, baigné, peigné, maquillé et sentant bon. 

A votre arrivée. Présentez-vous quinze minutes à l'avance pour vous installer. Votre première directive est de vous présenter à CHAQUE employé de la librairie. Serrez leurs mains. Donnez-leur une carte de visite signée. Dites-leur brièvement de quoi parle votre livre, et faites-leur savoir que vous serez là pendant quelques heures.

Apportez de la pizza ou des donuts [beignets] pour l'équipe. Les employés sont habitués à être snobés par des gros bonnets d'auteurs. Soyez un gros bonnet qui les apprécie, et ils deviendront les champions de vos livres pour la vie.

Installez-vous. Parfois le libraire a déjà mis en place une table pour vous. Essayez d'en obtenir une dans l'entrée de la boutique. Sinon, pas de problème -- vous pouvez vous débrouiller autrement. 

Mettez vos prospectus et quelques cartes de visite sur la table, et accrochez votre affiche à un endroit proéminent. Assurez-vous de disposer vos livres de manière attirante. 

Un employé pourrait vous offrir une chaise. Répondez-lui gentiment que vous n'en avez pas besoin -- vous vous tiendrez debout pendant toute la durée de la séance.

Prêt, Feu, Partez! Si vous êtes chanceux, certaines personnes peuvent être venues vous voir. D'habitude ce n'est pas le cas. Vous êtes un nouvel auteur, un inconnu. Tous vos amis et votre famille ont déjà acheté votre livre. Même si l'événement a fait l'objet d'une publicité et d'annonces massives, iriez-vous voir un auteur dont vous n'avez jamais entendu parler auparavant?

Personne d'autre n'ira non plus. 

La seule manière que vous aurez de bouger votre camelote sera au travers de votre détermination, personnalité, et courage. 

Revêtez votre sourire, décollez votre main, et tenez-vous prêt à accueillir CHAQUE PERSONNE qui entre dans la librairie. 

Est-ce que ça vous terrifie? Ça ne devrait pas. Les gens sont enthousiastes quand ils rencontrent des auteurs. Vous êtes une célébrité mineure. Tout le monde aime rencontrer des célébrités.

Ne vous inquiétez pas d'être rabroué ou ignoré. Vous avez eu affaire au rejet auparavant. Vous êtes un écrivain, et le rejet est une partie du business. 

L'Approche. Les gens seront préoccupés en entrant dans la librairie. Certains sont en mission pour acheter le nouveau Harry Potter, ou le dernier exemplaire de Flingues et Munitions [Guns and Ammo]. Certains seront là pour parcourir des genres autres que celui dans lequel vous écrivez. 

Mais tous les gens, peu importe leur raison d'être là, répondront lorsque vous vous présenterez et offrirez de serrer des mains. 

J'utilise l'une de ces deux lignes: 

"Etes vous un fan de polars [mystery]? Je suis un auteur de polars." ou "Bonjour, je suis un auteur. Aimez-vous les thrillers?"

Il est extrêmement rare qu'une personne ignore une main tendue -- ça ne m'est arrivé que trois fois, et j'ai serré des milliers de mains. 

Le Pitch [présentation courte]. Si j'obtiens un oui à l'une des questions au-dessus, je me lance dans mon pitch.

"Mon nom est JA Konrath. J'écris une série de polars au sujet d'un flic de Chicago nommée Jack Daniels. Jack est le raccourci de Jacqueline, et elle a la quarantaine, divorcée, et sa vie personnelle est une catastrophe, mais elle est super dès qu'il s'agit de son boulot. Elle chasse des tueurs en série."

Si la personne est toujours intéressée à ce stade (le premier sur les cinq) je poursuis:

"En fait le livre est très amusant, similaire à Janet Evanovich ou Dave Barry. Mais il a aussi un côté plus sombre, une sorte de James Patterson ou Hannibal Lecter/Le Silence des Agneaux. Donc, ça va de plié en deux de rire au carrément flippant -- vous voudrez allumer les lumières et vous assurer que les portes et fenêtres sont fermées tout en lisant."

Il est important de maintenir le contact oculaire et de continuer à sourire. Puis concluez votre pitch. 

"Whiskey Sour est le premier livre d'une nouvelle série. Le deuxième est Bloody Mary. Ils ont remporté plusieurs récompenses et sont apparus sur certaines listes des bestsellers. J'adorerais vous dédicacer un ou deux exemplaires -- et si ça vous plaît, je peux sortir la dédicace sur Ebay."

Détendez-vous et Soyez Décontracté. Personne n'aime qu'on lui mette la pression sur les ventes. Vendre n'est pas forcer les gens à acheter quelque chose qu'ils ne veulent pas. Il s'agit de trouver les personnes qui recherchent votre produit.

Et oui, les livres sont des produits. Publier est un business. Retirez la casquette d'artiste, et enfilez celle de commercial. Si vous êtes timide, ou n'avez qu'une piètre estime de vous-même, prenez des cours de discours public. Le mieux vous parlerez aux gens, le plus loin vous irez dans cette carrière. 

La Remise. Tout en baratinant, je leur tends le livre. Cette connexion est importante. Tenir quelque chose implique la possession, et vous voulez qu'ils regardent la couverture, lisent la jaquette, et commencent à penser à ce livre comme au leur. 

Les Ajustements. Je customise le pitch en fonction des intérêts de la personne. Souvent je pose des questions. Parfois je réponds à des questions. J'ajuste le pitch à l'individu (si le client aime les romances, je mets en valeur la fin romantique. S'il aime les thrillers, je minimise la comédie, etc.).

Le Rejet. La plupart des gens ne seront pas intéressés, même après avoir écouté votre magnifique pitch. Ça ne veut pas dire que vous deviez tout de suite passer à quelqu'un d'autre.

Tendez-leur un prospectus pour qu'ils le regardent, faites un autographe sur une carte de visite ou un marque-page, et demandez-leur de le remettre à quiconque qu'ils connaissent étant fan de votre genre de livres.

Remerciez-les pour leur temps, et mentionnez que c'était super de les rencontrer. Faites-leur aussi savoir que vous serez dans le coin pour un moment, s'ils décidaient qu'ils veulent une dédicace. 

Souvent les gens reviennent. Parfois lorsque vous êtes là. Parfois plusieurs jours après. [dans ce cas si vous êtes auteur autoédités, ils ne trouveront pas votre livre en librairie, et il y a très peu de chances qu'ils le commandent. Même s'ils le font, il n'est pas dit que le libraire retrouve votre livre. Mais cela dit, ce type de ventes n'est à mon sens pas suffisant pour compenser les faibles droits d'auteur d'un auteur traditionnellement édité.] 

L'Acceptation. S'ils achètent un exemplaire, soyez authentiquement reconnaissant. Il m'est arrivé une fois de faire une séance avec un auteur qui a grommelé "je déteste dédicacer des livres" devant la personne pour laquelle il signait. La mâchoire du fan a heurté le sol. Je ne recommande pas cette approche.

Remerciez le client de vous avoir donné une chance, et demandez-leur pour qui ils souhaitent que vous personnalisiez le livre. Demandez-leur TOUJOURS d'épeler le nom, même si c'est "Kim" (j'ai eu un Kymm une fois).

Puis remerciez-les, serrez-leur de nouveau la main, et délivrez-leur votre plus large sourire. 

Recruter l'Equipe. Les grandes chaînes feront souvent des annonces micro. Demandez-leur s'ils peuvent vous annoncer toutes les demi-heures, ou si vous pouvez vous-même faire les annonces micro. 

"Aujourd'hui nous avons l'auteur local JA Konrath -- c'est moi -- qui signe des livres de la série Jack Daniels. J'encourage tout le monde à venir devant le magasin et à dire bonjour. Les livres dédicacés font des cadeaux formidables pour la famille, les amis ou vous-mêmes."

Si l'équipe vous aime vraiment (et si vous leur avez apporté de la pizza, ce sera le cas), demandez s'ils peuvent faire circuler des prospectus, ou marcher aux alentours en tenant des exemplaires de votre livre, et en dirigeant les habitués vers votre table. 

Est-ce que Ça Marche? Habituellement, 1 personne sur 5 auquel je délivre mon pitch achètera le livre. Et je délivre mon pitch à plusieurs douzaines en une heure -- cela dépend de l'affluence dans le magasin. 

J'ai fait une séance samedi dernier, et ai vendu 40 livres à couverture rigide [les plus chers] en 6 heures. La semaine d'avant j'ai fait 40 livres en 8 heures (le magasin n'était pas aussi rempli de monde). La semaine d'avant, 60 livres en 8 heures. Mon record est de 120 en dix heures. 

Ce n'est pas évident de faire en sorte qu'un étranger se sépare de 22$ [je vends mes propres livres entre 14 et 24 €]. Parfois il y a des tensions quand j'approche 30 personnes et ne peut vendre un seul livre. C'est décourageant, déprimant, et juste parfaitement horrible.

D'autres fois, je vendrai cinq livres en trois minutes -- une personne l'achète et d'autres viendront rôder pour vérifier ce qu'il se passe.

A ce jour, en utilisant cette méthode j'ai vendu de la main à la main 2000 livres.

Temps de Partir. C'est à vous que revient le choix de la durée de la séance. Je pense que quatre heures est un minimum, et si le magasin est vraiment rempli, je resterai six heures ou plus.

Quand vous êtes finalement prêt à partir, vous devriez une fois encore remercier les libraires -- ils vous ont vu vous bouger les fesses et sont de votre côté.

Si vous n'avez pas vendu chaque exemplaire, demandez à signer ce qui reste en stock, et placez des autocollants qui disent "signé par l'auteur" [non valable pour un auteur autoédité, qui repart avec les invendus]. 

Si la boutique n'a pas d'autocollants, utilisez ce que vous avez emprunté en provenance de votre dernière séance de dédicace -- les employés ne devraient pas être opposés à ce que vous en preniez en plus, et vous devriez toujours avoir des autocollants en surplus sur vous, en provenance de divers magasins.

Si vous avez amené vos livres, ne demandez pas à être payés immédiatement -- ce n'est pas bon pour le business. Laissez vos coordonnées et faites leur savoir qu'il peuvent vous envoyer un chèque par la poste [la chaîne Cultura préfère les virements, mais dans ce cas soyez vigilant]. 

Le plus important, demandez à revenir dans un mois ou deux. Je visite les magasins locaux cinq fois par an. Les livres dédicacés marchent vraiment bien pendant les vacances. 

Rester Positif. Chaque fois que j'entre dans une librairie et voit ce gros tas de mes livres, je me sens un peu malade à l'intérieur. Je n'arriverai jamais à les vendre tous, je me dis. Personne ne viendra dans le magasin. Les gens vont m'ignorer. Mon pitch est minable et ne marchera pas. L'équipe se moque de moi derrière mon dos. Je suis un écrivain, pas un commercial. 
Et puis je me rappelle que la Grande Muraille de Chine s'est construite une brique après l'autre, et c'est ainsi que je vends mes livres -- un par un.

Chaque livre que vous vendez de la main à la main est un livre qui ne se serait jamais vendu sans vos efforts. 

Chaque personne que vous rencontrez est susceptible de parler de vous à d'autres. 

Chaque lecteur qui devient un fan deviendra un fan pour la vie et se souviendra de la fois où il a serré votre main.

Chaque librairie que vous visitez aura des employés qui vous vendront pendant des semaines, des mois, et même des années après votre départ.

Dans mes remerciements à la fin de mon dernier livre, j'ai une liste d'une douzaine de libraires que je remercie, parce que chacun d'entre eux à vendu de la main à la main au moins vingt exemplaires de mon premier roman. 

Dans mon prochain livre, je remercierai plus de cinquante libraires. L'un d'entre eux en particulier m'a aidé à vendre 300 livres à couverture rigide à un endroit. J'ai nommé l'un de mes personnages d'après son nom dans mon troisième livre.

Votre Objectif. Il n'y a aucune raison pour qu'une séance de dédicace soit une expérience stressante, déplaisante. En réalité c'est l'un des moyens les plus économiques, les plus efficaces de bâtir votre carrière. 

C'est votre nom sur la couverture du livre, et c'est votre boulot de le vendre. Les ventes c'est comme l'écriture -- plus vous en faites, le meilleur vous devenez, le plus de succès vous obtenez. Maintenant à toi de jouer, le tigre!

Six Clés pour un Pitch réussi de Librairie

1. Présentez-vous avec le sourire.
2. Expliquez le postulat du livre, le décor, et le personnage principal en quelques secondes. 
3. Comparez votre livre à des livres bien connus que le lecteur reconnaîtra (c'est comme une version jeunesse du Silence des Agneaux...)
4. Posez au client une question. (Qui aimez-vous lire? Pour quel livre êtes vous rentré ici?)
5. Offrez de signer et de personnaliser un exemplaire pour lui. 
6. Remerciez-le, qu'il achète le livre ou pas.

Le Kit de Survie d'une Séance

  • En-cas pour les employés de la librairie
  • 3 Bons Stylos
  • 100 cartes de visites
  • 50 prospectus
  • Affiche de couverture du livre
  • Un panneau indiquant "L'auteur Signe Aujourd'hui"
  • Bonbons à la menthe (le chewing-gum énerve les gens)
  • Bouteille d'eau
  • Autocollants supplémentaires "Exemplaire Dédicacé"
  • Un Grand Sourire et une Bonne Attitude      
Blog de Joe Konrath

lundi 14 mars 2016

Tendances de l'autoédition 2016

Le site IDBOOX relaie les résultats d'une étude publiée par Book on Demand (BOD) en association avec Edilivre auprès de 926 auteurs indépendants, 338 lecteurs, et 88 libraires. J'ai souhaité réagir sur une partie de ces résultats, que je reprends en italique. Cliquez sur ce lien pour accéder à la totalité des résultats.   

Ma première réaction concernera le volume du sondage, qui déjà, pose problème: le nombre de personnes sondées n'est pas suffisamment élevé pour autoriser une représentativité vraiment fiable.    
 
On relèvera aussi que les commanditaires du sondage sont deux sociétés d'édition à compte d'auteur, et qu'il ne s'agit donc pas d'un sondage indépendant, loin s'en faut. 
 
Je ne suis pas statisticien, mais il me semble qu'il faudrait une population minimale de 3000 personnes pour chaque sondage pour fiabiliser chaque partie. 
   
A ce sujet, la lecture de Thinking, fast and slow de Daniel Kahneman, Les deux vitesses de la pensée en français, me semble essentielle, à la fois pour les sondeurs, les auteurs et le grand public.    
   
L'ouvrage démonte (et dénonce) en effet pas mal de biais de la pensée humaine. C'est pourquoi je ne commenterai pas les réactions des 338 lecteurs, car même si celles-ci sont très favorables aux auteurs indépendants, ces réactions ne sont pas assez représentatives.   
  
Je reviendrai malgré tout sur certaines questions posées aux libraires, et leurs réponses, en raison de problèmes de formulation.   
Pour 87% des répondants l’écriture est un loisir, 57% annoncent que c’est leur occupation principale et 31% considèrent que l’écriture est une source de revenus. 77% sont des « auteurs loisirs » et 23% des auteurs « experts »

Des auteurs comme Jacques Vandroux et Charlie Bregman ont pointé, en commentaire sur Facebook, cet étonnant contraste entre les 87% qui considèrent que l'écriture est un loisir et les 57% qui annoncent que c'est leur activité principale.  
         
On pourrait même y voir un paradoxe. La seule explication qui me vient à l'esprit est que les 57% correspondent majoritairement à une population de retraités qui ne désirent pas vivre de leurs ventes, mais font néanmoins de l'écriture, et de l'autoédition simplifiée, leur activité principale.   
Il ne faut pas oublier que pour une personne à la retraite, le processus de publication: sélection d'un manuscrit puis publication dans les deux ans, est trop long. Nombreuses sont les personnes qui ignorent si elles vivront encore lorsque leur manuscrit aura enfin été accepté, puis publié.   
                      
Tout le monde ne s'appelle pas Stéphane Hessel.  
    
92% estiment que l’autoédition est un processus simple.
 
Quel format ? 55% des indépendants publient en version papier et ebook, 40% uniquement en papier et 5% qu’en numérique (ce dernier chiffre est assez étonnant car bien évidemment les auteurs passant par KDP ou Kobo ne sont pas ou peu pris en compte étant donné le panel).   
Le chiffre de 92% qui estiment que l'autoédition est un processus simple me paraît en contradiction avec avec les 5% qui publie uniquement en numérique (ebook), et les 40% uniquement en papier.    
                        
Si l'autoédition n'avait consisté qu'à publier en version ebook, oui, j'aurais pu reconnaître que le processus de mise à disposition du public d'un livre s'est considérablement simplifié.  
  
Mais à partir du moment où l'on cherche à s'autoéditer en faisant des livres papier correctement maquettés et typographiés, l'autoédition est déjà loin d'être si simple.    
 
Sans parler bien sûr de la recherche de couvertures de qualité professionnelle et du travail adéquat de relecture/correction/réécriture, travail qui est tellement exigeant que même les "professionnels de la profession" ne rendent pas des copies parfaites.    
  
Sans parler non plus du secteur clé de la diffusion/distribution. 
Il faut donc savoir ce qu'on entend par autoédition.   

S'il s'agit d'une comparaison entre l'autoédition et l'édition traditionnelle, toujours pour ce qui est du processus de mise à disposition du public d'un livre, je peux comprendre que l'on trouve l'autoédition plus simple. 
  
51% pensent qu’ils gagnent plus que s’ils passaient par un éditeur traditionnel.   
Voilà une réponse qui me paraît mal formulée et incomplète. Dans mon esprit, la réponse complète devrait être "51% pensent qu'ils gagnent plus que si leur livre avait été publié et mis en rayon par un éditeur traditionnel".    
  
Ou alors, les personnes qui ont répondu n'ont pas conscience que le taux d'acceptation des manuscrits n'est au maximum que de 1 sur 600 ou 700 dans les maisons d'édition bénéficiant de solides réseaux de distribution/diffusion, d'après mon expérience personnelle.          

Et encore... Cet article de 2012, qui semble bien documenté, de l'Express, fait état du nombre total de manuscrits envoyés par an en maison d'édition, et toutes maisons confondues, on serait à 1 manuscrit publié sur 6000 en moyenne (merci à Nila Kazar pour le lien).  
    
Ces personnes ne réalisent pas que leur livre aurait selon toute vraisemblance été recalé et que donc, forcément, ils ne peuvent gagner que beaucoup plus qu'en passant par un éditeur traditionnel (et notamment s'ils optent pour une autoédition avec prise de risque financière minimale, comme semblent le démontrer les réponses à certaines autres questions).   

Il semble en tout cas évident que dans l'esprit des personnes qui ont répondu, la comparaison ne se fait pas seulement en termes de pourcentage de revenus d'auteurs de services d'impression à la demande comme BoD, et de pourcentage de droits d'auteurs perçu en maison d'édition traditionnelle: si une telle comparaison avait été faite, on serait bien au-dessus de 51%. 

Ce que gagne un auteur : les auteurs publiant des romans gagnent en moyenne 100 euros (l’étude ne précise pas si c’est par mois, par an ou sur toute la durée de vie du livre) Ceux qui publient des livres spécialisés gagnent en moyenne 400 euros (même restrictions que ci-dessus).

J'espère qu'on ne dira pas que j'ai l'égo trop boursouflé, mais quand je vois que les auteurs publiant un livre gagnent en moyenne 100 euros, j'ai l'impression de ne pas être sur la même planète.

Evidemment, si c'est 100 euros par livre et par mois, c'est déjà autre chose, mais ce n'est pas l'impression que ça me donne.
Une statistique qui conforte l'impression de départ: l'écrasante majorité des répondants considèrent en effet l'écriture comme un loisir.

Du côté des libraires (88 répondants) 75% déclarent proposer des livres autoédités. (pas de précision s’il s’agit de librairies en ligne ou physiques).

Outre le problème de fiabilité statistique mentionné en début d'article, les 75% qui déclarent proposer des livres autoédités me paraissent un chiffre trop vague. Les proposer comment? S'il sagit de livres papier en dépôt-vente, j'ai déjà expliqué que lorsque l'objectif est d'en vivre, ce ne pouvait pas être un système viable pour les auteurs.   

Dans mon expérience, il est extrêmement rare que des libraires prennent des exemplaires d'auteurs indépendants à compte ferme, sans condition de retour, parce qu'ils estiment connaître suffisamment le livre et leur clientèle, et pouvoir mettre les deux en relation.   

S'il s'agit d'ebooks en vente sur un site, alors, même un auteur autoédité comme moi peut se dire libraire, puisque je vends mes ebooks sur mon site. 

43% auraient déjà organisé des séances de dédicaces avec des auteurs indépendants.    
 
Apparemment une bonne chose, mais si ces 43%, parce qu'ils reçoivent des indés, estiment proposer des livres autoédités, cela réduit d'autant le premier chiffre de 75%. 

En conclusion, je dirais que si ce sondage est assez intéressant, c'est un peu à contre-sens, parce qu'il démontre, de par les réponses des participants, la méconnaissance d'un secteur dans lequel on n'a fait que tremper un orteil. 

De la part des organisateurs, BoD et Edilivre, la vision du secteur, de par l'imprécision des questions, me semble également schématique.

jeudi 3 mars 2016

Cover Reveal: The Flames of the Immolated

The last book of the Ardalia trilogy, The Flames of the Immolated, will hopefully be released this summer. Thibaut Desio has done the original cover art, and it has been tweaked by Velvet Wings Design. Think Epic Fantasy in a prehistoric world...



The first book, The Breath of Aoles, is FREE on Amazon, Apple, Kobo and Barnes & Noble.

Turquoise Water, the second book, is priced at $4.99 on Amazon, Apple, Kobo and Barnes & Noble.

The third novel, The Flames of the Immolated, will be the longest, with 24 chapters. 

Thank you to all the readers who left wonderful comments about the two first books on the retailers' sites and on Goodreads!

The Breath of Aoles: 

A hooded silhouette was outlined on an overhanging rock in the blue lunar light of Tinmal and Hamal. Motionless, the individual was tracking his every movement.
Pelmen shivered.
 He looks more like a protodactyl ready to fall on its prey than anything else. Not wishing to find himself alone in the presence of the unnerving stranger for a moment longer than necessary, with no further thought to what Komel was doing, he hurried back to the relative safety of the hut.

A fantasy novel set in a prehistoric world

Pelmen hates being a tanner, but that’s all he would ever be, thanks to the rigid caste system amongst his people, the hevelens. Then he meets Master Galn Boisencroix and his family. The master carpenter opens up a world of archery to young Pelmen, who excels at his newfound skill. But Pelmen’s intractable father would have none of it, and tries to force Pelmen to stay in the tannery.

One day, however, Pelmen’s best friend and Master Galn's son, Teleg, disappears. Lured away by the prospect of untold riches through mining amberrock, the most precious substance in the world, Teleg finds himself a prisoner of the Nylevs, fierce fire-wielding worshippers of the god of destruction.

Now Pelmen must leave all he knows behind, overcome his fears and travel across the land, in search of his childhood friend. Along the way, he will ally himself with strange and fantastic beings: a shaman who controls the Breath of Aoles, or the power of the wind, a krongos, a creature of the mineral realm who can become living rock, and a malian, adept at water magic.

What readers are saying

"Forget elves, dwarves, trolls and dragons. In Ardalia, you have all sorts of alien species that fit well into the ecosystem of a low-magic world, which is sort of elemental in its own way. The originality is excellent here." —Awesome Indies

"I absolutely loved this book. It is phenomenal. The power of the author’s imagination and his use of language really make it a brilliant read. It's complex but you get used to it and really start to enjoy it." —Paige

"The story is great. Lots of adventure, action, some romance. The main character's coming of age is great to follow. He is overcoming the arrogance of youth, and realizing other cultures often have much to offer." —Mike

"This story was really good. It drew me in from the first few pages and was packed with adventure, excitement, and danger. The main character, Pelmen, is just an ordinary tanner at the bottom of the “totem pole”, wishing to escape for a better life at the start. But instead of escaping with his friend for a better life, he is thrown into a dangerous world where he has to learn to fight in order to survive." —Dakota

Turquoise Water: 

Flames were everywhere. Taller than a krongos, swift and dominant, they were dancing a bloody dance of chaos and madness. Just one step forward, and they would seize him in their deadly embrace, scorching his body and feasting upon his soul. Pelmen turned. The tongues of fire behind him drew back, outlining the path to salvation.

A new installment in the prehistoric world of Ardalia

Along the Great Rift, in the heart of the volcano Ixal, Valshhyk the Immolated is stirring. The creatures corrupted by his putrid fumes are growing in number daily. Within the fiery walls of Sinista, the amberrock swords, axes and lances of an army of outcasts gleam, waiting. The day is drawing near when the ties binding the dark god will collapse. Then, the nylevs will surge forward from the depths of the abyss.

Pelmen, Xuven, Teleg, Elisan-Finella and Lominan, the Messengers of Destiny, have an urgent mission. However, dissent soon rears its ugly head and they go their separate ways. Who among the Children of Aoles or Malia will succeed in warning the world of the danger it faces? When the time comes to confront the servants of the Sacred Fire, will the Breath of Aoles and the power of the Turquoise Water be enough to defeat them?

What readers are saying:

"I really enjoyed the two different perspectives and the two different main struggles that each group has to overcome. It was refreshing and full of a lot of good action and story development. The internal struggles were compounded with the insurmountable politics and allied conflict. Not only do they have to warn everyone but they have to revisit their past struggles and problems. They have to break through political and strategic barriers." —TM Borgwardt

"I really liked this book, it is a strong relevant second in the series. You get a look at the struggles of working together and overcoming diversity to secure a common goal." —CRB Amazon

"This story picks up where the first book "The Breath of Aoles" left off.
The writer continues to intrigue and leaves wanting more with this magic, fantasy and adventure series. I look forward to the 3rd book!" —Gene


Giveaway: There is a giveaway of the signed paperback book of Turquoise Water on Goodreads. It will end very soon, on March 5.



Goodreads Book Giveaway

Ardalia by Alan Spade

Ardalia

by Alan Spade

Giveaway ends March 05, 2016.
See the giveaway details at Goodreads.
Enter Giveaway

jeudi 7 janvier 2016

Pour ceux qui utilisent les services de Lightning Source ou d'Ingram Spark

Si vous utilisez les services de Lightning Source ou d'Ingram Spark, l'inscription payante à l'Independent Book Publishers Association (IBPA) pourrait s'avérer intéressante pour vous... sous certaines conditions. 

Fin 2015, je me suis inscrit à l'Independant Book Publishers Association (IBPA, il n'y a pas besoin d'être aux Etats-Unis pour cela) pour le prix de 125,68 € par an.

L'IBPA vous permet de bénéficier d'une réduction de 5% supplémentaire sur vos tarifs d'impression chez Lightning Source, quel que soit le nombre de livres commandés. 

Je n'utilise pas les services d'Ingram Spark, je ne peux pas certifier qu'il soit utile de s'inscrire, le site parlant simplement d'une réduction de 20% sur la distribution numérique.

Attention toutefois à la publicité mensongère sur le site de l'IBPA: ils précisent qu'on obtient 50% de réduction sur les services d'impression chez Lightning Source, alors que cela ne concerne que la mise en place des titres (maquettes). 

D'après mes calculs, la  réduction de 5% sur les tarifs d'impression chez LSI devient intéressante si vous imprimez à 1000 exemplaires (en cumulé, pas d'un seul coup) par an.

Par exemple, sur une commande de 500 Souffle passée fin décembre 2015, j'ai économisé 90€, ce qui ne me permet toujours pas de rembourser l'adhésion. Mais je sais que j'y arriverais sur un an.

Par ailleurs, comme je le disais, les frais de mise en place des maquettes intérieures et des couvertures sont divisés par deux. Un auteur ou un petit éditeur publiant de multiples titres sur une seule année aura donc moyen de rentabiliser son adhésion tout en restant en dessous des 1000 exemplaires imprimés sur un an. 

Je précise qu'une fois votre adhésion réglée chez l'IBPA, la mise en place de la réduction n'est pas immédiate: il faut voir cela avec Lightning Source. 

Ma représentante commerciale chez LSI, Elena Mira, n'avait jamais entendu parler de l'IBPA, et cela a été d'autant plus galère à mettre en place que j'avais cru les réductions beaucoup plus importantes que les 5%, en raison de la publicité mensongère sur le site de l'IBPA... et ausi parce que mes contacts avec l'un des membres de l'IBPA n'ont pas aidé du tout.

Mon conseil: ne téléphonez pas comme indiqué sur le manuel que l'on vous envoie, mais voyez directement avec votre représentant habituel par email. Si celui-ci ou celle-ci n'est pas au courant, Elena devrait l'être, mais la personne de LSI Europe qui s'occupe des relations avec l'IBPA est Nathan Pabst. 

Les économies à réaliser sont assez maigres, mais l'IBPA peut vous permettre d'être représenté à la Book Expo America et à la Foire de Francfort. 

Il y a d'autres avantages, mais attention, l'IBPA va essayer de vous vendre de nombreux services, qui ne seront pas forcément adaptés pour vous. A vous de faire vos calculs.

EDIT 08/01/2015 : pour la réduction de 5%, il s'agit bien d'une réduction supplémentaire par rapport aux réductions d'échelle pratiquées par Lightning Source. Exemple, pour les imprimeurs UK et US, les réductions d'origine plus celle de l'IBPA sont les suivantes: 

1-99 unités: 15% Economy, 5% Express
100-249 unités: 20% Economy, 10% Express
250-499 unités: 30 Economy, 20% Express
500-999 unités: 40% Economy, 30% Express
1000-1499 unités: 45% Economy, 35% Express
1500+: 50% Economy, 40% Express

vendredi 1 janvier 2016

Top 10 des articles les plus utiles de ce blog

Mon but en créant ce blog était avant tout de me créer une plate-forme à des fins promotionnelles. Cela peut se comprendre, je suis auteur. Mais je désirais aussi que d'autres puissent y découvrir les articles que j'aurais aimé trouver, moi, en tant qu'auteur à mes débuts. Pour ne pas tomber dans des embûches. Pour me faire gagner du temps. Pour apprendre. Voici donc regroupés les 10 articles qui sont à mon sens les plus utiles pour un auteur, sur les 118 que comporte ce blog. J'en profite bien sûr pour vous souhaiter mes meilleurs vœux, et une excellente année 2016!

Si ce sont des articles pratiques et des tutoriels qui occupent la plus grande partie de ce top 10, c'est parce que ce sont les articles qui ont été les plus commentés, les plus vus et ont donc eu le plus d'impact auprès des lecteurs de ce blog, qui sont en grande majorité des auteurs. 

Le combat que je mène depuis un certain temps, celui de prouver, par l'exemple, que l'autoédition est un meilleur choix que l'édition traditionnelle pour un auteur (à l'exception des quelques bestsellers déjà en place dans les grosses maisons) me semble gagné, c'est pourquoi les articles théoriques qui peuvent guider un auteur par rapport au choix entre l'édition traditionnelle et l'autoédition n'interviennent qu'en deuxième partie de classement. 

Quand je dis que le combat de l'autoédition me semble gagné, il ne faut pas comprendre que c'est un acquis définitif: chaque nouveau livre autoédité doit bien sûr continuer à faire la preuve qu'il est aussi réussi, sur la forme comme sur le fond, sinon meilleur qu'un livre traditionnellement édité. Il faut continuer à se retrousser les manches pour chaque livre, cela va de soi. 

Mais disons que je serais très surpris qu'un auteur puisse fonder son opinion sur la seule lecture de ce blog. Les sources d'information sont tellement diverses et variées de nos jours que je ne peux prétendre, au mieux, qu'être un facilitateur de choix pour une fraction infime d'auteurs. 

Disons que si vous êtes vraiment sérieux par rapport à l'écriture, si vous avez réfléchi à la masse de travail que représente un livre, si vous vous êtes rendu(e) compte que vous n'aviez qu'une chance sur mille d'être sélectionné par une maison d'édition, si vous avez compris que cette maison ne publiera votre livre qu'un an ou deux après l'avoir sélectionné, si vous savez que les maisons d'édition ont tendance à mettre en avant en priorité leurs auteurs phares en termes de marketing, si vous avez, finalement, calculé que votre livre n'aura qu'une chance sur mille de rester plus de trois mois en librairie une fois traditionnellement publié, vous en aurez déduit logiquement que la démarche d'envoyer votre manuscrit à un éditeur ne portera ses fruits que dans un cas sur un million. 

Et si vous avez de l'expérience dans le domaine de l'écriture, vous n'aurez peut-être pas envie de jouer au loto avec quelque chose qui vous a demandé autant de travail, non?

L'article qui occupe le premier rang dans le classement est un article concernant l'impression à la demande, et ce n'est évidemment pas sans raison eu égard à mon parcours personnel.  Malgré son ancienneté, il garde toute son actualité.

J'estime en effet que les marges dégagées par l'impression à la demande sont plus importantes que celles de l'ebook, et selon cette logique, un auteur aura plus de chances d'en vivre en vendant moins de livres. 

Mais je concède volontiers que l'impression à la demande est aussi ce qui va demander le plus de travail. Je n'oublie pas que 95% des ventes sur le papier viennent dans mon cas personnel des séances de dédicace indiquées en colonne de droite de ce blog.  

Vous êtes libres d'effectuer votre propre classement. Mon évaluation est forcément subjective, car tirée de mon parcours personnel. D'autres expériences seront entièrement différentes.

Si vous êtes auteur et que ce blog vous a aidé à un moment ou à un autre, que vous vous souveniez d'un article en particulier ou non, je vous invite à laisser un commentaire au bas de ce post. N'hésitez pas à poster des liens vers vos articles préférés, s'il y en a! 

1. Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb

2. Les étapes de la création d'un ebook 1ère partie

3. Les étapes de la création d'un ebook 2ème partie

4. Retour sur une promo réussie, ou comment les pubs Facebook m'ont donné le coup de pouce nécessaire au moment d'une promo négociée avec la plate-forme Kobo/La Fnac

5. Mon point de vue sur les corrections et réécritures en externe

6. Traduction de romans: attention, terrain miné!

7. Bilan 2010 à 2014, année par année

8. Un rêve, cela peut coûter cher

9. L'illusion de la "diffusion/distribution universelle"

10. Le dépôt-vente en librairie

Comme je suis un grand rebelle et que je me sens à l'étroit dans ces dix articles, je rajoute l'un des articles qui explique le mieux ma position par rapport à l'édition traditionnelle, Une industrie de sommet de pyramide.