Pendant tout ce week-end et la journée du lundi, la trilogie Ardalia, roman de Fantasy en format ebook, est en promo à 0,99 € seulement sur la Fnac/Kobo, Apple et Google Play. Au moment où j'écris ces lignes, la trilogie est classée n°29 au classement général Fnac des meilleures ventes ebook, et n°6 des meilleures ventes Fantasy sur la Fnac.
Sur le site Kobobooks.com, la Trilogie Ardalia est n°7 en SF et Fantasy/Fantasy, n°3 en SF et Fantasy/Fantasy/Fantasy épique, et n°3 en Jeunesse/Ados et jeunes adultes/Fantastique et magie.
Elle a fait son apparition dans le fameux bandeau top 50 SF et Fantasy du site Kobobooks.
Jusqu'au lundi 9 novembre (inclus) vous pouvez vous procurer ces quelques 1200 pages de lecture à prix modique en cliquant sur l'un de ces liens (prix habituel: 12,99 €) :
La Fnac Kobobooks Apple iBooks Google Play
Si vous possédez une liseuse Kindle, vous avez la possibilité d'acquérir l'ebook compatible sur mon :
Site d'Auteur (colonne de gauche)
Présentation :
Pelmen doit beaucoup à la famille Boisencroix. Jusqu’à sa rencontre
avec Teleg, le fils, il avait pour seule perspective la découpe de peaux
de bêtes à l’aide d’un silex à la tannerie nauséabonde de son village.
C’est ce nouvel ami qui lui a fait découvrir le travail du bois. Mieux
encore, Galn, le père de Teleg, l’a initié au tir à l’arc, et Pelmen
s’est révélé tellement doué pour cet art qu’il a réussi à infléchir la
course de son destin en devenant archer.
Mais un jour, de mystérieux individus entrent en contact avec Teleg
dans une taverne. En lui proposant un fragment d’ambreroche, minerai
précieux entre tous, et en lui promettant la richesse, les inconnus
parviennent à le convaincre de s’exiler pour travailler dans une mine.
Lorsque Pelmen apprend que ces personnages sont des adorateurs du
feu, ennemis héréditaires, il n’hésite pas à se lancer dans l’aventure.
Pour retrouver son ami et le tirer des griffes des nylevs, serviteurs du
dieu de la destruction, il lui faudra surmonter bien des appréhensions
et s’allier avec des êtres étranges et fantastiques : un shaman
maîtrisant le souffle d’Aoles, autrement dit le pouvoir du vent, un
krongos, créature de la terre capable de s’incorporer à la roche, et
enfin des malians adeptes de la magie de l’eau.
Le meilleur roman de fantasy autopublié de ces dernières années - Les Chroniques de l'Imaginaire, août 2013.
Cette version compilée du cycle d’Ardalia comprend les romans Le Souffle d’Aoles, Eau Turquoise et Les Flammes de l’Immolé.
Ce qu'en disent les lecteurs
"Ce qui m'a plu dans ce livre c'est la sensibilité de l'auteur qui
transparait dans la narration. Le style est élégant sans être lourd, les
descriptions sont riches sans être assommantes et on est totalement
dépaysés par cet univers inédit peuplé de personnages étonnants." —Ayaquina
"Vraiment excellent ! Parfaitement bien écrit, d'une richesse de
personnages extraordinaire, une imagination débordante, un univers
époustouflant de trouvailles. Pour ceux qui n'ont pas peur de sortir des
sentiers battus et que les néologismes ne rebutent pas, à lire sans
modération." —Monique
"Ce que j'ai vraiment aimé dans ce cycle, c'est que nous restons
plongés dans l'histoire du début à la fin. Il est très difficile de
décrocher avant d'avoir terminé et c'est très plaisant. Et encore une
fois, c'est écrit avec une grande simplicité qui n'est pas là pour nous
déplaire, bien au contraire!" —Flynn
Ecriture, édition, livres numériques, science-fiction, fantasy et fantastique (thrillers/polars) sous toutes leurs formes : autant de sujets qui me passionnent et qui font l'actualité de ce blog.
vendredi 6 novembre 2015
mardi 13 octobre 2015
Ma réaction "à chaud" à l'article du Monde sur l'autoédition
Florence Aubenas lirait-elle mon blog? Dans un article du 13 octobre 2015 intitulé L'autoédition, cheval de Troie d'Amazon, la journaliste du Monde cite certaines phrases de mon dernier article de blog, quelque peu tirées de leur contexte. Un redoutable honneur, donc, partagé par les auteurs Charlie Bregman et Thibault Delavaud.
Aucun grand auteur ne semble s'être décidé pour l'autoédition sur Amazon Kindle, dit Florence Aubenas dans son article. A part bien sûr J.K. Rowling, qui autoédite les versions ebooks d'Harry Potter. Détail si insignifiant, bien sûr, qu'il ne valait pas la peine d'être mentionné...
Que J.K. Rowling autoédite de manière non exclusive sur Amazon n'en demeure pas moins qu'elle se publie elle-même, et cela fait d'elle, n'en déplaise à certains, une auteur hybride, qui joue sur les deux tableaux.
Que J.K. Rowling autoédite de manière non exclusive sur Amazon n'en demeure pas moins qu'elle se publie elle-même, et cela fait d'elle, n'en déplaise à certains, une auteur hybride, qui joue sur les deux tableaux.
Ironie mise à part, Florence Aubenas m'a donné l'impression d'utiliser au départ un ton hyper critique envers l'autoédition sur Amazon, un ton qui est d'usage dans la presse grand public lorsqu'il s'agit d'évoquer ce grand perturbateur de géant américain, pour pouvoir ensuite s'autoriser à aller davantage au fond des choses et faire, finalement, un article assez sérieux.
Elle a cité une phrase de mon blog quelque peu sortie de son contexte: si Amazon avec KDP Select joue en effet sur l'espoir et l'émotion des auteurs, que dire des médias lorsqu'ils encensent un Da Vinci Code ou le dernier Goncourt?
Tous les grands médias participent de la pyramide de Ponzi de l'édition traditionnelle, c'est à dire un système d'incitation qui, pris au pied de la lettre, sans recul, se transforme en arnaque pour la très grande majorité des auteurs.
Elle a raison de pointer que le système Amazon fonctionne en vase clos. C'est bien l'une des choses que je dénonce, sans utiliser ce terme, dans mon dernier article de blog: Amazon gagnerait à être plus ouvert sur l'extérieur, et il y a des mesures simples qu'il pourrait mettre en place.
Après, est-ce que pour la plupart des auteurs, l'édition papier demeure un rêve? Cela demande à être vérifié. Je crois que l'idéal d'être publié en papier à des millions d'exemplaires en librairie reste un rêve, mais un rêve qui vient de plus en plus à l'arrière-plan, parce que les auteurs, même lorsqu'ils n'appartiennent pas au cénacle germanopratin, sont de mieux en mieux informés des rouages du système.
Ils connaissent le prix à payer pour ce rêve.
jeudi 8 octobre 2015
Comment Amazon peut rétablir ma confiance
Amazon doit une partie de son succès au fait d'avoir su être se mettre à l'écoute non seulement de ses clients, mais aussi de ses fournisseurs, et parmi eux, les auteurs. Voici donc une série de suggestions qui, si elles étaient au moins partiellement mises en œuvre, me permettraient en tant qu'auteur indépendant d'envisager l'avenir de la publication d'ebooks sur Amazon, et en particulier Amazon Etats-Unis, avec un peu plus de confiance. Je précise que je ne les fait bien sûr qu'en mon nom propre.
Etant donné les campagnes de presse orchestrées par l'édition traditionnelle contre Amazon, il serait facile de glisser dans une rhétorique visant à propager le doute et l'incertitude à propos du futur de l'autoédition sur cette plate-forme.
Je vous rassure, ce blog n'a en rien vocation à être une chambre d'écho de l'édition traditionnelle.
Je suis persuadé que les auteurs autoédités, à titre individuel comme ici ou de manière plus collective, doivent aussi savoir faire entendre leur voix, tout simplement parce que nous sommes les premiers impactés lorsqu'un revendeur, qui est aussi un éditeur et un diffuseur, décide de changer certaines règles du jeu, de manière induite ou officielle.
Voici donc une série de suggestions visant à permettre une meilleure visibilité pour tous les auteurs indépendants.
1. En finir avec l'exclusivité de publication sur Amazon
Quand les agents des chanteuses Beyoncé ou Rihanna concluent un marché de publication exclusive de leur dernier album pendant un mois sur une plate-forme comme iTunes, cela s'accompagne d'une mise en avant exceptionnelle sur le site, mais aussi à n'en pas douter de jolis chèques.
Cela peut se comprendre. Ce sont des deals ponctuels et sur une durée très limitée, qui concernent très peu de grands noms.
Lorsque Amazon propose, contre une mise en avant sur le site qui n'est pas automatique, mais dépendra de la capacité de l'ebook de l'auteur à attirer des lecteurs, une exclusivité de trois mois tacitement reconductible, nous ne sommes plus dans un deal ponctuel et pas forcément d'une durée limitée.
Lorsque plus d'un million d'ebooks se retrouvent en exclusivité sur le site chaque mois de l'année, nous sommes dans un phénomène massif de distortion de concurrence.
Si un jour, Amazon doit répondre de ses actes devant le Département de la Justice américain pour abus de position dominante, il le devra, à mon humble avis, à KDP Select et à ses conditions d'exclusivité.
Les deux seuls éléments qui empêchent une telle action de la justice pour le moment sont cette précaution de trois mois renouvelables prise par Amazon, et le fait que l'exclusivité ne s'étende pas aux éditeurs traditionnels.
Cependant, si ce million d'ebooks représente à l'heure actuelle un poids économique incontestable, et qui ne fait que se renforcer mois après mois, c'est bien parce que les maisons d'édition se retrouvent peu à peu vidées de leur substance. Je veux parler des auteurs, bien sûr, qui choisissent de plus en plus de s'autopublier ou bien de jouer sur les deux tableaux.
Vous allez me dire, si l'exclusivité tombe, qu'en est-il des avantages spéciaux de visibilité de KDP Select? Amazon ne va pas les fournir gracieusement, sans contrepartie. On veut le beurre et l'argent du beurre?
2. En finir avec la montée en classement pour chaque emprunt Kindle Unlimited
La montée en classement qui se produit à chaque emprunt Kindle Unlimited, c'est la carotte qu'offre Amazon aux auteurs pour les persuader de rejoindre KDP Select.
Cette montée en classement, si elle est favorable à certains auteurs, si elle leur donne des armes pour rivaliser avec l'édition traditionnelle qui a plus de moyens pour ses quelques auteurs phares, dénature le classement Amazon et en remet en question la valeur et la pertinence.
Elle le dénature parce qu'un emprunt n'est pas une vente. Un livre emprunté qui ne sera pas lu ne rapportera rien à l'auteur. Même si le livre est lu dans sa totalité, tout dépend de sa taille: un livre de 200 pages rapporte en ce moment un peu plus d'un euro à l'auteur.
"En ce moment", car l'auteur n'a plus les commandes à partir du moment où son livre se retrouve sur Kindle Unlimited et est emprunté, ce n'est plus lui qui décide du prix, mais bien Amazon, au travers d'une formule suffisamment complexe pour que son entendement puisse échapper au commun des mortels. Un prix révisé chaque mois.
Par ailleurs, l'investissement moral d'un lecteur qui achète un ebook à 2,99€ ne sera pas le même que celui qui emprunte juste un livre dont il ne lira peut-être que dix pages avant de passer au suivant, puisqu'il bénéficie d'une formule illimitée à 9,99€ par mois.
Le classement ne devrait pas mélanger les deux. On peut vouloir être un acteur disrupteur, un perturbateur en bon français, cela ne veut pas dire que l'on doive perturber son propre modèle au point de le faire marcher sur la tête.
Est-ce à dire que je suis contre Kindle Unlimited? Non, je pense qu'Amazon, les lecteurs et même les auteurs ont intérêt à avoir un système de souscription dynamique, qui favorise en particulier les lecteurs voraces. C'est pourquoi il faudrait:
3. Des algorithmes propres aux ebooks Kindle Unlimited empruntés ainsi qu'un onglet dédié à ces ebooks
Amazon a prouvé, avec l'onglet ebooks gratuits, qu'il pouvait créer une fenêtre de visibilité bénéficiant de ses propres algorithmes. Il serait donc tout à fait envisageable qu'il crée un nouvel onglet dédié aux ebooks Kindle Unlimited (KU). Cela aurait plusieurs avantages:
- permettre aux lecteurs inscrits de retrouver rapidement les ebooks KU populaires
- donner de la visibilité à ces ebooks, qui pourraient bien sûr être achetés de manière classique par les non abonnés
- donner un surcroît de publicité à Kindle Unlimited, ce qui, du point de vue d'Amazon, ne peut qu'être avantageux
- en finir avec le mélange emprunts/livres achetés dans le classement traditionnel
On pourrait bien évidemment avoir des ebooks Kindle Unlimited dans le classement traditionnel, mais ils ne le devraient qu'à leurs ventes, plus à leurs emprunts.
La création d'un nouvel onglet perdrait bien évidemment presque tout son sens si l'ancien système de boost des emprunts devait être maintenu.
4. Autoriser la diffusion multi plates-formes pour les titres des maisons d'édition Amazon
Amazon possède différentes maisons d'édition, dont Amazon Crossing, qui publie notamment l'auteur Jacques Vandroux. Son roman traduit en anglais, Heart Collector, ne peut être acheté sur Apple, Kobo ou Google.
Il en est de même pour tous les ouvrages des auteurs édités par l'une des maisons d'Amazon. Cela fait plusieurs milliers de titres, que les lecteurs de Kobo, par exemple, seraient sans doute heureux de voir débouler sur leur plate-forme.
Et je pense pouvoir dire que les auteurs concernés ne s'opposeraient pas à ce que leurs ebooks soient vendus sur d'autres plates-formes qu'Amazon.
N'est-ce pas le but d'un éditeur, de diffuser le plus largement possible les ouvrages de ses auteurs, et de les faire connaître sans parti pris?
La logique de confrontation, on le sait, est rarement favorable aux affaires.
Si Amazon fait ce geste de publier ses auteurs sur d'autres plates-formes, ce sera un geste fort d'ouverture envers le monde extérieur. Un geste qui montrera qu'Amazon ne se considère plus comme une planète visant à attirer puis assimiler tout ce qui se trouve dans son orbite, mais bien comme un acteur adulte et ouvert sur le monde.
Si Amazon devait aussi en parallèle laisser tomber ses conditions d'exclusivité, il bénéficierait d'un important regain de popularité. Beaucoup plus d'auteurs voudraient y être publiés, car il serait nettement moins perçu comme un prédateur.
On pourrait même envisager qu'à l'instar de Tolino, Amazon puisse essayer de se rapprocher de certains libraires pour y vendre des ouvrages, qu'ils soient autoédités ou de ses auteurs maison. De la science-fiction? Tout est possible quand on est un disrupteur.
5. En finir avec la "course aux armements" des commentaires
Je ne peux que féliciter Alice Quinn d'avoir obtenu 1860 commentaires pour Queen of the Trailer Park, la traduction anglaise d'Un palace en Enfer.
Mais en même temps, je ne peux que m'inquiéter lorsque l'auteur Joanna Penn affirme qu'il faut au moins 100 commentaires pour qu'un livre soit visible sur Amazon Etats-Unis.
Je conçois que les commentaires sont l'une des rares armes qu'Amazon ait à opposer aux romans traditionnellement édités.
Le problème, c'est que de plus en plus d'auteurs vont se mettre à penser qu'à partir du moment où les commentaires d'Amazon viennent le plus souvent de lecteurs inscrits au service premium (Amazon Prime) et bénéficiant, en contrepartie de leurs commentaires, de cadeaux, cela reviendrait au même, en ce qui les concerne, de payer pour ces commentaires.
De même d'ailleurs que les éditeurs offrent des cadeaux aux blogueuses les plus en vue afin qu'elles consacrent du temps aux ouvrages de leurs auteurs.
Bref, tout cela crée une surenchère qui n'est pas propice à la sérénité, ni des auteurs, ni des chroniqueurs, et qui va surtout à l'encontre des lecteurs, lesquels sont bien évidemment en droit de questionner la sincérité de nombreux commentaires.
Réduire de un mois à quinze jours la période des livres dans Amazon First (pour comprendre de quoi il retourne, lisez cet article) me paraîtrait une bonne mesure pour revenir à un nombre de commentaires plus acceptable.
6. En finir enfin avec la clause de confidentialité des contrats des maisons d'édition Amazon
Amazon souhaite montrer qu'il est un perturbateur? Ce serait un bon moyen. Je suis persuadé que les contrats seraient encore plus favorables aux auteurs s'ils étaient discutés sur la place publique, sur Internet. Faites confiance à l'intelligence collective des auteurs, elle peut accomplir des prouesses.
Historiquement, les clauses de confidentialité ont bénéficié à deux types d'acteurs:
- les super bestsellers, qui avaient moyen d'insérer des clauses spéciales très favorables, de manière à aligner leurs droits d'auteur sur ce que la maison d'édition proposait de mieux aux autres auteurs de cette maison
- les éditeurs, et de manière massive, en privilégiant une loi du silence qui leur permettait d'insérer des clauses aussi infâmes que celles de non compétition ou de droit de préférence
Je peux comprendre qu'il y ait des clauses de confidentialité dans des domaines super stratégiques, dans certains domaines commerciaux sensibles ou dans la sécurité. Mais dans l'édition? Pour les auteurs?
Cela a été avant tout, pour certains auteurs, le moyen de prendre l'ascendant sur d'autres, et pour les éditeurs, de rouler dans la farine le plus grand nombre, pour rester poli.
Je pense qu'il faut en finir avec ces clauses, et qu'Amazon devrait montrer l'exemple.
Voilà pour mes suggestions, un peu longues je sais. Vous remarquerez que les mesures 1, 2 et 3 sont liées. Si elles étaient toutes les trois appliquées, on aurait davantage de livres dans Kindle Unlimited et un système de classement plus fiable.
Etant donné les campagnes de presse orchestrées par l'édition traditionnelle contre Amazon, il serait facile de glisser dans une rhétorique visant à propager le doute et l'incertitude à propos du futur de l'autoédition sur cette plate-forme.
Je vous rassure, ce blog n'a en rien vocation à être une chambre d'écho de l'édition traditionnelle.
Je suis persuadé que les auteurs autoédités, à titre individuel comme ici ou de manière plus collective, doivent aussi savoir faire entendre leur voix, tout simplement parce que nous sommes les premiers impactés lorsqu'un revendeur, qui est aussi un éditeur et un diffuseur, décide de changer certaines règles du jeu, de manière induite ou officielle.
Voici donc une série de suggestions visant à permettre une meilleure visibilité pour tous les auteurs indépendants.
1. En finir avec l'exclusivité de publication sur Amazon
Quand les agents des chanteuses Beyoncé ou Rihanna concluent un marché de publication exclusive de leur dernier album pendant un mois sur une plate-forme comme iTunes, cela s'accompagne d'une mise en avant exceptionnelle sur le site, mais aussi à n'en pas douter de jolis chèques.
Cela peut se comprendre. Ce sont des deals ponctuels et sur une durée très limitée, qui concernent très peu de grands noms.
Lorsque Amazon propose, contre une mise en avant sur le site qui n'est pas automatique, mais dépendra de la capacité de l'ebook de l'auteur à attirer des lecteurs, une exclusivité de trois mois tacitement reconductible, nous ne sommes plus dans un deal ponctuel et pas forcément d'une durée limitée.
Lorsque plus d'un million d'ebooks se retrouvent en exclusivité sur le site chaque mois de l'année, nous sommes dans un phénomène massif de distortion de concurrence.
Si un jour, Amazon doit répondre de ses actes devant le Département de la Justice américain pour abus de position dominante, il le devra, à mon humble avis, à KDP Select et à ses conditions d'exclusivité.
Les deux seuls éléments qui empêchent une telle action de la justice pour le moment sont cette précaution de trois mois renouvelables prise par Amazon, et le fait que l'exclusivité ne s'étende pas aux éditeurs traditionnels.
Cependant, si ce million d'ebooks représente à l'heure actuelle un poids économique incontestable, et qui ne fait que se renforcer mois après mois, c'est bien parce que les maisons d'édition se retrouvent peu à peu vidées de leur substance. Je veux parler des auteurs, bien sûr, qui choisissent de plus en plus de s'autopublier ou bien de jouer sur les deux tableaux.
Vous allez me dire, si l'exclusivité tombe, qu'en est-il des avantages spéciaux de visibilité de KDP Select? Amazon ne va pas les fournir gracieusement, sans contrepartie. On veut le beurre et l'argent du beurre?
2. En finir avec la montée en classement pour chaque emprunt Kindle Unlimited
La montée en classement qui se produit à chaque emprunt Kindle Unlimited, c'est la carotte qu'offre Amazon aux auteurs pour les persuader de rejoindre KDP Select.
Cette montée en classement, si elle est favorable à certains auteurs, si elle leur donne des armes pour rivaliser avec l'édition traditionnelle qui a plus de moyens pour ses quelques auteurs phares, dénature le classement Amazon et en remet en question la valeur et la pertinence.
Elle le dénature parce qu'un emprunt n'est pas une vente. Un livre emprunté qui ne sera pas lu ne rapportera rien à l'auteur. Même si le livre est lu dans sa totalité, tout dépend de sa taille: un livre de 200 pages rapporte en ce moment un peu plus d'un euro à l'auteur.
"En ce moment", car l'auteur n'a plus les commandes à partir du moment où son livre se retrouve sur Kindle Unlimited et est emprunté, ce n'est plus lui qui décide du prix, mais bien Amazon, au travers d'une formule suffisamment complexe pour que son entendement puisse échapper au commun des mortels. Un prix révisé chaque mois.
Par ailleurs, l'investissement moral d'un lecteur qui achète un ebook à 2,99€ ne sera pas le même que celui qui emprunte juste un livre dont il ne lira peut-être que dix pages avant de passer au suivant, puisqu'il bénéficie d'une formule illimitée à 9,99€ par mois.
Le classement ne devrait pas mélanger les deux. On peut vouloir être un acteur disrupteur, un perturbateur en bon français, cela ne veut pas dire que l'on doive perturber son propre modèle au point de le faire marcher sur la tête.
Est-ce à dire que je suis contre Kindle Unlimited? Non, je pense qu'Amazon, les lecteurs et même les auteurs ont intérêt à avoir un système de souscription dynamique, qui favorise en particulier les lecteurs voraces. C'est pourquoi il faudrait:
3. Des algorithmes propres aux ebooks Kindle Unlimited empruntés ainsi qu'un onglet dédié à ces ebooks
Amazon a prouvé, avec l'onglet ebooks gratuits, qu'il pouvait créer une fenêtre de visibilité bénéficiant de ses propres algorithmes. Il serait donc tout à fait envisageable qu'il crée un nouvel onglet dédié aux ebooks Kindle Unlimited (KU). Cela aurait plusieurs avantages:
- permettre aux lecteurs inscrits de retrouver rapidement les ebooks KU populaires
- donner de la visibilité à ces ebooks, qui pourraient bien sûr être achetés de manière classique par les non abonnés
- donner un surcroît de publicité à Kindle Unlimited, ce qui, du point de vue d'Amazon, ne peut qu'être avantageux
- en finir avec le mélange emprunts/livres achetés dans le classement traditionnel
On pourrait bien évidemment avoir des ebooks Kindle Unlimited dans le classement traditionnel, mais ils ne le devraient qu'à leurs ventes, plus à leurs emprunts.
La création d'un nouvel onglet perdrait bien évidemment presque tout son sens si l'ancien système de boost des emprunts devait être maintenu.
4. Autoriser la diffusion multi plates-formes pour les titres des maisons d'édition Amazon
Amazon possède différentes maisons d'édition, dont Amazon Crossing, qui publie notamment l'auteur Jacques Vandroux. Son roman traduit en anglais, Heart Collector, ne peut être acheté sur Apple, Kobo ou Google.
Il en est de même pour tous les ouvrages des auteurs édités par l'une des maisons d'Amazon. Cela fait plusieurs milliers de titres, que les lecteurs de Kobo, par exemple, seraient sans doute heureux de voir débouler sur leur plate-forme.
Et je pense pouvoir dire que les auteurs concernés ne s'opposeraient pas à ce que leurs ebooks soient vendus sur d'autres plates-formes qu'Amazon.
N'est-ce pas le but d'un éditeur, de diffuser le plus largement possible les ouvrages de ses auteurs, et de les faire connaître sans parti pris?
La logique de confrontation, on le sait, est rarement favorable aux affaires.
Si Amazon fait ce geste de publier ses auteurs sur d'autres plates-formes, ce sera un geste fort d'ouverture envers le monde extérieur. Un geste qui montrera qu'Amazon ne se considère plus comme une planète visant à attirer puis assimiler tout ce qui se trouve dans son orbite, mais bien comme un acteur adulte et ouvert sur le monde.
Si Amazon devait aussi en parallèle laisser tomber ses conditions d'exclusivité, il bénéficierait d'un important regain de popularité. Beaucoup plus d'auteurs voudraient y être publiés, car il serait nettement moins perçu comme un prédateur.
On pourrait même envisager qu'à l'instar de Tolino, Amazon puisse essayer de se rapprocher de certains libraires pour y vendre des ouvrages, qu'ils soient autoédités ou de ses auteurs maison. De la science-fiction? Tout est possible quand on est un disrupteur.
5. En finir avec la "course aux armements" des commentaires
Je ne peux que féliciter Alice Quinn d'avoir obtenu 1860 commentaires pour Queen of the Trailer Park, la traduction anglaise d'Un palace en Enfer.
Mais en même temps, je ne peux que m'inquiéter lorsque l'auteur Joanna Penn affirme qu'il faut au moins 100 commentaires pour qu'un livre soit visible sur Amazon Etats-Unis.
Je conçois que les commentaires sont l'une des rares armes qu'Amazon ait à opposer aux romans traditionnellement édités.
Le problème, c'est que de plus en plus d'auteurs vont se mettre à penser qu'à partir du moment où les commentaires d'Amazon viennent le plus souvent de lecteurs inscrits au service premium (Amazon Prime) et bénéficiant, en contrepartie de leurs commentaires, de cadeaux, cela reviendrait au même, en ce qui les concerne, de payer pour ces commentaires.
De même d'ailleurs que les éditeurs offrent des cadeaux aux blogueuses les plus en vue afin qu'elles consacrent du temps aux ouvrages de leurs auteurs.
Bref, tout cela crée une surenchère qui n'est pas propice à la sérénité, ni des auteurs, ni des chroniqueurs, et qui va surtout à l'encontre des lecteurs, lesquels sont bien évidemment en droit de questionner la sincérité de nombreux commentaires.
Réduire de un mois à quinze jours la période des livres dans Amazon First (pour comprendre de quoi il retourne, lisez cet article) me paraîtrait une bonne mesure pour revenir à un nombre de commentaires plus acceptable.
6. En finir enfin avec la clause de confidentialité des contrats des maisons d'édition Amazon
Amazon souhaite montrer qu'il est un perturbateur? Ce serait un bon moyen. Je suis persuadé que les contrats seraient encore plus favorables aux auteurs s'ils étaient discutés sur la place publique, sur Internet. Faites confiance à l'intelligence collective des auteurs, elle peut accomplir des prouesses.
Historiquement, les clauses de confidentialité ont bénéficié à deux types d'acteurs:
- les super bestsellers, qui avaient moyen d'insérer des clauses spéciales très favorables, de manière à aligner leurs droits d'auteur sur ce que la maison d'édition proposait de mieux aux autres auteurs de cette maison
- les éditeurs, et de manière massive, en privilégiant une loi du silence qui leur permettait d'insérer des clauses aussi infâmes que celles de non compétition ou de droit de préférence
Je peux comprendre qu'il y ait des clauses de confidentialité dans des domaines super stratégiques, dans certains domaines commerciaux sensibles ou dans la sécurité. Mais dans l'édition? Pour les auteurs?
Cela a été avant tout, pour certains auteurs, le moyen de prendre l'ascendant sur d'autres, et pour les éditeurs, de rouler dans la farine le plus grand nombre, pour rester poli.
Je pense qu'il faut en finir avec ces clauses, et qu'Amazon devrait montrer l'exemple.
Voilà pour mes suggestions, un peu longues je sais. Vous remarquerez que les mesures 1, 2 et 3 sont liées. Si elles étaient toutes les trois appliquées, on aurait davantage de livres dans Kindle Unlimited et un système de classement plus fiable.
samedi 3 octobre 2015
Offres éclairs : la nouvelle "arme de persuasion massive" d'Amazon
On va me dire qu'en ce moment, j'ai une dent contre Amazon, mais je crois qu'il est important de garder une vision aussi objective que possible de la situation, et comme d'habitude, d'avoir une perspective à la fois globale et allant au-delà du court terme. Il semblerait en effet que depuis la fin des négociations avec Hachette et les autres gros éditeurs, Amazon joue à fond la carte des autoédités. Malheureusement, si l'on prend la globalité des auteurs autoédités, le compte n'y est pas, et les carottes offertes par Amazon demeurent très inférieures aux sacrifices consentis par la totalité des auteurs qui publient en exclusivité leurs œuvres sur KDP Select.
On peut me reprocher d'avoir une vision froide et statistique en l'occurrence. En effet, ce que fait Amazon en ce moment, c'est du jamais vu sur un site de détaillant de cette envergure s'adressant au grand public.
Amazon vient d'envoyer une lettre à certains auteurs indépendants, dont je ne fais d'ailleurs pas partie, pour leur proposer d'inscrire leurs œuvres sur une liste de titres susceptibles de bénéficier d'une promo.
Ces promos sont de deux sortes, les offres éclairs (730 titres par an) et les promotions du mois (1200 titres). Un gros volume, donc.
Ces offres sont clairement visibles sur le site d'Amazon, de sorte que les ebooks qui en bénéficient se retrouvent propulsés dans le top 100, bénéficiant d'une exposition fantastique.
Je peux donc tout à fait comprendre l'enthousiasme des auteurs, cela représente une chance énorme pour leur livre.
Il est vrai que dans l'univers de l'édition, ce genre d'opportunité ne se présente pas tous les jours. Pensez donc: les titres promus représentent environ la moitié des livres du top 100 d'Amazon!
Tout serait parfait si ces offres n'étaient pas réservées aux auteurs inscrits sur KDP Select, c'est à dire sous condition d'exclusivité de diffusion de leurs ouvrages sur Amazon pendant une période minimum de trois mois, tacitement reconductible.
D'autres critères existent:
- pour les offres Eclairs, les auteurs devront faire une remise sur le prix de leur ebook de 70% minimum
- la note moyenne (3 étoiles minimum)
- le nombre de commentaires clients (2 minimum)
- la date de la dernière baisse de prix (4 mois minimum)
- le prix de référence de 2.99€ minimum et le titre doit déjà être publié (pas de date de publication dans le futur).
Seuls les titres entrant dans les catégories suivantes peuvent être retenus:
- littérature
- policier et Suspense
- jeunesse et Ados
- littérature sentimentale
- santé et bien-être
- actu, Politique et Société
- autre
Etant donné que je connais l'extrême difficulté du milieu de l'édition, il serait à la fois déraisonnable et de mauvaise foi de ma part de conseiller aux auteurs qui ont reçu cette lettre de refuser la proposition d'Amazon. D'autant plus déraisonnable que ces auteurs sont déjà sur KDP Select, ils ont donc déjà fait ce choix pour au moins l'un de leurs livres.
Néanmoins, il est aussi de mon devoir de dire qu'Amazon joue là à un jeu qui consiste à privilégier une partie des titres (1930 par an, si mon compte est bon), aux dépens de la majorité des auteurs.
Et d'autant que ces offres éclairs et promotions du mois, comme me le fait remarquer Cyril Godefroy en commentaire de ce blog, ne sont pas l'exclusivité des auteurs indépendants. Les maisons d'édition traditionnelles bénéficient de ces promos, et sans condition d'exclusivité.
Ce n'est donc pas 1930 titres par an dont vont bénéficier les indés, mais beaucoup moins que cela!
Combien sommes-nous, d'ailleurs d'auteurs indépendants à publier sur Amazon? Il y avait 20 000 titres sur Kindle Unlimited (KU) en décembre 2014. Comme les auteurs indépendants sont largement majoritaires à utiliser KU, il est raisonnable de penser que nous sommes plus de 10 000 (dix mille) auteurs indépendants.
Cela signifie qu'au moins 80% des auteurs indépendants, et très certainement davantage, ne bénéficieront pas de ces offres. Même s'ils sont sur KDP Select.
Il y a de grandes chances que les auteurs contactés par Amazon soient ceux qui ont déjà fait des ventes.
La conclusion logique est que si vous ne vendez pas sur Amazon, vous n'avez aucun intérêt à aller vers KDP Select, même si vous aimeriez profiter de l'offre éclair ou d'autres avantages, comme par exemple le nouveau prix des auteurs autoédités lancé par Amazon.
Evidemment, les auteurs indépendants ne réfléchissent pas comme des Vulcains, les émotions jouent un rôle, et c'est sur cela que compte Amazon pour entraîner de plus en plus de monde vers KDP Select et Kindle Unlimited.
Comme d'habitude, faites votre choix en votre âme et conscience. Mon rôle est ici celui de l'observateur qui se borne à lever un coin de rideau pour vous faire entrevoir ce qui se joue en coulisses.
On peut me reprocher d'avoir une vision froide et statistique en l'occurrence. En effet, ce que fait Amazon en ce moment, c'est du jamais vu sur un site de détaillant de cette envergure s'adressant au grand public.
Amazon vient d'envoyer une lettre à certains auteurs indépendants, dont je ne fais d'ailleurs pas partie, pour leur proposer d'inscrire leurs œuvres sur une liste de titres susceptibles de bénéficier d'une promo.
Ces promos sont de deux sortes, les offres éclairs (730 titres par an) et les promotions du mois (1200 titres). Un gros volume, donc.
Ces offres sont clairement visibles sur le site d'Amazon, de sorte que les ebooks qui en bénéficient se retrouvent propulsés dans le top 100, bénéficiant d'une exposition fantastique.
Je peux donc tout à fait comprendre l'enthousiasme des auteurs, cela représente une chance énorme pour leur livre.
Il est vrai que dans l'univers de l'édition, ce genre d'opportunité ne se présente pas tous les jours. Pensez donc: les titres promus représentent environ la moitié des livres du top 100 d'Amazon!
Tout serait parfait si ces offres n'étaient pas réservées aux auteurs inscrits sur KDP Select, c'est à dire sous condition d'exclusivité de diffusion de leurs ouvrages sur Amazon pendant une période minimum de trois mois, tacitement reconductible.
D'autres critères existent:
- pour les offres Eclairs, les auteurs devront faire une remise sur le prix de leur ebook de 70% minimum
- la note moyenne (3 étoiles minimum)
- le nombre de commentaires clients (2 minimum)
- la date de la dernière baisse de prix (4 mois minimum)
- le prix de référence de 2.99€ minimum et le titre doit déjà être publié (pas de date de publication dans le futur).
Seuls les titres entrant dans les catégories suivantes peuvent être retenus:
- littérature
- policier et Suspense
- jeunesse et Ados
- littérature sentimentale
- santé et bien-être
- actu, Politique et Société
- autre
Etant donné que je connais l'extrême difficulté du milieu de l'édition, il serait à la fois déraisonnable et de mauvaise foi de ma part de conseiller aux auteurs qui ont reçu cette lettre de refuser la proposition d'Amazon. D'autant plus déraisonnable que ces auteurs sont déjà sur KDP Select, ils ont donc déjà fait ce choix pour au moins l'un de leurs livres.
Néanmoins, il est aussi de mon devoir de dire qu'Amazon joue là à un jeu qui consiste à privilégier une partie des titres (1930 par an, si mon compte est bon), aux dépens de la majorité des auteurs.
Et d'autant que ces offres éclairs et promotions du mois, comme me le fait remarquer Cyril Godefroy en commentaire de ce blog, ne sont pas l'exclusivité des auteurs indépendants. Les maisons d'édition traditionnelles bénéficient de ces promos, et sans condition d'exclusivité.
Ce n'est donc pas 1930 titres par an dont vont bénéficier les indés, mais beaucoup moins que cela!
Combien sommes-nous, d'ailleurs d'auteurs indépendants à publier sur Amazon? Il y avait 20 000 titres sur Kindle Unlimited (KU) en décembre 2014. Comme les auteurs indépendants sont largement majoritaires à utiliser KU, il est raisonnable de penser que nous sommes plus de 10 000 (dix mille) auteurs indépendants.
Cela signifie qu'au moins 80% des auteurs indépendants, et très certainement davantage, ne bénéficieront pas de ces offres. Même s'ils sont sur KDP Select.
Il y a de grandes chances que les auteurs contactés par Amazon soient ceux qui ont déjà fait des ventes.
La conclusion logique est que si vous ne vendez pas sur Amazon, vous n'avez aucun intérêt à aller vers KDP Select, même si vous aimeriez profiter de l'offre éclair ou d'autres avantages, comme par exemple le nouveau prix des auteurs autoédités lancé par Amazon.
Evidemment, les auteurs indépendants ne réfléchissent pas comme des Vulcains, les émotions jouent un rôle, et c'est sur cela que compte Amazon pour entraîner de plus en plus de monde vers KDP Select et Kindle Unlimited.
Comme d'habitude, faites votre choix en votre âme et conscience. Mon rôle est ici celui de l'observateur qui se borne à lever un coin de rideau pour vous faire entrevoir ce qui se joue en coulisses.
jeudi 24 septembre 2015
Mon blog Overblog supprimé
Après en avoir discuté avec l'auteur Cyril Godefroy, j'ai décidé de supprimer mon ancien blog d'Overblog. Je ne l'ai pas fait de gaieté de cœur, puisque ce blog avait reçu quelques commentaires, heureusement peu nombreux, qui sont bien évidemment une vraie richesse. La raison ? Mon ancien blog apparaissait en tête des recherches sur mon nom sur Google. Je souhaitais éviter aux personnes faisant une recherche sur mon nom de cliquer sur un lien inutile. Ce qui prouve au moins que je ne suis pas narcissique au point de rechercher sans cesse mon nom dans Google! ;)
J'ai également fait subir, toujours sur le conseil décidément éclairé de Cyril, de légers changement à ce blog (colonne de droite) et à mon site, en donnant la possibilité aux lecteurs amateurs de Fantasy, de Science-Fiction ou de Thrillers, de s'inscrire dans mon Groupe de lecteurs beaucoup plus facilement.
Comme cadeau de bienvenue, ils recevront un lien avec le premier tome du Cycle d'Ardalia en version epub ou Kindle (mobi).
Ils seront bien évidemment les premiers informés de mes promotions, mais il est possible que je les informe aussi d'autres promos dans les domaines qui les intéressent.
J'ai également fait subir, toujours sur le conseil décidément éclairé de Cyril, de légers changement à ce blog (colonne de droite) et à mon site, en donnant la possibilité aux lecteurs amateurs de Fantasy, de Science-Fiction ou de Thrillers, de s'inscrire dans mon Groupe de lecteurs beaucoup plus facilement.
Comme cadeau de bienvenue, ils recevront un lien avec le premier tome du Cycle d'Ardalia en version epub ou Kindle (mobi).
Ils seront bien évidemment les premiers informés de mes promotions, mais il est possible que je les informe aussi d'autres promos dans les domaines qui les intéressent.
mardi 15 septembre 2015
« Prends l'argent et barre-toi ! »
Le site Author Earnings vient de publier son rapport de septembre 2015, qui concerne Amazon Etats-Unis. De manière frappante, il apparaît que les 5 plus gros éditeurs américains ont vu leur nombre de ventes passer de 45% des ebooks vendus à 32%, et leurs revenus brut passer de 64% à 50%. Comme le dit l'article du site Author Earnings, la montée en puissance de Kindle Unlimited, auquel ne participent (presque) pas les gros éditeurs, y est pour quelque chose. Autre enseignement, et non des moindres, les maisons d'édition d'Amazon ont presque doublé leurs parts de marché depuis Février 2014, passant de 7% à 13%.
"Take the money and run", ou sa version française, "Prends l'argent et barre-toi !" sont des injonctions qui reviennent fréquemment dans les discussions sur Internet lorsqu'un auteur est placé devant la possibilité d'engranger une avance de droits d'auteur très juteuse de la part d'un éditeur.
Les fameux "deals à 7 chiffres", à au moins un million (d'ailleurs nettement plus souvent en dollars qu'en euros, des avances aussi conséquentes se pratiquant avant tout aux Etats-Unis) peuvent changer la vie d'un auteur, en le mettant à l'abri du besoin, parfois définitivement.
On se souvient que l'auteur Barry Eisler avait défrayé la chronique en 2011 en refusant une avance de 500 000 $ pour préférer l'autoédition. De tels cas sont rares, les auteurs préférant souvent une somme assurée plutôt qu'un revenu potentiel.
Pourtant, les auteurs savent aussi (en tout cas, ceux qui lisent mon blog), qu'en acceptant ces avances, ils favorisent un système d'édition de sommet de pyramide, et le schéma de Ponzi de la grande édition. La fraction infime d'auteurs bénéficiant de ces contrats mirifiques servira à prendre au piège l'immense majorité des auteurs, qui travailleront pour presque rien.
Cet état de fait se voit confirmé par la liste provisoire des Best Seller 2015 sur Amazon Etats-Unis. Un seul coup d’œil à cette liste d'ebooks, et au niveau des prix des ebooks, vous convaincra que cette liste est trustée par des auteurs de grosses maisons d'édition.
Contradictoire avec le dernier rapport Author Earnings? Pas tant que cela. Pour en avoir discuté avec Data Guy, l'auteur des rapports Author Earnings, il apparaît que la liste des auteurs indépendants qui arrivent dans le top 100 aux Etats-Unis bouge tous les jours, et que ce ne sont pas les mêmes à chaque fois.
Du coup, les auteurs traditionnels, qui sont beaucoup plus stables pour leur part, se retrouvent tous aux meilleures places dans les listes annuelles de best-seller. Mais cette stabilité a un prix: pour revenir sur les énormes avances faites aux auteurs phares, tous les moyens marketing des grosses maisons sont mobilisés uniquement pour ces auteurs phares.
Au détriment de tous les autres auteurs de ces mêmes maisons.
C'est cette injustice terriblement criante que l'autoédition vient contrecarrer. Le fait que les auteurs indépendants se succèdent si rapidement dans le top 100 me semble sain est naturel, cela signifie qu'aucun auteur n'a cadenassé les ventes sur Amazon comme les gros éditeurs cadenassent, par exemple, la diffusion /distribution des livres papier.
Tout le monde a sa chance, à condition d'être indépendant.
Mais... mais il se trouve qu'Amazon est aussi éditeur via ses multiples maisons d'édition. Et Amazon pèse de plus en plus fort sur les ventes, et en particulier du top 100 US. Bien que les titres des maisons d'édition Amazon ne soient que quelques milliers sur plus de 3 millions que compte le site d'Amazon, bien qu'ils ne représentent que 1% des titres, ils représentent 13% des ventes!
Alors que par comparaison, les titres indépendants, qui représentent 27% du nombre total de titres, représentent 37% des ventes.
Amazon obtient des centaines, voire des milliers de commentaires dès le premier mois pour ses livres grâce à un système maison, Amazon First, qui rend les ouvrages en pré-commande gratuits pendant un mois avant parution pour tous les abonnés à Amazon Prime (Premium, si vous préférez).
Ces abonnés bénéficient de cadeaux en fonction du nombre de commentaires sur les produits labellisés Prime qu'ils font.
C'est pourquoi j'aurais aimé qu'Author Earnings se penche aussi sur le top 100 d'Amazon Etats-Unis, avec des graphiques dédiés à l'évolution des ventes sur le top 100. (J'ai suggéré la chose à Data Guy, qui préfère rester uniquement sur les 165 000 livres comprenant 60% de la totalité des revenus ebook sur Amazon.)
En effet, de la capacité d'Amazon à occuper toutes les places intéressantes du classement dépendra l'indépendance future des auteurs.
Sachant bien sûr que les auteurs qui publient en exclusivité sur KDP Select ne sont plus indépendants, à partir du moment où ils le font sur tous leurs titres toute l'année.
Kindle Unlimited, dont le tarif à la page vient de subir une baisse de 16% par rapport au mois dernier d'après l'auteur Jacques Vandroux sur Facebook, procure lui aussi un avantage compétitif aux auteurs déjà en vue sur Amazon.
Cette domination inconditionnelle de quelques-uns aux dépens de tous les autres qui est le legs de l'édition traditionnelle semble donc être en voie d'être reconduite par Amazon, surtout si l'on considère le top 100 US.
Au moment où Amazon est encore un site qui représente la liberté pour de nombreux auteurs, il serait peut-être temps de réfléchir à la manière dont l'édition traditionnelle, et à présent Amazon, joue sur l'égoïsme de chacun d'entre nous (et je me comprends dans le lot, je ne suis pas meilleur qu'un autre) pour procurer à quelques-uns des avantages compétitifs écrasants aux dépens de tous les autres.
Il faut savoir d'où l'on vient. Il faut savoir où on va.
Vous allez me dire, on ne peut pas avoir de riches s'il n'y a pas de pauvres. Mais nous, les auteurs, sommes censés avoir compris aussi bien que n'importe qui d'autre les changements apportés par le siècle des Lumières par rapport au système féodal.
Lorsqu'on nous propose un système de domination économique moyenâgeux, nous devrions être capables de le refuser en faveur de quelque chose un chouïa plus équilibré.
Ne sous-estimons pas la multitude de petits pouvoirs additionnés que nous représentons. Nos choix peuvent façonner l'avenir.
P-S: pour ceux qui se demandent si les chiffres du site Author Earnings sont encore fiables malgré les changements KU, Data Guy explique sur une page dédiée son mode de calcul pour Kindle Unlimited 2.0.
"Take the money and run", ou sa version française, "Prends l'argent et barre-toi !" sont des injonctions qui reviennent fréquemment dans les discussions sur Internet lorsqu'un auteur est placé devant la possibilité d'engranger une avance de droits d'auteur très juteuse de la part d'un éditeur.
Les fameux "deals à 7 chiffres", à au moins un million (d'ailleurs nettement plus souvent en dollars qu'en euros, des avances aussi conséquentes se pratiquant avant tout aux Etats-Unis) peuvent changer la vie d'un auteur, en le mettant à l'abri du besoin, parfois définitivement.
On se souvient que l'auteur Barry Eisler avait défrayé la chronique en 2011 en refusant une avance de 500 000 $ pour préférer l'autoédition. De tels cas sont rares, les auteurs préférant souvent une somme assurée plutôt qu'un revenu potentiel.
Pourtant, les auteurs savent aussi (en tout cas, ceux qui lisent mon blog), qu'en acceptant ces avances, ils favorisent un système d'édition de sommet de pyramide, et le schéma de Ponzi de la grande édition. La fraction infime d'auteurs bénéficiant de ces contrats mirifiques servira à prendre au piège l'immense majorité des auteurs, qui travailleront pour presque rien.
Cet état de fait se voit confirmé par la liste provisoire des Best Seller 2015 sur Amazon Etats-Unis. Un seul coup d’œil à cette liste d'ebooks, et au niveau des prix des ebooks, vous convaincra que cette liste est trustée par des auteurs de grosses maisons d'édition.
Contradictoire avec le dernier rapport Author Earnings? Pas tant que cela. Pour en avoir discuté avec Data Guy, l'auteur des rapports Author Earnings, il apparaît que la liste des auteurs indépendants qui arrivent dans le top 100 aux Etats-Unis bouge tous les jours, et que ce ne sont pas les mêmes à chaque fois.
Du coup, les auteurs traditionnels, qui sont beaucoup plus stables pour leur part, se retrouvent tous aux meilleures places dans les listes annuelles de best-seller. Mais cette stabilité a un prix: pour revenir sur les énormes avances faites aux auteurs phares, tous les moyens marketing des grosses maisons sont mobilisés uniquement pour ces auteurs phares.
Au détriment de tous les autres auteurs de ces mêmes maisons.
C'est cette injustice terriblement criante que l'autoédition vient contrecarrer. Le fait que les auteurs indépendants se succèdent si rapidement dans le top 100 me semble sain est naturel, cela signifie qu'aucun auteur n'a cadenassé les ventes sur Amazon comme les gros éditeurs cadenassent, par exemple, la diffusion /distribution des livres papier.
Tout le monde a sa chance, à condition d'être indépendant.
Mais... mais il se trouve qu'Amazon est aussi éditeur via ses multiples maisons d'édition. Et Amazon pèse de plus en plus fort sur les ventes, et en particulier du top 100 US. Bien que les titres des maisons d'édition Amazon ne soient que quelques milliers sur plus de 3 millions que compte le site d'Amazon, bien qu'ils ne représentent que 1% des titres, ils représentent 13% des ventes!
Alors que par comparaison, les titres indépendants, qui représentent 27% du nombre total de titres, représentent 37% des ventes.
Amazon obtient des centaines, voire des milliers de commentaires dès le premier mois pour ses livres grâce à un système maison, Amazon First, qui rend les ouvrages en pré-commande gratuits pendant un mois avant parution pour tous les abonnés à Amazon Prime (Premium, si vous préférez).
Ces abonnés bénéficient de cadeaux en fonction du nombre de commentaires sur les produits labellisés Prime qu'ils font.
C'est pourquoi j'aurais aimé qu'Author Earnings se penche aussi sur le top 100 d'Amazon Etats-Unis, avec des graphiques dédiés à l'évolution des ventes sur le top 100. (J'ai suggéré la chose à Data Guy, qui préfère rester uniquement sur les 165 000 livres comprenant 60% de la totalité des revenus ebook sur Amazon.)
En effet, de la capacité d'Amazon à occuper toutes les places intéressantes du classement dépendra l'indépendance future des auteurs.
Sachant bien sûr que les auteurs qui publient en exclusivité sur KDP Select ne sont plus indépendants, à partir du moment où ils le font sur tous leurs titres toute l'année.
Kindle Unlimited, dont le tarif à la page vient de subir une baisse de 16% par rapport au mois dernier d'après l'auteur Jacques Vandroux sur Facebook, procure lui aussi un avantage compétitif aux auteurs déjà en vue sur Amazon.
Cette domination inconditionnelle de quelques-uns aux dépens de tous les autres qui est le legs de l'édition traditionnelle semble donc être en voie d'être reconduite par Amazon, surtout si l'on considère le top 100 US.
Au moment où Amazon est encore un site qui représente la liberté pour de nombreux auteurs, il serait peut-être temps de réfléchir à la manière dont l'édition traditionnelle, et à présent Amazon, joue sur l'égoïsme de chacun d'entre nous (et je me comprends dans le lot, je ne suis pas meilleur qu'un autre) pour procurer à quelques-uns des avantages compétitifs écrasants aux dépens de tous les autres.
Il faut savoir d'où l'on vient. Il faut savoir où on va.
Vous allez me dire, on ne peut pas avoir de riches s'il n'y a pas de pauvres. Mais nous, les auteurs, sommes censés avoir compris aussi bien que n'importe qui d'autre les changements apportés par le siècle des Lumières par rapport au système féodal.
Lorsqu'on nous propose un système de domination économique moyenâgeux, nous devrions être capables de le refuser en faveur de quelque chose un chouïa plus équilibré.
Ne sous-estimons pas la multitude de petits pouvoirs additionnés que nous représentons. Nos choix peuvent façonner l'avenir.
P-S: pour ceux qui se demandent si les chiffres du site Author Earnings sont encore fiables malgré les changements KU, Data Guy explique sur une page dédiée son mode de calcul pour Kindle Unlimited 2.0.
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dimanche 30 août 2015
Createspace: à quand une présence au Canada ?
Au moment où un livre pour enfants imprimé à la demande par Createspace se hisse à la première place des classements Amazon Etats-Unis et Barnes & Noble, ce qui laisserait à penser que les tirages papier des éditeurs sont en forte baisse, j'ai été contacté par une auteur Canadienne qui déplore à juste raison l'absence de Createspace au Canada. Cette absence nous est aussi préjudiciable, à nous autres auteurs Français.
Voici le témoignage de Caroline Plouffe, l'auteur Canadienne indépendante dont je parlais:
Voici le témoignage de Caroline Plouffe, l'auteur Canadienne indépendante dont je parlais:
"J’ai
dernièrement publié une pétition bilingue sur Change.org afin que les indés canadiens aient aussi droit aux services de
Createspace pour pouvoir vendre leurs livres papier sur Amazon. Pour
le moment, la seule option disponible est le Extended Distribution
Channel afin de pouvoir vendre sur les Amazon des États-Unis, du
Royaume-Uni et de l’Europe, et ce, avec des redevances beaucoup
moins élevées, soit la moitié du montant habituel. Malgré le
message standard de Createspace indiquant que les livres pourraient
également se retrouver sur Amazon.ca, ce n’est pas le cas dans la
réalité.
Les auteurs Canadiens ne seraient pas les seuls à être avantagés avec
un Createspace.ca, mais également les auteurs de l’Europe puisque,
pour le moment, eux aussi doivent utiliser le Extended
Distribution Channel pour vendre au Canada, au lieu d’avoir
droit à totalité de leurs redevances.
Au
Canada, le marché du livre papier est encore (malheureusement) très
fort. Les gens sont encore obsédés par l’odeur du papier et sa
texture et ne peuvent concevoir de lire avec une liseuse. Pas tout le
monde, heureusement, mais une bonne partie de la population. Je dois
donc faire affaire avec un imprimeur indépendant, puisque je ne
vends presque pas en format numérique.
Voici quelques chiffres afin
de vous donner une idée. Veuillez noter que j’ai fait plusieurs
soumissions et c’est encore mon imprimeur actuel qui est le plus
bas soumissionnaire. Avec une commande d’au moins vingt-cinq
livres, mon prix de base est de 8 $ CAN (5,40 €). Je dois
ensuite compter les frais de port au Canada (environ 5$, soit 3.7 €)
et m’occuper moi-même de l’empaquetage et de la livraison (ce
qui inclut l’achat des enveloppes capitonnées).
Il m’est donc
impossible de vendre ce même livre à un montant plus élevé que
12 $ (8,10 €) puisque je dois facturer la livraison et
assumer les frais de paiement si c’est par PayPal. Vous me direz
que 25 % à 33 % de gain n’est pas trop mal. Le marché
reste toutefois plutôt restreint puisque je dois entrer en contact
direct avec l’acheteur, aucun achat spontané n’est possible. Une
fois mes stocks épuisés (car avec plus de vingt-cinq copies, je
risque fort de voir mes livres prendre la poussière dans un coin
avec aucune certitude de les vendre), je dois rediriger le lecteur
vers l’imprimeur, qui a heureusement une librairie en ligne, mais
qui facture 10 $ (6,75 €) de frais d’expédition en
plus des frais de cartes de crédit. Je dois donc baisser mes
redevances à 6 % pour un livre de 15 $ (10,12 €).
J’ai fait une soumission de base sur Createspace.com afin de voir
quels pourraient en être les chiffres : si je vends ce même livre
sur Amazon à l’aide de Createspace à un montant de seulement 8 €,
j’obtiendrais environ 3 €, soit près de 38 % de
redevance, sans me soucier de l’expédition et en pouvant atteindre
un plus grand public. Soyons toutefois logique : je vendrais
probablement ce livre aux alentours de 10 € avec des
redevances de 40 %.
Plusieurs
personnes m’ont parlé de lulu.com, mais les redevances sont
minimes pour les ventes Amazon, pratiquement nulles même. J’ai
regardé les chiffres et je ne vois pour le moment aucun avantage à
faire le saut vers cette organisation.
Je dois
avouer que, bien que ma pétition s’adresse principalement aux
auteurs et lecteurs canadiens, je compte beaucoup sur mes cousins de
l’autre côté de l’Atlantique pour m’aider à changer les
choses. Je n’ai malheureusement pas eu un accueil très chaleureux
de la part de mes homologues québécois… il a même été d’un
froid digne de nos légendaires hivers. Je préfère garder pour moi
l’explication à ce sujet ne désirant pas me faire plus d’ennemis
que j’en ai déjà. Disons que « l’Anglais » (en tant
que personne) n’est pas bien vu dans la province et que le géant
Amazon est perçu comme un gros méchant menaçant l’économie
canadienne tout entière. Vaut mieux rester petit… c’est plus
sécurisant.
Je
saisis l’occasion pour remercier mes amis auteurs de la France qui
m’ont encouragé et supporté dans ma démarche (ils se
reconnaitront). Sans eux, je serais comme un bateau sans phare perdu
au large d’une contrée inconnue."
Je remercie Caroline Plouffe pour son témoignage.
Sans même parler des redevances d'auteur, j'avais déjà signalé que la distribution étendue avec Createspace engendrait une perte de contrôle par rapport aux revendeurs assez inquiétante pour les auteurs.
J'ai tout de même laissé mon livre The Breath of Aoles en anglais en distribution étendue. En revanche, j'ai laissé la version française, Le Souffle d'Aoles, uniquement sur Createspace.
La différence est édifiante entre le prix de la version papier de langue anglaise vendue sur Amazon.ca, 22,72 CDN$, et la version papier en langue française vendue sur le même Amazon.ca, 70,03 CDN$.
La première somme correspond à environ 14€, quand la deuxième somme correspond à plus de 47 €!
Je conseille donc aux auteurs indépendants de langue française de se joindre à cette pétition de Caroline Plouffe, mais aussi pourquoi pas aux lecteurs. Plus les auteurs et lecteurs seront nombreux à signer, plus il y aura de chances que Createspace et Amazon comprennent qu'il peut y avoir un marché pour eux, et que tout le monde serait gagnant à ce que Createspace soit aussi présent au Canada.
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