mercredi 28 janvier 2026

Mes comptes Facebook et Instagram suspendus

Depuis le dimanche 26 janvier 2026, mes comptes Facebook et Instagram ont été suspendus pour vérification d'identité. J'ai fait appel et envoyé ma carte d'identité au site, et cette suspension peut prendre, avant décision définitive, de quelques jours à plus d'un mois. Ces suspensions n'ont pratiquement aucun impact sur mon activité d'auteur autoédité, puisque j'ai cessé toute pub Facebook depuis un certain temps et que je n'utilise ni Facebook ni Instagram pour vendre. En gros, aucun impact sur mes ventes, bien qu'il m'arrive d'utiliser ces réseaux sociaux pour annoncer des séances de dédicace. Je me servais surtout ces derniers temps de la fonction de "journaliste autoédité" telle que je la décris dans cet article de 2020. A cet égard, cette suspension est évidemment frustrante, même s'il s'agissait pour moi d'un travail bénévole. J'ai identifié deux causes possibles, et peut-être concomitantes, de ma suspension. L'une est la mention, sur mon profil Facebook, de "création digitale", mention que j'avais réussi à supprimer la semaine précédant la suspension. L'autre est un statut que l'on peut qualifier de viral par rapport à mes posts habituels, puisqu'il a dépassé les 270 réactions ("j'aime" ou autres) et plusieurs dizaines de commentaires. Cet article, de type spéculatif et donc, possédant un réel potentiel de polémique, a pu générer des signalements. Il a pour sujet les mains de Trump, et les fameux hématomes observés, avec des photos prises à Davos par l'AFP et Getty Images, que je reposte ici. 

 



Comme j'utilise mon nom de plume sur Facebook depuis 2010 (environ 16 ans), la comparaison avec ma carte d'identité peut m'être défavorable au premier abord, le nom d'Alan Spade ne figurant pas sur cette carte d'identité. En revanche, une vérification rapide du titre de mes livres et de la mention de l'éditeur sur la plupart des couvertures, sachant bien sûr que, comme l'indiquait mon profil Facebook, je suis auteur autoédité, cette vérification suffira à établir le lien entre Alan Spade et l'identité apparaissant sur la carte du même nom. Pour être clair, je n'ai jamais fait mystère auprès de mes lecteurs qu'Alan Spade est mon nom de plume et Emmanuel Guillot mon véritable nom. On pourrait arguer que le "marketing artistique" est une tromperie en soi, mais dans ce cas, il faudrait l'interdire, et ça peut aller très loin.

Est-ce que vous auriez vu Johnny Hallyday poster sous son nom de Smet sur les réseaux sociaux? Je suis dans le même cas de figure, quoiqu'un tout petit peu moins célèbre. ;) 

Revenons maintenant aux causes de cette suspension. Depuis l'émergence de l'IA, j'ai remarqué sur Instagram que les profils de "création digitale" correspondaient souvent, soit à des bots générés par l'IA, soit à des créateurs de contenus utilisant l'IA pour modifier leur image. Et donc, dans mon esprit, s'est rapidement installée l'idée que la création digitale correspondait à du fake. 

En constatant par la suite que mon profil Facebook était labellisé "création digitale", j'ai compris qu'il serait aisé de m'associer, pour une personne ne me connaissant pas, à un créateur de contenu IA. Ce que je ne suis pas. Or, la visibilité demeure essentielle pour un auteur tel que moi, et la notoriété est bien sûr un "plus" pour vendre mes romans. 

Et donc, même si je maintiens que Facebook ne génère aucune vente directe de mes romans, ce réseau social peut néanmoins faciliter la reconnaissance de mon nom par d'éventuels lecteurs, ce qui faciliterait les ventes. Il faut bien reconnaître que depuis pas mal d'années, il est devenu très difficile de générer ce que l'on pourrait appeler des posts, des sujets connaissant une croissance organique, c'est à dire naturelle, sans faire appel à de la pub, et du fait de leur intérêt propre. C'est pourquoi, tout ce qui peut aider à une meilleure diffusion, pour un auteur autoédité tel que moi, ne peut que générer un intérêt. 

La création digitale n'est pas du tout le cœur de mon métier. Le cœur de mon métier est la création intellectuelle et littéraire. La création basée sur de l'humain, à savoir moi-même et ce que j'observe autour, plutôt que la création purement digitale. On ne peut pas parler de création digitale par rapport à l'écriture de livres sur du traitement de texte, mais plutôt de retranscription digitale, en numérique, d'une création humaine. Il en va de même pour la création d'ebooks. Seule la création d'image de couverture peut emprunter à la création digitale. Et encore, je m'arrange pour embaucher des humains avec une vraie fibre artistique pour mes images de couverture, et je m'abstiens donc de recourir à l'IA.

Supprimer la mention "création digitale" sur mon profil n'était pas pour moi une tromperie, mais une volonté de me démarquer de l'IA. Et, comme par hasard, peu après avoir supprimé cette mention, j'écris un statut Facebook qui connaît une diffusion inédite pour moi depuis plusieurs années. Le post sur la main gauche de Trump à Davos. 

Ce court article précisait que le diable était dans les détails, et qu'après la main droite de Trump, c'était la main gauche qui présentait un hématome très visible sur les photos obtenues par l'AFP et Getty Image. J'ajoutais que l'excuse de la maison blanche consistant à dire que Trump serrait de nombreuses mains n'était plus valable pour la main gauche, puisqu'il est droitier. J'ai bien pris garde, dans ce post, de préciser que l'absence de bilan de santé transparent de Trump et de la maison blanche était ce qui alimentait la spéculation autour de ce genre de détail. Depuis, Trump a expliqué la chose en disant qu'il s'était cogné la main gauche sur une table. Mais on sait l'individu adepte du mensonge. 

Dans les commentaires, j'ai utilisé le moteur de traduction DeepL pour traduire l'un des posts à ce sujet sur reddit qui avait été le plus apprécié. Et ce commentaire, qui n'est pas de moi, a également obtenu plusieurs dizaines de "j'aime" : Allons, il souffre clairement d'insuffisance cardiaque congestive avec œdème aux pieds. La somnolence est un symptôme classique. Il reçoit un diurétique par voie intraveineuse, comme le Lasix, pour traiter sa crise hydrique. Impossible de lui poser un cathéter, il doit donc subir une piqûre tous les deux ou trois jours. Son incontinence urinaire semble s'aggraver, d'où la poche urinaire et le pantalon ample. Le problème de démence est distinct, mais tout à fait évident, en particulier le syndrome du crépuscule et les délires nocturnes. 

Au-delà de la volonté de faire du buzz, qu'est-ce qui m'a incité à évoquer le sujet? Le fait d'avoir bien sûr affaire à un président des Etats-Unis tellement narcissique qu'il cherche à évacuer sa notion humaine. Rien que le fait de publier ce post le ramenait à une dimension humaine. 

Je précisais dès le départ qu'il s'agissait de spéculation. Aux personnes qui me demandaient si je me prenais pour un médecin, je répétais la position officielle de la maison blanche, le fait qu'il prenne trop d'aspirine pour fluidifier son sang et le serrage de mains. J'évoquais la contradiction de cette excuse avec la situation présente, même du point de vue du néophyte. A celles qui trouvaient scandaleuse l'intrusion dans le domaine privé, je rappelais l'affaire Mitterrand. En précisant que pour moi, un président atteint d'un cancer peut tout à fait gouverner, dans la mesure où il le signale et où des mesures sont prises pour prendre le relais en cas d'incapacité. Le poste de président d'un Etat oblige à bien plus de transparence sur un aspect aussi privé que la santé, en raison des enjeux qui pèsent sur un pays entier en cas de déclin cognitif ou de problème de santé majeur. 

Le débat était respectueux, sans injures. En conjuguant mon coup d'œil d'artiste avec mon apprentissage en école de journalisme, ma curiosité et ma maîtrise de l'anglais, j'estime pouvoir, de temps en temps, "lever des lièvres". Ici, il me semble bien que c'était le cas. Mais il est possible que la popularité même de ce sujet par essence polémique ait généré un signalement. Ce qui pose problème, bien sûr, dans le cadre de la liberté d'expression. Dans la mesure où le sujet n'a franchi aucune limite légale, mon compte n'aurait pas dû être suspendu. 

N'oublions pas non plus le contexte : un président, Donald Trump, élu grâce aux big techs, dont Facebook. Un président privilégiant un retour au "Gilded Age", soit l'Age Doré entre 1870 et 1900 qui a vu les monopoles détruire la classe moyenne. Cette même classe moyenne qui a pu renaître après 1900 grâce aux lois anti-trusts. Ces mêmes lois anti-trusts qui menaceraient notamment Facebook si une présidence démocrate devait succéder à Trump. 

J'ai beau pratiquer le bénévolat dans mon activité journalistique sur les réseaux sociaux ou sur ce blog, je ne suis pas dupe par rapport aux revenus générés par les plates-formes. Dans mon article "Le journaliste autoédité, c'est vous", j'en appelais à un revenu universel, qui viendrait récompenser la création de contenus par des gens tels que votre serviteur sur Facebook. Les IA ayant tendance à piller les contenus du net de tous ordres, les revenus issus de l'IA devraient bien sûr être taxés et reversés à tout un chacun sous forme de revenu universel inconditionnel.  

Voyons maintenant, pour terminer, quelle est ma position finale au sujet de ma présence sur Facebook. Si mon compte Alan Spade est validé, je reviendrais sur la plate-forme. Si ce n'est pas le cas ou si on me demande de poster sous un autre nom, je ne reviendrais pas. Et en attendant, vous pouvez toujours me suivre sur Bluesky...   

vendredi 16 janvier 2026

Trump est bel et bien un agent de Poutine

Les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil, la capture du dictateur Maduro au Vénézuéla, l'arraisonnement de pétroliers de la flotte fantôme russe par les Etats-Unis, ces différents actes ne sont que des écrans de fumée de la part de Trump. Ils sont destinés à masquer une réalité : le président Donald Trump est bel et bien un agent de Poutine. Trump sait déjà qu'il va perdre les élections de mi-mandat. Il sait aussi que 71% de ses concitoyens sont opposés à l'annexion du Groenland par les Etats-Unis. Malgré cela, il continue à faire le forcing dans ses déclarations, assurant qu'il veut le Groenland. C'est le meilleur moyen de faire imploser l'OTAN. Cela explique pourquoi Poutine a réagi aussi mollement au sujet de Maduro et des pétroliers arraisonnés par les Etats-Unis. Le gain potentiel de l'implosion de l'OTAN l'emporte en effet largement, pour la Russie, par rapport aux quelques coups ponctuels qu'a pu délivrer Trump. Rappelons aussi que l'Ukraine n'a jamais autant souffert depuis le début de la guerre en 2022 qu'en 2025, soit la première année du mandat de Trump.

 

Le compte-à-rebours des midterms, les fameuses élections de mi-mandat, est bel et bien déclenché pour Trump. Et Trump sait qu'il va les perdre. C'est pourquoi il précipite ses actes politiques, dans le but de faire en sorte que les Etats-Unis ne puissent plus revenir en arrière. 

Ainsi, ses déclarations forcenées sur le Groenland n'ont pour véritable objectif que de faire imploser l'OTAN, ce qui permettra à Trump de remplir ses obligations d'agent à l'égard de Poutine.  

Il faut savoir qu'à l'époque de la guerre froide, la base américaine de Pituffik, au Groenland, comptait 10 000 soldats. Le prétexte de Trump pour prendre possession du Groenland est la menace extrême posée par les Russes et les Chinois. En toute logique, Donald Trump, dès le début de son second mandat, aurait dû renforcer de manière considérable les effectifs de cette base, pour faire face à la menace.  

En réalité, d'après le journal Le Monde, il y a en ce moment 150 soldats américains qui occupent cette base de Pituffik.
150.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, Trump n'a donc rien fait pour accroître les effectifs de l'armée américaine au Groenland. Parce que ce n'était tout simplement pas justifié. Trump est pris en flagrant délit de mensonge, de surévaluation dramatique de la menace des Russes et des Chinois et de leurs visées sur le Groenland. Ce n'est là qu'un prétexte. 

Est-ce que Trump entend tirer un parti personnel des ressources du Groenland? 

Non, car il sera mort bien avant de pouvoir en profiter. L'exploitation de ressources dans un milieu si difficile, si tant est qu'elle soit rentable, va prendre des décennies. 

Je pensais au début qu'il voulait tirer un parti politique de l'annexion du Groenland, d'un regain de popularité. Les 71% d'Américains opposés à l'annexion m'ont fait revenir sur cette opinion. Trump ne le fait que pour remplir son contrat avec Poutine. 

De son coté, le Danemark continue de clamer haut et fort que le Groenland n'est pas à vendre, et a convaincu ses alliés européens comme l'Allemagne et la France de faire bloc en y envoyant quelques dizaines de soldats, effectifs symboliques qui vont probablement être renforcés dans les jours à venir. 

Le but du Danemark et de l'Europe est d'éviter d'entrer dans le jeu de Trump en rompant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, ce qui serait une sorte de bouton nucléaire. En revanche, il s'agit de forcer Trump à déclarer la guerre au Groenland et au Danemark, en envoyant au préalable des troupes au Groenland. 

Cette déclaration de guerre devra être validée par le Congrès des Etats-Unis. C'est à mon avis le point fort de la stratégie européenne, ce qui en fait une stratégie gagnante. 

Le jeu de Trump sera de mettre le couteau sous la gorge aux députés républicains, en leur disant qu'il lui faut le Groenland avant les élections de mi-mandat s'ils veulent avoir une chance de les remporter. Ce qui est évidemment totalement faux, puisque les sondages indiquent que les Américains sont contre. 

C'est pourquoi la stratégie européenne est gagnante au sujet du Groenland, à condition de continuer à montrer les muscles sans pour autant provoquer. Une fermeté absolue de l'Europe, c'est ce qui va conduire Trump à demander les pleins pouvoirs au Congrès. Et il ne les obtiendra pas. 

Rappelons aussi que le Groenland, comme le Vénézuéla auparavant, comme l'Iran sans doute demain, sont des moyens de détourner les yeux du public du dossier Epstein. Les fichiers n'ont toujours pas été délivrés au public dans leur totalité. Par ailleurs, trop nombreux ont été ceux qui ont été caviardés, souvent au grand dam des victimes elles-mêmes. Ces fichiers ont toujours, et peut-être plus que jamais, le pouvoir de détruire le restant de crédibilité de Trump. 

J'ai l'intuition que ce dossier Epstein ne sera pas l'un des grands oubliés de 2026. Ce cadavre-là va continuer à frapper à la porte...