Ecriture, édition, livres numériques, science-fiction, fantasy et fantastique (thrillers/polars) sous toutes leurs formes : autant de sujets qui me passionnent et qui font l'actualité de ce blog.
Mon alter ego Emmanuel Guillot publie aujourd'hui, en version ebook uniquement, un texte autobiographique, Lettre à moi-même. Présentation: Tout le monde devrait, adulte,
s’écrire une lettre à soi-même dans le passé. Afin
de donner des conseils, délivrer des suggestions à l’adolescent
que l’on était. Pour faire le point sur sa vie, et qui sait,
entrevoir de nouvelles vérités. L’auteur-éditeur Emmanuel
Guillot revient ici sur ses 16 ans et son premier amour, mais aussi
sur les drames devenus en quelque sorte des secrets de famille. Il
dévoile aussi l’histoire de son nom de plume, Alan Spade. Retrouvez dans cet article de blog la première page de cette lettre.
Juste un petit avertissement préalable : si vous vous lancez dans la lecture de cette lettre, vous risquez de ne pas oublier cette histoire avant un moment.
A Bernadette et Tristan,
Pardonnez-moi
d’avoir écrit cette
lettre
Et
surtout, de l’avoir rendue publique
Les
enfants commencent par aimer leurs parents en avançant en âge, ils
les jugent il leur arrive de leur pardonner —
Oscar Wilde
Cher
moi-même,
A toi qui t’es un jour exclamé devant tes parents, tes deux frères
et ta sœur : « Je suis le martyre de cette famille ! »,
ce qui t’a valu pendant des années, et en particulier de la part
de l’aîné, Tristan, ce sobriquet de « Martyre de la
Famille », je tenais à t’écrire cette lettre. Le « je »,
c’est toi
devenu adulte, qui va sur tes 49 ans. Le
destinataire, c’est moi plus jeune, adolescent
de 16 ans, entré depuis quelques mois au lycée Félix Esclangon de
Manosque, dans les Alpes de Haute Provence.
Pourquoi avoir choisi cet âge ? Pourquoi ne pas t’écrire
plus tôt, pour te prévenir, te permettre d’éviter ce premier
drame ? Ce cataclysme qui s’est abattu sur la famille il y a
moins d’un an, en cette fin de mois de juillet 1986 ?
Parce que ton moi futur est devenu romancier. Il a pris
le partide
rédiger cette biographie sous
forme de lettre unique, sans réponse de ta part, comme un message
envoyé dans le passé, alors même qu’il était en train de
préparer son prochain roman de Science-fiction, qui porte sur la
mémoire. En tant qu’auteur de fiction, il faut à ton moi futur un
drame, un point d’accroche sur lequel rebondir. C’est la règle
du jeu.
Tu
n’as pas encore vu Blow
Out,
de Brian de Palma. « Un si merveilleux cri » était en
quelque sorte la conclusion du film. La fiction tire son poids, sa
pertinence, de la réalité. Cette lettre est une biographie. Nulle
fiction là-dedans. Il n’en reste pas moins qu’il me faut un
tremplin pour l’écrire, et faire passer ce que j’ai envie —
non, ce que j’ai un besoin vital de faire passer. Ce prétexte,
c’est cette idée de message à soi-même dans le passé. Un
message où je pourrais te livrer mes réflexions et mon ressenti sur
ce que tu as vécu, mais aussi sur ce que tu es en train de vivre en
ce moment, et sur ce qui va t’arriver dans le futur. Un message
pour donner des conseils et suggestions à l’ado déphasé que tu
es. Un message, enfin, volontairement rendu public, sous forme de
lettre publiée en version électronique.
Tu excuseras l’aspect
décousu de cette lettre. Ces bonds dans ton futur. Ces retours dans
ton passé. Cette missive est à l’image de mes souvenirs. A toi de
remettre de l’ordre dans ce puzzle chronologique.
Je
dois te l’avouer, je n’ai, en tant qu’auteur, jamais réussi à
communiquer autant d’émotion que je le souhaitais dans mes romans.
Il me faut bien faire ce constat d’échec, je n’arrive pas à
« me lâcher » tout à fait. Paradoxalement, alors que
les biographies sont le genre qui m’attire le moins, j’ai le
sentiment —
peut-être à tort —
que cette lettre va être la chose la plus puissante en émotion que
j’ai écrite. En tant qu’artiste, je me dois de la communiquer au
public pour partager cela et échanger. Même si un tel acte
constitue aussi, j’en ai conscience, un manque d’empathie, de
délicatesse, de sensibilité envers mes proches —
d’où la dédicace du début.
Cela pourrait aussi passer pour une sorte de profanation des secrets
de famille à usage bassement mercantile. Un manque abyssal de
pudeur. Pourtant, cet éclairage du public est la lumière dont j’ai
besoin pour me délivrer des ombres du passé, nourries par le sceau
du secret de la vie privée. C’est ainsi, en quelque sorte, une
déclaration d’indépendance. Une émancipation. J’écris donc
ces lignes avant tout pour moi. Mais j’ai aussi l’espoir d’aider
des personnes qui vivraient des difficultés similaires à celle que
toi, l’ado, tu es en train de traverser. Même s’il faut pour
cela remuer le passé. Même s’il me coûte, aussi, d’écrire ce
qui va suivre.
Mais tout d’abord, comment
m’est-elle venue, cette idée de lettre à moi-même, qui n’a
rien de novateur ?
Une image, dans un rêve. Très intense. Celle de Laetitia, celle que
tu prétends être ton premier amour. Et aussitôt après, la honte.
L’envie
si forte de lui demander pardon, non seulement
de m’être immiscé dans sa vie, mais surtout pardon pour cette
forme de harcèlement visuel qui va durer deux ans. Tu as un grand
vide dans ton cœur au
moment où tu reçois cette lettre, Emmanuel.
Un gouffre
affectif. Dû à cette perte terrible, il y a seulement un an. Tu
subis également
une sournoise
pression sociale, non pas en provenance de ta famille, mais des
jeunes de ton âge. Cette pression, tu te l’es aussi mise sur les
épaules et dans la tête, en observant des couples se former au
collège et au lycée, et se bécoter ouvertement. Tu enviais
tellement ceux qui partageaient ces idylles ! Sans doute
pressentais-tu que ton salut passerait par l’amour. Tu as souhaité
vivre ta
propre histoire à ton tour. Ton instinct était
dans le vrai quand il t’a fait savoir que l’amour ne tomberait
pas du ciel. Ce sont des choses qui se provoquent. Il faut le
vouloir.
Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi être prêt à franchir le cap
de la relation à deux, et tu ne l’es absolument pas.
*****
Vous souhaitez lire la suite ? Vraiment ? Ce texte court, d’un peu plus de 12 000 mots, soit
sept fois moins qu’un roman de taille standard, vendu uniquement en
version électronique, ne bénéficiera jamais de rabais promotionnel de la
part de l’auteur-éditeur. Beaucoup diront que c’est du vol. De
l’extorsion. Avant de cliquer sur le bouton d’achat, souvenez-vous que
vous avez été prévenu.
[EDIT 15/10/2020] :Juste un mot. Je sais que nous vivons une période difficile, voire déprimante pour certains. L'évocation de drames familiaux pourra vous donner envie de vous tourner plutôt vers une comédie, ou une comédie romantique. Quelque chose de léger. Mais s'il y a une chose qui, je pense, caractérise cette lettre, c'est la résilience.
Nous avons besoin de résilience et nous en aurons encore plus besoin dans les mois à venir.
Moi, mon travail thérapeutique est fait grâce à cette lettre. Je suis content, car je peux passer à autre chose. Mais je suis convaincu que cette lettre peut aider certains d'entre vous. Elle ne pourra jouer son rôle, cela dit, que si elle est lue et commentée.
Juste avant le confinement, le vendredi 13 mars, je suis allé prendre livraison de ma Tesla model 3 à Chambourcy. Le taxi qui m'y a conduit m'a dit: "chez Tesla, une fois votre voiture achetée, ils ne veulent plus vous voir!" Les frais d'entretien sont en effet réputés être limités pour ce véhicule entièrement électrique. J'avais commandé la voiture en novembre 2019 pour bénéficier du bonus écologique à 6000 €, l'attente a donc été bien longue. J'ai encore attendu de la tester, en août, au cours de mes vacances en Aveyron avant de vous la présenter dans cet article de blog.
Le chargeur au fond à gauche est un chargeur Tesla. Il m'en a coûté un peu plus de 800 € pour l'achat et l'installation, et il me permet de charger à environ 50 km sur une heure au lieu de 20 km par heure avec une prise classique.
Tout d'abord un petit mot pour dire que je suis totalement novice sur les véhicules électriques. Vous allez donc voir l'étendue de mon ignorance, et mes découvertes, tout au long de l'article. Je ne prétends pas non plus être précurseur sur le véhicule électrique. Dès 2014, Dany Boon avait fait l'acquisition d'une Tesla Model S:
La vidéo peut agacer. Ce n'est pas vraiment mon cas, puisqu'il s'agissait d'une émission réunissant des comiques, j'estime que c'est un peu la règle du jeu de se moquer. Mais ce type de réaction est tout de même représentatif de l'accueil des véhicules électriques chez une partie du public en France
Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour acheter un véhicule électrique, alors que des auteurs que je connais possèdent déjà des Nissan Leaf, ou des Zoé électriques depuis un bon moment?
Question de budget par rapport au modèle souhaité.
Je ne prétends pas non plus avoir fait un achat écologique. Le Model 3 S+ dont j'ai fait l'acquisition vient de Californie, et a donc été convoyé jusqu'en Belgique par bateau de type Supercontainer (très polluant), puis par camion non électrique jusqu'en France.
Pour ne pas polluer, ou en tout cas, beaucoup moins polluer, il aurait fallu que j'attende la fin de la construction de l'usine Tesla à Berlin prévue en juillet 2021, et l'importer d'Allemagne. La voiture devrait aussi revenir moins cher à cette date.
Bien sûr, il y a aussi la pollution induite par la construction du véhicule, les batteries, etc. Pour ne pas polluer du tout, autant s'en tenir à son bon vieux vélo (le mien doit avoir plus de 25 ans et me rend encore de fiers services).
Mais il y avait une dimension stratégique à cet achat: soutenir LE constructeur qui a opéré les meilleurs choix sur l'électrique, le seul ayant tout misé sur l'électrique et parvenant à produire et à vendre des centaines de milliers de modèles dans le monde. En tout cas en 2019, au moment où j'ai passé commande. Le seul à même d'impulser réellement une transition par rapport aux flottes de véhicules thermiques, ne serait-ce que par le jeu de la concurrence.
Comment, allez-vous me demander, un auteur autoédité peut-il se payer une Tesla?
Eh bien, depuis 2007 j'ai la chance d'être propriétaire, et d'avoir pu économiser. Et surtout, à force de faire l'éloge de cette voiture, j'ai fini par convaincre ma femme, qui est cadre dans une association. Elle a mis 23 600 €, j'ai mis 20 000 €, plus l'achat et l'installation de la borne électrique. Je lui ai dit qu'il fallait considérer l'investissement au même titre qu'un investissement immobilier. Que symboliquement, ce serait notre première voiture achetée neuve, la seule de notre foyer, et qu'il fallait que ce soit une voiture électrique.
Quid des hybrides ?
Auparavant, nous avions une Ford Focus 1.6 de 2010, achetée d'occasion. Elle consommait peu. Ma réflexion a été
la suivante, après avoir regardé la consommation des hybrides: "j'ai
une Ford Focus diesel qui consomme très peu, environ 5 litres aux 100. Les
hybrides vont me permettre d'économiser 1 ou
2 litres au 100, ce qui est bien, mais ça ne va pas radicalement
changer les choses, dans le fond. Or, si j'achète une voiture neuve
électrique, je suis prêt à mettre beaucoup plus que pour une voiture
classique, à la considérer quasiment comme un investissement immobilier,
à condition que ce soit un changement vraiment radical. Et que la
voiture soit fiable, et me fasse économiser en frais d'entretien."
Je savais qu'importer la voiture depuis la Californie ne serait pas un choix écologique. Mais je savais aussi que je voulais sortir du pétrole, de manière radicale. Pour moi, prendre une hybride équivalait à "faire semblant" de vouloir quitter le pétrole. Et pourtant, mon propre frère a une Prius.
En plus, avec 130 000 km au compteur, la Ford m'avait occasionné plus de 1200 euros de frais d'entretien l'année précédente, et je sentais qu'il allait bientôt y avoir d'autres frais. Intuition qui n'a pas été démentie quand le garagiste auquel je l'ai revendue une bouchée de pain, en plein confinement, m'a signalé qu'il fallait changer la courroie de transmission.
Alors, bien sûr, j'avais émis des réserves sur la Model 3 dans un précédent article, réserves liées à la visualisation du compteur de vitesse. Mais il me fallait une berline plus grande qu'une Zoé pour ma femme et mes deux enfants lorsque nous partons chargés pour les vacances. Elle devait avoir plus d'autonomie et se recharger plus rapidement qu'une Nissan Leaf ou qu'une Zoé. Son réseau de superchargeurs devait être plus étoffé que ses concurrents, pour assurer des trajets en toute quiétude. Seule Tesla, l'entreprise construisant uniquement des modèles électriques, offrait tout cela.
Et je savais que le problème du compteur de vitesse décalé sur la droite n'en deviendrait plus un dès lors que je me serais habitué à cette "tablette montée sur roues" qu'est la Tesla. Ce qui est d'ailleurs arrivé très vite.
Par rapport à une Zoé qui est à plus de 30 000 € si on la prend avec les batteries, la différence n'était que d'environ 11 000 €, en nous offrant plus d'autonomie, beaucoup plus d'espace à l'intérieur de la voiture, une formidable capacité d'accélération et des recharges plus rapides. L'autonomie est de 350 km en autonomie réelle. Nettement moins sur autoroute. Grâce au maillage, sur le territoire, des Superchargeurs, c'est suffisant pour de longs voyages. Ces trajets prennent un peu plus de temps, puisque les recharges peuvent prendre entre 40 et 50 minutes maximum. Mais c'est tout à fait gérable sur une journée.
La tablette, en plus, bénéficie de mises à jour à distance qui améliorent progressivement le véhicule. Ces mises à jour peuvent cependant être à double tranchant, j'y reviendrai.
Pourquoi, me direz-vous, ne pas opter plutôt pour une voiture à hydrogène?
Les voitures à hydrogène existent depuis 1990. Des modèles ont été mis
au point. Leur technologie s'est améliorée avec le temps. Cependant, si elles avaient dû décoller pour s'imposer, elles l'auraient
déjà fait. Ce n'est clairement pas le cas dans les chiffres. A tel point
même que l'on peut se demander si l'hydrogène liquide n'a pas été un
argument utilisé par le lobby pétrolier pour empêcher l'avènement de la
voiture électrique en conduisant les gens dans une impasse
technologique.
On peut aussi se demander si ce n'est pas un bon prétexte pour les gens
qui ne veulent pas changer de motorisation d'attendre... et
d'attendre... et d'attendre encore. Qu'il y ait suffisamment de stations
à hydrogène sur les routes, que la technologie soit au point, les
prétextes sont nombreux.
On a une dangerosité de l'hydrogène liquide bien supérieure à celle des batteries de voitures électriques.
Mais ce qui me
retiendra toujours, c'est la pensée d'un nouveau type de carburant,
l'hydrogène liquide, que je dois acheter pour produire de l'électricité.
Avec l'électricité et les batteries, on est beaucoup moins dépendants. Depuis que j'ai une Tesla
je me sens beaucoup plus "empowered", comme disent les
Américains, beaucoup plus autonome. Si les dépôts de carburant sont
bloqués, je peux rouler. Ce serait impossible avec de l'hydrogène.
J'ai presque l'impression d'avoir une annexe à la maison. C'est la
première voiture que je possède où j'ai envie d'aller même quand elle
est stationnée, sans la conduire. Pour y jouer à des jeux vidéo, par exemple.
L'hydrogène pourrait en revanche marcher pour les camions. Ou même comme source d'énergie verte. J'ai lu un article selon lequel un village au Mali est
alimenté par de l'hydrogène sortant d'un puits et faisant tourner une
turbine. L'hydrogène n'a pas à être purifié, il s'agit d'émanations
naturelles d'hydrogène pur assez facilement exploitables.
Cette énergie là, oui, a de l'avenir comme énergie verte. Mais
dans les voitures, je ne pense pas que ça se démocratisera vraiment un
jour. Le modèle de l'hydrogène copie trop le modèle du carburant fossile, ce qui limite l'innovation.
La recherche va permettre d'améliorer peu à peu les véhicules électriques. C'est là une immense différence avec les véhicules thermiques, dont on avait l'impression que les technologies fondamentales stagnaient. On se contentait d'améliorations cosmétiques. Tesla est possédé en bonne partie (20%) par Elon Musk, qui possède aussi Space X, et qui fait bénéficier Tesla des innovations Space X. Sans compter le rachat par Tesla de certaines compagnies spécialisées dans les batteries, et les alliances que passe la compagnie. Le "Battery Day" le 22 septembre, attendu impatiemment, va être l'occasion d'annoncer de nouvelles avancées sur les batteries.
D'autres centres de recherche existent que ceux de Tesla. Avec le travail sur l'anode et la cathode, les véhicules électriques
sont en train de se débarrasser de l'électrolyte liquide, polluant, et
surtout, qui nécessite du cobalt exploité dans des conditions plus que
discutables (que je dénonce dans mon dernier roman, Les Nouveaux
Gardiens). C'est un électrolyte solide qui va le remplacer. "Ce
matériau serait un type de céramique à base de sodium, zirconium et de
phosphore, potentiellement non toxique et disponible en grande quantité,
notamment en Europe, dans l’écorce terrestre, limitant par la même
occasion les importations de matières premières."
C'est à dire que pour le futur, on oublie le lithium-ion, qui entraîne effectivement des problèmes
écologiques, pour un matériau beaucoup plus répandu, facilement
recyclable, moins polluant. Cela ouvre des perspectives.
Il y a eu de très nombreux articles dans les grands médias contre le véhicule électrique. Cette propagande anti-électrique est peu à peu retombée. Mais l'une des choses fondamentales à retenir pour les véhicules électriques, selon moi, c'est qu'ils mettent le doigt sur la manière dont nos centrales produisent de l'électricité.
Parce que les VE, eux, n'émettent rien. Les efforts sont donc à la fois à concentrer dans l'extraction des minerais type lithium, dans la fabrication et production des véhicules, et dans la fabrication de l'électricité elle-même. Les voitures électriques forcent notre société à devenir une société plus verte.
Il faut savoir aussi que Tesla a racheté Solar City, sociétée spécialisée dans les panneaux photovoltaïques, et que l'on peut d'ores et déjàréserver son toit solaire en Europe. Si l'on en croit le cours de l'action Tesla, la société d'Elon Musk semble promise à un bel avenir. Aux Etats-Unis, 40% des possesseurs de Tesla sont équipés en panneaux ou tuiles solaires.
Les craintes sur la saturation du réseau, si tout le monde a un véhicule électrique? Très exagérées à mon sens: chez moi, je recharge surtout de nuit, pendant 4 à 5 heures. Peu de risques que le réseau sature dans ces conditions.
Le prix? Une recharge me coûte entre 5 et 7 €. En énergie, cela représente un tiers (333 km) d'un plein avec ma Ford Focus. L'équivalent d'un plein sur une thermique me revient donc en électrique à une vingtaine d'euros. Avec les Superchargeurs, c'est plutôt dans les 30 €. Nettement moins cher, donc que le diesel.
Mais revenons sur mon expérience avec le Model 3. TM3 pour les intimes (Tesla Model 3).
Comme elle a été livrée pendant le confinement, il y a d'abord eu pas mal de frustration. Mes séances de dédicace ont été annulées les unes après les autres, et je n'avais pas l'occasion de la conduire.
Frustration redoublée quand la voiture a dû être remorquée au Service Center de Chambourcy et y subir une semaine de réparation suite à une mise à jour. J'ai
eu un peu l'impression que c'était un colosse aux pieds d'argile:
apparemment, c'est parce que j'ai joué à Fallout Shelter dans la voiture
que ça a fait planter le système, allant jusqu'à endommager la batterie
12 volts, dont une pièce a dû être remplacée (une semaine
d'immobilisation, alors qu'elle était toute neuve). Ça ne m'a rien coûté, tout était
couvert par la garantie, y compris la voiture de location de
remplacement, et le taxi pour aller la chercher.
En revanche, je n'ai eu le diagnostic sur la panne de mon véhicule qu'en allant le récupérer, et je n'ai pas du tout été informé du délai d'immobilisation du véhicule. La réputation de Tesla en tant que société technologique froide qui demande un bon degré de débrouillardise, et de patience à ses clients n'est pas usurpée.
Donc, les mises à jour sont loin d'être anodines sur cette voiture.
Mais elles apportent aussi de nouvelles fonctionnalités. J'ai plusieurs
caméras intégrées à la voiture qui me permettent de la surveiller ou de
filmer la route quand je le souhaite. Le pilotage automatique va aller
s'améliorant. Je ne recommande cependant pas l'achat de l'option Full Self Driving tant que la législation en Europe ne permettra pas la conduite autonome. Cette conduite pleinement autonome nous est promise dès novembre 2020 par Elon Musk, avec en perspective un service de Robot-taxis... pour les pays où la règlementation l'autorisera (pour l'instant, ça se réduit à peu près à la Californie).
Qu'en est-il des sensations de conduite?
C'est beaucoup
plus simple et reposant à conduire qu'une voiture classique grâce aux vitesses
automatiques. Centre de gravité très bas, volant très stable. J'aime beaucoup ce volant, personnellement. Le
freinage régénératif est tellement puissant que je n'ai presque plus
besoin de freiner: je conduis avec une
seule pédale. C'est à dire que dès que je décélère, c'est comme si je freinais (les feux rouge arrière s'allument). J'estime que je n'aurais jamais à faire remplacer le
liquide freinage pendant toute la durée de vie de la voiture. Au niveau entretien, le principal poste de dépense sera sans doute les pneus, à remplacer environ tous les 30 000 km (peut différer selon le style de conduite).
Si vous souhaitez vous faire une idée des frais d'entretien, sachez que l'entretien des 80 000 km est optionnel chez Tesla, et ne fait pas sauter la garantie batterie s'il n'est pas fait. Un taxi TM3 l'a fait faire, et on lui a automatiquement renouvelé le liquide freinage. Son entretien lui a coûté environ 520 €. A sa place, notez bien que j'aurais fait pareil. J'aurais considéré que j'investis dans mon gagne-pain. Mais tout le monde n'est pas taxi, et n'a donc pas les mêmes besoins.
Très sympathique vidéo
Dans les montées, pas besoin de frein à main quand la voiture est arrêtée. Le redémarrage se fait sans reculer. Le vrai confort. A ce sujet, d'ailleurs, toute la famille a eu l'impression de passer un cran au-dessus niveau confort. Toit vitré superbe, plus d'espace intérieur, sièges chauffants, inclinaison électrique. Système sonore incroyable, le son est de grande qualité. Le point de vue sur la route fait qu'on a moins besoin d'utiliser le pare-soleil que sur la Focus. Le toit vitré est suffisamment teinté pour ne jamais éblouir. Le système de ventilation est génial. La clim marche très bien, et le fait de pouvoir l'activer à distance, via son smartphone, est un "game-changer".
Un point noir tout de même, la qualité assez cheap, bon marché du comodo de clignotant. Surtout, celui-ci n'est pas du tout assez réactif à mon goût. La différence de qualité avec le comodo de la Mercedes Classe A de remplacement (au moment de la panne de ma TM3) était criante.
La possibilité d'utiliser le capot avant et le coffre arrière pour mettre les bagages nous a permis de loger sans problème le bac du chat et la cage du lapin de ma fille en plus de nos bagages, sans que nos enfants ne soient serrés à l'arrière, comme c'était le cas avec la Focus.
Au sujet du toit vitré, un bémol: nous avons traversé un orage de grêle pendant le trajet vers l'Aveyron, et le fracas dans la voiture était incroyable. Pire qu'avec une thermique. Rassurez-vous, le toit s'en est tiré sans une éraflure. Mais la température est passée de 33 degrés à 15 en quelques minutes. Comme nous avions eu la voiture en mars, nous n'avions jamais été confrontée à un embuage intense du pare-brise. Nous ignorions où était la commande pour désembuer, et avons dû nettoyer l'intérieur du pare-brise à la main pour continuer à voir la route! Inexpérience...
L'accélération est fantastique. Peut-être cette caractéristique a-t-elle un rapport avec le caractère assez agressif d'Elon Musk. En vacances en Aveyron, il m'est arrivé de doubler, sur une nationale, jusqu'à trois véhicules à la suite avant de me rabattre. J'avais juste l'impression d'être en avion, et pourtant mon modèle est le moins puissant des TM3. Mieux encore, à cette occasion, je ne me suis fait engueuler ni par ma femme ni par mes enfants, en raison de la stabilité et de l'impression de sécurité que procure cette voiture. Même dans les grandes montées sur autoroute, le gain en puissance par rapport à la Ford Focus est très appréciable.
Un dépassement pépère et en toute sécurité, en respectant bien sûr les limites...
Je n'ai pas pris l'option Full Self Driving, mais l'autopilote présent de manière standard dans toutes les TM3 fait office à la fois de limiteur de vitesse et de système de guidage. J'ai pu constater à ce sujet des freinages ou décélérations intempestives, notamment dans des virages. Il paraît que ça s'améliore avec le temps. Le limiteur de vitesse est très utile à l'approche de radars, la pédale d'accélération se montrant assez réactive quand on n'est pas habitué.
Et pour les Superchargeurs? Je ne suis parvenu à recharger qu'à 117 kW maximum, une déception par rapport aux superchargeurs annoncés à 150 kW. Bon, cela reste rapide.
Le Superchargeur d'Albaret Ste Marie
Mais surtout, là encore, j'ai été victime de mon manque d'expérience. Ayant réglé la voiture par virement bancaire, et ayant aussi acheté la borne Tesla sur le site du même nom, je croyais que le site avait mes coordonnées bancaires. Ce n'était pas le cas. Résultat, j'ai été interdit de Supercharge après avoir rechargé deux fois. Il faut en effet savoir qu'il n'y a pas d'appareil de carte bancaire sur les Superchargeurs. La Tesla négocie directement avec les superchargeurs, et vous indique la facture qui est prélevée sur votre compte. Ça, je le savais. J'ignorais juste que le site Tesla n'avait pas enregistré ma carte bancaire.
J'ai dû appeler en catastrophe Tesla, qui m'a donné la marche à suivre. Après avoir rajouté via mon smartphone ma carte bancaire sur le site, j'ai pu régler la note (une trentaine d'euros) de mes supercharges précédentes, et débloquer l'accès aux superchargeurs. Il ne me restait que 2% de batterie sur mon smartphone quand j'ai terminé l'opération. En effet, comme je n'avais jamais fait de long trajet, j'ai oublié de relier mon smartphone à l'une des deux prises USB permettant de le recharger, d'ailleurs idéalement placées sous le tableau de bord. Impréparation, quand tu nous tiens! Bonjour le stress...
Nous avions loué un gîte au sud de Rodez. Nous faisions au maximum 200 km aller-retour dans la journée, pour nos visites. Nous avons utilisé une prise classique pour la recharge, et en rechargeant la nuit, nous n'avons eu aucun problème, et n'avons stressé qu'une seule fois par rapport à ce qu'il nous restait comme énergie. Je vais y venir.
Nous n'avions pas accès au garage pour recharger, heureusement que nous avions pensé à la rallonge!
Elle a pas fière allure, notre Star Rider?
En voiture électrique, la route semble encore plus belle, la nature plus vibrante. Le fait de savoir que l'on ne pollue pas, à l'exception peut-être des particules de pneus, ne fait bien sûr qu'ajouter à la sensation de bien-être. Je sais, c'est psychologique. Mais ça compte, quand même.
Le village de Conques
De superbes sites à explorer, aussi bien pour les amateurs de vieilles pierres que de randonnées
Au retour, nous avons eu notre deuxième épisode de stress (le premier, souvenez-vous, était lié à la carte bancaire). Nous sommes passés par Villecomtal, lieu où ma femme a une partie de ses racines (son grand-père y a vécu). La région est magnifique. Mais du coup, le trajet retour a été complètement modifié. A un moment, je m'aperçois qu'il nous reste 272 km avant le prochain superchargeur, celui de Vienne! Alors que j'avais rechargé à 335 km au début (départ du sud de Rodez). Problème, j'avais un peu trop accéléré dans la première partie du trajet, celle où la batterie était encore froide.
La tablette permet de vérifier notre consommation électrique en temps réel. Celle-ci était trop élevée. J'ai donc dû réduire l'allure à 60 km/h pendant environ une demi-heure, alors même que nous empruntions des routes de montagne. Mais peu à peu, grâce aux descentes, notre consommation s'est améliorée. Et améliorée. Et encore. Malgré les montées. En fait, le moteur s'est mis sur un rythme tellement économe, que j'ai pu de nouveau rouler à 110, voire à 130 sur les portions d'autoroute proches du Superchargeur de Vienne, et y arriver avec 50 km de marge!
Fier de ma voiture, en fait. Faut juste faire l'effort de la comprendre pour optimiser ses trajets. Il existe d'ailleurs un site et une application utiles pour cela : A better route planner.
Est-ce que j'ai eu l'impression qu'il manquait des infrastructures de recharge, au final? Oui, du côté de Dijon, où nous avons fait étape à l'aller. Le parking Ste Anne à Dijon comporte une possibilité de recharge, mais si deux voitures s'y mettent en même temps, cela fait sauter le système. L'impossibilité de recharger à Dijon à l'aller nous a fait recharger une fois de plus en superchargeur, ce qui a semblé un peu long pour les enfants. Mais au retour, ils ne se sont pas plaints, malgré l'épisode stressant après Villecomtal.
En définitive, je dirais que si vous ne faites que de la ville, aucun long trajet, vous pouvez sans problème opter pour une Zoé ou une autre électrique comme la Peugeot e208. Mais si c'est pour partir en vacances, pour de longs trajets, une Tesla est irremplaçable.
Je n'ai jamais été un aficionado des tablettes de type iPad, que je trouve trop encombrantes. Là, celle de la Tesla est de très bonne qualité, et je trouve que c'est la première utilisation vraiment pertinente de ce type de tablette. Sa lisibilité est sans défaut, même par grand soleil.
Vivement l'arrivée de l'usine de Berlin, et, peut-être, la conception de nouveaux modèles encore moins coûteux pour que les prix baissent.
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Quand je suis en séance de dédicace, je dois pouvoir parler plusieurs minutes de suite. Avec le confinement, j'ai pris conscience que cette "fonction de conteur" me manquait. Alors, quand Les éditions du Roi Barbu m'ont proposé, avec d'autres auteurs, de lire bénévolement des chapitres de Don Quichotte à voix haute, j'ai sauté sur l'occasion. Je pense avoir au moins deux choses en commun avec Don Quichotte: l'imagination et l'idéalisme. Je vous lis donc ici le 46ème chapitre du livre 1 en avant première. A ma surprise, à peine ma vidéo Youtube postée que j'ai déjà reçu un commentaire en anglais d'un internaute!
Je reste bien sûr un auteur (farouchement) indépendant. Je n'ai accepté de travailler bénévolement avec cette maison que parce que je considère sa créatrice davantage comme une intermittente du spectacle qu'une éditrice.
J'ai déjà enregistré deux chapitres, mais le plus savoureux à mon goût des deux (celui où transparaît le plus l'idéalisme et l'imagination de Don Quichotte) me semble être le 46ème. Il s'agit d'une vidéo brute de décoffrage, sans aucun montage. La voici.
En espérant tout de même un retour prochain en dédicace!
Notre système de santé est
malade, comme vient le confirmer cette pandémie du Covid-19. La maladie
dont il souffre à un stade encore plus avancé que les autres secteurs de
la société s'appelle le vampirisme. Et ce vampire a un nom, Big Pharma.
A
son époque, Molière dénonçait déjà le système de santé, et notamment
les saignées pratiquées par les médecins. Mais aussi le fait, pour
certains médecins, de profiter du caractère hypocondriaque de certains
malades imaginaires pour se faire du blé. Les choses ont-elles vraiment
changé aujourd'hui?
Je dirais qu'elles ont empiré,
avec le franchissement de certaines lignes rouges. Le Covid-19
représente d'énormes enjeux financiers pour les labos qui développent
des molécules. Comment, dès lors, s'étonner qu'un traitement aussi peu
onéreux que la Chloroquine ne trouve pas grâce à leurs yeux?
Ma
novella Votre Santé c'est notre avenir, disponible sur Kobo/La Fnac,
Amazon, et Apple reprend à son modeste niveau ce flambeau
illustre légué par Molière. Elle peut se lire comme un thriller, mais
vous fera sans doute plus réfléchir qu'un médicament, tout en coûtant
moins cher.
Hanté par les
spectres de son passé, Vick Lempereur revient en France dans l’espoir de
trouver une solution à son don de double vue. Son cousin Henri, qu’il
n’avait pas revu depuis des années, travaille justement dans l’un des
plus gros laboratoires du pays. Le remède qu’entend lui administrer ce
dernier n’est malheureusement pas à son goût, et bientôt, Vick se
retrouve en train d’enquêter sur les dessous peu reluisants de
l’industrie pharmaceutique.
Cette novella fait partie du recueil Le Vagabond et quatre autres thrillers, d’Alan Spade.
Et si vous préférez le livre papier, vous pouvez aussi vous procurer mon recueil Le Vagabond et quatre autres thrillers, qui vous apprendra comment Vick Lempereur va être amené à infiltrer un labo pharmaceutique en France.
Note: les commandes Fnac des livres papier sont gelées pour défaut de paiement de la part de la Fnac, qui ne m'a pas réglé l'une de ses factures. Mieux vaut pour l'instant passer par Amazon.
Mauvaise nouvelle: après avoir appris que les magasins Cultura fermaient jusqu'à nouvel ordre, on m'informe aujourd'hui que les magasins Auchan ne reçoivent plus d'auteurs en dédicace.
Si je pouvais vivre de l'amour de mes lecteurs, je vivrais sans doute éternellement, mais je ne peux pas vivre seulement de cet amour, donc j'espère que la situation ne va pas s'éterniser.
J'ai conscience que cela dépend aussi de chacun de nous, et de nos efforts pour ne pas répandre le virus. En attendant une éclaircie, je suis de tout cœur avec les personnels médicaux, pour lesquels sécurité de l'emploi ne rime pas avec sécurité tout court... ce que notre gouvernement, comme les gouvernements précédents, a trop souvent tendance à oublier.
Je suis contre la surmédiatisation du coronavirus, car il induit un effet de panique fortement préjudiciable à nos personnels médicaux, et à pas mal de gens.
Néanmoins, les professionnels vont être de plus en plus nombreux à guetter le moment où les choses vont revenir à la normale.
Pour ce faire, il existe un site qui fait le bilan du virus en temps réel. Sans avoir besoin de se faire intoxiquer à tout bout de champ par les médias. Car, comme l'indique le site aujourd'hui mardi 17 mars 2020, il y a certes eu plus de 185 000 cas confirmés et 7330 morts dans le monde, mais il y a aussi eu 80 236 personnes guéries. Tout n'est pas noir.
La compagnie qui repose intégralement sur du contenu
autoédité n'est pas, contrairement à ce qu'on pourrait le croire,
Amazon, mais bien Facebook. Seule nuance, sur les réseaux sociaux comme
Facebook ou Twitter, il faut parler de journalistes autoédités plutôt
que d'auteurs autoédités comme sur Amazon. Journaliste au sens littéral, "qui créé un
journal". C'est vous, c'est moi, c'est quasiment tout le monde.
Vous savez comment les grands pontes de Facebook et autres Twitters voient les
utilisateurs actifs de leur réseau social (ceux qui postent des statuts ou y
répondent, en gros)? Comme des journaux vivants interactifs bénévoles. Chaque statut posté est un article de journal venant alimenter le "newsfeed". Chaque journaliste peut réagir de manière interactive au contenu d'autres infos ou aux siennes. Et vous êtes non seulement journaliste rédacteur, mais aussi journaliste
maquettiste: par le choix de vos amis sur les réseaux sociaux, vous
déterminez quel sera le contenu de votre "newsfeed", journal en direct
live. Vous voulez des photos de gâteaux? Ayez des amis pâtissiers...
L'utilisateur apporte sa
part de contenu bénévolement, mais aussi ses informations personnelles,
susceptibles d'être revendues à part. Le tout permet de revendre de la pub à des annonceurs, annonceurs qui
peuvent très bien être des utilisateurs Facebook ou Twitter, qui collaborent donc
ainsi à plusieurs niveaux à l'enrichissement de quelques-uns.
Les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, ce sont des milliards d'euros qui sont ainsi amassés par les plus grands réseaux sociaux, et en particulier Facebook.
Je vois déjà les puristes monter sur leurs ergots, me parler de "vérification de l'information", de "professionalisme", de "démarche radicalement différente", etc. Quand je dis journaliste autoédité, il faut prendre le mot "journaliste" au sens littéral : celui ou celle qui écrit un journal.
Cela peut être un journal écrit, ou bien un journal vidéo, ou photo. Un journal intime, ou à large portée. Peu importe la qualité du contenu, la masse produite en temps réel suffit à concurrencer de multiples journaux "classiques". Jusqu'aux télés et radios. Le nouveau Paris-Match? Instagram!
Sur le plan qualitatif, on pourrait rétorquer que Facebook est le premier moteur de désinformation au monde.
En témoignent les milliards de fake news qui y circulent.
En témoigne le simple label "Sponsorisé" pour différencier le contenu publicitaire des posts "authentiques".
En témoignent aussi ces
annonceurs à la solde d'hommes politiques richissimes,
capables de mettre des centaines de millions de dollars (voire un
milliard, pour la prochaine campagne de Trump) sur des pubs Facebook dans le but de faire
basculer le sort des prochaines élections de manière anti-démocratique.
Une telle pratique, payer pour faire de la pub politique, est maintenant interdite sur Twitter, mais Mark Zuckerberg est l'un des grands potes de Trump...
Il n'empêche que sur le plan économique, le poids d'un Facebook n'est plus à démontrer. Sur le plan de l'influence, les médias traditionnels sont battus. A tel point même que les médias se servent des posts ou tweets les plus populaires pour prendre le pouls de la population, et pour, eux-même, faire couler de l'encre en reprenant ces infos populaires.
Si bien qu'on ne sait plus vraiment qui est la chambre d'écho de qui.
J'y dénonçais les blogs et sites qui ne chroniqueront pas les auteurs autoédités sous prétexte qu'ils sont "illégitimes", que leur travail n'a pas été "adoubé" par un éditeur.
J'avais écrit l'article en janvier 2016. Quatre ans plus tard, j'ai gagné en sagesse et en maturité. Avec le recul, je peux vous dire que les personnes qui ont cette attitude sont des crétins puants l'hypocrisie à plein nez.
Car ces blogs et sites, par leur travail, participent eux-même de cette vaste entreprise d'autoédition journalistique.
"Mais j'écris mon blog par passion, juste pour quelques personnes et moi. Pas pour le monétiser comme un journaliste professionnel. Il n'y a pas de pub sur mon blog. Et je ne poste aucun article sur les réseaux sociaux."
Je veux bien l'entendre. Sauf que n'importe qui est susceptible de poster le lien vers votre article sur Facebook. Et dès lors, que vous le vouliez ou non, votre article sera monétisé. Il n'y aura même pas besoin de cliquer sur le lien vers votre blog. Il suffit que la news la plus proche de votre lien dans le fil de news soit une pub, et que l'on clique dessus pour que ça rapporte de l'argent à Facebook.
Donc oui, votre attitude est stupide. Vous trouvez que je vous manque de respect? Vous voulez gagner mon respect? Allez au bout de votre démarche anti-autoédité, et supprimez votre blog et l'intégralité de son contenu.
Ou alors... Ou alors, on arrête les conneries au sujet de l'autoédition, et on se met autour d'une table pour que chacun puisse profiter d'une part du gâteau. Les réseaux sociaux comme Facebook doivent être taxés. Le produit de ces taxes, associé au produit des taxes sur les opérations financières et des taxes sur les robots, doit permettre de verser un revenu universel inconditionnel à chaque citoyen, actif ou inactif, à compter de 18 ans.
Si cela arrive un jour, plus personne ne se moquera de l'autoédition.
La toute première chronique des Nouveaux Gardiens, quatre mois après sa parution, est celle des Chroniques de l'Imaginaire. J'espère que ce ne sera pas la dernière, mais j'avoue que je n'ai plus la motivation suffisante pour courir après des chroniques de blog. Si des chroniqueurs de Thrillers, Science-Fiction ou Fantasy souhaitent me contacter (à condition de tenir au minimum un blog, bien sûr), je réponds aux messages (alan1spade at yahoo.fr). J'ai cependant fait le choix de ne plus être proactif pour les chroniques ou les articles de blog de mes livres. Je me contente de déposer mes services presse sur le site Simplement Pro. Je tiens néanmoins à rendre hommage au site Les Chroniques de l'Imaginaire, avec lequel j'ai une collaboration depuis mes débuts. Je remercie toute l'équipe pour cela, et pour ce travail sur mon dernier roman Les Nouveaux Gardiens. Afin de témoigner ma gratitude, je publie ci-dessous l'intégralité de la chronique de la rédactrice, Soleil.
Ayant moi-même été journaliste, j'ai longtemps tenu à avoir une revue de presse suffisamment étoffée de mes livres, comme en témoigne mon site d'auteur.
J'ai cru à un certain moment que les blogs qui soutiennent les auteurs indépendants (largement plus de 200) seraient suffisants pour me permettre d'obtenir des chroniques, en déposant tout simplement mes services de presse sur le site spécialisé Simplement Pro.
Comment en effet s'assurer de la motivation de blogueurs (souvent des blogueuses) et éviter toute forme de harcèlement, si ce n'est en faisant en sorte que ce soient eux qui vous contactent, en passant par un intermédiaire? Pour moi, c'était la solution idéale.
En toute sincérité, depuis 2017, je n'ai bénéficié que de deux chroniques de livres grâce à Simplement Pro. Deux. Chroniques. J'ai refusé la dernière demande en date, puisque la personne ne tenait pas de blog littéraire, et ne parlait pas de livres sur sa chaîne You Tube.
La loose, quoi.
Ce n'est pas que les blogueurs soient méchants ou indifférents, c'est juste qu'ils sont débordés. Pour moi, le calcul entre les efforts à produire pour obtenir une chronique de la part de blogueurs et le gain en termes de notoriété ou de ventes n'est absolument pas rentable.
Même s'il m'arrive de m'appuyer sur des chroniques pour vendre en dédicace, je n'ai pas besoin des blogs pour vendre, c'est un fait. J'ai dernièrement dépassé le cap des 10 000 livres papier vendus depuis 2010. Et si mes romans ne méritent pas d'être chroniqués, tant pis pour eux.
Je reste sur Simplement Pro, parce que c'est une solution qui ne demande que très peu d'efforts de ma part. Mais je n'irai pas au-delà. Ne vous étonnez donc pas si à l'avenir, les articles sur mes romans sont très, très, très rares.
Le boulot de détective privé en freelance connait des hauts et des
bas, Vick Lempereur le sait bien. C'est pourquoi il n'hésite guère
quand, après une mission réussie à San Francisco, il est contacté par
une organisation à la recherche de recrues aux profils spéciaux. Les
Nouveaux Gardiens annoncent agir pour le bien public, en rétablissant
l'équilibre mis à mal par des entreprises trop ambitieuses. Outre les
buts nobles et la paye avantageuse, le petit commando des Nouveaux
Gardiens intervient de manière discrète et musclée (et bien souvent
illégale) : ce parfum d'aventure et de danger achève de convaincre Vick,
qui accepte immédiatement de rejoindre l'organisation. Les
missions de Vick s'enchaînent, sans temps mort. Les amateurs
d'espionnage et de thrillers devraient y trouver leur compte, car on y
trouve tout ce qui fait le succès du genre : les missions soigneusement
préparées, les gadgets ultra-sophistiqués, le frisson d'adrénaline au
moment clé, les méchants très méchants aux tortures raffinées...
Bien qu'il semble que les différentes missions aient un caractère
très différent, elles sont pourtant liées entre elles par un vrai fil
conducteur. Le premier chapitre, dont on ne comprend pas de suite ce
qu'il vient faire ici puisqu'il ne se rapporte pas au héros, se révèle
finalement un élément qui s'inscrit dans l'intrigue globale. La fin est
joliment amenée et bienvenue, même s'il est dommage que la présentation
de l'ouvrage en dévoile une partie, alors même que cela ne couvre que
les trois derniers chapitres (sur quarante-huit).
Le surnaturel,
s'il n'est pas au centre des péripéties, reste un aspect important du
récit. Vick possède un don particulier : il voit les esprits des défunts
et peut se faire posséder par eux, ce qui n'est pas toujours à son
goût, d'ailleurs ; son patron direct, lui-même doté d'une sensibilité au
surnaturel et de capacités spéciales, a choisi les membres de l'équipe
en fonction. Ce côté fantastique est sympathique et s'intègre bien dans
l'intrigue.
L'écriture est plaisante, très fluide, et on ne
s'ennuie pas. J'ai un peu regretté l'omniprésence des messages en
filigrane (danger des multinationales, nécessité de prendre soin de la
planète...), ainsi que la moralité douteuse des protagonistes (la fin
justifie les moyens). Rien de nature à réellement gâcher la lecture,
cependant.
N'étant pas à la base amatrice de thrillers, je n'ai
pas entièrement adhéré, mais je pense que ce roman pourrait plaire sans
souci aux lecteurs qui apprécient le mélange de thriller et de
fantastique.
Note de l'auteur/éditeur : la présentation des Nouveaux Gardiens a changé depuis sa parution. La nouvelle présentation est la suivante:
Au cours du conseil
d’administration de la prestigieuse société de smartphones Bluenak, un
cadre supérieur, filmé par l’un de ses pairs, se précipite sur l’un de
ses collègues et essaie de l’étrangler, comme possédé. Il faudra sept
hommes pour le maîtriser avant qu’il ne décède d’une crise cardiaque.
En se rendant en Californie pour enquêter sur une compagnie de
biotechnologie, Vick Lempereur ne se doute pas qu’il va devoir affronter
le plus redoutable adversaire qui ait jamais croisé son chemin, ni que
cette piste va finalement le mener à Bluenak. Pour survivre, une aide
aussi bien physique que surnaturelle ne sera pas de trop. Celle des
Nouveaux Gardiens, et de leurs compétences très spéciales.