Ecriture, édition, livres numériques, science-fiction, fantasy et fantastique (thrillers/polars) sous toutes leurs formes : autant de sujets qui me passionnent et qui font l'actualité de ce blog.
En voyage en Italie dans ma Tesla Model 3 SR+, j'ai pu tester le régulateur de vitesse de manière plus extensive que je ne l'avais fait jusqu'à présent. J'ai compris pourquoi j'utilisais si peu ce régulateur, avec notamment une très mauvaise surprise en Italie.
Je reviendrai en fin d'article sur le voyage en Italie en lui-même, mais j'ai pris conscience que le simple régulateur de vitesse dynamique, sans même parler de l'autopilot et des fameux "freinages fantôme" posait des problèmes de sécurité suffisamment graves pour faire l'objet du corps de l'article.
Le très gros problème, à mon sens, du régulateur de vitesse Tesla est qu'il ne régule pas seulement la vitesse, mais a également l'ambition de réguler la distance de sécurité avec la voiture qui précède... mais pas avec la voiture qui vous suit! On a là un morceau de code que l'on sent détaché de l'ensemble du code informatique de conduite autonome. Un morceau de code qui a l'ambition de prendre des décisions quasiment de vie et de mort, en étant détaché de son programme principal. La conduite autonome, de toute façon, en Europe, n'est pas mise en place au niveau législatif, et la plupart des gens, comme moi, font le choix logique de ne pas se l'offrir.
J'ai demandé à mon frère, qui a une Prius, s'il avait le régulateur de vitesse simple, sans distance de sécurité, et il m'a répondu par l'affirmative. L'heureux homme! Si un régulateur tout bête, sans distance de sécurité, existait sur les Tesla, je l'utiliserais nettement plus souvent sur les trajets longs et fatigants pour le pied. Ce serait tellement plus simple...
Il est en principe possible de régler la distance de sécurité, pour autoriser plus de mansuétude, moins de rigidité du système. Mais à ce sujet, le manuel de la Tesla Model 3 a évolué. Voici le manuel qui date de 2020, année d'achat de mon véhicule:
D'après ce manuel, on peut, en naviguant dans les menus, modifier la distance de sécurité. Fort bien. Sauf qu'avec les mises à jour, ce n'est plus possible de cette manière. On ne peut y parvenir qu'en direct, en conduisant, comme l'atteste le dernier manuel de 2023.
Et vous noterez que la fonction de régulateur dynamique de vitesse a changé de chapitre, se retrouvant dans "fonctionnalités de l'autopilot" dans le dernier manuel. Ce qui prouve bien que ce morceau de code-là est très lié au code général de l'autopilot, et sans doute de la conduite autonome.
Changer la distance de sécurité en direct, j'avoue que je ne l'ai pas fait sur ce trajet. Je l'ai fait dans le cadre de cet article, et je me suis aperçu qu'il était réglé sur son réglage par défaut pendant le voyage, à savoir 3. Je ne pense donc pas que ça aurait changé grand-chose à mon expérience, la distance de sécurité minimale étant de 2.
En Italie, les camions ne suivent pas toujours les lignes sur autoroute. Il suffit qu'un véhicule morde d'un chouïa sur votre ligne pour que le régulateur de vitesse estime que le véhicule empiète entièrement sur votre ligne, et que c'est à vous de réagir en conséquence, en freinant de manière à remettre de l'écart avec ce véhicule qui n'est pourtant pas, en grande majorité, sur votre ligne. Donc, le régulateur le fait à votre place, et freine. C'est hyper emmerdant, disons-le, même si on peut contrecarrer la chose en réaccélérant. On se rend bien compte que le régulateur de vitesse/contrôleur de distance de sécurité n'en a rien à faire de la distance de sécurité avec le véhicule qui se trouve derrière vous.
J'en ai eu l'illustration de manière bien plus criante encore dans un petit village d'Italie où j'avais régulé la vitesse en raison de la présence d'un radar. Cette fois, le conducteur d'une Fiat arrivait en sens inverse quand il a débordé légèrement sur ma voie, alors qu'il y avait une ligne infranchissable. La Tesla a réagi de manière hystérique, en déclenchant le freinage automatique d'urgence. Ce qui, bien sûr, a manqué de causer un accident avec le véhicule qui me suivait, qui m'a copieusement klaxonné, et à juste raison. Là encore, le régulateur de vitesse/contrôleur de distance de sécurité n'a pas tenu compte de l'écart avec la voiture qui me suivait. Il a suivi son programme, qui signalait une collision inévitable à l'avant. Il a donc tenté de réduire les dégâts en m'immobilisant.
Sauf qu'en fait, il y avait largement la place de s'éviter, ce qui a été fait.
Quand on analyse ce que Tesla a fait, on s'aperçoit que la compagnie a donné à un bout de code le pouvoir de prendre des décisions drastiques, que seul un humain devrait pouvoir prendre, et en ayant une conscience bien trop limitée de la situation, puisque l'intégralité du code de la conduite autonome n'est pas en place sur mon véhicule.
Vous saisissez le problème? On a là Tesla, une société typique de la Silicon Valley, qui va typiquement considérer que la puissance de calcul du processeur installé allié à la fiabilité de son logiciel va supplanter les capacités humaines... y compris quand le code est incomplet! Et ça, à mon humble avis, ça cause beaucoup plus de problèmes que ça n'en résout.
Donc, Tesla, merci de nous offrir lors d'une prochaine mise à jour un régulateur de vitesse simple, sans contrôle de la distance de sécurité. Ce contrôle est un paramètre bien trop complexe pour être confié à la simple version de l'autopilot (puisque, rappelons-le, la partie sur le régulateur de vitesse se trouve dans le chapitre autopilot).
Et ce voyage en Italie? Il a débuté par une très désagréable surprise. Le règlement par carte bancaire automatique en Superchargeur ne marche pas avec toutes les cartes bancaires et dans tous les pays, même si votre carte est une carte visa avec paiement autorisé dans le pays en question, comme j'en ai eu confirmation en interrogeant à ce sujet le groupe Facebook dédié à la Model 3 et Y. Il faut donc privilégier à tout prix le règlement SEPA (par Iban) si vous voyagez à l'étranger.
Au premier superchargeur suisse, celui de Krienz, après la recharge je reçois le message sur écran comme quoi la supercharge est bloquée pour cause de non paiement. J'accède alors au message sur mon compte en passant par l'application Tesla et je paye directement en passant par l'appli par CB. Le message d'avertissement s'enlève de l'écran
.
Au deuxième superchargeur suisse, celui de Beckenried, rebelote, même message comme quoi je n'ai pas payé après la recharge, même solution en passant par l'appli. Le message d'avertissement concernant la supercharge disparaît de l'écran de la voiture après paiement.
Au troisième superchargeur suisse, celui de Melide, de nouveau le message s'affiche, de nouveau je passe par l'appli pour payer. Mais cette fois, non seulement le message d'avertissement concernant la supercharge ne disparaît pas de l'écran de la voiture, mais je perds la connexion entre l'appli et ma voiture.
Arrivé au superchargeur de Modène en Italie, impossible de supercharger. Le message est toujours affiché sur l'écran. Je ne peux pas non plus passer par l'onglet entretien, ayant perdu la connexion avec la voiture sur l'appli. J'essaie de contacter Tesla, sans succès.
Je me replie en catastrophe sur une borne Enel, je prends une formule d'abonnement, et je finis par bénéficier d'une recharge à 50 kw. Résultat, trois heures de trajet de perdus, avec le stress lié au fait que mon hôte Air BNB m'attendait bien avant.
Le lendemain, je finis pas arriver à joindre Tesla France. Ils me remettent ma connexion sur l'appli, et il apparaît que la troisième fois, j'avais bien payé la charge: ce n'était donc pas une erreur de ma banque ou autre, mais bien un problème 100% Tesla. Je leur envoie la facture acquitée, et le problème sur l'écran est réglé.
Tesla a refusé de faire un geste commercial à la suite de cette méga galère.
Par la suite, j'ai pu recharger sans problème sur un Superchargeur en Italie, même sans avoir fait le changement lié au prélèvement (c'est à dire que le paiement automatique par carte est passé sans problème).
Au niveau du temps d'attente dans les superchargeurs, ça a été très satisfaisant malgré la période estivale plus chargée: j'ai attendu une seule fois environ trois minutes, au tout début. J'ai aussi pu supercharger à légèrement plus de 170 kw, qui est la limite absolue sur ce modèle, ce qui ne m'était jamais arrivé avant.
En dehors des problèmes de régulateur de vitesse, j'ai été toujours aussi satisfait de la consommation de la voiture et de son comportement routier. Toujours autant de plaisir à la conduite.
J'ai pu recharger dans mon logement Air bnb sans problème (je m'en étais bien sûr assuré auparavant).
Et la Toscane est bien sûr une région magique à visiter, que je recommande.
On pourrait intituler ce tableau "naissance de la Fantasy"
Ce ne devait pas être un bon été pour Tesla chez moi, car en revenant chez moi, mon Wall Connector Tesla (borne de recharge) m'a lâché. Heureusement, il était sous garantie et va être remplacé.
Au final, et malgré les problèmes de jeunesse de Tesla, je reste un client satisfait. La satisfaction n'empêche pas l'esprit critique, et c'est l'esprit critique, et constructif, qui peut faire naître de futures améliorations pour tous les utilisateurs.
P-S : je parle dans le titre de "limiteur de vitesse Tesla" qui n'est pas le terme techniquement correct. Ce dont il est question dans l'article est bien le régulateur adaptatif, ou dynamique de Tesla. J'ai utilisé le terme de "limiteur de vitesse" car il m'a semblé plus accrocheur dans le titre. Pour moi, la solution que doit mettre en place Tesla serait un simple régulateur, non adaptatif, non dynamique.
Il existe bien un limiteur au sens strict du terme chez Tesla, que l'on peut régler à condition de mettre le véhicule en mode "Park" (frein à main), puis d'entrer un code pin, ce qui est bien sûr très contraignant.
Il y a un an presque jour pour jour, ma femme et moi faisions l'acquisition et prenions livraison d'une Tesla Model 3 SR+. Nous ne sommes pas de gros rouleurs (un peu plus de 7500 km) et la pandémie n'a certainement pas aidé, mais cet article pourrait répondre à certaines de vos questions, notamment sur la consommation hivernale, pour une voiture qui "couche dehors".
J'avais attendu la fin août l'an dernier pour écrire un premier article sur cette Tesla Model 3 SR+ que nous avions acquise neuve et sans options, à "prix plancher" (43 600 € tout de même après déduction de la prime de 6000 € à l'époque).
Depuis, la voiture s'est améliorée, et son prix a baissé, passant, avec la prime de 7000 € (jusqu'en juin), à 36800 €! Le modèle 2021 a reçu, sans option et de série, une pompe à chaleur, une autonomie plus importante (amélioration constatée par d'autres utilisateurs que moi de 30 km d'autonomie en hiver), le double vitrage à l'avant (vitres en verre laminé), une nouvelle console, le "chrome delete", le coffre arrière électrique, de nouveaux phares, des molettes en aluminium, un port usb dans la boîte à gants (laquelle est sécurisable) pour la clé usb "sentinelle", de nouvelles jantes et enjoliveurs. Avec, en contrepartie, une petite baisse de puissance (d'ailleurs notée sur la carte grise), mais qui n'est pas très notable par rapport à ma version.
La finition s'est largement améliorée par rapport aux modèles de 2019 et avant. Bref, comme le disait un professionnel de la vente de voitures (autre marque que Tesla) sur le groupe Facebook Tesla Owners Club France - Model 3, cette voiture représente le meilleur rapport qualité/prix sur le marché, et de loin, y compris par rapport aux véhicules thermiques. Bien sûr, il faut avoir un peu de moyens, ou les mettre de côté...
Mais revenons à mon expérience, d'autant plus intéressante que j'ai connu des déboires avec ma TM3 (Tesla Model 3), comme je le signalais dans cet article. Ce n'est d'ailleurs pas seulement en raison de mon côté "chat noir". Il y a une raison logique à la défaillance de la batterie 12V, qui avait entraîné le remorquage du véhicule jusqu'au Centre de service de Chambourcy pour changement de batterie.
Nous avons une borne Tesla à l'extérieur, qui émet une lumière verte quand elle est branchée. Par souci d'économie, nous avions décidé de désactiver cette borne via le disjoncteur la plupart du temps, et de ne brancher la voiture qu'une fois toutes les deux semaines, ou un peu plus souvent quand on roulait beaucoup. Mais comme je le disais, nous sommes des petits rouleurs.
Quand l'hiver est venu, nous avons constaté des variations importantes dans la perte d'énergie de la voiture. Cela pouvait varier entre 30 et 15 km, entre 8 et 4% perdus pendant la nuit. Du simple au double d'une journée sur l'autre, sans explication. Ces pertes ne sont pas forcément définitives, puisque la voiture peut récupérer une partie de sa charge lorsque les batteries se réchauffent, mais cela reste une récupération à la marge.
Après une mise à jour début janvier, le système s'est remis à zéro en nous faisant perdre tous nos favoris de navigation et de stations de radio, certaines sauvegardes de jeux, toutes les options que nous avions choisies (bon, surtout moi, en fait). Il y a eu des bugs de vitres arrières entrouvertes toute seules, une réinitialisation de la carte de navigation sur Palo Alto (siège de Tesla en Californie), des bugs de climatisation s'enclenchant par temps froid (mais sans faire vraiment baisser la température de la voiture), et le mode sentinelle devenu inopérant, même en changeant la clé usb.
D'après le centre de service de Chambourcy, seule une mise à jour pouvait régler le problème, et ils ont refait une mise à jour que j'avais déjà, ce qui n'a pas tout réglé.
C'est à cette période que nous avons décidé de faire fi des économies de bout de chandelle et de brancher la voiture dès que possible. En effet, pour tous les véhicules électriques, le point faible est la batterie 12 V. Pour protéger celle-ci, particulièrement si la voiture couche dehors, il faut brancher systématiquement cette dernière.
Le slogan de l'utilisateur de Tesla pourrait être: tu me branches? Je te branche!
Le manuel est d'ailleurs très clair. En le relisant, je me suis aperçu qu'il mentionnait cette fameuse batterie 12 V pas moins de 5 fois à la page 175! C'est évidemment une manière d'attirer l'attention de l'utilisateur sur la protection de cette batterie, qui est sans doute le point le plus important quand on possède un véhicule électrique.
Depuis cette décision, la voiture est devenue beaucoup plus stable, avec moins de bugs, grâce aussi à une mise à jour corrective, qui a fini par arriver. La perte peut être de 1%, 4% ou 0% par jour selon le froid qu'il fait. En vérifiant la consommation d'électricité du foyer sur mon application EDF et moi, je n'ai pas constaté de vraie différence avec la conso d'avant, quand je ne branchais pas tous les jours.
Nous ne sommes pas partis en vacances à la montagne cet hiver, mais certains trajets nous ont persuadé que l'autonomie était moins bonne par temps froid, pluvieux et venteux. On peut ainsi perdre jusqu'à 30% d'autonomie en hiver, ce qui est sans doute le point le plus défavorable par rapport aux véhicules électriques. Néanmoins, si nous avions dû partir, cela aurait été tout à fait faisable, puisque l'autonomie de 350 km moins les 30% aurait été limitée à 245 km (moins sur autoroute). Il aurait fallu recharger plus souvent, bien sûr, mais cela reste faisable dans la mesure où on ne part pas tous les jours en vacances à la montagne, et où la recharge en superchargeur reste rapide.
Au sujet des superchargeurs, je déplore personnellement la décision de Tesla d'augmenter les prix à 30 centimes du kilowatt, ce qui met une charge complète au même prix qu'un plein d'essence. Certains rétorqueront qu'étant donné la puissance de la TM3, je paierais beaucoup plus avec une thermique en puissance équivalente, et ils auront raison. Néanmoins, je considère que ce modèle ne se destine pas qu'aux amateurs de sportives, mais bien à des utilisateurs de la classe moyenne qui mettront un peu plus d'argent que sur une thermique dans l'optique de la garder longtemps et d'économiser sur l'énergie et sur l'entretien.
Je pense donc que Tesla aurait dû continuer à jouer le jeu de l'attractivité sur le prix de la recharge rapide, même si cette division de Tesla perd quant à elle de l'argent. Les marges par ailleurs devraient plus que compenser.
Le plaisir de conduite est en tout cas intact, prendre le volant reste pour moi une joie, un moment de détente très bienvenu par les temps qui courent. Malgré tous les bugs, à présent résolus, j'ai eu 0 € de frais d'entretien mécanique, et ma note d'électricité n'a pas tant bougé que ça par rapport à une année sans voiture électrique. Elle aurait sans doute augmenté nettement plus si j'avais roulé davantage, mais il faut savoir qu'une voiture électrique comme cette Tesla consomme l'équivalent de 2 litres aux 100, on est donc sur de vraies économies.
L'assurance n'est pas non plus hors de prix, à niveau d'assurance équivalent, je dois payer une soixantaine d'euros de plus par an qu'avec l'ancienne.
Il est évident qu'en comparaison d'un véhicule thermique, les trajets longs prendront plus de temps avec une TM3 SR+, en particulier l'hiver. Pour 800 km, on peut à mon avis compter facilement 3 ou 4 heures de plus. Mais on est dans une voiture très relaxante, confortable, silencieuse, qui correspond à ma vision personnelle du luxe (je n'ai jamais roulé en Audi ou Mercedes), avec un son remarquable (qui devient carrément excellent sur les Grande Autonomie ou Long Range, me suis-je laissé dire), un côté joueur dans la conduite et geek qui me va droit au cœur. Elle est tellement relaxante qu'on peut y passer plus de temps et en sortir plus reposé que sur la plupart des thermiques.
Je fais donc partie des 96% d'utilisateurs de Tesla Model 3 qui en sont très satisfaits, et je continue à la recommander autour de moi. J'espère bien sûr que les progrès sur l'autonomie et le prix des batteries vont la rendre accessible à un nombre croissant d'utilisateurs dans les prochaines années. Il faudra déjà regarder avec attention les chiffres de vente pour la France en 2021. A mon avis ça devrait être en net progrès.
PS: aucun problème non plus sur la borne de recharge Tesla, pourtant exposée aux intempéries.
Juste avant le confinement, le vendredi 13 mars, je suis allé prendre livraison de ma Tesla model 3 à Chambourcy. Le taxi qui m'y a conduit m'a dit: "chez Tesla, une fois votre voiture achetée, ils ne veulent plus vous voir!" Les frais d'entretien sont en effet réputés être limités pour ce véhicule entièrement électrique. J'avais commandé la voiture en novembre 2019 pour bénéficier du bonus écologique à 6000 €, l'attente a donc été bien longue. J'ai encore attendu de la tester, en août, au cours de mes vacances en Aveyron avant de vous la présenter dans cet article de blog.
Le chargeur au fond à gauche est un chargeur Tesla. Il m'en a coûté un peu plus de 800 € pour l'achat et l'installation, et il me permet de charger à environ 50 km sur une heure au lieu de 20 km par heure avec une prise classique.
Tout d'abord un petit mot pour dire que je suis totalement novice sur les véhicules électriques. Vous allez donc voir l'étendue de mon ignorance, et mes découvertes, tout au long de l'article. Je ne prétends pas non plus être précurseur sur le véhicule électrique. Dès 2014, Dany Boon avait fait l'acquisition d'une Tesla Model S:
La vidéo peut agacer. Ce n'est pas vraiment mon cas, puisqu'il s'agissait d'une émission réunissant des comiques, j'estime que c'est un peu la règle du jeu de se moquer. Mais ce type de réaction est tout de même représentatif de l'accueil des véhicules électriques chez une partie du public en France
Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour acheter un véhicule électrique, alors que des auteurs que je connais possèdent déjà des Nissan Leaf, ou des Zoé électriques depuis un bon moment?
Question de budget par rapport au modèle souhaité.
Je ne prétends pas non plus avoir fait un achat écologique. Le Model 3 S+ dont j'ai fait l'acquisition vient de Californie, et a donc été convoyé jusqu'en Belgique par bateau de type Supercontainer (très polluant), puis par camion non électrique jusqu'en France.
Pour ne pas polluer, ou en tout cas, beaucoup moins polluer, il aurait fallu que j'attende la fin de la construction de l'usine Tesla à Berlin prévue en juillet 2021, et l'importer d'Allemagne. La voiture devrait aussi revenir moins cher à cette date.
Bien sûr, il y a aussi la pollution induite par la construction du véhicule, les batteries, etc. Pour ne pas polluer du tout, autant s'en tenir à son bon vieux vélo (le mien doit avoir plus de 25 ans et me rend encore de fiers services).
Mais il y avait une dimension stratégique à cet achat: soutenir LE constructeur qui a opéré les meilleurs choix sur l'électrique, le seul ayant tout misé sur l'électrique et parvenant à produire et à vendre des centaines de milliers de modèles dans le monde. En tout cas en 2019, au moment où j'ai passé commande. Le seul à même d'impulser réellement une transition par rapport aux flottes de véhicules thermiques, ne serait-ce que par le jeu de la concurrence.
Comment, allez-vous me demander, un auteur autoédité peut-il se payer une Tesla?
Eh bien, depuis 2007 j'ai la chance d'être propriétaire, et d'avoir pu économiser. Et surtout, à force de faire l'éloge de cette voiture, j'ai fini par convaincre ma femme, qui est cadre dans une association. Elle a mis 23 600 €, j'ai mis 20 000 €, plus l'achat et l'installation de la borne électrique. Je lui ai dit qu'il fallait considérer l'investissement au même titre qu'un investissement immobilier. Que symboliquement, ce serait notre première voiture achetée neuve, la seule de notre foyer, et qu'il fallait que ce soit une voiture électrique.
Quid des hybrides ?
Auparavant, nous avions une Ford Focus 1.6 de 2010, achetée d'occasion. Elle consommait peu. Ma réflexion a été
la suivante, après avoir regardé la consommation des hybrides: "j'ai
une Ford Focus diesel qui consomme très peu, environ 5 litres aux 100. Les
hybrides vont me permettre d'économiser 1 ou
2 litres au 100, ce qui est bien, mais ça ne va pas radicalement
changer les choses, dans le fond. Or, si j'achète une voiture neuve
électrique, je suis prêt à mettre beaucoup plus que pour une voiture
classique, à la considérer quasiment comme un investissement immobilier,
à condition que ce soit un changement vraiment radical. Et que la
voiture soit fiable, et me fasse économiser en frais d'entretien."
Je savais qu'importer la voiture depuis la Californie ne serait pas un choix écologique. Mais je savais aussi que je voulais sortir du pétrole, de manière radicale. Pour moi, prendre une hybride équivalait à "faire semblant" de vouloir quitter le pétrole. Et pourtant, mon propre frère a une Prius.
En plus, avec 130 000 km au compteur, la Ford m'avait occasionné plus de 1200 euros de frais d'entretien l'année précédente, et je sentais qu'il allait bientôt y avoir d'autres frais. Intuition qui n'a pas été démentie quand le garagiste auquel je l'ai revendue une bouchée de pain, en plein confinement, m'a signalé qu'il fallait changer la courroie de transmission.
Alors, bien sûr, j'avais émis des réserves sur la Model 3 dans un précédent article, réserves liées à la visualisation du compteur de vitesse. Mais il me fallait une berline plus grande qu'une Zoé pour ma femme et mes deux enfants lorsque nous partons chargés pour les vacances. Elle devait avoir plus d'autonomie et se recharger plus rapidement qu'une Nissan Leaf ou qu'une Zoé. Son réseau de superchargeurs devait être plus étoffé que ses concurrents, pour assurer des trajets en toute quiétude. Seule Tesla, l'entreprise construisant uniquement des modèles électriques, offrait tout cela.
Et je savais que le problème du compteur de vitesse décalé sur la droite n'en deviendrait plus un dès lors que je me serais habitué à cette "tablette montée sur roues" qu'est la Tesla. Ce qui est d'ailleurs arrivé très vite.
Par rapport à une Zoé qui est à plus de 30 000 € si on la prend avec les batteries, la différence n'était que d'environ 11 000 €, en nous offrant plus d'autonomie, beaucoup plus d'espace à l'intérieur de la voiture, une formidable capacité d'accélération et des recharges plus rapides. L'autonomie est de 350 km en autonomie réelle. Nettement moins sur autoroute. Grâce au maillage, sur le territoire, des Superchargeurs, c'est suffisant pour de longs voyages. Ces trajets prennent un peu plus de temps, puisque les recharges peuvent prendre entre 40 et 50 minutes maximum. Mais c'est tout à fait gérable sur une journée.
La tablette, en plus, bénéficie de mises à jour à distance qui améliorent progressivement le véhicule. Ces mises à jour peuvent cependant être à double tranchant, j'y reviendrai.
Pourquoi, me direz-vous, ne pas opter plutôt pour une voiture à hydrogène?
Les voitures à hydrogène existent depuis 1990. Des modèles ont été mis
au point. Leur technologie s'est améliorée avec le temps. Cependant, si elles avaient dû décoller pour s'imposer, elles l'auraient
déjà fait. Ce n'est clairement pas le cas dans les chiffres. A tel point
même que l'on peut se demander si l'hydrogène liquide n'a pas été un
argument utilisé par le lobby pétrolier pour empêcher l'avènement de la
voiture électrique en conduisant les gens dans une impasse
technologique.
On peut aussi se demander si ce n'est pas un bon prétexte pour les gens
qui ne veulent pas changer de motorisation d'attendre... et
d'attendre... et d'attendre encore. Qu'il y ait suffisamment de stations
à hydrogène sur les routes, que la technologie soit au point, les
prétextes sont nombreux.
On a une dangerosité de l'hydrogène liquide bien supérieure à celle des batteries de voitures électriques.
Mais ce qui me
retiendra toujours, c'est la pensée d'un nouveau type de carburant,
l'hydrogène liquide, que je dois acheter pour produire de l'électricité.
Avec l'électricité et les batteries, on est beaucoup moins dépendants. Depuis que j'ai une Tesla
je me sens beaucoup plus "empowered", comme disent les
Américains, beaucoup plus autonome. Si les dépôts de carburant sont
bloqués, je peux rouler. Ce serait impossible avec de l'hydrogène.
J'ai presque l'impression d'avoir une annexe à la maison. C'est la
première voiture que je possède où j'ai envie d'aller même quand elle
est stationnée, sans la conduire. Pour y jouer à des jeux vidéo, par exemple.
L'hydrogène pourrait en revanche marcher pour les camions. Ou même comme source d'énergie verte. J'ai lu un article selon lequel un village au Mali est
alimenté par de l'hydrogène sortant d'un puits et faisant tourner une
turbine. L'hydrogène n'a pas à être purifié, il s'agit d'émanations
naturelles d'hydrogène pur assez facilement exploitables.
Cette énergie là, oui, a de l'avenir comme énergie verte. Mais
dans les voitures, je ne pense pas que ça se démocratisera vraiment un
jour. Le modèle de l'hydrogène copie trop le modèle du carburant fossile, ce qui limite l'innovation.
La recherche va permettre d'améliorer peu à peu les véhicules électriques. C'est là une immense différence avec les véhicules thermiques, dont on avait l'impression que les technologies fondamentales stagnaient. On se contentait d'améliorations cosmétiques. Tesla est possédé en bonne partie (20%) par Elon Musk, qui possède aussi Space X, et qui fait bénéficier Tesla des innovations Space X. Sans compter le rachat par Tesla de certaines compagnies spécialisées dans les batteries, et les alliances que passe la compagnie. Le "Battery Day" le 22 septembre, attendu impatiemment, va être l'occasion d'annoncer de nouvelles avancées sur les batteries.
D'autres centres de recherche existent que ceux de Tesla. Avec le travail sur l'anode et la cathode, les véhicules électriques
sont en train de se débarrasser de l'électrolyte liquide, polluant, et
surtout, qui nécessite du cobalt exploité dans des conditions plus que
discutables (que je dénonce dans mon dernier roman, Les Nouveaux
Gardiens). C'est un électrolyte solide qui va le remplacer. "Ce
matériau serait un type de céramique à base de sodium, zirconium et de
phosphore, potentiellement non toxique et disponible en grande quantité,
notamment en Europe, dans l’écorce terrestre, limitant par la même
occasion les importations de matières premières."
C'est à dire que pour le futur, on oublie le lithium-ion, qui entraîne effectivement des problèmes
écologiques, pour un matériau beaucoup plus répandu, facilement
recyclable, moins polluant. Cela ouvre des perspectives.
Il y a eu de très nombreux articles dans les grands médias contre le véhicule électrique. Cette propagande anti-électrique est peu à peu retombée. Mais l'une des choses fondamentales à retenir pour les véhicules électriques, selon moi, c'est qu'ils mettent le doigt sur la manière dont nos centrales produisent de l'électricité.
Parce que les VE, eux, n'émettent rien. Les efforts sont donc à la fois à concentrer dans l'extraction des minerais type lithium, dans la fabrication et production des véhicules, et dans la fabrication de l'électricité elle-même. Les voitures électriques forcent notre société à devenir une société plus verte.
Il faut savoir aussi que Tesla a racheté Solar City, sociétée spécialisée dans les panneaux photovoltaïques, et que l'on peut d'ores et déjàréserver son toit solaire en Europe. Si l'on en croit le cours de l'action Tesla, la société d'Elon Musk semble promise à un bel avenir. Aux Etats-Unis, 40% des possesseurs de Tesla sont équipés en panneaux ou tuiles solaires.
Les craintes sur la saturation du réseau, si tout le monde a un véhicule électrique? Très exagérées à mon sens: chez moi, je recharge surtout de nuit, pendant 4 à 5 heures. Peu de risques que le réseau sature dans ces conditions.
Le prix? Une recharge me coûte entre 5 et 7 €. En énergie, cela représente un tiers (333 km) d'un plein avec ma Ford Focus. L'équivalent d'un plein sur une thermique me revient donc en électrique à une vingtaine d'euros. Avec les Superchargeurs, c'est plutôt dans les 30 €. Nettement moins cher, donc que le diesel.
Mais revenons sur mon expérience avec le Model 3. TM3 pour les intimes (Tesla Model 3).
Comme elle a été livrée pendant le confinement, il y a d'abord eu pas mal de frustration. Mes séances de dédicace ont été annulées les unes après les autres, et je n'avais pas l'occasion de la conduire.
Frustration redoublée quand la voiture a dû être remorquée au Service Center de Chambourcy et y subir une semaine de réparation suite à une mise à jour. J'ai
eu un peu l'impression que c'était un colosse aux pieds d'argile:
apparemment, c'est parce que j'ai joué à Fallout Shelter dans la voiture
que ça a fait planter le système, allant jusqu'à endommager la batterie
12 volts, dont une pièce a dû être remplacée (une semaine
d'immobilisation, alors qu'elle était toute neuve). Ça ne m'a rien coûté, tout était
couvert par la garantie, y compris la voiture de location de
remplacement, et le taxi pour aller la chercher.
En revanche, je n'ai eu le diagnostic sur la panne de mon véhicule qu'en allant le récupérer, et je n'ai pas du tout été informé du délai d'immobilisation du véhicule. La réputation de Tesla en tant que société technologique froide qui demande un bon degré de débrouillardise, et de patience à ses clients n'est pas usurpée.
Donc, les mises à jour sont loin d'être anodines sur cette voiture.
Mais elles apportent aussi de nouvelles fonctionnalités. J'ai plusieurs
caméras intégrées à la voiture qui me permettent de la surveiller ou de
filmer la route quand je le souhaite. Le pilotage automatique va aller
s'améliorant. Je ne recommande cependant pas l'achat de l'option Full Self Driving tant que la législation en Europe ne permettra pas la conduite autonome. Cette conduite pleinement autonome nous est promise dès novembre 2020 par Elon Musk, avec en perspective un service de Robot-taxis... pour les pays où la règlementation l'autorisera (pour l'instant, ça se réduit à peu près à la Californie).
Qu'en est-il des sensations de conduite?
C'est beaucoup
plus simple et reposant à conduire qu'une voiture classique grâce aux vitesses
automatiques. Centre de gravité très bas, volant très stable. J'aime beaucoup ce volant, personnellement. Le
freinage régénératif est tellement puissant que je n'ai presque plus
besoin de freiner: je conduis avec une
seule pédale. C'est à dire que dès que je décélère, c'est comme si je freinais (les feux rouge arrière s'allument). J'estime que je n'aurais jamais à faire remplacer le
liquide freinage pendant toute la durée de vie de la voiture. Au niveau entretien, le principal poste de dépense sera sans doute les pneus, à remplacer environ tous les 30 000 km (peut différer selon le style de conduite).
Si vous souhaitez vous faire une idée des frais d'entretien, sachez que l'entretien des 80 000 km est optionnel chez Tesla, et ne fait pas sauter la garantie batterie s'il n'est pas fait. Un taxi TM3 l'a fait faire, et on lui a automatiquement renouvelé le liquide freinage. Son entretien lui a coûté environ 520 €. A sa place, notez bien que j'aurais fait pareil. J'aurais considéré que j'investis dans mon gagne-pain. Mais tout le monde n'est pas taxi, et n'a donc pas les mêmes besoins.
Très sympathique vidéo
Dans les montées, pas besoin de frein à main quand la voiture est arrêtée. Le redémarrage se fait sans reculer. Le vrai confort. A ce sujet, d'ailleurs, toute la famille a eu l'impression de passer un cran au-dessus niveau confort. Toit vitré superbe, plus d'espace intérieur, sièges chauffants, inclinaison électrique. Système sonore incroyable, le son est de grande qualité. Le point de vue sur la route fait qu'on a moins besoin d'utiliser le pare-soleil que sur la Focus. Le toit vitré est suffisamment teinté pour ne jamais éblouir. Le système de ventilation est génial. La clim marche très bien, et le fait de pouvoir l'activer à distance, via son smartphone, est un "game-changer".
Un point noir tout de même, la qualité assez cheap, bon marché du comodo de clignotant. Surtout, celui-ci n'est pas du tout assez réactif à mon goût. La différence de qualité avec le comodo de la Mercedes Classe A de remplacement (au moment de la panne de ma TM3) était criante.
La possibilité d'utiliser le capot avant et le coffre arrière pour mettre les bagages nous a permis de loger sans problème le bac du chat et la cage du lapin de ma fille en plus de nos bagages, sans que nos enfants ne soient serrés à l'arrière, comme c'était le cas avec la Focus.
Au sujet du toit vitré, un bémol: nous avons traversé un orage de grêle pendant le trajet vers l'Aveyron, et le fracas dans la voiture était incroyable. Pire qu'avec une thermique. Rassurez-vous, le toit s'en est tiré sans une éraflure. Mais la température est passée de 33 degrés à 15 en quelques minutes. Comme nous avions eu la voiture en mars, nous n'avions jamais été confrontée à un embuage intense du pare-brise. Nous ignorions où était la commande pour désembuer, et avons dû nettoyer l'intérieur du pare-brise à la main pour continuer à voir la route! Inexpérience...
L'accélération est fantastique. Peut-être cette caractéristique a-t-elle un rapport avec le caractère assez agressif d'Elon Musk. En vacances en Aveyron, il m'est arrivé de doubler, sur une nationale, jusqu'à trois véhicules à la suite avant de me rabattre. J'avais juste l'impression d'être en avion, et pourtant mon modèle est le moins puissant des TM3. Mieux encore, à cette occasion, je ne me suis fait engueuler ni par ma femme ni par mes enfants, en raison de la stabilité et de l'impression de sécurité que procure cette voiture. Même dans les grandes montées sur autoroute, le gain en puissance par rapport à la Ford Focus est très appréciable.
Un dépassement pépère et en toute sécurité, en respectant bien sûr les limites...
Je n'ai pas pris l'option Full Self Driving, mais l'autopilote présent de manière standard dans toutes les TM3 fait office à la fois de limiteur de vitesse et de système de guidage. J'ai pu constater à ce sujet des freinages ou décélérations intempestives, notamment dans des virages. Il paraît que ça s'améliore avec le temps. Le limiteur de vitesse est très utile à l'approche de radars, la pédale d'accélération se montrant assez réactive quand on n'est pas habitué.
Et pour les Superchargeurs? Je ne suis parvenu à recharger qu'à 117 kW maximum, une déception par rapport aux superchargeurs annoncés à 150 kW. Bon, cela reste rapide.
Le Superchargeur d'Albaret Ste Marie
Mais surtout, là encore, j'ai été victime de mon manque d'expérience. Ayant réglé la voiture par virement bancaire, et ayant aussi acheté la borne Tesla sur le site du même nom, je croyais que le site avait mes coordonnées bancaires. Ce n'était pas le cas. Résultat, j'ai été interdit de Supercharge après avoir rechargé deux fois. Il faut en effet savoir qu'il n'y a pas d'appareil de carte bancaire sur les Superchargeurs. La Tesla négocie directement avec les superchargeurs, et vous indique la facture qui est prélevée sur votre compte. Ça, je le savais. J'ignorais juste que le site Tesla n'avait pas enregistré ma carte bancaire.
J'ai dû appeler en catastrophe Tesla, qui m'a donné la marche à suivre. Après avoir rajouté via mon smartphone ma carte bancaire sur le site, j'ai pu régler la note (une trentaine d'euros) de mes supercharges précédentes, et débloquer l'accès aux superchargeurs. Il ne me restait que 2% de batterie sur mon smartphone quand j'ai terminé l'opération. En effet, comme je n'avais jamais fait de long trajet, j'ai oublié de relier mon smartphone à l'une des deux prises USB permettant de le recharger, d'ailleurs idéalement placées sous le tableau de bord. Impréparation, quand tu nous tiens! Bonjour le stress...
Nous avions loué un gîte au sud de Rodez. Nous faisions au maximum 200 km aller-retour dans la journée, pour nos visites. Nous avons utilisé une prise classique pour la recharge, et en rechargeant la nuit, nous n'avons eu aucun problème, et n'avons stressé qu'une seule fois par rapport à ce qu'il nous restait comme énergie. Je vais y venir.
Nous n'avions pas accès au garage pour recharger, heureusement que nous avions pensé à la rallonge!
Elle a pas fière allure, notre Star Rider?
En voiture électrique, la route semble encore plus belle, la nature plus vibrante. Le fait de savoir que l'on ne pollue pas, à l'exception peut-être des particules de pneus, ne fait bien sûr qu'ajouter à la sensation de bien-être. Je sais, c'est psychologique. Mais ça compte, quand même.
Le village de Conques
De superbes sites à explorer, aussi bien pour les amateurs de vieilles pierres que de randonnées
Au retour, nous avons eu notre deuxième épisode de stress (le premier, souvenez-vous, était lié à la carte bancaire). Nous sommes passés par Villecomtal, lieu où ma femme a une partie de ses racines (son grand-père y a vécu). La région est magnifique. Mais du coup, le trajet retour a été complètement modifié. A un moment, je m'aperçois qu'il nous reste 272 km avant le prochain superchargeur, celui de Vienne! Alors que j'avais rechargé à 335 km au début (départ du sud de Rodez). Problème, j'avais un peu trop accéléré dans la première partie du trajet, celle où la batterie était encore froide.
La tablette permet de vérifier notre consommation électrique en temps réel. Celle-ci était trop élevée. J'ai donc dû réduire l'allure à 60 km/h pendant environ une demi-heure, alors même que nous empruntions des routes de montagne. Mais peu à peu, grâce aux descentes, notre consommation s'est améliorée. Et améliorée. Et encore. Malgré les montées. En fait, le moteur s'est mis sur un rythme tellement économe, que j'ai pu de nouveau rouler à 110, voire à 130 sur les portions d'autoroute proches du Superchargeur de Vienne, et y arriver avec 50 km de marge!
Fier de ma voiture, en fait. Faut juste faire l'effort de la comprendre pour optimiser ses trajets. Il existe d'ailleurs un site et une application utiles pour cela : A better route planner.
Est-ce que j'ai eu l'impression qu'il manquait des infrastructures de recharge, au final? Oui, du côté de Dijon, où nous avons fait étape à l'aller. Le parking Ste Anne à Dijon comporte une possibilité de recharge, mais si deux voitures s'y mettent en même temps, cela fait sauter le système. L'impossibilité de recharger à Dijon à l'aller nous a fait recharger une fois de plus en superchargeur, ce qui a semblé un peu long pour les enfants. Mais au retour, ils ne se sont pas plaints, malgré l'épisode stressant après Villecomtal.
En définitive, je dirais que si vous ne faites que de la ville, aucun long trajet, vous pouvez sans problème opter pour une Zoé ou une autre électrique comme la Peugeot e208. Mais si c'est pour partir en vacances, pour de longs trajets, une Tesla est irremplaçable.
Je n'ai jamais été un aficionado des tablettes de type iPad, que je trouve trop encombrantes. Là, celle de la Tesla est de très bonne qualité, et je trouve que c'est la première utilisation vraiment pertinente de ce type de tablette. Sa lisibilité est sans défaut, même par grand soleil.
Vivement l'arrivée de l'usine de Berlin, et, peut-être, la conception de nouveaux modèles encore moins coûteux pour que les prix baissent.
[EDIT 21/09/2020]: Mon code de parrainage Tesla: https://ts.la/emmanuel98270 Cliquez sur le lien si vous souhaitez bénéficier de 1500 km gratuits en commandant votre Tesla.
I love the way Elon Musk is redefining technology and shaping the future with his different companies, so I was eagerly waiting for the presentation of Tesla Model 3. But I also know how to recognize a Very Bad Idea when I see one. Moving the speedometer and the other gauges traditionally located behind the steering wheel to a 15-inch touchscreen display located in the center of the dash comes as a huge disappointment for me. There are a number of reasons for that.
Safety: when you are driving as fast a car as a Tesla Model 3 -- one of the marketing arguments is that a Model 3 can reach 0 to 60 miles per hour in 5.6 seconds -- you must keep an eye on your speed very often if you do not want being flashed by a radar and break the law. I don't want to have to search the information on a 15-inches screen. It is distracting and dangerous.
Elon Musk said that "You won't care" because the more autonomous a vehicle is, the less it needs such a display.
I have two problems with that statement. The first is obvious: the technology is not ready yet, especially so in Europe. Besides, you have to pay more for the automated software: it is not installed by default on the Model 3.
The other objection is a more philosophical one. The speedometer is an instrument of control. Do you want to control your vehicle, or be controlled by it?
In my opinion, an autonomous vehicle is only progress if we are able to take the control back at any moment.
As a customer, because of this absence of a speedometer, I have the impression that Musk wants to coerce me into using the autonomous feature. Which is, of course, a very bad thing.
Why? Because I can't help wondering why he wants me to surrender control. Has Tesla made a secret deal with Mac Donald, so that my vehicle will automatically park near a Mac Donald restaurant? Or with another company? As you can see, it raises many unwanted questions.
Second-rate car: maybe the absence of a speedometer would seem more natural if that were the case in all Tesla cars. But it is not the case on Tesla Model S. And neither on Tesla Model X. The comparison is bound to happen: why on a Tesla Model S, and not on a Tesla Model 3?
The inevitable answer: budget. Money. I don't want a car I own to shout that I have less money than the owner of a Model S. I find it incredibly awkward on Elon Musk's part, not to have thought about that.
As much as I want electric vehicles to succeed, and the Tesla model 3 to thrive, I am sorry to say that I most probably will not buy it.