Cela fait plaisir d'avoir l'impression d'être écouté. Le 30 août 2015, après avoir été contacté par la romancière Caroline Plouffe, j'écrivais un article sur ce blog intitulé Createspace: à quand une présence au Canada? Eh bien désormais, mes romans papier sont disponibles sur Amazon.ca. On peut donc se les procurer du Québec ou, plus largement, du Canada sans encourir de frais de port extravagants. Une très bonne nouvelle!
L'article sur Createspace qui m'a mis la puce à l'oreille est celui-ci: Titles listed on Amazon.ca.
Mes romans comprennent une trilogie de Fantasy, de la Science-Fiction et un recueil de thrillers. Vous pouvez tous les retrouver listés sur cette page d'Amazon.ca.
Si vous aimez la Fantasy, vous noterez que mon roman Le Souffle d'Aoles est à 36,31 $ CDN contre seulement 24,56 $ CDN pour sa version anglaise, The Breath of Aoles. Avant le changement opéré par Createspace (imprimerie canadienne, je suppose), le livre en langue française revenait à 70,03 $ CDN!
En France, le roman est à moins de 17 € dans sa version anglaise, contre 20 € pour la version française, une différence, donc, similaire à la différence actuelle au Canada.
Cette différence est volontaire de ma part. Le Souffle d'Aoles étant dédicacé à 21 € (avec parfois la remise légale autorisée de 5%, selon les revendeurs) en France, la loi sur le prix unique du livre, mais aussi la volonté de ne pas léser les lecteurs qui me prennent le livre en dédicace, m'imposent de le vendre à un prix similaire sur les plates-formes.
Comme Createspace conditionne tous les prix à trois valeurs différentes (Etats-Unis, Royaume Uni, Europe) que l'on saisit dans le tableau de bord, les prix au Canada sont la traduction des prix en France.
Pour les romans anglais, la notion de compétitivité des prix est plus importante: n'ayant pas les moyens de les dédicacer physiquement dans les pays anglo-saxons, il est normal que je choisisse d'abaisser les prix pour faire quelques ventes.
Enfin, puisque l'on parle de prix, et pour en venir aux ebooks et non plus aux livres papier, pour ceux qui se demandent pourquoi la version ebook du Souffle d'Aoles n'est qu'à 2,99 $ CDN (ou 2,99€), c'est tout simplement parce que, le livre étant en autoédition, il n'y aura jamais de version de poche.
Le prix bas vise donc à couvrir les diverses possibilités financières des lecteurs potentiels, permettre un accès plus impulsif du premier roman de ma saga, mais aussi à lutter contre le piratage. Pourquoi se donner la peine de pirater quand le prix est suffisamment bas?
Voilà en tout cas une excellente nouvelle pour tous les auteurs canadiens, et plus largement, tous les auteurs francophones! (Ne vous attendez cependant pas à une "mine d'or", le nombre de lecteurs au Québec étant nettement plus réduit qu'en France).
Ecriture, édition, livres numériques, science-fiction, fantasy et fantastique (thrillers/polars) sous toutes leurs formes : autant de sujets qui me passionnent et qui font l'actualité de ce blog.
Affichage des articles dont le libellé est Createspace. Afficher tous les articles
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lundi 21 novembre 2016
Mes livres papier disponibles au Québec
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vendredi 1 janvier 2016
Top 10 des articles les plus utiles de ce blog
Mon but en créant ce blog était avant tout de me créer une plate-forme à des fins promotionnelles. Cela peut se comprendre, je suis auteur. Mais je désirais aussi que d'autres puissent y découvrir les articles que j'aurais aimé trouver, moi, en tant qu'auteur à mes débuts. Pour ne pas tomber dans des embûches. Pour me faire gagner du temps. Pour apprendre. Voici donc regroupés les 10 articles qui sont à mon sens les plus utiles pour un auteur, sur les 118 que comporte ce blog. J'en profite bien sûr pour vous souhaiter mes meilleurs vœux, et une excellente année 2016!
Si ce sont des articles pratiques et des tutoriels qui occupent la plus grande partie de ce top 10, c'est parce que ce sont les articles qui ont été les plus commentés, les plus vus et ont donc eu le plus d'impact auprès des lecteurs de ce blog, qui sont en grande majorité des auteurs.
Le combat que je mène depuis un certain temps, celui de prouver, par l'exemple, que l'autoédition est un meilleur choix que l'édition traditionnelle pour un auteur (à l'exception des quelques bestsellers déjà en place dans les grosses maisons) me semble gagné, c'est pourquoi les articles théoriques qui peuvent guider un auteur par rapport au choix entre l'édition traditionnelle et l'autoédition n'interviennent qu'en deuxième partie de classement.
Quand je dis que le combat de l'autoédition me semble gagné, il ne faut pas comprendre que c'est un acquis définitif: chaque nouveau livre autoédité doit bien sûr continuer à faire la preuve qu'il est aussi réussi, sur la forme comme sur le fond, sinon meilleur qu'un livre traditionnellement édité. Il faut continuer à se retrousser les manches pour chaque livre, cela va de soi.
Mais disons que je serais très surpris qu'un auteur puisse fonder son opinion sur la seule lecture de ce blog. Les sources d'information sont tellement diverses et variées de nos jours que je ne peux prétendre, au mieux, qu'être un facilitateur de choix pour une fraction infime d'auteurs.
Disons que si vous êtes vraiment sérieux par rapport à l'écriture, si vous avez réfléchi à la masse de travail que représente un livre, si vous vous êtes rendu(e) compte que vous n'aviez qu'une chance sur mille d'être sélectionné par une maison d'édition, si vous avez compris que cette maison ne publiera votre livre qu'un an ou deux après l'avoir sélectionné, si vous savez que les maisons d'édition ont tendance à mettre en avant en priorité leurs auteurs phares en termes de marketing, si vous avez, finalement, calculé que votre livre n'aura qu'une chance sur mille de rester plus de trois mois en librairie une fois traditionnellement publié, vous en aurez déduit logiquement que la démarche d'envoyer votre manuscrit à un éditeur ne portera ses fruits que dans un cas sur un million.
Et si vous avez de l'expérience dans le domaine de l'écriture, vous n'aurez peut-être pas envie de jouer au loto avec quelque chose qui vous a demandé autant de travail, non?
L'article qui occupe le premier rang dans le classement est un article concernant l'impression à la demande, et ce n'est évidemment pas sans raison eu égard à mon parcours personnel. Malgré son ancienneté, il garde toute son actualité.
J'estime en effet que les marges dégagées par l'impression à la demande sont plus importantes que celles de l'ebook, et selon cette logique, un auteur aura plus de chances d'en vivre en vendant moins de livres.
Mais je concède volontiers que l'impression à la demande est aussi ce qui va demander le plus de travail. Je n'oublie pas que 95% des ventes sur le papier viennent dans mon cas personnel des séances de dédicace indiquées en colonne de droite de ce blog.
Vous êtes libres d'effectuer votre propre classement. Mon évaluation est forcément subjective, car tirée de mon parcours personnel. D'autres expériences seront entièrement différentes.
Si vous êtes auteur et que ce blog vous a aidé à un moment ou à un autre, que vous vous souveniez d'un article en particulier ou non, je vous invite à laisser un commentaire au bas de ce post. N'hésitez pas à poster des liens vers vos articles préférés, s'il y en a!
1. Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb
2. Les étapes de la création d'un ebook 1ère partie
3. Les étapes de la création d'un ebook 2ème partie
4. Retour sur une promo réussie, ou comment les pubs Facebook m'ont donné le coup de pouce nécessaire au moment d'une promo négociée avec la plate-forme Kobo/La Fnac
5. Mon point de vue sur les corrections et réécritures en externe
6. Traduction de romans: attention, terrain miné!
7. Bilan 2010 à 2014, année par année
8. Un rêve, cela peut coûter cher
9. L'illusion de la "diffusion/distribution universelle"
10. Le dépôt-vente en librairie
Comme je suis un grand rebelle et que je me sens à l'étroit dans ces dix articles, je rajoute l'un des articles qui explique le mieux ma position par rapport à l'édition traditionnelle, Une industrie de sommet de pyramide.
Si ce sont des articles pratiques et des tutoriels qui occupent la plus grande partie de ce top 10, c'est parce que ce sont les articles qui ont été les plus commentés, les plus vus et ont donc eu le plus d'impact auprès des lecteurs de ce blog, qui sont en grande majorité des auteurs.
Le combat que je mène depuis un certain temps, celui de prouver, par l'exemple, que l'autoédition est un meilleur choix que l'édition traditionnelle pour un auteur (à l'exception des quelques bestsellers déjà en place dans les grosses maisons) me semble gagné, c'est pourquoi les articles théoriques qui peuvent guider un auteur par rapport au choix entre l'édition traditionnelle et l'autoédition n'interviennent qu'en deuxième partie de classement.
Quand je dis que le combat de l'autoédition me semble gagné, il ne faut pas comprendre que c'est un acquis définitif: chaque nouveau livre autoédité doit bien sûr continuer à faire la preuve qu'il est aussi réussi, sur la forme comme sur le fond, sinon meilleur qu'un livre traditionnellement édité. Il faut continuer à se retrousser les manches pour chaque livre, cela va de soi.
Mais disons que je serais très surpris qu'un auteur puisse fonder son opinion sur la seule lecture de ce blog. Les sources d'information sont tellement diverses et variées de nos jours que je ne peux prétendre, au mieux, qu'être un facilitateur de choix pour une fraction infime d'auteurs.
Disons que si vous êtes vraiment sérieux par rapport à l'écriture, si vous avez réfléchi à la masse de travail que représente un livre, si vous vous êtes rendu(e) compte que vous n'aviez qu'une chance sur mille d'être sélectionné par une maison d'édition, si vous avez compris que cette maison ne publiera votre livre qu'un an ou deux après l'avoir sélectionné, si vous savez que les maisons d'édition ont tendance à mettre en avant en priorité leurs auteurs phares en termes de marketing, si vous avez, finalement, calculé que votre livre n'aura qu'une chance sur mille de rester plus de trois mois en librairie une fois traditionnellement publié, vous en aurez déduit logiquement que la démarche d'envoyer votre manuscrit à un éditeur ne portera ses fruits que dans un cas sur un million.
Et si vous avez de l'expérience dans le domaine de l'écriture, vous n'aurez peut-être pas envie de jouer au loto avec quelque chose qui vous a demandé autant de travail, non?
L'article qui occupe le premier rang dans le classement est un article concernant l'impression à la demande, et ce n'est évidemment pas sans raison eu égard à mon parcours personnel. Malgré son ancienneté, il garde toute son actualité.
J'estime en effet que les marges dégagées par l'impression à la demande sont plus importantes que celles de l'ebook, et selon cette logique, un auteur aura plus de chances d'en vivre en vendant moins de livres.
Mais je concède volontiers que l'impression à la demande est aussi ce qui va demander le plus de travail. Je n'oublie pas que 95% des ventes sur le papier viennent dans mon cas personnel des séances de dédicace indiquées en colonne de droite de ce blog.
Vous êtes libres d'effectuer votre propre classement. Mon évaluation est forcément subjective, car tirée de mon parcours personnel. D'autres expériences seront entièrement différentes.
Si vous êtes auteur et que ce blog vous a aidé à un moment ou à un autre, que vous vous souveniez d'un article en particulier ou non, je vous invite à laisser un commentaire au bas de ce post. N'hésitez pas à poster des liens vers vos articles préférés, s'il y en a!
1. Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb
2. Les étapes de la création d'un ebook 1ère partie
3. Les étapes de la création d'un ebook 2ème partie
4. Retour sur une promo réussie, ou comment les pubs Facebook m'ont donné le coup de pouce nécessaire au moment d'une promo négociée avec la plate-forme Kobo/La Fnac
5. Mon point de vue sur les corrections et réécritures en externe
6. Traduction de romans: attention, terrain miné!
7. Bilan 2010 à 2014, année par année
8. Un rêve, cela peut coûter cher
9. L'illusion de la "diffusion/distribution universelle"
10. Le dépôt-vente en librairie
Comme je suis un grand rebelle et que je me sens à l'étroit dans ces dix articles, je rajoute l'un des articles qui explique le mieux ma position par rapport à l'édition traditionnelle, Une industrie de sommet de pyramide.
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dimanche 30 août 2015
Createspace: à quand une présence au Canada ?
Au moment où un livre pour enfants imprimé à la demande par Createspace se hisse à la première place des classements Amazon Etats-Unis et Barnes & Noble, ce qui laisserait à penser que les tirages papier des éditeurs sont en forte baisse, j'ai été contacté par une auteur Canadienne qui déplore à juste raison l'absence de Createspace au Canada. Cette absence nous est aussi préjudiciable, à nous autres auteurs Français.
Voici le témoignage de Caroline Plouffe, l'auteur Canadienne indépendante dont je parlais:
Voici le témoignage de Caroline Plouffe, l'auteur Canadienne indépendante dont je parlais:
"J’ai
dernièrement publié une pétition bilingue sur Change.org afin que les indés canadiens aient aussi droit aux services de
Createspace pour pouvoir vendre leurs livres papier sur Amazon. Pour
le moment, la seule option disponible est le Extended Distribution
Channel afin de pouvoir vendre sur les Amazon des États-Unis, du
Royaume-Uni et de l’Europe, et ce, avec des redevances beaucoup
moins élevées, soit la moitié du montant habituel. Malgré le
message standard de Createspace indiquant que les livres pourraient
également se retrouver sur Amazon.ca, ce n’est pas le cas dans la
réalité.
Les auteurs Canadiens ne seraient pas les seuls à être avantagés avec
un Createspace.ca, mais également les auteurs de l’Europe puisque,
pour le moment, eux aussi doivent utiliser le Extended
Distribution Channel pour vendre au Canada, au lieu d’avoir
droit à totalité de leurs redevances.
Au
Canada, le marché du livre papier est encore (malheureusement) très
fort. Les gens sont encore obsédés par l’odeur du papier et sa
texture et ne peuvent concevoir de lire avec une liseuse. Pas tout le
monde, heureusement, mais une bonne partie de la population. Je dois
donc faire affaire avec un imprimeur indépendant, puisque je ne
vends presque pas en format numérique.
Voici quelques chiffres afin
de vous donner une idée. Veuillez noter que j’ai fait plusieurs
soumissions et c’est encore mon imprimeur actuel qui est le plus
bas soumissionnaire. Avec une commande d’au moins vingt-cinq
livres, mon prix de base est de 8 $ CAN (5,40 €). Je dois
ensuite compter les frais de port au Canada (environ 5$, soit 3.7 €)
et m’occuper moi-même de l’empaquetage et de la livraison (ce
qui inclut l’achat des enveloppes capitonnées).
Il m’est donc
impossible de vendre ce même livre à un montant plus élevé que
12 $ (8,10 €) puisque je dois facturer la livraison et
assumer les frais de paiement si c’est par PayPal. Vous me direz
que 25 % à 33 % de gain n’est pas trop mal. Le marché
reste toutefois plutôt restreint puisque je dois entrer en contact
direct avec l’acheteur, aucun achat spontané n’est possible. Une
fois mes stocks épuisés (car avec plus de vingt-cinq copies, je
risque fort de voir mes livres prendre la poussière dans un coin
avec aucune certitude de les vendre), je dois rediriger le lecteur
vers l’imprimeur, qui a heureusement une librairie en ligne, mais
qui facture 10 $ (6,75 €) de frais d’expédition en
plus des frais de cartes de crédit. Je dois donc baisser mes
redevances à 6 % pour un livre de 15 $ (10,12 €).
J’ai fait une soumission de base sur Createspace.com afin de voir
quels pourraient en être les chiffres : si je vends ce même livre
sur Amazon à l’aide de Createspace à un montant de seulement 8 €,
j’obtiendrais environ 3 €, soit près de 38 % de
redevance, sans me soucier de l’expédition et en pouvant atteindre
un plus grand public. Soyons toutefois logique : je vendrais
probablement ce livre aux alentours de 10 € avec des
redevances de 40 %.
Plusieurs
personnes m’ont parlé de lulu.com, mais les redevances sont
minimes pour les ventes Amazon, pratiquement nulles même. J’ai
regardé les chiffres et je ne vois pour le moment aucun avantage à
faire le saut vers cette organisation.
Je dois
avouer que, bien que ma pétition s’adresse principalement aux
auteurs et lecteurs canadiens, je compte beaucoup sur mes cousins de
l’autre côté de l’Atlantique pour m’aider à changer les
choses. Je n’ai malheureusement pas eu un accueil très chaleureux
de la part de mes homologues québécois… il a même été d’un
froid digne de nos légendaires hivers. Je préfère garder pour moi
l’explication à ce sujet ne désirant pas me faire plus d’ennemis
que j’en ai déjà. Disons que « l’Anglais » (en tant
que personne) n’est pas bien vu dans la province et que le géant
Amazon est perçu comme un gros méchant menaçant l’économie
canadienne tout entière. Vaut mieux rester petit… c’est plus
sécurisant.
Je
saisis l’occasion pour remercier mes amis auteurs de la France qui
m’ont encouragé et supporté dans ma démarche (ils se
reconnaitront). Sans eux, je serais comme un bateau sans phare perdu
au large d’une contrée inconnue."
Je remercie Caroline Plouffe pour son témoignage.
Sans même parler des redevances d'auteur, j'avais déjà signalé que la distribution étendue avec Createspace engendrait une perte de contrôle par rapport aux revendeurs assez inquiétante pour les auteurs.
J'ai tout de même laissé mon livre The Breath of Aoles en anglais en distribution étendue. En revanche, j'ai laissé la version française, Le Souffle d'Aoles, uniquement sur Createspace.
La différence est édifiante entre le prix de la version papier de langue anglaise vendue sur Amazon.ca, 22,72 CDN$, et la version papier en langue française vendue sur le même Amazon.ca, 70,03 CDN$.
La première somme correspond à environ 14€, quand la deuxième somme correspond à plus de 47 €!
Je conseille donc aux auteurs indépendants de langue française de se joindre à cette pétition de Caroline Plouffe, mais aussi pourquoi pas aux lecteurs. Plus les auteurs et lecteurs seront nombreux à signer, plus il y aura de chances que Createspace et Amazon comprennent qu'il peut y avoir un marché pour eux, et que tout le monde serait gagnant à ce que Createspace soit aussi présent au Canada.
mercredi 12 novembre 2014
Vers plus de transparence dans l'édition : les chiffres de Lune Ecarlate Editions
Suite à la demande d'information du précédent billet, l'éditrice de la maison Lune Ecarlate, Nathy, dévoile en toute transparence ses chiffres. Une initiative que je ne peux que saluer, et qui mérite un coup de chapeau. En effet, bien qu'étant auteur autoédité, j'essaie d'être pragmatique et non dogmatique, et de donner au maximum des éléments permettant aux auteurs de faire leurs choix. Si d'autres maisons d'édition souhaitent faire de même ici, elles sont les bienvenues.
Le bon vieux paradigme de l'édition, c'est qu'une maison d'édition n'a pas à faire de publicité, sur le net ou ailleurs, pour attirer des auteurs. Les auteurs sont ceux qui doivent être motivés pour se faire publier, c'est à eux de s'informer sur les salons, auprès des professionnels, d'autres auteurs, etc. Une maison d'édition ayant à faire de la publicité est une maison d'édition qui n'a pas "fait ses preuves", d'après cette théorie.
On peut se demander à quel point les petites ou moyennes maisons d'édition ne sont pas victimes de ce paradigme: elles proposent la plupart du temps de meilleurs chiffres de droits d'auteur que les grosses maisons, elles permettent parfois une plus grande souplesse avec une cession de droits d'auteur limitée dans le temps, sans bénéficier véritablement de cet avantage concurrentiel par manque de communication.
Oui, je parle de concurrence, parce qu'il est évident qu'avec l'essor de l'autoédition et des plates formes comme KDP Publishing ou Kobo Writing Life, où l'auteur ne donne que 30% de marge sur le prix de ses ebooks sans concéder ses droits, cette concurrence existe de fait pour les éditeurs.
Lune Ecarlate n'est pas le premier éditeur à faire preuve de transparence, je sais que d'autres le font lorsqu'on les interroge, et s'ils veulent me communiquer leurs chiffres, je les publierai également sur ce blog.
Le but est évidemment d'aider les auteurs à faire leur choix en toute impartialité, chiffres à l'appui.
Lune Ecarlate est, il faut le savoir, une maison d'édition qui travaille essentiellement en numérique. Les livres papier sont imprimés à la demande, sur le site de Lune Ecarlate ou sur Amazon via Createspace. La maison d'édition dispose bien sûr d'un comité de lecture.
Les chiffres de Lune Ecarlate :
Tirages : impression à la demande
Avances: aucune
Imprimé : 10%
Numérique : 30%
Rémunération sur la couverture pour l'illustrateur : 5%
Paiments des droits : à l'année en avril de l'année suivante
Cession de droits : trois ans renouvelables par tacite reconduction de trois ans.
Le pourcentage correspond au prix HT total des livres ou ebooks. Il faut toujours se méfier avec les pourcentages, parce qu'un éditeur communiquant sur 25% net signifie en réalité: "25% sur ce que nous rapportent les ebooks". A savoir, un éditeur recevant 70% du prix de l'ebook sur Amazon va reverser 25% sur ces 70%, c'est à dire en réalité, 17,5% du prix de l'ebook.
Concernant les livres papier, l'éditrice précise qu'un auteur Lune Ecarlate désirant vendre lui-même ses livres dans un salon se verra accorder la remise libraire de 35% sur les livres qu'il acquerra auprès de Lune Ecarlate.
Pour Lune Ecarlate, il s'agit bien, en numérique, de 30% sur le prix total hors taxe des ebooks (100% du prix), donc près de deux fois ce que propose un gros éditeur.
Si je juge important de donner les chiffres, c'est parce qu'il est essentiel dans le projet de vie d'un auteur de savoir si son activité d'auteur pourra être partielle, en complément d'une autre activité ou à plein temps. En d'autres termes, va-t-il pouvoir en vivre? Ne nous le cachons pas, en France, 99% du temps la réponse sera négative.
Après, d'autres paramètres, qui ne sont pas discutés ici, sont à prendre en compte, comme la réputation de la maison d'édition, le travail sur les textes, etc. En général, il est bien sûr recommandé d'acheter des ouvrages de cette maison pour savoir si le travail éditorial vous plaît en tant qu'auteur.
Si vous êtes auteur, je ne me prononcerai bien sûr pas à votre place sur votre choix : je reste un auteur autoédité "pur jus", mais cela ne m'empêche pas d'admirer l'abnégation de certaines petites structures.
Le bon vieux paradigme de l'édition, c'est qu'une maison d'édition n'a pas à faire de publicité, sur le net ou ailleurs, pour attirer des auteurs. Les auteurs sont ceux qui doivent être motivés pour se faire publier, c'est à eux de s'informer sur les salons, auprès des professionnels, d'autres auteurs, etc. Une maison d'édition ayant à faire de la publicité est une maison d'édition qui n'a pas "fait ses preuves", d'après cette théorie.
On peut se demander à quel point les petites ou moyennes maisons d'édition ne sont pas victimes de ce paradigme: elles proposent la plupart du temps de meilleurs chiffres de droits d'auteur que les grosses maisons, elles permettent parfois une plus grande souplesse avec une cession de droits d'auteur limitée dans le temps, sans bénéficier véritablement de cet avantage concurrentiel par manque de communication.
Oui, je parle de concurrence, parce qu'il est évident qu'avec l'essor de l'autoédition et des plates formes comme KDP Publishing ou Kobo Writing Life, où l'auteur ne donne que 30% de marge sur le prix de ses ebooks sans concéder ses droits, cette concurrence existe de fait pour les éditeurs.
Lune Ecarlate n'est pas le premier éditeur à faire preuve de transparence, je sais que d'autres le font lorsqu'on les interroge, et s'ils veulent me communiquer leurs chiffres, je les publierai également sur ce blog.
Le but est évidemment d'aider les auteurs à faire leur choix en toute impartialité, chiffres à l'appui.
Lune Ecarlate est, il faut le savoir, une maison d'édition qui travaille essentiellement en numérique. Les livres papier sont imprimés à la demande, sur le site de Lune Ecarlate ou sur Amazon via Createspace. La maison d'édition dispose bien sûr d'un comité de lecture.
Les chiffres de Lune Ecarlate :
Tirages : impression à la demande
Avances: aucune
Imprimé : 10%
Numérique : 30%
Rémunération sur la couverture pour l'illustrateur : 5%
Paiments des droits : à l'année en avril de l'année suivante
Cession de droits : trois ans renouvelables par tacite reconduction de trois ans.
Le pourcentage correspond au prix HT total des livres ou ebooks. Il faut toujours se méfier avec les pourcentages, parce qu'un éditeur communiquant sur 25% net signifie en réalité: "25% sur ce que nous rapportent les ebooks". A savoir, un éditeur recevant 70% du prix de l'ebook sur Amazon va reverser 25% sur ces 70%, c'est à dire en réalité, 17,5% du prix de l'ebook.
Concernant les livres papier, l'éditrice précise qu'un auteur Lune Ecarlate désirant vendre lui-même ses livres dans un salon se verra accorder la remise libraire de 35% sur les livres qu'il acquerra auprès de Lune Ecarlate.
Pour Lune Ecarlate, il s'agit bien, en numérique, de 30% sur le prix total hors taxe des ebooks (100% du prix), donc près de deux fois ce que propose un gros éditeur.
Si je juge important de donner les chiffres, c'est parce qu'il est essentiel dans le projet de vie d'un auteur de savoir si son activité d'auteur pourra être partielle, en complément d'une autre activité ou à plein temps. En d'autres termes, va-t-il pouvoir en vivre? Ne nous le cachons pas, en France, 99% du temps la réponse sera négative.
Après, d'autres paramètres, qui ne sont pas discutés ici, sont à prendre en compte, comme la réputation de la maison d'édition, le travail sur les textes, etc. En général, il est bien sûr recommandé d'acheter des ouvrages de cette maison pour savoir si le travail éditorial vous plaît en tant qu'auteur.
Si vous êtes auteur, je ne me prononcerai bien sûr pas à votre place sur votre choix : je reste un auteur autoédité "pur jus", mais cela ne m'empêche pas d'admirer l'abnégation de certaines petites structures.
lundi 1 septembre 2014
[Archive 27 et 28/05 2014] Ingram, Createspace et la distribution globale
J'ai
récemment été averti par un auteur de deux vendeurs tiers de la place
de marché Amazon (Amazon marketplace) pratiquant des rabais inquiétants
sur mes livres papier neufs. Je savais déjà qu'Amazon avait la
possibilité de solder mon livre papier, et cela me va du moment que mes
revenus d'auteurs continuent à correspondre au prix que j'ai défini (ce
qui est le cas). Je ne suis pas un grand supporter du prix unique du
livre, parce que j'estime que cette loi est un moyen pour les éditeurs
de continuer à vendre leurs livres à des prix trop élevés pour une
grande partie des lecteurs (et là, je pense particulièrement à l'ebook).
Non, ce qui me gêne dans ce concept de livres neufs écoulés par des
vendeurs tiers, c'est la perte de contrôle que cela engendre pour
l'auteur autoédité.
Les deux vendeurs qui pratiquent ces remises sont livres_allemands et books_and_music. Si vous cliquez sur ce lien,
vous vous apercevez qu'amazon n'est plus le seul à vendre mes livres
papier à l'état neuf (l'onglet du dessus spécifie bien "neuf à partir
de"). Cela a été une surprise pour moi, puisque Amazon est le seul
vendeur en principe habilité à écouler mes livres papier fabriqués par
Createspace.
En
principe... car il m'est revenu que j'avais opté chez Createspace pour
la "distribution étendue" qui permet à mes livres papier d'être vendus
chez de grands libraires aux Etats-Unis. Createspace, afin de distribuer
mes livres papier aux Etats-Unis, fait appel à une grande société
spécialisée dans la distribution, Ingram.
Ingram a
la particularité de posséder des imprimeries à la demande parmi les plus
performantes au monde, et détient notamment la société Lightning Source
(dont j'utilise aussi les services pour des livres que je distribue et
vend moi-même), et Ingram Spark, qui s'adresse à des auteurs autoédités
(auquel je n'ai pas recours). Et Ingram fait appel à des partenaires
pour la distribution de livres.
Or, il se trouve que les deux vendeurs que j'ai cités en début d'article, livres_allemands et books_and_music,
après vérification de l'auteur qui m'avait alerté, (on peut retrouver
le numéro de TVA en cliquant sur le lien du vendeur chez Amazon, puis il
suffit de se rendre sur ce site
pour l'identification), correspondent à un prestataire nommé The
Paperback Shop. Prestataire qui n'est autre que l'un des partenaires
d'Ingram, comme l'atteste ce document.
Au passage, si vous vous intéressez à la création de jeux vidéos, n'hésitez pas à acheter l'ebook de l'auteur qui m'a prévenu.
Après mûre
réflexion, je crois avoir reconstitué les pièces du puzzle. L'auteur
qui m'a prévenu ne passe pas par Createspace, mais par Ingram Spark. Ma
théorie, c'est que The Paperback Shop, en tant que prestataire d'Ingram,
distribue à la fois les livres de Createspace et d'Ingram Spark sur le
territoire européen. The Paperback Shop est donc aussi comme on l'a vu
un vendeur tiers Amazon.
Pourquoi
Amazon permet-il à ces vendeurs de proposer des livres neufs sur son
site, sur les pages des auteurs faisant appel à Createspace? Tout
simplement pour favoriser la concurrence et rendre les livres plus
attractifs en faisant baisser les prix, y compris des ouvrages d'auteurs
autoédités.
A la suite
de divers échanges avec Createspace, il apparaît que ces livres vendus
par des vendeurs tiers, même à prix plus bas, donnent droit à des
revenus d'auteurs équivalents aux livres vendus par Amazon directement.
C'est aussi valable pour Ingram Spark. Je cite texto la réponse qui m'a
été faite chez Lightning Source: "You will always receive the same
publisher compensation, some of the third party sellers are our channel
partners and any that aren’t would still need to order through one of
our listed wholesale channels so we would always have record of any
sales." "Vous recevrez toujours le même revenu d'auteur, certains des
vendeurs tiers sont nos partenaires, et ceux qui ne le seraient pas
auraient tout de même besoin de commander par nos canaux où figurent vos
prix de vente, donc nous aurions une trace de chacune des ventes."
J'ai bien
réfléchi à la situation. Ces vendeurs tiers, à ma connaissance,
lorsqu'ils obtiennent une commande d'un client Amazon, ne permettent pas
une remontée en classement de mon livre sur le site d'Amazon. Seule une
vente par Amazon (j'en suis presque certain, mais cela reste à
vérifier) permet la montée dans le classement des ventes de mon livre.
La conséquence logique, c'est que je n'aurais conscience de cette vente
que lorsque Createspace la fera figurer dans mon tableau de droits
d'auteur sur son site.
Oserais-je dire, si Createspace
fait figurer cette vente sur le tableau de bord? En étant un peu
parano, on peut imaginer une société écran chargée de vendre au plus bas
prix sans que l'auteur ne soit tenu au courant d'une seule des ventes.
Qu'on me pardonne ma défiance, je suis romancier, j'ai de l'imagination.
Autre fait
troublant, lorsque je me suis inquiété de savoir ce que devenaient les
fichiers de mes livres (les fichiers qui permettent à l'imprimeur de les
fabriquer), voici ce que m'a répondu l'employé de Createspace: "If you
have made your title available through Expanded Distribution, your files
may be sent to the distributors with whom we have a relationship in
order to expedite order fulfillment. Please be assured that your files
will not be sent to additional outlets by CreateSpace or these
distributors. " "Si vous avez autorisé la Distribution Etendue, vos
fichiers peuvent être envoyés à des distributeurs avec lesquels nous
sommes en relation, afin de satisfaire la commande. Soyez je vous prie
assuré que vos fichiers ne seront pas envoyés à des organes additionnels
par Createspace ou ses distributeurs."
L'un de
nos défauts à nous autres autoéditeurs (en tout cas le mien), c'est que
nous aimons garder le contrôle. C'est l'une des raisons pour lesquelles
nous avons choisi de la jouer solo, nous haïssons l'absence de
transparence des éditeurs, l'absence de vision et la précarité qui en
résulte (ou en tout cas le sentiment de précarité).
Là, on se
rend bien compte que la distribution étendue génère toute une série
d'inconnues. Nos fichiers se mettent à se balader sur leurs petites
pattes électroniques, des vendeurs que nous ne connaissons ni d'Eve ni
d'Adam se mettent à faire le business quasiment à notre place, et les
moyens de contrôle ne dépendent que de la bonne volonté de partenaires
comme Createspace.
J'ai donc
pris à titre préventif la décision de ne plus passer par la distribution
étendue avec Createspace, pour tous mes livres sauf un: The Breath of
Aoles. J'ai gardé la distribution pour celui-là, me disant que je
pouvais sacrifier d'éventuelles ventes non répertoriées à une meilleure
visibilité chez des distributeurs en ligne comme Barnes&Noble,
visibilité qui pourrait être bénéfique à la vente d'ebooks, prédominante
dans le domaine de la Fantasy aux Etats-Unis.
Il faut
évidemment faire attention quand vous supprimez de la sorte un ou
plusieurs distributeurs, car si vous vendez, votre classement sur
d'autres plates-formes de vente va s'effondrer. Il n'est d'ailleurs pas
du tout évident que cette manoeuvre me permette de ne plus avoir ces
vendeurs tiers en lien sur chacun de mes livres papier. Nous verrons, ce
genre de changement prend un certain temps avant d'être effectif.
Si Amazon
et Createspace souhaitent me rendre plus confiants sur le sujet, à eux
d'amener un peu plus de transparence à propos de ces vendeurs tiers, en
me permettant par exemple de savoir sur mon tableau de bord d'où
provient une vente (à défaut du nom du client, au moins celui du
vendeur). Il serait bon que les ventes de livres neufs par des vendeurs
tiers fassent remonter le classement sur le site d'Amazon. Je veux bien
travailler avec d'autres gens qu'Amazon, Createspace ou Lightning
Source, mais il faut au minimum que les conditions d'une relation de
confiance soient établies.
28/05/2014 - Distribution étendue Createspace : une réponse d'Amazon
Suite à l'article d'hier intitulé Ingram, Createspace, Amazon et la distribution globale,
Amazon a envoyé une réponse à un autre auteur qui leur a posé des
questions après que je l'ai prévenu. Cette fois-ci, c'est l'équipe Amazon.fr
qui a répondu. La réponse contient un lien très intéressant qui permet
de signaler directement à Amazon des prix trop bas. Mes réflexions juste
après leur réponse. N'oubliez pas aussi de lire les commentaires du premier article.
Voici la réponse d'Amazon.fr non retouchée:
Bonjour,
Suite à votre email , je comprends que vous vous interrogez sur le prix de vos livres sur notre site Amazon.fr.
Tout d'abord, notre politique de prix se traduit par la pratique constante de prix bas sur toute notre gamme de produits, tout en maintenant le niveau de qualité de nos services qui fait notre réputation. Nous n’avons cependant pas de politique d’alignement de prix sur nos concurrents. Dès lors, il est possible que vous puissiez acheter un article à prix plus bas chez un autre commerçant.
J'ai effectué des recherches et vous informer que les livres dont vous m'avez envoyé les liens sont actuellement proposés sur la plateforme Marketplace d’Amazon à la fois par Amazon et par des vendeurs tiers.
Les livres vendus par des vendeurs tiers sur la plateforme Marketplace sont signalés avec le message « Disponible chez ces vendeurs » qui remplace l'indication du prix Amazon. Dans d'autres cas, ils sont listés sous le prix Amazon avec le mention "neuf" ou "d'occasion".
Les vendeurs collectent des livres d’occasion ou les achètent en gros chez les éditeurs.
Ils sont libres de fixer leurs propres prix. Les offres de la plateforme Marketplace ne peuvent pas être supprimées.
Néanmoins, si un de vos livres est vendu à l'état neuf par un vendeur et que la différence de prix est supérieur ou inférieur au prix fixé par l'éditeur, nous vous demandons de remplir le formulaire ci-desous :
https://www.amazon.fr/gp/help/reports/infringement
Ce formulaire est ensuite traité par notre équipe légale qui vérifiera si le vendeur viole ( ou non) la loi Lang sur le prix du livre. Je vous invite à bien préciser l'objet de votre demande dans la case "informations supplémentaires.
Suite à votre email , je comprends que vous vous interrogez sur le prix de vos livres sur notre site Amazon.fr.
Tout d'abord, notre politique de prix se traduit par la pratique constante de prix bas sur toute notre gamme de produits, tout en maintenant le niveau de qualité de nos services qui fait notre réputation. Nous n’avons cependant pas de politique d’alignement de prix sur nos concurrents. Dès lors, il est possible que vous puissiez acheter un article à prix plus bas chez un autre commerçant.
J'ai effectué des recherches et vous informer que les livres dont vous m'avez envoyé les liens sont actuellement proposés sur la plateforme Marketplace d’Amazon à la fois par Amazon et par des vendeurs tiers.
Les livres vendus par des vendeurs tiers sur la plateforme Marketplace sont signalés avec le message « Disponible chez ces vendeurs » qui remplace l'indication du prix Amazon. Dans d'autres cas, ils sont listés sous le prix Amazon avec le mention "neuf" ou "d'occasion".
Les vendeurs collectent des livres d’occasion ou les achètent en gros chez les éditeurs.
Ils sont libres de fixer leurs propres prix. Les offres de la plateforme Marketplace ne peuvent pas être supprimées.
Néanmoins, si un de vos livres est vendu à l'état neuf par un vendeur et que la différence de prix est supérieur ou inférieur au prix fixé par l'éditeur, nous vous demandons de remplir le formulaire ci-desous :
https://www.amazon.fr/gp/help/reports/infringement
Ce formulaire est ensuite traité par notre équipe légale qui vérifiera si le vendeur viole ( ou non) la loi Lang sur le prix du livre. Je vous invite à bien préciser l'objet de votre demande dans la case "informations supplémentaires.
A bientôt sur Amazon.fr
Voici maintenant mes réflexions :
- Il est
très étonnant qu'Amazon dise qu'il n'a pas de politique d'alignement des
prix sur la concurrence, alors que pour les ebooks, Amazon les aligne
automatiquement sur le prix le plus bas (peut-être la réponse ne
portait-elle que sur les livres papier). En même temps, comme je l'avais
signalé dans mon article, Amazon se bat (et est en train de se battre,
contre Hachette) pour obtenir la possibilité de pratiquer des remises
sur les ventes de livres et d'ebooks, tout en continuant à payer
l'intégralité du prix des livres aux éditeurs et autoéditeurs. C'est
dans leur ADN d'obtenir les prix les plus bas pour leurs clients
(l'équivalent de Leclerc chez nous, en quelque sorte).
- J'ai personnellement rempli le formulaire d'infringement pour tous mes livres
- Je ne
crois pas vraiment à l'explication "les vendeurs achètent les livres en
gros chez l'éditeur": cela ne m'est jamais arrivé qu'on m'achète des
livres en gros. Pour moi, il y a un danger très clair qu'un imprimeur à
la demande fabrique illégalement nos livres et les vende dans notre dos,
ou plutôt sous notre nez, sur le marketplace amazon. Ce danger
persistera tant que les rapports de vente ne feront pas état clairement
des ventes effectuées par les vendeurs tiers, et tant qu'Amazon ne fera
pas en sorte que les ventes par des vendeurs tiers sur son site
déclenchent la remontée en classement d'un livre.
- d'après
la réponse faite, j'en déduis que les liens d'achat marketplace ne
disparaîtront pas, mais qu'Amazon va demander un alignement des prix aux
vendeurs sur le neuf. A noter que pour l'auteur Jacques Vandroux
(voir les commentaires du premier article), les vendeurs tiers ont
disparu aussitôt qu'il a supprimé la distribution globale pour son livre
(réaction ultra rapide). Chez moi, un vendeur sur deux a été supprimé.
Pour mon dernier livre, Votre santé c'est notre avenir,
le vendeur tiers pratique 26% de réduction, ce qui le met à 11€! (En
fait, la réduction est bien moins importante si l'on tient compte des
frais de port. N'hésitez pas à en profiter si vous vous sentez de
l'acheter, mais dans ce cas, envoyez-moi un mail pour me prévenir, afin
que je puisse vérifier si la vente apparaît sur mon tableau de bord.)
-
la réponse d'Amazon lui permet de rester à peu près dans les clous par
rapport au prix unique du livre, mais on voit qu'il y a quand même pas
mal de contradictions. L'explication tient à ce qu'Amazon s'efforce de
rester dans la légalité tout en appliquant sa propre politique.
[EDIT 03/06/2014] : Problème réglé pour tous mes livres Createspace.
samedi 30 août 2014
[Archive 15/09/2012] Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb
Mercredi 12 septembre, j'ai reçu mon exemplaire du Souffle d'Aoles
en provenance de CreateSpace (commandé le 22 août). CreateSpace est à
la fois un imprimeur à la demande et un site internet relié à celui
d'Amazon, et qui permet désormais à des auteurs indépendants d'avoir
leur livre sur Amazon.fr,
tout en évitant de gérer du stock. Les livres sont en effet imprimés au
fil de chaque commande et envoyés directement par Amazon. Auparavant, Le Souffle d'Aoles était déjà sur Amazon.fr,
mais pour ce faire, j'utilisais le service payant de Cyber Scribe,
Ediweb/Ges Com, qui permet aussi de référencer ses ouvrages dans la base
de données libraires Dilicom.
Eh oui, Le Souffle d'Aoles est à présent référencé sur deux pages distinctes du site Amazon.fr, celle de Cyber Scribe (lien), et celle de CreateSpace (lien). Les connaisseurs auront remarqué que le numéro ISBN n'est pas le même pour chaque exemplaire : l'ISBN CreateSpace m'a été fourni gratuitement par CreateSpace au moment de la création du livre.
[EDIT] Sur la page Createspace d'Amazon.fr, il a fallu deux jours pour que le livre apparaisse comme disponible (en stock). Et contrairement à la page Cyber Scribe du Souffle d'Aoles, celle de CreateSpace affiche des frais de port gratuits.
Sur la page Cyber Scribe d'Amazon.fr, vous pouvez aussi noter l'absence de présentation de l'ouvrage: j'ai dû l'ajouter moi-même en commentaire. Je paye 90 € par an pour que Cyber Scribe me référence mon livre sur Amazon.fr, et il n'y a pas la description. Cette somme correspond aussi au référencement dans la base de données Dilicom des libraires, mais il faut savoir qu'aucun libraire n'est jamais passé par Dilicom pour me commander un ouvrage. Je n'ai eu que deux ou trois commandes de libraire, et cela s'est fait d'abord par un coup de téléphone ou un mail.J'ai eu en tout et pour tout 7 commandes Amazon.fr grâce à Cyber Scribe, et à une exception près, c'était à chaque fois pour le deuxième tome du cycle d'Ardalia, Eau Turquoise (qui ne bénéficie pas non plus de description sur sa page Cyber Scribe, sinon celle que j'ai rajoutée en commentaire).
Sur la page Createspace d'Amazon.fr, il y a bien la description.
Vous remarquerez aussi en cliquant sur ces deux liens de début d'article que l'image (vignette) n'est pas la même : coupée un peu plus près de mon nom et plus sombre pour celle de Createspace. L'image de CreateSpace sur le site d'Amazon.fr (envoyée directement par Createspace d'après le fichier PDF de couverture) est d'ailleurs moins fidèle que celle de Cyberscribe sur le site d'Amazon.fr, comme l'atteste la photo des deux exemplaires prise par votre serviteur (ci-dessous cette fois).
A gauche l'exemplaire imprimé par Lightning Source vendu par Cyber Scribe sur Amazon, à droite l'exemplaire CreateSpace
L'exemplaire CreateSpace est un peu plus sombre, mais aussi un peu plus rouge que celui de Lightning Source (LSI, imprimeur situé en Grande Bretagne). Ce n'est pas la seule différence sur la couverture.
Oui, là je crois que vous l'avez repéré : le trait sur la gauche du livre Createspace (livre de droite sur l'image) est bien un trait de pliure et de collage, une technique différente de celle employée par Lightning Source.
D'après
moi, la technique employée par Lightning Source est plus avancée et la
couverture est d'une qualité légèrement meilleure avec LSI. En tant que
lecteur, franchement, ces changements ne me gêneraient pas plus que ça,
que ce soit par rapport aux couleurs de couverture ou à la légère
pliure. Passons maintenant à l'intérieur du livre.
Grosse surprise en voyant le livre arriver : les pages intérieures de la version Createspace (à droite et en haut sur les deux images ci-dessus) sont blanches. Et non crème comme je croyais l'avoir demandé! La qualité d'impression est optimale pour les deux versions, et les feuilles sont suffisamment épaisses pour ne pas être transparentes.
Je suis
donc retourné sur mon projet Createspace, pour constater
qu'effectivement, la mention "blanche" était cochée par erreur pour les
pages. Sans doute une erreur de ma part. J'ai donc opéré un changement,
et j'ai resoumis la nouvelle version à l'équipe du site pour
approbation. C'est là qu'il y a eu un défaut de la part du site, puisque
le livre, contrairement au précédent, n'a pas été approuvé : on m'a
indiqué, ce qui était faux, qu'il y avait plus de deux pages blanches
consécutives.
Pour ne pas être victime de ce problème en cas de reprise d'un ancien projet, faites ce que j'ai dû faire: renvoyez le fichier PDF, même si c'est strictement le même que celui conservé dans les données de Createspace. Je sais, c'est idiot mais c'est comme ça. Par la suite, je me suis contenté d'approuver la version 3D du livre.
Eh oui, au moment de la validation finale, il y a un modèle 3D de votre livre qui tourne sur le site, et dont on peut déplier les pages à la manière de ce que propose Issuu ou Calaméo. Ça en jette. Malheureusement, même si vous avez choisi les pages couleurs crème, cela ne se voit pas à l'oeil nu sur ce modèle (tout est blanc).
La création du livre sur le site CreateSpace : en dehors du problème précédemment évoqué, cela a été un vrai bonheur étant donné que je disposais déjà des PDF de couverture et de texte. J'ai juste modifié un détail sur le PDF de couverture du livre : en effet, le code-barre avec le numéro ISBN fourni par Amazon figure sur la quatrième de couverture, en bas à droite, et il importe de préserver cet espace libre au moment de la création de la couverture. J'ai aussi modifié le PDF du texte, de manière à indiquer : "imprimé par CreateSpace" (en plus de la mention de dépôt légal). J'ai fait un ou deux petit changement de maquette comme la mention: Retrouvez Pelmen dans le deuxième tome du cycle d'Ardalia: Eau Turquoise pour la version CreateSpace.
Je n'ai pas précisé à dessein la ville où a été imprimé le livre Createspace, car je l'ignorais. Le carton qui m'est arrivé le 12 septembre mentionnait Francfort, je suppose donc que c'est dans cette ville qu'il a été imprimé (ce n'est pas indiqué sur leur site).
Cette page en photo ci-dessus ne figure bien entendu pas dans les versions vendues sur le site: c'est la page "Proof" correspondant à la version à approuver que m'a envoyée Createspace. Remarquez la mention "made in the USA, Charleston, SC", que je soupçonne ne pas être correcte puisque le carton venait d'Allemagne (Francfort).
Et maintenant... les prix !
Le livre lui-même chez Createspace, hors frais d'expédition, me revient à 5,24$ contre 4.83€ chez Lightning Source. En prenant le tarif d'expédition le plus économique, je suis à 10,12 dollars chez Createspace contre 10,44 euros pour Lightning Source. Le mode d'expédition que j'ai choisi était un peu plus cher : 13,23$ pour un livre (11,66€). Cela a mis 20 jours à arriver, mais je sais d'expérience qu'avec LSI, le mode le plus économique aurait pris un mois. Le tarif suivant que propose LSI, le tarif premium, me revient à 17,56€ le livre. Là, le livre est imprimé et expédié en trois jours.
Cela dit, dès que l'on imprime plus d'un livre à la fois, Lightning Source devient beaucoup, beaucoup plus avantageux. Par exemple, un tirage typique de 250 exemplaires pour le Souffle d'Aoles me revient à 4,45€ le livre, frais de port compris, avec les 12 cartons correspondant aux 250 livres qui m'arrivent en trois jours! Alors que chez Createspace, le prix à l'unité ne baisse pas.
C'est pourquoi je compte bien rester avec Lightning Source pour ce type d'impression en petits volumes.
Mais...mais, bien évidemment, je vais aussi travailler avec CreateSpace. Parce que comme on l'a vu plus haut, payer Cyber Scribe 90 € par an pour n'avoir aucune commande libraire de mes livres et les livres sans leur description sur Amazon.fr, c'est de la folie !
Dernière info, avec la distribution sur Amazon/CreateSpace, chaque livre vendu me rapportera 7,60 € net (oui, après la déduction de la marge Amazon). A titre de comparaison, quand j'envoie l'un de mes livres à 4,45 € tiré de mon stock de 250 exemplaires, cela me revient à 8,45 € en passant par la Poste. Mais Amazon ne me verse pas les 21 € que coûte le livre. Amazon me verse 16,82 € très précisément (après déduction de sa marge).
16,82€ - 8,45€ = 8,37€. Un livre tiré de mon stock de 250 me rapporte donc moins de un euro de plus que ceux imprimés par Createspace et envoyés directement. Et je dois me déplacer à chaque fois à la Poste pour les livres que j'ai en stock. Et je n'imprime pas tous mes exemplaires à 250 (pour les Eau Turquoise, je suis sur des tirages de 150). Et il faut rajouter à cela les 90€ par an de CyberScribe!
Je sais qu'il existe un programme d'Amazon en partenariat avec Cyber Scribe appelé Avantage, mais je soupçonne qu'il s'adresse aux éditeurs vendant davantage que moi. Pour le moment, c'est donc Createspace qui représente une solution incomparable en terme de souplesse (on peut enfin profiter du plus grand atout de l'impression à la demande, l'impression à l'unité), de facilité d'utilisation du site, de visibilité de mon livre sur Amazon.fr et pour une qualité générale tout à fait honorable.
Si vous êtes lecteur et que vous passez par Amazon.fr pour en commander, n'hésitez pas à me contacter sur ce blog s'il y a un problème ou si vous souhaitez me faire part de vos impressions.
[EDIT 12/05/2013] Si vous souhaitez ajouter un élément visuel qui comporte du texte (comme une carte, par exemple), sur une double page, je recommande d'éviter de mettre du texte à l'endroit de la pliure, sous peine de surprise désagréable (recadrage automatique de l'image). Vérifiez bien vos marges intérieures et ne mettez pas de texte à l'intérieur, même si le texte est intégré à une image.
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