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vendredi 16 janvier 2026

Trump est bel et bien un agent de Poutine

Les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil, la capture du dictateur Maduro au Vénézuéla, l'arraisonnement de pétroliers de la flotte fantôme russe par les Etats-Unis, ces différents actes ne sont que des écrans de fumée de la part de Trump. Ils sont destinés à masquer une réalité : le président Donald Trump est bel et bien un agent de Poutine. Trump sait déjà qu'il va perdre les élections de mi-mandat. Il sait aussi que 71% de ses concitoyens sont opposés à l'annexion du Groenland par les Etats-Unis. Malgré cela, il continue à faire le forcing dans ses déclarations, assurant qu'il veut le Groenland. C'est le meilleur moyen de faire imploser l'OTAN. Cela explique pourquoi Poutine a réagi aussi mollement au sujet de Maduro et des pétroliers arraisonnés par les Etats-Unis. Le gain potentiel de l'implosion de l'OTAN l'emporte en effet largement, pour la Russie, par rapport aux quelques coups ponctuels qu'a pu délivrer Trump. Rappelons aussi que l'Ukraine n'a jamais autant souffert depuis le début de la guerre en 2022 qu'en 2025, soit la première année du mandat de Trump.

 

Le compte-à-rebours des midterms, les fameuses élections de mi-mandat, est bel et bien déclenché pour Trump. Et Trump sait qu'il va les perdre. C'est pourquoi il précipite ses actes politiques, dans le but de faire en sorte que les Etats-Unis ne puissent plus revenir en arrière. 

Ainsi, ses déclarations forcenées sur le Groenland n'ont pour véritable objectif que de faire imploser l'OTAN, ce qui permettra à Trump de remplir ses obligations d'agent à l'égard de Poutine.  

Il faut savoir qu'à l'époque de la guerre froide, la base américaine de Pituffik, au Groenland, comptait 10 000 soldats. Le prétexte de Trump pour prendre possession du Groenland est la menace extrême posée par les Russes et les Chinois. En toute logique, Donald Trump, dès le début de son second mandat, aurait dû renforcer de manière considérable les effectifs de cette base, pour faire face à la menace.  

En réalité, d'après le journal Le Monde, il y a en ce moment 150 soldats américains qui occupent cette base de Pituffik.
150.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, Trump n'a donc rien fait pour accroître les effectifs de l'armée américaine au Groenland. Parce que ce n'était tout simplement pas justifié. Trump est pris en flagrant délit de mensonge, de surévaluation dramatique de la menace des Russes et des Chinois et de leurs visées sur le Groenland. Ce n'est là qu'un prétexte. 

Est-ce que Trump entend tirer un parti personnel des ressources du Groenland? 

Non, car il sera mort bien avant de pouvoir en profiter. L'exploitation de ressources dans un milieu si difficile, si tant est qu'elle soit rentable, va prendre des décennies. 

Je pensais au début qu'il voulait tirer un parti politique de l'annexion du Groenland, d'un regain de popularité. Les 71% d'Américains opposés à l'annexion m'ont fait revenir sur cette opinion. Trump ne le fait que pour remplir son contrat avec Poutine. 

De son coté, le Danemark continue de clamer haut et fort que le Groenland n'est pas à vendre, et a convaincu ses alliés européens comme l'Allemagne et la France de faire bloc en y envoyant quelques dizaines de soldats, effectifs symboliques qui vont probablement être renforcés dans les jours à venir. 

Le but du Danemark et de l'Europe est d'éviter d'entrer dans le jeu de Trump en rompant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, ce qui serait une sorte de bouton nucléaire. En revanche, il s'agit de forcer Trump à déclarer la guerre au Groenland et au Danemark, en envoyant au préalable des troupes au Groenland. 

Cette déclaration de guerre devra être validée par le Congrès des Etats-Unis. C'est à mon avis le point fort de la stratégie européenne, ce qui en fait une stratégie gagnante. 

Le jeu de Trump sera de mettre le couteau sous la gorge aux députés républicains, en leur disant qu'il lui faut le Groenland avant les élections de mi-mandat s'ils veulent avoir une chance de les remporter. Ce qui est évidemment totalement faux, puisque les sondages indiquent que les Américains sont contre. 

C'est pourquoi la stratégie européenne est gagnante au sujet du Groenland, à condition de continuer à montrer les muscles sans pour autant provoquer. Une fermeté absolue de l'Europe, c'est ce qui va conduire Trump à demander les pleins pouvoirs au Congrès. Et il ne les obtiendra pas. 

Rappelons aussi que le Groenland, comme le Vénézuéla auparavant, comme l'Iran sans doute demain, sont des moyens de détourner les yeux du public du dossier Epstein. Les fichiers n'ont toujours pas été délivrés au public dans leur totalité. Par ailleurs, trop nombreux ont été ceux qui ont été caviardés, souvent au grand dam des victimes elles-mêmes. Ces fichiers ont toujours, et peut-être plus que jamais, le pouvoir de détruire le restant de crédibilité de Trump. 

J'ai l'intuition que ce dossier Epstein ne sera pas l'un des grands oubliés de 2026. Ce cadavre-là va continuer à frapper à la porte... 
 

mardi 9 décembre 2025

Stratégie nationale de sécurité des Etats-Unis d'Amérique - novembre 2025

Bon, je me suis fadé les 29 pages de la Stratégie Nationale de Sécurité des Etats-Unis d'Amérique, de novembre 2025.
Je ne vais pas tout analyser ici, uniquement ce qui me saute aux yeux.
  
 
Déjà, on peut se demander si le fait même d'afficher en toute transparence la stratégie de sécurité nationale de son pays relève de l'arrogance ou du désespoir. Arrogance parce qu'il sera plus facile aux adversaires ou ennemis des Etats-Unis de contrer leur stratégie, connaissant les différents axes. Désespoir parce que ce type de document peut quelque part être interprété comme un appel à l'aide des USA à ses alliés, pour mettre en place cette stratégie. 
 
Ce qui m'a frappé dans ce document, c'est la non reconnaissance de la position historique de première superpuissance mondiale des Etats-Unis par l'administration Trump. Partant de là, il y a une incapacité de cette même administration à reconnaître que c'est la politique post seconde guerre mondiale, et notamment la politique vis-à-vis de l'Europe, qui a permis aux USA de s'assurer cette place de première superpuissance mondiale. 
 
A aucun moment, l'existence de la CIA ni des services de renseignements n'est mentionnée dans ce document. Or, on sait que l'administration Trump est en désaccord profond avec la CIA.
Le texte va même jusqu'à encourager les USA à ne pas s'occuper du reste du monde, par exemple du continent africain, et de n'avoir une politique que réactive et non préventive envers le terrorisme. 
 
C'est à dire, en gros, de devenir aveugle par rapport à l'étranger, ou en tout cas une bonne partie du monde.
 
Une telle politique est évidemment catastrophique, et ne peut que mener à de futurs 11 septembre 2001 (au fait, c'était un président démocrate qui était à la maison blanche le 11 septembre 2001? Je n'en ai pas l'impression). 
 
Evidemment, il y a toute la politique d'extrême-droite de la maison blanche qui ressort, et la politique anti-Europe dont les médias ont parlé. 
 
Etonnamment, le texte s'enorgueillit du soft power des USA, alors même que Trump est celui qui aura le plus contribué à détruire ce soft power, avec notamment l'abolition de USAID. Cela fait partie de ce que l'on pourrait appeler "les mots creux" du texte. Il y en a beaucoup, et notamment par rapport à l'OTAN. Le texte n'évoque pas le désengagement des USA de l'OTAN, se contentant de réasséner l'objectif de 5% de budget des Etats-membres.
 
Là où l'on perçoit le désengagement des USA vis-à-vis de l'OTAN, et de l'Europe, c'est lorsque le texte se réclame de la doctrine Monroe. Une doctrine condamnant toute intervention européenne dans les affaires « des Amériques » (Nord et Sud), tout comme celle des États-Unis dans les affaires européennes. Le texte parle même de "corollaire Trump", de la même manière qu'il existait le "corollaire Roosevelt" à cette doctrine Monroe. C'est à dire que l'administration Trump ne veut pas se désengager totalement des affaires internationales. Elle ne veut y être impliquée que dans la limite où ça sert ses intérêts et son business. Une attitude, bien sûr, de la plus totale irresponsabilité. 
 
Le document démontre ainsi une totale méconnaissance du mécanisme des guerres en Europe et du rôle stabilisateur des USA, en prônant le nationalisme pour toutes les différentes nations. C'est la porte ouverte à la guerre, ce texte. 
 
La plus grande trahison au monde que commet ce texte reste bien entendu le fait de nier les changements climatiques et les régulations qui s'imposent. L'écologie n'est donc mentionnée qu'en passant, pour la dénigrer, alors que ce devrait être l'un des premiers objectifs du texte. Parce qu'en protégeant la nature et le monde, on protège les USA.
 
En résumé, ce texte, en méconnaissant tout ce qui a fait la grandeur des Etats-Unis, ne peut qu'en accélérer le déclin.

jeudi 6 mars 2025

L'Europe doit déclarer la guerre à la Russie

Le désengagement des Etats-Unis en Europe conjugué à la course effrénée aux armements en Russie ne nous laisse pas le choix. Dans les deux prochaines années, en 2026 ou au plus tard en 2027, l'Europe doit déclarer la guerre à la Russie. Dans cette guerre, l'Europe devra être l'agresseur. Les colonnes de blindés européennes devront franchir les frontières de la Russie, les forces aériennes violer l'espace aérien russe. Il ne s'agit pas d'envahir la Russie, bien sûr. Nous devrons juste détruire l'armée de terre, l'armée de l'air et la marine russe. Et surtout, surtout, pulvériser l'appareil militaro-industriel russe. Les moyens? Uniquement conventionnels. Le but de cette opération, que l'on pourrait baptiser Strike and Return? Empêcher la Russie de s'en prendre à ses voisins pour les 20 prochaines années. L'Europe devra agir seule, sans le soutien des Etats-Unis, et se préparer à une riposte nucléaire. L'hypothèse d'un conflit nucléaire n'est en effet pas à écarter, mais nous devons en prendre le risque. Sinon, c'est inéluctable, la Russie va s'attaquer aux pays baltes, et à ses autres voisins proches, voire moins proches, dans les cinq prochaines années.

L'histoire de la Russie comme de l'Europe ne trompent pas. Une course aux armements telle que la met en œuvre la Russie, avec la mise en chantier de 7000 chars d'assaut pour 2030, ne peut signifier que de prochaines guerres menées par la Russie.
L'Europe doit donc attaquer en premier. Profiter de l'affaiblissement actuel de la Russie pour frapper, et frapper fort.
 

A combien de morts faut-il s'attendre ? On ne peut pas savoir, et d'autant moins qu'on ne peut pas prévoir si cette guerre ne va pas basculer dans le nucléaire. Mais en admettant que ce soit uniquement sur le plan conventionnel, les Européens doivent s'attendre à un million de morts dans leurs rangs. Donc oui, il faut se mettre à construire de nouveaux cimetières, et à agrandir ceux qui existent. 

Néanmoins, ce million de morts européens permettra de sauver la vie de nombreux millions d'autres Européens. Elle empêchera une bonne partie de l'Europe de tomber sous le joug d'une nouvelle dictature néo staliniste. Il nous faudra sans doute occuper provisoirement certaines villes stratégiques russes, le temps de s'assurer de la destruction de l'appareil militaro-industriel. 

Nous pourrons en profiter pour exhorter le peuple russe à se débarrasser du FSB et des divers réseaux de renseignement, qui sont le fléau de ce pays. 

Et le régime de Poutine? Ma foi, si l'intégralité de son armée est détruite, je ne sais pas si ce régime tiendra. Si je m'en réfère à la Seconde Guerre Mondiale, les occidentaux n'ont pas eu besoin de s'en prendre à la tête du régime directement, et les tentatives d'assassinat de Hitler se sont toutes soldées par des échecs. 

C'est pourquoi je suis persuadé qu'il faudra en venir à la guerre. Le but de ce billet n'est d'ailleurs pas de chercher à intimider ou à menacer. Ce sont les dictateurs qui pratiquent la menace et le chantage. Les démocraties, elles, se préparent tranquillement et font ce qu'il y a à faire le moment venu. C'est ce qu'on appelle la force tranquille. De la détermination, mais sans gesticulations ni rodomontades.

samedi 31 décembre 2022

Poutine : quand les étoiles se désalignent

Quand les circonstances deviennent favorables au-delà de ce que l'on pouvait espérer dans une carrière, on dit que les étoiles s'alignent. On peut parler de chance, et on peut aussi dire qu'il faut forcer la chance, la provoquer. Les étoiles se sont alignées tout au long de la montée en puissance de Poutine, avec des revers qu'il a su transformer en opportunités, ce qui démontre une certaine résilience de sa part. Néanmoins, dans son cas, on peut penser que les étoiles sont entrées en désalignement dès le mois de février 2014.

Après Rasputin, le rat Poutine. Le dirigeant russe, qui a longtemps eu une face de rat avant d'avoir recours au botox sur les conseils de son ami Berlusconi, a d'ailleurs dû fuir un rat dans son enfance. Simple anecdote, bien sûr, mais qui révèle peut-être son totem. 

Trêve de plaisanteries. A quel moment se sont alignées les étoiles pour Poutine pour la première fois? Je pense que cela remonte à 1968, date à laquelle Poutine se fait embaucher, à l'âge de 16 ans par le KGB pour la première fois. C'est très important, parce que ça va lui donner une connaissance précise des rouages du système, même s'il ne va occuper qu'un poste peu important en Allemagne de l'Est. 

Cela va aussi lui permettre de se donner une image d'espion, sorte de James Bond russe, valorisante aux yeux de nombre de ses compatriotes.

La deuxième fois que les étoiles s'alignent remonte à 1989, la chute du mur de Berlin. Un véritable traumatisme pour Poutine, mais qui va provoquer des conditions très favorables pour lui. A l'issue de cette chute, il y avait au moins deux issues possibles pour la Russie:

- l'accélération de la corruption qui était celle de l'ex URSS en Russie en l'absence d'un leader fort

- la diminution de la corruption et une politique plus libérale, si ce n'est démocratique, grâce à un leader suffisamment fort et cohérent

C'est la première hypothèse qui a prévalu, l'accélération de la corruption. Le leader qui a succédé à Gorbatchev, Eltsin, beaucoup trop porté sur la boisson, était loin, très loin d'être incorruptible. Cela, déjà était un premier alignement d'étoiles, puisque cette corruption va s'étendre encore plus à tous les niveaux de la société russe, mais aussi dans des pays alliés tels l'Ukraine ou la Biélorussie. 

Grâce à cette corruption rampante, en 1991, Poutine, rapatrié en Russie, va pouvoir faire ses preuves du côté de St Petersbourg, en s'appuyant sur son expérience de petit caïd de banlieue ayant travaillé pour le KGB. Le maire extrêmement corrompu de St Petersbourg, Anatoli Sobtchak, le prend en effet sous son aile. Il va compter sur lui pour dévier toutes les enquêtes gouvernementales au sujet des malversations à St Petersbourg. Une partie des habitants de St Petersbourg vivent alors dans une pauvreté extrême. 

Quand Anatoli Sobtchak va perdre la mairie en perdant de manière loyale les élections, Poutine perd aussi son poste. Il va en concevoir une haine de la démocratie. Sous son règne, chacune des élections sera truquée en sa faveur. 

Le fait que Poutine ait perdu son poste et en retrouve un nouveau à Moscou, au Kremlin, adjoint de Pavel Borodine, le directeur du Département de l'administration des propriétés présidentielles en 1996, va constituer un nouvel alignement d'étoiles. Je ne prétend pas que tout soit lié à la chance, bien sûr. C'est parce que Poutine était un truand plutôt doué, insensible aux émotions humaines, sans scrupules, qu'il a su gravir les échelons. En 1997, il entre dans l'administration gouvernementale, avant, d'être, en 1998, carrément nommé Directeur du FSB (ex-KGB). Il s'appuie sur des réseaux mafieux, certains datant peut-être de son époque de St Petersbourg. Il joue sur les deux tableaux, et comme le FSB n'a pas suffisamment de moyens de contrôle, pas suffisamment de fonctionnaires incorruptibles, il est gagnant.

Autre événement déterminant, autre alignement d'étoiles, le règne de plus en plus chaotique d'Eltsine le mène à une procédure d'impeachment, au moment même où Poutine est devenu le chef du FSB. En 1999, donc, Eltsine est menacé de destitution par Yuri Skuratov, le procureur général de la fédération de Russie, lequel enquête sur des actifs en Suisse qui lui appartiennent ainsi qu'à ses proches et qui ont été utilisés pour acheter des biens de luxe. Poutine va alors sauver la mise d'Eltsine en produisant une vidéo sulfureuse, sextape sur laquelle on voit un homme ressemblant à Skuratov, ayant des relations sexuelles avec deux jeunes femmes. Skuratov sera acculé à la démission. 

Eltsine, reconnaissant, va alors faire de Poutine son successeur. Poutine va ensuite organiser des attentats attribués aux tchétchènes sous faux drapeau pour renforcer son influence. C'est là qu'il va fameusement déclarer vouloir "buter les terroristes tchétchènes jusque dans leurs chiottes". La même année, le dernier jour de 1999, Boris Eltsine démissionne au profit de Poutine. Incroyable alignement d'étoiles, là encore, après de nombreuses manœuvres de Poutine.

Je passe sur de nombreux autres épisodes, notamment les empoisonnements célèbres, volontairement spectaculaires, dont le dictateur s'est rendu coupable en toute impunité, les élections honteusement truquées ainsi que l'exécution d'un opposant, tué de plusieurs balles dans le dos sur le pont le plus surveillé de Russie. Si le premier désalignement d'étoiles s'est produit au moment de l'organisation des JO de Sotchi par la Russie en 2014, c'est en raison de la Révolution de Maïdan en Ukraine. Cette révolution au moment même de ses JO va rendre Poutine fou furieux et conduire à l'invasion de la Crimée toujours en 2014, puis à la tentative d'invasion de l'Ukraine en 2022.

L'affaiblissement des démocraties de par l'influence russe dans le monde, et en particulier aux Etats-Unis au moment de l'élection de Trump en 2016, pouvait ressembler, là encore, à une sorte de voie royale pour Poutine. Il avait la Crimée en 2014, et l'improbable alliance avec les Américains (ou du moins Trump) en 2016. Il pensait avoir le champ libre, son ego s'est mis à enfler, enfler. Bien que son allié Trump soit battu en 2020 par Biden, la défaite des Américains contre l'Afghanistan, déjà signée par Trump, va achever de le convaincre que le moment est venu pour lui d'envahir l'Ukraine.

Mais dans cette victoire apparente qu'était la Crimée en 2014, se dessinait déjà en creux ce qui allait constituer le début de la défaite pour Poutine. On a vu ce qu'il en était avec les épisodes de Kharkiv et la reprise de Kherson par les Ukrainiens. On sait que Moscou a subi un train de sanctions jamais vu jusqu'alors. On a vu l'aide gigantesque des Etats-Unis pour l'Ukraine, et celle, considérable de l'Europe en la faveur de la résistance ukrainienne. La Russie en est maintenant réduite à mendier l'aide de la Chine, laquelle reste sur sa réserve. 

Et le sort de Poutine et de son régime semble bel et bien scellé, dans un délai assez court.


jeudi 10 mars 2022

Lettre à Poutine - Письмо Путину

Господин Путин,

Вы хотели провести "правоохранительную операцию" для "денацификации" Украины. В этой полицейской операции участвуют более 200 000 российских солдат, часть из которых - призывники. На земле российские братья не довольствуются борьбой со своими украинскими братьями: они только что разбомбили детскую больницу в Мариуполе, убив трех человек, включая маленькую девочку.

Нападение на мирных жителей - это отвратительный поступок, отвратительное варварство.

Несомненно, вы надеетесь с помощью того, что вы называете "правоохранительной операцией", но что является ничем иным, как братоубийственной войной, направленной на предотвращение установления истинной демократии на вашем пороге, восстановить величие России времен СССР.

Однако все, что вам удалось сделать, - это изолировать Россию от международного сообщества, как никогда ранее. Объясните мне, как ваши соотечественники могут гордиться тем, что у них в союзниках самые варварские режимы: Северная Корея, Беларусь, Эритрея и Сирия.

Этой войной вы сделали НАТО более сплоченной и сильной, чем когда-либо. Международные санкции в отношении ваших соотечественников чрезвычайно тяжелы и надолго их обездолят. Рубль постоянно обесценивается. В России рушится торговля. Вы можете быть одним из самых богатых людей в мире благодаря бессовестной эксплуатации своих сограждан, но вы ускоряете упадок России.

Эта война - военная катастрофа. Это экономическая катастрофа. Это гуманитарная катастрофа, которая делает вас виновными в повторных военных преступлениях. Вы делаете Россию рабом Китая, и следующие поколения россиян должны будут принять это во внимание, когда будут судить вас.

Я надеюсь, что ваш народ будет судим гораздо быстрее, чтобы положить конец этой войне, которая является самым глупым поступком, совершенным вами за последние годы, и которая добавляет варварства, к которому вы привыкли.

Алан Спейд

Traduit à l'aide de Deep L Traducteur.

Monsieur Poutine,

Vous avez souhaité monter une « opération de maintien de l’ordre » pour « dénazifier » l’Ukraine. Cette "opération de police" comporte plus de 200 000 soldats russes dont certains sont des conscrits. Sur le terrain, les frères russes ne se contentent pas de combattre leurs frères ukrainiens : ils viennent de bombarder un hôpital pour enfants à Marioupol, tuant trois personnes dont une fillette.

Cibler des civils est un acte immonde, une ignoble barbarie.


Vous espérez sans doute, avec ce que vous appelez une « opération de maintien de l’ordre », mais qui n’est autre qu’une guerre fratricide visant à empêcher l'établissement d'une véritable démocratie à vos portes, rétablir la grandeur de la Russie du temps de l’URSS, et être célébré comme un grand homme.

Pourtant, tout ce que vous avez réussi à faire, c’est à isoler la Russie de la communauté internationale comme jamais elle ne l’a été. Expliquez-moi en quoi vos compatriotes russes peuvent-ils être fiers d’avoir pour alliés les régimes les plus barbares qui soient : Corée du Nord, Biélorussie, Erythrée et Syrie.

Vous venez, par cette guerre, de rendre l’OTAN plus unie et plus forte que jamais. Les sanctions internationales qui affectent vos compatriotes sont extrêmement lourdes, et vont les appauvrir durablement. Le rouble ne cesse d’être dévalué. Le commerce s’effondre en Russie. Vous avez beau être l’un des hommes les plus riches du monde grâce à l’exploitation éhontée de vos concitoyens, vous êtes en train de précipiter le déclin de la Russie.

Cette guerre est un désastre militaire. C’est un désastre économique. C’est une catastrophe humanitaire, qui vous rend coupable de crimes de guerre à répétition. Vous êtes en train de faire de la Russie l’esclave de la Chine, ce dont les prochaines générations de russes devront tenir compte quand elles vous jugeront.


J’espère, quant à moi, que le jugement de votre peuple sera beaucoup plus rapide, afin de mettre fin à cette guerre, qui est l’acte le plus stupide que vous ayez commis ces dernières années, et vient s’ajouter à la barbarie dont vous êtes coutumier.

Alan Spade